flute enchantee Marseille

Une Flute enchantée très maçonnique

Par Géplu dans Divers

C’est avec des décors, des costumes et une mise en scène très évocateurs que se joue en ce moment à l’Opéra de Marseille La Flûte enchantée de Mozart. Déjà jouée à Nice en 2016, cette mise en scène de Numa Sadoul avec des décors et des costumes de Pascal Lecocq le sera encore ces 1er et 3 octobre à 20h et le 6 à 14h30 à Marseille. Si cela vous intéresse, dépêchez-vous, et en attendant regardez la superbe vidéo de présentation ci-dessous.

Le Prince Tamino est poursuivi par un serpent quand trois dames viennent à son secours et l’aident à vaincre le monstre. Elles présentent au jeune homme le portrait de Pamina, fille de la Reine de la nuit, qui aurait été enlevée par le puissant Sarastro. Tamino tombe immédiatement amoureux de Pamina et promet à la Reine de la nuit de délivrer sa fille.
Quel sera le résultat de ce voyage dans les terres de Sarastro ? Les certitudes de Tamino resteront-elles intactes ? Surtout, parviendra-t-il à retrouver Pamina ?

Voir aussi la critique du site Ciaovivalaculture.

lundi 30 septembre 2019 31 commentaires
  • 30
    santereau 8 octobre 2019 à 07:40 / Répondre

    La reine de la nuit nous invite à la question : Est il illusoire de travailler sur ce qui a été et n’est plus ?

  • 29
    JEAN VAN WIN 7 octobre 2019 à 23:16 / Répondre

    Il ne s’agit pas pour Mozart d’établir une « female branch », mais bien de créer, avec un certain nombre de comparses des deux « genres », une loge, ou obédience, mixte, avec une parfaite égalité de sexe. C’est, à mon avis, le thème essentiel de la Flûte. Relire les extraits de lettres de Constanze aux éditeurs de WAM, dans mon article.

  • 27
    pierre noel 7 octobre 2019 à 21:40 / Répondre

    « Maçonnerie des Dames. The plans of the Strict Observance to establish a female branch ».
    Andreas Önnerfors in : Women’s agency and rituals in Mixed and Female Masonic Orders.
    Alexandra Heidle ad Jan A.M. Snoek (eds), 2008 : 89-217.
    Le projet d’établir une « maçonnerie des Dames » est conservé dans les Archives de l’Ordre danois des Francs-Maçons. C’est un projet de 57 pages offert à Carolus ab Ense, baron von Hund, chef de la VII° province de l’ordre, le 20 septembre 1773, par l’eques a Sphoera, Christian Ernst Friedrich von Vitzum und Eckstädt (préfet de Silésie).
    Le projet n’aboutit pas.
    Comme de juste, l’épithète « templier » (ou « templière ») n’apparaît nulle part

    • 28
      Joël 7 octobre 2019 à 22:33 / Répondre

      Les Français ont voulu insister sur le fait que la Stricte Observance revendiquait l’héritage de l’Ordre du Temple, d’où l’ajout de l’adjectif « templiére ». Cela les valorisait. Inutile de couper les cheveux en quatre.
      Francophone, je respecte l’appellation « Stricte Observance Templière » puisqu’elle a cours dans la francité.

  • 24
    JEAN VAN WIN 7 octobre 2019 à 14:21 / Répondre

    Post 8. Donne-moi une adresse email où je puisse te l’envoyer. Ta remarque est de très bon aloi. TAF.

  • 23
    JEAN VAN WIN 7 octobre 2019 à 12:27 / Répondre

    Posts 8 et 19. Très heureux de voir que le débat revient à des notions purement musicologiques et historiques. Je transfère le texte de Robert Wangermée au F. Lenoir, qui m’a donné son adresse email. J’en ferai de même avec tout autre lecteur (trice) qui me dira où, ou bien à qui l’envoyer.
    Pour ceux qui ne parlent pas l’allemand, j’attire leur attention sur le fait que Mozart est mort en la Rauhensteingasse à Vienne, ce qui signifie rue de la Pierre Brute. L’autre ruelle (gasse) jouxtant son domicile était la Himmelpfortgasse, soit la rue de la Porte du Ciel. WAM s’en amusait beaucoup.

    Quant à mes sources, ce que j’ai écrit sur ce sujet spéléologique est beaucoup trop long pour être reproduit ici. Je vous renvoie donc, outre mon article La Véritable signification….publié récemment sur Hiram.be, à mon livre :  » La Loge secrète de Charles de Lorraine », publié en 2018 ; voir http://www.telelivre.com ou info@telelivre .com

    D’abord, en page 77, le chapitre :  » Le mystère de la Grotte chez Mozart », dans lequel le frère belge Jean-Pascal Dumesnil rend visite à Mozart, à Vienne. Ce dernier révèle à ses FF belges tout ce qu’il envisage de réaliser : lire le chapitre « Le grand secret de Wolfgang Amadé Mozart ». Je pense et espère que ce chapitre constitue une synthèse de tout ce que l’on sait aujourd’hui à propos de ce problème, dont les traces sont éparpillées. Plusieurs auteurs en parlent incidemment.
    Voir aussi, (page 90), la gravure montrant le comte von Thun, haut dignitaire de la SO, entouré de symboles maçonnique, le tout logé … dans une grotte!
    Dans le chapitre (page 192) détaillant mes « révélations » sur le chapitre 7, je détaille ce que l’on sait à ce jour de ce projet secret, qu’il partageait notamment avec son grand complice et frère Anton Stadler. Je donne une piste à suivre pour expliquer ce nom de Grotte, sur base de l’environnement truffé de grottes qui fut celui de Mozart à Aigen (Salzburg), où il aurait possédé une petite maison de campagne, selon ce que Constanze confie aux musicologues Novello en 1829 (voir mon ouvrage traduisant leur propre texte anglais sur ce thème). « Les derniers témoins de la vie de Mozart », éd. Télélivre, Le Bandeau.
    Je vous souhaite une agréable lecture et reste à la disposition des chercheurs et curieux(ses) ! Un ami de Mozart est mon ami. Il y a 59 ans que cela dure…

  • 18
    JEAN VAN WIN 6 octobre 2019 à 22:30 / Répondre

    Post 17. Il ne s’agit pas d’une « loge de la SO pour les femmes », mais bien d’une obédience mixte. C’est Constanze qui en parle. Voir mon article La Véritable signification…etc…sur ce même blog. J’y donne les références de ses deux lettres adressées aux éditeurs de feu son mari. Autexier donne le noms de plusieurs membres fondateurs, que je cite. Landon en parle aussi. De plus, voir l’entourage de von Thun. Salut Pascal !

    • 21
      Pascal 7 octobre 2019 à 07:54 / Répondre

      Merci Jean !

  • 16
    pierre noel 4 octobre 2019 à 17:26 / Répondre

    Autre exemple de culture « teutonne » : un des historiens les plus fiables concernant la S.O., Klaus C.F. Feddersen (décédé au début des années 2000), en a publié les rituels en 1999 dans la revue Frederik, de la Grosse LandesLoge von Deutschland, sous le titre :
    « Rituale des hohen Ordens vom heiligen Tempel zu Jerusalem, auch Strikte Observanz genannt, weltlicher Zweig nebst Ordensregeln und vielen Abbildungen aus dem Jahre 1764. I. bis VII . Grad »
    (Rituels du Haut Ordre du Saint Temple de Jérusalem, également nommé « Stricte Observance », branche laïque*, avec la Règle de l’Ordre et plusieurs illustrations , rituels du I° au VII° grade, 1764)
    *Par « laïque », il entend la branche « militaire » (de l' »Ordre du Temple ») à celle « cléricale »‘ des Clercs du Temple de Johann August Starck.

  • 15
    JEAN VAN WIN 4 octobre 2019 à 08:40 / Répondre

    Et voilà ! On dit Stricte Observance Templière lorsqu’on est de culture française ! Et les Anglais ?! Ceux qui ne connaissent pas la S.O. auront grand intérêt à lire, entre autres, les études d’Alain Bernheim et de Pierre Noël, qui savent bien de quoi ils parlent.
    Les phantasmes templiers et intéressés de Karl Gotthelf von Hund ont fait long feu ; ils ne passionnent que les amateurs d’obsessions amusantes et éphémères. Telles le parc royal de Bruxelles, baptisé ésotérique et maçonnique, et la Grand-Place, baptisée alchimique par les successeurs de Paul de Saint Hilaire.
    El sueno de la razon produce monstruos (Goya).

  • 11
    pierre noel 3 octobre 2019 à 17:06 / Répondre

    Incidemment, les auteurs allemands ne disent jamais Stricte Observance « templière », mais simplement Stricte Observance. L’ajout « Templier » semble un tic de langage des auteurs français (SOT!).
    Ex : Die Strikte Observanz ist ein Hochgradsystem, wie zahlreiche andere im 18. Jahrhundert entstanden, das durch eine besonders günstige Verkettung von Umständen einen über seinen geistigen Inhalt weit hinausgehenden Einfluß auf die deutsche Freimaurerei erlangte (entrée Strikte Observanz; Lennhof et Posner, 1932).
    On trouve parfois « le Haut Ordre du temple de Jérusalem » pour les hauts-grades.

    • 13
      Joël 3 octobre 2019 à 21:41 / Répondre

      M. Noël, nous sommes de culture français même si vous êtes belge. Nous disons donc Stricte Observance Templière. Non, sans raison, puisqu’elle réclamait l’héritage intellectuel et foncier du Temple.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Stricte_observance_templi%C3%A8re
      + notes de bas de page

      • 14
        Joël 3 octobre 2019 à 21:43 / Répondre

        lapsus au post précédent : « culture française ». Le lecteur intelligent aura… rectifié. C’est le cas de le dire.

  • 7
    JEAN VAN WIN 2 octobre 2019 à 11:59 / Répondre

    La meilleure analyse qui, probablement, a été faite de cet opéra est due au professeur Robert Wangermée. Il était à la fois musicologue, grand connaisseur en maçonnerie, et professeur émérite à l’Université Libre de Bruxelles. Il fut administrateur général de la Radiodiffusion Télévision Belge d’expression française.
    La Flûte Magique, comme écrivent à juste titre les anglo-saxons, véhicule un message maçonnique de haute importance. L’opéra fut néanmoins incompris, sauf par son public populaire. Il fut même défiguré au XXe siècle, par le critique imaginatif Jacques Chailley et par le producteur de cinéma Bergman. Il fut méprisé par les musicologues allemands du XIXe siècle. En revanche, il fut encensé par Wolfgang von Goethe, ce prophète de l’Aufklärung.
    Je tiens un article détaillé à la disposition de ceux que cette question intéresse, article critique qui s’appuie notamment sur l’étude précitée :  » Quelques mystères de la Flûte Enchantée », Robert Wangermée, Revue Belge de Musicologie, t.XXXIV-XXXV (1980-81) pp. 147-163.
    Et laissons les phantasmes sur la Stricte Observance, qui ne fut pas « templière », et sur le parc de Bruxelles, qui jamais ne fut « maçonnique ».

    • 8
      Trois Points 3 octobre 2019 à 09:02 / Répondre

      Je suis vraiment intéressé par cet article sur les Mystères de la Flûte magique…Qu’on ne peux tous que défigurer si s’y penche un peu.c’est là qu’interviEnt le pouvoir universel de la musique.

      • 9
        Géplu 3 octobre 2019 à 09:44 / Répondre

        Le texte de Jean van Win sera demain en ligne sur le site. 🙂

        • 12
          Joël 3 octobre 2019 à 20:45 / Répondre

          Il suffit que la foule prenne plaisir à la vision du spectacle : aux initiés n’échappera pas, dans le même temps, sa haute signification.
          Goethe à propos de La Flûte enchantée de Mozart
          Même chose pour le Parc de Bruxelles…

    • 10
      Joël 3 octobre 2019 à 10:09 / Répondre

      Pour le Parc, on a déjà parlé…
      Lire « Ma réponse à la réfutation de Jean van Win sur l’hypothèse maçonnique du Parc de Bruxelles » en ligne gratuitement et sur le site bruges-la-morte.net
      La SOT n’est plus templière à partir de 1782 (RER). Et encore avec de grandes exceptions. Tous les dignitaires autrichiens en poste à Bruxelles en étaient membres.

    • 19
      Daniel Lenoir 6 octobre 2019 à 23:16 / Répondre

      Je souhaite recevoir l’article:Quelques mystères de la Flûte Enchantée », Robert Wangermée, Revue Belge de Musicologie, t.XXXIV-XXXV (1980-81) pp. 147-163.à
      bapulen@hotmail.com
      Merci par avance Bapu
      intéressé par l’intention de Mozart de créer une maçonnerie féminine.2ème merci

  • 5
    Brumaire 1 octobre 2019 à 16:42 / Répondre

    On voit bien que ce ne sont ni les décors de Roger Hardt, ni les costumes de Donald Cardwell …
    Est-ce une Flûte véritablement maçonnique, comme l’avait analysée J.Chailley? parce que des Flûtes abracadabrantesques, on en a vraiment soupé, et pire que soupé!
    Il y a au moins 35 ans, l’Opéra du Rhin avait produit une Flûte enchantée magistrale, et tellement bien interprétée, par un chef et une metteur en scène FM tous les deux, une Reine de la Nuit excellente, un Monostatos presque touchant; une construction se montait petit à petit pendant l’Opéra, si discrètement qu’on ne s’en apercevait qu’à la fin lorsqu’elle apparaissait terminée, en symbole de notre idéal de construction personnelle. Malheureusement, je ne me souviens plus de leurs noms à ces deux-là qui avaient monté cette magnifique Flûte. Si d’aucuns l’ont vue, je les remercierais de raviver ce souvenir.

    • 6
      Joël 1 octobre 2019 à 20:40 / Répondre

      Évidemment. C’est un opéra maçonnique. Mozart avait d’ailleurs entrepris de fonder une Loge de la SOT pour les femmes. Mais il est décédé avant de concrétiser ce projet.
      Il s’agit évidemment de la FM germanique du 18e siècle (Stricte Observance Templière, Autriche). Elle n’a que peu à voir avec la FM contemporaine.

      • 17
        Pascal 6 octobre 2019 à 16:44 / Répondre

        Je suis très intéressé par les références historiques permettant d’affirmer que Mozart avait entrepris de fonder une Loge de la SO pour les femmes. Où puis-je les trouver ? Beau Dimanche !

    • 20
      Mozart 7 octobre 2019 à 03:04 / Répondre

      A. Lombard et R. Terrasson peut-être ?

      • 22
        Pascal 7 octobre 2019 à 09:03 / Répondre

        Merci pour ces pistes.

  • 4
    THEVENOT 30 septembre 2019 à 23:33 / Répondre

    Cette belle représentation sera t elle dupliquee à Paris ou Bruxelles ?

  • 3
    Joël 30 septembre 2019 à 22:49 / Répondre

    N’oublions pas que le prince de Starhemberg, premier ministre des Pays-Bas autrichiens (Belgique actuelle) et créateur du parc maçonnique de Bruxelles, était propriétaire du Freihaustheater où la Flûte enchantée fut représentée 223 fois. Ils étaient tous deux membres de la Stricte Observance templière et de ses avatars…
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges-Adam_de_Starhemberg

  • 2
    Chaboud Jack 30 septembre 2019 à 14:39 / Répondre

    Excellent Numa Sadoul, qui met en scène une « Flute enchantée » très maçonnique », mais comme il est aussi un grand connaisseur de BD, il truffe le spectacle de références à l’oeuvre d’Hugo Pratt.
    Jack Cha

  • 1
    santereau 30 septembre 2019 à 12:10 / Répondre

    Zamina et Zomino zé du zuspenze🐍

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