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façade du GODF
La façade du siège du GODF, rue Cadet à Paris

Daniel Keller, l’année de trop ?

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vendredi 15 janvier 2016
  • 18
    réboussié
    18 janvier 2016 à 08:36 / Répondre

    un peu d’humour pour détendre l’atmosphère ?
    Se voir assimilé au parti socialiste , parti de droite , mais non assumé , nous enlève une grande crédibilité à combattre le FN , parti de droite aussi mais non au pouvoir , donc concurrent donc extrême , anti européen , du moins de cette Europe actuelle qui nous emmène allègrement à la guerre civile et de tous contre tous .
    Plus sérieusement , difficile de ne pas se mouiller quand il pleut .
    La laïcité , refus des dogmes religieux mais aussi économiques ( version E Badinter ) , devrait permettre de proposer des corrections sévères du système de gestion des peuples , un seul exemple , la République islamique d’Iran vient de signer un accord …..vous avez bien lu , et entendu : REPUBLIQUE ISLAMIQUE .
    Europe ? république ou démocratie ? France ? république , certainement , encore que .. mais démocratie ? Oligarchie ploutocratique ? c’est quoi au fait ?
    Mais au GO comme au PS ? le « système » commande , le courant est si fort que vous ne pouvez nager à contre courant , limiter le cumul le nombre de mandats successifs ? mais combien de ces élus finiraient au RSA ? incapables ? pas de procès d’intention , est on chacun toujours satisfait en loge des décisions votées ?
    La politique , à un certain niveau N , ce n’est pas de prendre la meilleure décision , mais la moins pire , ( vu du niveau N-1 ) , en plus , car avoir toutes les infos ? leur accorder quelle valeur ? un chef , c’est fait pour cheffer disait l’autre , hélas , oui , mais faut avoir été chef pour avoir souffert .
    Un sénateur américain disait qu’il n’était pas à vendre , juste à louer , ambigu comme formule n’est ce pas ?
    L’avantage de cette affaire ? apprendre à certains , confirmer pour les autres que se faire élire chef ne comporte aucun bonus en matière de QI , que l’ambition n’est pas synonyme d’intelligence ( au sens large ) , et que chez nous , trois ans maxi , ça protège un peu …. pour finir sur de la dérision ? quel dommage qu’un ancien GM de chez nous , avec je pense de vraies qualités finisse sur une voie de garage à son âge ….mais je crois savoir qu’il ne sera pas seul ? et on s’étonne que la SNCF soit en déficit ?

  • 17
    Roland DANY
    17 janvier 2016 à 18:32 / Répondre

    Dans le passé, nous avons eu un Grand Maître, Roger LERAY (pour ne pas le nommer!), qui était un grand bonhomme et qui s’est pourtant fait « redresser les bretelles » et a du démissionner de sa grande Maîtrise parce qu’il avait pris des positions politiques incluant le GODF, en tant que membre du parti socialiste.
    L’affaire MASSERET, ex-président de la région Lorraine, a été un viol primaire d’une position politique avec l’intervention du GODF pour amener le Frère MASSERET à suivre le diktat du PS, ce qu’il n’a pas fait et dont, tout en n’étant pas de gauche, je l’ai félicité.
    Comment peut-on, quand on est Grand Maître, arriver à dévier ainsi de la règle? Cela mérite la sanction de la démission. Il fut des temps où cela aurait déjà été fait!

  • 16
    duplay
    17 janvier 2016 à 13:17 / Répondre

    Les différentes contributions qui commentent l’opinion de Le Fol cernent bien le problème. Depuis une trentaine d’années, les grands-maîtres ont tendance à considérer que le conseil de l’ordre du GODF est une sorte de comité central d’un parti aux contours idéologiques d’ailleurs assez mal définis et donnent leur avis à tort et à travers à partir d’un mandat que personne ne leur a confié. C’est ainsi et la tendance semble malheureusement irréversible. Dans cet épure Keller a plutôt mieux réussi que d’autres. Il parle aisément, présente bien comme aurait dit ma grand-mère et donne au vulgum pecus une image positive du GODF. Mais comme ses prédécesseurs, il donne son avis personnel qui n’engage que lui-même. Sa ligne politique lorsqu’on l’écoute est celle du parti au pouvoir. Cela n’apporte pas grand chose au débat et renforce en revanche l’idée que l’obédience est le courroie de transmission du pouvoir. Ce qui est bien entendu faux, les maçons le savent lorsqu’ils fréquentent leurs loges mais les profanes l’ignorent.
    Qu’y faire. Protester ne sert à rien. Les dignitaires du GO, les autres également, sont vaniteux. Ils critiquent volontiers la « cordonnite » chez les autres et ne s’étonnent guère du bruit que font les breloques que le pouvoir accroche à leur veston. Citez-moi un seul grand maître qui n’ait pas quitté son mandat la Légion d’honneur à la boutonnière ou nanti d’une promotion lorsqu’il l’avait eue auparavant. Quant à la nomination au Conseil économique, elle ne fait que confirmer le peu d’importance que l’on accorde à la maçonnerie dans les sphères du pouvoir. Au temps heureux de la puissance politique du GODF, la fraternelle parlementaire donnait une meilleure idée de l’influence de l’obédience, mais c’est encore une autre histoire.
    Keller a accentué la dérive, très Rotary club, du GO en invitant à tours de bras des hommes politiques qui viennent faire un numéro, en le faisant savoir à l’extérieur, sans qu’on ne leur propose ou oppose des arguments. Son intrusion dans la campagne des régionales a été, tout le monde le souligne, catastrophique et, encore une fois, il a exprimé son opinion personnelle.
    On ne peut qu’être d’accord avec Patrice Deriémont, le GO n’est pas un parti qui énonce des programmes mais un lieu où les maçons frottent leur cerveau, pour paraphraser Montaigne, afin de porter dans la vie profane, les « vérités » qu’ils ont apprises. Quel grand-maître aura l’humilité de le comprendre…

  • 15
    lazare-lag
    16 janvier 2016 à 19:30 / Répondre

    Comment apporter sa pierre à l’édifice après cette chronique rugueuse d’Emerek et après déjà une quinzaine d’interventions précédant la mienne?
    Comment apporter un élément nouveau sans donner l’impression de participer à l’hallali anti Grand Maître qui, quel qu’en soit le titulaire, est quand même un « sport » assez prisé sur bien des colonnes?
    Et sans, a contrario, tomber dans des propos un peu trop laudatifs à l’endroit de Daniel Keller (devenu DK pour certains)?
    Je soupçonne ces « certains » d’utiliser d’ailleurs l’abréviation DK sciemment afin que, inconsciemment, cela puisse faire penser à une sorte de DSK, donc avec une notion, ou connotation, péjorative à l’arrivée…
    Que ceux qui n’ont jamais pensé DSK en écrivant DK me jettent la première pierre!
    Ensuite, j’observe que Emerek Le Fol est un pseudonyme.
    Il n’est donc pas facile de se faire une idée de son auteur.
    Cela pourrait être pourtant utile pour mieux appréhender son point de vue par rapport au sujet de sa chronique du jour. Sujet, qui est plus la personne du Grand Maître, qu’un thème propre.
    Au moins avec quelqu’un comme Patrice Deriémont, par exemple, et d’autant plus par exemple qu’il intervient ici et aussi, et d’autant plus qu’il n’est pas à classer précisément parmi les « danielkellerphiles » attitrés, c’est plus simple, c’est plus clair.
    A partir de son nom, on sait, ou on peut savoir qu’il intervient avec une expérience d’ancien Conseiller de l’Ordre, peut-être même d’ancien G.M. adjoint, si je ne m’abuse. Bref P. Deriémont est ou a été un habitué des sphères obédientielles, ou parisiennes, ou du siège, c’est comme on veut.
    Qu’on partage ou pas son point de vue, là n’est pas la question, au moins on comprend mieux de quelle expérience, de quel positionnement, de quel éclairage provient sa lumière.
    Avec Emerek, on ne peut que le supposer.
    De mon point de vue ça serait pourtant intéressant de le savoir. Pas pour en savoir davantage sur Emerek, ce n’est pas le plus important, mais pour comprendre depuis quel angle de vue il exerce sa prise de position.
    Pourquoi?
    Parce que la Franc-Maçonnerie n’a rien d’homogène.
    Une obédience, ce n’est pas qu’une lapalissade, est composée d’une foultitude de loges, environ 1.200 pour le G.O.D.F.
    Cela compose une horizontalité de structures.
    Au delà de la loge, d’autres structures qui de Congrès régionaux, en Convent national, enfin en Conseil de l’ordre, peuvent se présenter comme une verticalité d’abord, une pyramide enfin.
    Personnellement, mais ma personne est ici de piètre importance, mon expérience maçonnique est uniquement « horizontale » pour reprendre le terme déjà employé. Dans ma loge ou d’autres chantiers. Aucune expérience conventuelle ou d’autres fenêtres ou points de vue obédientiels.
    Bref un vrai franc-maçon provincial loin des agitations germanopratines, si tant est que l’on puisse emprunter ce terme pour évoquer les soubresauts qui agitent la rue Cadet.
    Ce faisant, depuis mes premiers contacts en Franc-Maçonnerie, du temps d’un G.M. qui s’appelait Jacques Lafouge, un avocat bordelais je crois bien, des G.M. j’en ai vu passer quelques-uns.
    Et il ne me semble pas que l’actuel, Daniel Keller donc, ne soit des plus médiocres parmi ceux que l’on a vu passer. Des erreurs certainement, son empressement « politique » pendant les élections régionales comporte quelques maladresses c’est vrai. Sa tendance a réagir au nom de l’obédience entière, quand il n’agit qu’en son nom propre, peut avoir irrité, parfois ou souvent selon comment on se place.
    Et il est vrai qu’un respect plus rigoureux du règlement aurait pu de temps à autre être souhaitable.
    Mais enfin, que voulons nous?
    N’avons-nous pas aussi été satisfaits de sa pensée claire, de son éloquence, sur certains plateaux télévisuels?
    Nous a-t-il toujours mal représenté? Je n’en suis pas aussi certain que plusieurs de ceux qui le lui reprochent.
    Rappelons nous certains Convents, hautement épiques, pour le dire pudiquement, où la presse, (et pas seulement l’habituel critique salarié de l’Express), a eu matière à s’en donner à coeur-joie.
    Rappelons nous certains agissements (il me revient certaines histoires corses connues des couloirs de Cadet, et pas si anciennes) assez indignes pour des responsables de haut niveau d’une obédience.
    Avec des G.M. comme Daniel Keller ou, un peu plus tôt, Guy Arcizet, il me semble que nous avons eu des gens de valeur. Avec des défauts certes, mais qui n’en a pas?
    Le Grand-Maître parfait existe–t-il?
    Non, car vous n’aurez jamais personne qui puisse plaire à la totalité des 50.000 Frères et Soeurs d’une obédience.
    Non, car vous n’aurez jamais personne qui soit ambitieux à la fois pour l’Obédience, pour les Loges, et pour les membres, sans l’être également pour lui-même.
    Non car vous n’aurez jamais personne qui fasse à la fois l’unanimité sur les colonnes et dans les milieux profanes, en particulier journalistique et politique. Ces deux sphères étant des lieux de contact obligatoire pour un G.M. si on veut aussi un peu de rayonnement pour notre obédience, et pour nos loges.
    Chacun de nous est un maillon, mais nous sommes 50.000 maillons et mailles (je féminise un peu pour les Soeurs).
    Chacun de nous est dans une loge, et il y en a plus de 1.200 actuellement.
    Chacun de nous, du G.O.D.F. est dans une obédience, elle est une certes, mais quel « mammouth » par bien des côtés, ce G.O.D.F.
    Aussi, avant de critiquer, et uniquement critiquer un G.M., et surtout celui-là – il ne me paraît pas avoir le bilan le plus négatif, ni l’ego le plus surdimensionné – rappelons nous ceci:
    Un Grand-Maître se doit de trouver le juste équilibre entre l’horizontalité des Francs-Maçons et de leurs loges et la verticalité d’une Obédience.
    En d’autres termes, il doit réussir la quadrature du cercle.
    Et ça…..

  • 14
    Maxime
    16 janvier 2016 à 16:19 / Répondre

    Le problème est que le maçon de base maçonne dans son coin sans se préoccuper du fait que nos « élites » violent les règles quand elles ne leur conviennent pas. Que l’exécutif et le judiciaire font fi des textes qu’ils devraient défendre, les interprètent en leur faveur et même légifèrent.
    Ils en font une machine à promouvoir leurs carrières, maçonniques puis profanes.
    Ils sont en train de détruire ce qui devrait être un outil à fabriquer des maçons, c’est-à-dire des hommes libres et capables de penser par eux-mêmes.
    Et à les réunir au delà de leurs options politiques.
    Si l’Obédience est la courroie de transmission d’un parti politique, pourquoi ne pas la réserver aux seuls membres de ce parti ?
    Essayez, calmement et en suivant les voies légitimes, de critiquer ou de réagir. Vous finirez par être montré du doigt puis jugé par une minorité agissante et la majorité fermera les yeux. Pas de vague.
    Je sais de quoi je parle.
    Il serait temps de se réveiller.
    Pour moi Keller s’écrit killer.

  • 13
    Michel Dumas
    16 janvier 2016 à 10:17 / Répondre

    Il y a les principes et il y a la réalité des faits.
    Il y a la somme des écrits de Marx et Engels et il y a le Goulag.
    Il y a la dignité de l’Homme et il y a l’Indignité de l’élu.
    L’ensemble fait l’Humanité.
    Choisir sa route relève du hasard.
    Une fois sur le chemin les croisements s’enchaînent.
    Ne pas se tromper relève de l’acrobatie mais aussi du conseil
    Conseillons nous alors, sans rechercher un quelconque intérêt.

  • 12
    Patrice Deriémont
    15 janvier 2016 à 19:53 / Répondre

    J’ai souvent critiqué les interventions intempestives de Daniel Keller. Il a oublié que le règlement du Grand Orient de France lui confère la responsabilité d’être l’interface avec les autorités civile et non pas d’être le porte parole des Frères sauf à ce qu’il extériorise les Travaux des Commissions Conventuelles Permanentes. A l’évidence ce n’est pas ce qu’il a fait dans la mesure ou certaines de ses déclarations n’étaient même pas débattues au sein du Conseil de l’Ordre. La limite ayant bien sur été franchie aux dernières élections régionales. Le prochain Grand Maitre devra selon moi tirer les conclusions de ces trois années DK. Certes les Francs Maçons sont fondés à agir dans la société mais ils doivent le faire via leur parti politique, leur syndicat, leur association. Le GODF n’est pas une école de pensée mais une école à penser, un réseau de fraternité et une université populaire ou les membres sont alternativement les enseignants et les enseignés. Nous ne sommes ni un lobby, ni un parti.

  • 11
    Jean de Mazargues
    15 janvier 2016 à 17:26 / Répondre

    La seule question importante est celle de savoir ce que peut être la prise de parole de l’Obédience dans les champs politiques et sociaux. La FM doit rassembler ce qui est épars. Si l’obédience prétend parler en notre nom, elle risque fort de nous séparer très souvent. C’est une question vraiment difficile.

  • 10
    réboussié
    15 janvier 2016 à 16:22 / Répondre

    les GM passent, le GO demeure. Certains ex GM écrivent des livres, certains connaissent des succès. ceci dit il y a effectivement un petit problème évoqué ici, plus intéressant que la critique de l’homme, (et qu’il ait envie de continuer à vivre ? l’entreprise, quel avenir en France ?) je veux dire qu’à une certaine époque peut être, des socialistes, du PS, ont pu penser que le carnet d’adresse était intéressant, ou mieux, les valeurs de l’assos, étaient celles de la démocratie, donc passerelle normale, fraternité …politique ? Le problème ? c’est que la politique actuelle n’est pas vraiment en adéquation, en matière de résultats, avec nos valeurs, quant à sa philosophie ou même ses pratiques ? on peut s’interroger, pour être gentil, être distingué par ….ça peut faire tâche, effectivement.
    Les références à l’ancien temps ? les FF d’aujourd’hui ne sont pas ceux des siècles derniers, c’est bien ainsi, idem pour le GO, et l’éducation nationale nous prépare une catastrophe humanitaire pour le recrutement d’après demain.
    Le discours spiritualiste au GO ? Sur la laïcité ? confronté au réel ? même à travers l’observatoire ? avec la même logique qui sévirait du coté de chez ..islam ? ça justifierait largement le djihad,
    C’est vrai quand même que cette intervention -publique- pendant la campagne, je me suis demandé si on n’avait pas un profane comme GM, qu’il se déplace discrètement et rencontre l’impétrant ? le conseille ? ça ne me choque pas, qu’il ignore que cela se saura et que ça ne se fait pas ? stupide, et inefficace ensuite, sur le sujet et sur le fond, ce candidat socialiste et PS a pour moi sauvé l’honneur. Un c’est pas beaucoup, mais tant qu’il y en aura un nous pourrons espérer, mais quel bonheur que la parole chez nous, libre et non fossé, ornière comme la parole officielle, gémissons …mais …..
    et les règlements ? si vous saviez comment ça fonctionne dans le privé et ailleurs ? une fois que vous avez l’agrément, vive la liberté, un peu comme les élus ? Non ?? la fraternité ? je demanderai des précision sur ce sujet à mon comptable …

  • 9
    Louys Herel-Vay
    15 janvier 2016 à 15:46 / Répondre

    Toujours les mêmes discours… Pouvoir personnel, carrières personnelle, impossibilité de gérer liberté et réglementation, etc…etc… DK,? Je n’aime ^pas sa personnalité de PDG à la Carlos Gozhn, mais il dit les choses que le GODF (auquel j’appartient) lui autorise à dire du fait qu’il l’a élu et réélu.. C’est comme si on attendait demain du Pape François qu’il disent qu’il ne croit pas en son Dieu. Le GODF a fait son choix, n’y revenons pas. Demandons au prochain d’être différent (peut-être?). Mais toutes les analyses que l »on peut faire reposent sur tellement de postulats qu’elles n’ont plus de sens universel. Sachons ne pas revenir à ce que nous pensons être bon pour le GODF, mais à ce que notre Société nous demande de réfléchir. Et dans ce cas, on verra que DK sera vite oublié… à condition que quelqun de différent lui succède! Le changement est toujours très lent…

  • 8
    Jack Chaboud
    15 janvier 2016 à 10:57 / Répondre

    Tout ce que je viens de lire sur ce thème exprime profondément ce que je ressens en tant que franc-maçon libre, amoureux de ce qui constitue la puissante originalité humaniste et spirituelle de notre mouvement et de notre obédience. J’en veux pour preuve l’affirmation du frère anarchiste Léo Campion, loin du frère Daniel Keller : « La Franc-maçonnerie est la seule organisation dans laquelle peuvent entrer ceux qui ne peuvent entrer dans aucune organisation ».
    Jack Chaboud

  • 7
    Joab'n
    15 janvier 2016 à 10:48 / Répondre

    Le procès de « carriere personnelle » n’est aucunement argumenté.
    Au contraire, les faits montrent le contraire. Quelqu’un qui privilégie sa carriere se montrera « rond », « consensuel » et pour certains allant jusqu’à la compromission.
    DK s’est exposé aux critiques en prenant des positions courageuses, criticables.

    Alors bien sûr cette demarche qui est à mon avis une erreur magistrale de ces « rencontres Lafayette »…
    qui va jusqu’à enteriner des « pôles » maçonniques alors que la FM clame son universalité, une seule sorte de FM, un seul peuple de FM !
    Pas « concurents » GLNF et GODF ? De quoi parlons-nous ?
    Qu’est-ce qui empeche les loges de la GLNF d’aborder des sujets « sociétaux », ce qu’elles font d’ailleurs ..
    Qu’est-ce qui empeche les loges GODF d’aborder des sujets spirituels ? Elle le font d’ailleurs !
    Se partager un « marché » ???
    OK ! Je suis très critique sur ce rapprochement artificiel basé sur des notions de division, de non-agression (découlant vers des dissimulations) … D’autant plus que le GODF est largement en mesure de redevenir sans se compromettre au centre de la FM francaise. Mais il est evident qu’il y avait bonne intention à aller vers celà.

  • 6
    Julien18
    15 janvier 2016 à 10:16 / Répondre

    Un beau sujet pour ouvrir le débat sur le rôle et les pouvoirs du Grand-Maître…

  • 5
    benjamin rathery
    15 janvier 2016 à 10:14 / Répondre

    J’adhère, en tous points, à l’analyse de 3, 5, 7. L’une des plus grave dérive de l’obédience me semble bien être le caractère de plus en plus personnalisé, voire monarchiste, de la Grande-Maîtrise. Un comble pour une obédience qui se targue d’être « républicaine » (comme si la FM et la « République » avaient, indissolublement, partie liée, d’ailleurs ?). Un comble pour des frères qui se veulent, de bonne foi, républicains, alors que leur pratique relève d’une vision « monarchiste » du pouvoir.
    Oui, rappelons les trois grands principes !
    C’est le « Conseil de l’Ordre » qui a un pouvoir collégial. Les conseillers de l’Ordre devraient se le rappeler.
    Le devenir personnel de l’actuel GM n’a aucune importance. Le devenir de l’obédience et de chacune des loges qui le composent, OUI!
    C’est le Convent qui détient le pouvoir. Personne d’autre. Qu’il le prenne. Il est très important que le « GODF » redevienne le « laboratoire d’idées » qu’il a été. Le reste, tout le reste, n’a aucune importance.

  • 3
    Chicon
    15 janvier 2016 à 09:38 / Répondre

    Peut être que les questions d’aujourd’hui ne peuvent plus se traiter avec un logiciel du début du siècle précédent.

    • 4
      Julien18
      15 janvier 2016 à 09:47 / Répondre

      Oui, peut-être. Mais dans ce cas c’est le règlement qu’il faut mettre à jour, après un débat qui s’annoncera chaud au Convent…

  • 2
    GRANGE
    15 janvier 2016 à 09:32 / Répondre

    Mais qu’ont fait ses prédécesseurs ? Certain utilisé et laisse utiliser le pseudo titre d’Ancien Grand Maître du GODF qui n’existe pas. Qui surfe sur la vague ?

  • 1
    357
    15 janvier 2016 à 07:21 / Répondre

    Je voudrais éviter pour ma part toute personnalisation excessive. Daniel Keller, ce n’est plus le problème si je puis dire. Il est en fin de mandat et ne peut plus se représenter. Si les ambitions que certains lui prêtent se concrétisent et sont couronnées de succès, il y a même peu de chances qu’il ait l’envie de « remonter » un jour au Conseil de l’Ordre. A mon avis, le problème est plus profond que les choix singuliers et les déclarations d’un seul homme, fût-t-il bardé de diplômes et excellent gestionnaire.

    Le problème, c’est ce qu’Alexandre Chevalier, ancien Grand Maître, avait formulé devant le convent de 1966 : « La Maçonnerie se fonde sur l’avenir et non sur un passé politique usé. Elle n’est pas un tremplin pour un électoralisme poussiéreux. Elle est une école de réflexion déterminant une certaine qualité des relations humaines (…) Le Grand Orient n’est pas un parti politique, mais une société initiatique, c’est-à-dire faite pour l’homme. Autrement dit, elle développe l’esprit critique, contribue aux améliorations de la dignité de l’homme en exaltant sa personnalité et sa culture. »

    Le GODF ne dit pas, ne pense pas, n’affirme pas, n’agit pas. Mais c’est à chaque franc-maçon de dire, de penser, d’affirmer, d’agir. Ou pas. En toute liberté de conscience. Je cite de mémoire un extrait du rituel de clôture du Rite Français : «Ils répandront les vérités qu’ils ont acquises. Ils feront aimer l’Ordre par l’exemple de leurs comportements. Ils prépareront par une action incessante et féconde l’avènement d’une humanité meilleure et plus éclairée.»

    Il faut rappeler trois grands principes.

    1°) Le Grand Maître du GODF n’a réglementairement aucun pouvoir d’agir comme il le fait à longueur de journée. Il faut rappeler ce point que beaucoup de FF ignorent. Le titre de « Grand Maître » ne confère aucune prérogative particulière. Il s’agit d’un Conseiller de l’Ordre, élu par ses pairs, pour présider le Conseil de l’Ordre. Il n’est là que pour coordonner les réunions du Conseil de l’Ordre et pour en être l’animateur. Il n’est absolument pas le porte-parole de l’obédience et n’a donc pas, en principe, le droit de parler en son nom sauf, éventuellement, si des circonstances exceptionnelles l’exigent (mais encore faut-il pouvoir s’arrêter !).

    2°) Le règlement général du GODF repose sur l’esprit de collégialité. Le Conseil de l’Ordre n’y échappe pas. Le GM n’est pas un monarque bavard. Il est juste le primus inter pares (le premier parmi ses égaux). Il préside le Conseil de l’Ordre sans avoir de pouvoirs propres.

    3°) Le règlement général, dont la version initiale a été déposée en préfecture en 1913, se méfie des Grands Maîtres trop omniprésents et trop bavards. Les FF du GODF ont fait l’expérience sous le second empire (avec le général Bernard Magnan en particulier). Il est assez frappant de constater à cet égard le hiatus qui existe entre, d’une part, un règlement général pétri de l’esprit de la Troisième République (où l’exécutif est très encadré par le pouvoir législatif), et d’autre part une personnalisation de plus en plus forte de l’exécutif, laquelle résulte d’une pratique très inspirée de la Cinquième République. C’est dire à quel point il est consternant d’entendre aujourd’hui certains FF donner du « Sérénissime Grand Maître » (dans une obédience qui se veut républicaine, franchement…) alors que le Grand Maître est loin, très loin même, d’être la clé de voûte du règlement général du GODF.

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