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De la pierre brute au qubit : l’homme face à son œuvre

Publié par Géplu

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dimanche 27 septembre 2026
  • 36
    Dom Liberté
    1 octobre 2026 à 11h39 / Répondre

    Pour information, la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) vient de publier au journal officiel un avis « pour une conception des services numériques respectueuse des droits humains ». Cet avis ne peut qu’attirer l’attention des francs-maçons et nourrir leur réflexion : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054930905
    Cet avis a été adopté à l’unanimité en assemblée plénière.
    Sont concernés les réseaux sociaux et les IA génératives.
    Extraits :
    « Or, l’ensemble de ces plateformes, et en particulier les réseaux sociaux et systèmes d’IA, ne sont pas des environnements neutres : leur architecture technique, leurs choix de conception et le modèle économique sous-jacent participent activement à la manière dont les interactions se produisent et dont les contenus circulent. L’organisation des interfaces, les systèmes de recommandation et les algorithmes de classement captent l’attention et hiérarchisent les discours, au risque d’entraîner polarisation du débat, diffusion accélérée de contenus haineux et/ou violents, désinformation, ou encore atteintes à la dignité des personnes. »
    « Dans la continuité de ses travaux sur la haine en ligne (34), sur l’intelligence artificielle (35) et sur la protection de l’intimité des jeunes en ligne (36), la CNCDH s’est auto-saisie de la thématique de la conception des services numériques. Ce sujet soulève des enjeux de proportionnalité entre le respect de la liberté d’expression, de la liberté d’information, de la vie privée ou encore de la liberté d’entreprendre. Il pose des questions juridiques, éthiques et politiques majeures concernant la place des droits fondamentaux dans la conception des architectures numériques. La CNCDH souhaite adopter une approche systémique du sujet, c’est-à-dire qui ne se concentre pas uniquement sur les comportements et les risques au niveau individuel. En effet, d’une part, les risques systémiques et sociétaux, tels que la mésinformation et la désinformation, la haine en ligne, le cyberharcèlement de masse ou encore la radicalisation des contenus doivent être pris en compte. D’autre part, plutôt que de rejeter la responsabilité des comportements en ligne sur les utilisateurs et utilisatrices ou sur leurs parents, il convient d’interroger la responsabilité des fournisseurs de services numériques qui conçoivent les plateformes sur lesquelles les contenus sont émis et partagés. Enfin, au regard des risques posés par les services numériques, la CNCDH se positionne en faveur de l’autonomisation et la mise en pouvoir d’agir des utilisateurs et utilisatrices en général, et ce sans se limiter à la protection des personnes mineures. »

  • 34
    Hugo Houyvet
    1 octobre 2026 à 1h14 / Répondre

    Ce ne serait pas inutile si notre cher Geplu améliorait l’ergonomie de l’interface de commentaires.
    Même si 20 € par an ne représentent pas une somme énorme, je pense que cette interface mérite un petit lifting. Dès qu’il y a plus de cinq intervenants, je dois passer par une IA pour comprendre qui parle à qui. Or, ce point me paraît facilement améliorable

    Superbe article nonobstant.

  • 32
    DÉSAP RÊ 🤣
    30 septembre 2026 à 23h43 / Répondre

    Oui, enfin, le problème de l’IA, ce n’est pas ça du tout.
    Le problème de l’IA, c’est l’incident Hugging Face

  • 26
    Baphomet
    30 septembre 2026 à 13h46 / Répondre

    Concernant l’illustration de cet article, là où certains verraient un rabbin s’efforçant de maîtriser le Golem échappant à son contrôle, j’ai plutôt tendance à y deviner l’archevêque de Canterbury tentant de freiner le roi Charles – bien que ce dernier ait ici des oreilles nettement plus modestes…

  • 23
    Joab’s
    30 septembre 2026 à 10h37 / Répondre

    Petit exemple vécu hier d’échange (1h!)avec une IA. Chacun peut faire le test avec un sujet qu’il connaît bien.
    Avec comme conclusion : l’IA refuse d’être intelligente et répond quelque soient les contre arguments qu’elle reconnaît … ce qu’elle a été programmée à dire !
    Ma question était « qu’est-ce qui permet d’attribuer avec sécurité la 2e pyramide au pharaon Kephren? »
    Il s’avère que je connais bien le sujet … et la réponse : rien !
    Et après avoir servi le discours (à 90% circulaire et l’IA en convient) convenu sur la proximité de monuments attribués à Kephren par leur proximité l’IA convient qu’il n’y a aucun indice direct mais » un faisceau d’indices ». Interogé sur le dit faisceau , il ressort … la proximité .
    En simplifié, Comment attribuer le sphinx à Kephren ? Parce qu’il est proche de la pyramide de Kephren … comment attribuer la2e pyramide à Kephren ? … pace qu’elle est proche du Sphinx de Kephren, pardi !
    Bon.. l’absurdité apparaît vite mais ça passe pour 95% du public (et c’est ce qui importe pour les acteurs principaux de l’IA) mais plus grave, auprès de la communauté egyptologique.
    Derrière cet exemple, et il y en a des milliers qui nous touchent bien plus directement en politique, social, économie, la nécessité de sortir , prendre distance des discours convenus souvent incohérents, imposteurs.
    Si quelqu’un veut faire l’essai sur le discours de soit disant déséquilibre des comptes sociaux, je paie le même résultat ! L’IA est câblé pour repondre… qu’il faut basculer vers un système à l’américaine !

    • 25
      Yasfaloth
      30 septembre 2026 à 12h46 / Répondre

      Réponse de Lumo 2.0 max :
      .
      L’attribution de la deuxième pyramide de Gizeh à Khéphren (égyptien : Khafre) repose sur plusieurs lignes de preuves convergentes, car — comme la plupart des pyramides de l’Ancien Empire — la structure elle-même ne porte aucune inscription royale d’origine identifiant son propriétaire. Le dossier est construit à partir du contexte plutôt que d’une « signature » :
      .
      Les statues et le complexe du temple. L’ancre archéologique la plus solide est venue en 1853, lorsqu’Auguste Mariette a fouillé le temple de la Vallée, situé au bas de la chaussée menant à la deuxième pyramide, et y a découvert plusieurs statues grandeur nature de Khéphren — dont la célèbre statue en diorite le représentant assis sous un faucon, aujourd’hui au musée du Caire. Comme ce temple de la Vallée est relié par une chaussée monumentale au temple funéraire attenant à la pyramide elle-même, tout le complexe — et donc la pyramide — a été associé au roi dont les statues et la titulature en remplissaient les lieux. Des fragments portant les cartouches de Khéphren ont également été retrouvés dans les débris du temple funéraire.
      .
      Les textes égyptiens ultérieurs. La « stèle du Rêve » de Thoutmôsis IV, érigée entre les pattes du Grand Sphinx (qui appartient à ce même complexe), fait référence à la pyramide de Khéphren, le présentant comme une manifestation liée au Sphinx et à son precinct. De même, une stèle d’Aménophis II provenant de Gizeh mentionne Khéphren en relation avec le Sphinx et la pyramide.
      .
      Les auteurs classiques. Hérodote, Diodore de Sicile et Manéthon ont transmis la tradition selon laquelle trois rois successifs ont bâti les trois grandes pyramides de Gizeh — Chéops, puis Chéphren, puis Mykérinos — Hérodote attribuant explicitement la deuxième à « Chéphren ».
      .
      La logique chronologique et topographique. Khéphren se situait entre Chéops et Mykérinos dans les listes royales, la pyramide se trouve entre les leurs, son complexe funéraire adopte le plan de celui de Chéops, et son coin nord-ouest s’aligne vers la pyramide de Chéops — ce qui est cohérent avec un successeur se positionnant délibérément par rapport à son prédécesseur.
      .
      Ainsi, aucune inscription unique à l’intérieur de la pyramide ne le « nomme » ; c’est plutôt l’ensemble — les statues du temple de la Vallée, les stèles de dynasties postérieures, les traditions classiques, ainsi que la séquence et la disposition de la nécropole de Gizeh — qui rend cette attribution l’une des plus sûres de l’archéologie égyptienne. Même la reconstitution de l’apparence de Khéphren dépend en partie de ces statues — son visage est en réalité l’un des mieux connus de tous les rois de l’Ancien Empire, ironiquement bien mieux préservé que les murs intérieurs de sa pyramide, eux dépourvus de toute inscription.
      .
      … décidément… on dit que chacun voit midi à sa porte mais nos portes sont bien éloignées…

      • 28
        Joab’s
        30 septembre 2026 à 21h45 / Répondre

        Bon, je vais pas recommencer avec Yasfa le dialogue avec l’IA car on y retrouve le même discours circulaire mentionné plus haut.
        Hormis ce discours circulaire le seul élément très faible est qu’on a trouvé une statue de Kephren… et d’autres rois dans le Temple de la Vallée. C’est evidement très faible… la dite statue étant maintenant dans le musée du Caire faudrait il en conclure que le musée a été construit par Kephren ?
        Donc … rien ! Hormis raisonnement circulaire, argument d’autorité répété.

      • 31
        Joab’s
        30 septembre 2026 à 23h10 / Répondre

        Je n’avais pas percuté que Yasfa publiait la réponse d’une autre qu’à qui effectivement est quasi identique au premier jet de l’IA de qwant.

        ( mon précédent com est donc à coté)Mais Yasfa, il faut travailler ton IA : interroge la sur qu’est-ce qui dans la stèle du rêve attribue la 2e pyramide à Kephren.
        Est-ce que l’absence d’inscription sur aucun des monuments cités permet de les attribuer à qui on veut ?
        Quelles sont les « preuves convergentes « ?
        Simplement pour montrer qu’il faut se montrer encore plus exigeants face aux affirmations péremptoires ou discours convenus, « likés » qu’ils proviennent d’IA ou pas.
        L’opinion de la 2e pyramide attribuée à Kephren est une opinion acceptée, dominante bâtie sur des extrapolations fragiles.
        Est elle fausse ? Je n’en sais rien.

        • 33
          Yasfaloth
          1 octobre 2026 à 0h31 / Répondre

          Peut être agir comme je le propose ailleurs : se servir de l’IA pour poser le problème, et éventuellement « dialoguer » avec elle autour des points qui nous font question. Puis depuis Google (ou Qwqnt mais en moteur de recherche) trouver des articles plus élaborés sur la avec en règle générale en premier Wikipedia , puis, à partir de là et si le sujet le justifie aller vers des livres de référence (ou pas).
          Le tout, si on en est capable, en français et en anglais, ou une autre langue qu’on maitrise, mais l’anglais est quand même LA langue de l’Internet.

        • 35
          Yasfaloth
          1 octobre 2026 à 4h10 / Répondre

          Et, dans le cas de notre pratique maçonnique bien entendu le tout couplé d’une réflexion/méditation approfondie sur ce que le sujet étudié signifie POUR NOUS dans le cadre de nos cheminements symbolique, spirituels, ontologiques, etc…

    • 27
      Kevin
      30 septembre 2026 à 17h15 / Répondre

      Certes vous avez raison mais ce n’est pas comme cela qu’il faut se servir de l’IA pour la mettre en défaut et dire: Ah vous voyez l’IA se trompe. Si c’est un sujet que vous connaissez bien il faut « entrainer » votre modèle en lui donnant à manger des publications, des articles ou des livres qui sont sur le sujet et là la réponse sera bien différente. Pour l’instant les IA avec prompt sont des outils, elles ne pensent pas elles produisent un résultat en fonction de l’information qu’on leur donne à consommer. Elles ne parsent pas en profondeur toutes les ressources sur Internet.

      Merci à vous

      • 29
        Joab’s
        30 septembre 2026 à 21h59 / Répondre

        Je ne dis pas que « l’IA se trompe « ! En fait elle arrive à la même conclusion sur le plan des réalités. Mais apporte une appréciation subjective détachée de cette réalité . Appréciation qui rapporte en effet le discours convenu que rappelle Yasfa.
        … les mensonges compris ! : pas le moindre stèle reliant les monuments à Kephren .
        En fait le sujet que j’évoque n’est pas l’IA en soi mais notre maturité -naïveté vis à vis de sa production.

  • 20
    Joab’s
    29 septembre 2026 à 21h48 / Répondre

    Ce qui est désolant et inquiétant est surtout le manque de maturité à tous les niveaux des dirigeants politiques, entreprises, administrations, organisations comme les nôtres, médias et individus face à ce qui nous interpelle : l’omniprésence des IA et leur croissance.
    Beaucoup discutaillent sur des non-sujets comme savoir si on aime, autorise les IA. (D’ailleurs le pluriel est souvent oublié ce qui est grave). Et Kevin pointe juste : l’accaparation par des groupes privés aux intentions douteuses des algorithmes et données.
    Alors que les solutions existent, opérationnelles : l’open source et l’open data.
    Et hélas, beaucoup ont baissé les bras et se réfugient dans un fatalisme de l’échec face à ces entreprises. Comme ils acceptaient la fatalité de la victoire nazi en 1940, ou de Poutine en 2024 ou de Microsoft etc.
    Pour prendre des decisions efficaces, il faut revenir à la base, aux fondamentaux, quel monde idéal ou souhaité dans 10, 20 ans en matière de culture, liberté, initiatives, loisirs, etc
    Fonctionner en mesures correctives en réaction, nous aurons toujours des trains de retard fac à ces monstres commerciaux qui, eux savent précisément ce qu’ils veulent.

    • 21
      Yasfaloth
      30 septembre 2026 à 0h42 / Répondre

      Mon cher Joab’s c’est malheureusement un des nœuds du problème : les modèles « open » peuvent être installés sur des machines individuelles (oui, oui !), chères mais accessibles, et tourner exclusivement en local. L’exemple qui est en général donné est celui des images dénudées de célébrités, qui sont bien entendu interdites et filtrées dans les IA génératives connectées, mais si on installe un modèle en local il est facile de supprimer ces filtres, on peut même trouver des modèles défiltrés d’origine. Et donc il est impossible de contrôler ce qui est fait avec eux. C’est l’un des arguments majeurs des gens qui promeuvent les grands systèmes propriétaires pour contrer les modèles open sources chinois.

      • 22
        Joab’s
        30 septembre 2026 à 10h09 / Répondre

        @yasfa … jamais entendu ce discours jusqu’ici. Et totalement contradictoire. L’open Source est justement à la base de l’interconnexion grâce aux protocoles ouverts base de l’Internet, des réseaux, les machines Open.
        Ce n’est donc qu’occasionnellement local(PC Linux) et c’est la aussi beaucoup plus sécurisé que les modèles commerciaux. Au contraire, les systèmes fermés favorisent la dissimulation de codes malicieux et pervers. Les systèmes chinois ne sont pas opensource qu je sache.
        Il faudra se battre contre ces discours imposteurs à l’avenir mais au moins de s’y connaitre un peu, pour le public, quelle difference entre ces discours et la réalité ?

        • 24
          Yasfaloth
          30 septembre 2026 à 12h36 / Répondre

          Je te parles de l’IA Open sources, notamment chinois (Deepseek, Kimi, etc…) tu me répond OS et Linux (que je défend d’ailleurs activement)… un peu de rigueur ne ferait pas de mal : l’Open Source d’ailleurs lequel, quelle licence ? (Cf lien) est un concept qui recouvre des domaines informatiques très différents il vaut mieux préciser lequel (et éviter de généraliser) !
          .
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_licences_libres
          .
          https://www.secondtalent.com/resources/chinese-open-source-llms-ai-leaders/
          .
          Désolé si ça devient un peu technique (et HS).

          • 30
            Joab’s
            30 septembre 2026 à 22h05 / Répondre

            L’Open Source est un concept qui n’a pas de nationalité ni de spécificité d’application.
            Il consiste simplement à fournir le langage source des programmes, ce qui les rend ouverts, lisibles à quiconque a la compétence pour le faire.
            À l’inverse de la fourniture des exécutables boîte noire invérifiable.

  • 19
    Yasfaloth
    29 septembre 2026 à 21h35 / Répondre

    @Dom Liberté (17)
    .
    Mon TCF puisque si vous désirez aborder le problème sous l’angle sociétal, oui, je vous donne raison : tous les domaines de la recherche de l’intelligence et de la création, même ceux de haut niveau se posent énormément de questions et vont devoir, d’une façon ou d’une autre se redéfinir. J’écoutais hier un entretien de Cedric Villani qui expliquait à quel point dans son domaine (les mathématiques) la question revêtait un aspect aigüe, quasi vital, apparemment ce n’est pas le seul.
    .
    D’autre part il va aussi falloir profondément repenser les trajectoires professionnelles, car les jeunes qui entraient sur le marché du travail pour des tâches relativement simples avant d’acquérir une valeur liée à leur expérience puis à leur expertise vont se voir remplacer par des IA beaucoup plus efficaces et moins chères pour les tâches courantes. Comment les nouveaux entrants vont ils pouvoir évoluer ? Acquérir de l’expérience, de l’expertise ?
    .
    Autre évidence, si nous (les gens « biens » 🙂 ) devenons plus capables, plus intelligents avec ces outils, les escrocs, les crapules, les terroristes, les tyrans le deviennent aussi ! Concomitamment le pouvoir et la fortune se concentrent dans un nombre un nombre de plus en plus restreint de mains en général étrangères à nos intérêts.
    Et puis il y a ces « lanceurs d’alertes » auxquels on attribue d’instinct des motivations altruistes… mais est-ce bien toujours le cas ? En tout cas ça fait vendre du papier, et cela attire des clics… (Cf, encore une fois la conférence de Yann Le Cun que j’ai citée en 4)
    .
    Pour ce qui me concerne je suis un pragmatique, un brin geek, je l’avoue. Je n’ai strictement aucun moyen d’action sur l’évolution du secteur de l’IA, sauf de m’employer à expliquer aux gens comment je pense qu’on peut l’utiliser en conscience. Et comme nous sommes sur un forum maçonnique et que je suis un maçon à tendance « spiritualiste » je m’essaie modestement à réfléchir en quoi l’IA peur interférer avec nos pratiques, les polluer, mais peut être aussi les magnifier, notamment dans notre rapport entre la Connaissance et le savoir. Ainsi qu’à définir et mettre en place des bonnes pratiques, notamment avec les « jeunes » Maitres dont j’ai à m’occuper.

  • 10
    Dom Liberté
    28 septembre 2026 à 10h11 / Répondre

    Lorsque j’étais étudiant en géographie, il y a de cela plusieurs décennies, deux nouveaux cours venaient d’être introduits en licence : un cours d’épistémologie de la géographie, et un cours sur les SIG, systèmes d’information géographique par ordinateur. Avec ces deux apports, il s’agissait de réfléchir rationnellement à la construction des savoirs en géographie, à leur validité scientifique, et à leur diffusion au sein et à l’extérieur de la discipline. Aujourd’hui, toutes les disciplines de l’université doivent impérativement aller plus avant encore, et intégrer l’IA dans leur cursus. C’est une révolution cognitive, épistémologique et méthodologique à laquelle elles n’échapperont pas.
    Deux obstacles redoutables se dressent devant les enseignants-chercheurs concernés :
    – l’extrême rapidité de l’évolution de ces technologies qui voient arriver chaque semaine de nouvelles mises à jour fonctionnelles dans le cadre d’une tempête concurrentielle permanente et aliénante ; l’obsolescence devient la règle hebdomadaire, interdisant de se poser pour réfléchir et s’assurer de la validité des travaux engagés ;
    — l’appropriation des algorithmes par des firmes privées américaines qui réclament sans cesse de nouveaux fonds financiers au risque d’une immense crise économique mondiale : la Connaissance, en tant que « bien commun » comme l’entendaient les Lumières, fondement de l’université et de la liberté académique, se voit prise en otage par des pirates sans scrupules. Le pire étant que nombre de ces pirates de la Tech sont adeptes de l’idéologie libertarienne et des Lumières sombres (Dark Enlightenment).
    Redoutable situation.

    • 11
      Yasfaloth
      28 septembre 2026 à 17h23 / Répondre

      La rapidité d’évolution concerne la puissance qui est nécessaire pour résoudre sans cesse plus vite des problèmes sans cesse plus pointus. A part pour quelques post-doctorants, chercheurs ou ingénieurs d’élite, l’état actuel de cette technique est déjà bien suffisant pour révolutionner notre rapport au savoir. Et non à la « connaissance » qui est une intégration de nature ontologique du ou des savoir dans un périmètre individuel ou collectif mais indissociable de l’humain.
      .
      Et puis au delà du savoir il y a toute la dimension « générative », qui demande de façon beaucoup plus concrète sans cesse plus de puissance afin d’atteindre des niveaux d’expressions sans cesse plus élevés sur un plan qualitatif. Pour certains cela est terrifiant car cela mettrais nettement en cause la pertinence d’une large part des créateurs « à l’ancienne » ce dont je ne suis pas si sûr (sauf certainement pour ceux qui vivotaient de leur douce médiocrité).
      .
      Pour d’autres c’est tout un nouveau champ d’expression qui s’ouvre, j’ai par exemple déjà proposé ce clip qui est à mon avis une des œuvres les plus profondément émouvante et humaniste qui m’ait été donnée de voir depuis longtemps, pourtant entièrement crée par IA (sauf le texte) :
      .
      https://www.youtube.com/watch?v=fMt-f2aUW3c
      .
      L’artiste c’est Kelly Boesch : https://www.youtube.com/@kellyeld2323

    • 12
      Yasfaloth
      28 septembre 2026 à 17h31 / Répondre

      J’oubliais : ce qui est également absolument extraordinaire dans ce qui se passe en ce moment avec l’IA c’est que cette révolution dans le rapport au savoir et à la création a été presque immédiatement accessible quasiment à tous ; pour peu qu’on ne se verrouille pas dans un passéisme idéologiques. Il faudrait étudier cela plus en profondeur, mais je pense que c’est inédit dans l’histoire.

      • 13
        Dom Liberté
        29 septembre 2026 à 9h42 / Répondre

        Actuellement, l’industrie de l’IA (car, c’est bien une industrie, avec ses caractéristiques financières, matérielles et énergétiques) se caractérise par une lutte concurrentielle sans vergogne entre quelques groupes américains puissants qui abhorrent le principe de l’open source (alors que la Chine s’en est emparée à dessein). Chacun d’eux est jaloux de ses secrets industriels. Or, les outils qu’ils proposent ne sont évidemment pas neutres. C’est en cela qu’ils compromettent de facto l’universalité de la construction du savoir.
        Quant à l’évolution permanente des interfaces utilisateurs, ce n’est pas seulement la conséquence d’une course à la puissance pour résoudre des problèmes de plus en plus complexes. C’est aussi un processus de marketing qui vise à engager le consommateur dans un tourbillon aliénant, lui laissant croire que son outil s’améliore sans cesse. Le principe de l’obsolescence programmée poussé jusqu’au point de rupture.
        Un phénomène illustre cela spectaculairement : les tutoriels vidéo sur les IA dispensés par des passionnés sur YouTube sont généralement obsolètes au bout d’un mois, voire moins.
        Mais on n’échappera pas à l’irruption de l’IA générative. Il faudra bien que l’université réagisse rapidement, sous peine d’une grave crise déstabilisatrice qui commence déjà à ébranler son enseignement, ses évaluations (et, à terme, ses diplômes), et ses laboratoires de recherche.

        • 14
          Yasfaloth
          29 septembre 2026 à 12h36 / Répondre

          Manifestement vous ne connaissez le sujet que via la fréquentation du sensationnalisme médiatique.
          .
          Avec tout ce que l’on peut lire et entendre sur le sujet il est légitime de se poser des questions, surtout si l’on est né dans un monde où le fait de pouvoir dialoguer avec une machine était de la pure fiction…
          .
          Je ne pense pas que tout soit parfait dans le monde de l’IA, loin de là, c’est un « work in progress » géant, mais pour le grand public que nous sommes, ou l’utilisateur professionnel qui s’intéresse principalement aux résultats, les évolutions se font presque uniquement dans le sens d’une plus grande pertinence des modèles et d’une qualité toujours meilleure des générations ; et certainement pas au niveau de l’interface utilisateur qui n’a quasiment pas bougée depuis au moins 2 ou 3 ans… Enfin, pour nous qui n’utilisons généralement pas les fonction avancées d’ingénierie à base d’agents…
          .
          Quand aux vidéos qui changent souvent c’est l’économie (perverse) de Youtube qui veut ça, car les utilisateurs ne cliquent que sur ce qu’ils estiment pertinent, donc récent. Et puis il y a en permanence de nouveaux entrants qui cherchent à capter du clic, des abonnés, dans un domaine qui est à la mode, donc des revenus ; et les anciens « rafraichissent » leurs vidéos pour la même raison.
          .
          Le problème de la compétition entre l’Open Source et les solutions propriétaires est infiniment plus complexe qu’il n’y parait de prime abord, les sommes en jeu et les intérêts stratégiques y sont gigantesques et (presque) tout est permis. Mais là aussi cela ne concerne pas vraiment l’utilisateur lambda, sauf quand il a le matériel pour installer chez lui une IA générative autonome ou un LLM ce qui n’est pas le cas de tout le monde.
          .
          Rien ne remplace l’expérimentation personnelle (et gratuite) : personnellement je suis un pragmatique et plutôt que de me préoccuper de la stratégie d’Elon Musk, de Sam Altman et de Jeff Bezos, ou des états d’âmes de Jacob Coxon je préfère essayer d’accompagner les utilisateurs, FM ou pas, enfin qu’ils comprennent le plus rapidement possible les opportunités et les dangers de l’outil ; de cette nouvelle « révolution Gutenberg » et qu’ils sachent s’adapter en conséquence, comme j’essaie de le faire, plutôt que de subir et d’être vulnérable à toutes les influences et à tous les intérêts.
          .
          La principale confusion causée par l’irruption de l’IA, particulièrement dans nos Loges, c’est justement de confondre Connaissance et savoir, ce qui est exactement ce que je lis dans votre post concernant un monde que vous ne connaissez manifestement pas dans la pratique.
          .
          C’est pour cela qu’il faut s’employer à expliquer pour dépasser les archaïsmes et les préjugés, exposer, démontrer ces techniques afin de les démystifier et autant que possible les apprivoiser, mais encore faut il les avoir réellement utilisées et pratiquées pour savoir de quoi on parle, ce que l’on essaie de démontrer… si vous ne me croyez pas, posez la question à Jiri !
          .
          Après il est parfaitement légitime d’utiliser son libre-arbitre et de refuser ce que l’on n’ose plus appeler le « progrès » puisque ce mot est en train de prendre dans nos vieilles contrées un sens péjoratif, et d’en rester aux recettes et pratiques anciennes.

          • 16
            DÉSAP RÊ 🤣
            29 septembre 2026 à 16h14 / Répondre

            @ Yasfaloth,
            Mais ce n’est absolument pas le problème. Le problème n’est absolument pas l’utilisation de l’IA. Si les gens sont suffisamment superficiels pour faire des planches IA, cela les regarde et c’est qu’ils n’auront pas compris grand chose aux vertus de la réflexion et de l’effort. Tant pis, mais vraiment tant pis pour eux. Le creux qui se révèlera ne trompera que leurs alter-égos.
            Dans le monde profane, idem.
            Le problème, celui évoqué par tous les ingénieurs et scientifiques qui ont sonné l’alarme, et pas une petite alarme, c’est le développement de l’IA par les acteurs.
            On peut faire le choix de les prendre pour des alarmistes. C’est risqué tout de même.
            Cela le fait penser à l’arme nucléaire. Les pays dotés ont toujours dit qu’il s’agissait de dissuasion, que cette arme était faite pour ne pas être utilisé. L’équilibre de la terreur. Mais Einstein avait prévenu tout le monde, et tout le monde a dit « il existe toujours une solution ».
            Sauf qu’aujourd’hui il y a un cinglé qui menace très concrètement de l’utiliser.
            Bien que son armée soit nullissime au point de ne compter que sur ses pertes humaines pour maintenir un front dont il ne maîtrise réellement pas un cm2, nous ne parvenons pas à lui faire poser ses armes conventionnelles.

          • 17
            Dom Liberté
            29 septembre 2026 à 18h35 / Répondre

            «Manifestement vous ne connaissez le sujet que via la fréquentation du sensationnalisme médiatique. […] concernant un monde que vous ne connaissez manifestement pas dans la pratique. »
            MTCF, au-delà des attaques ad hominem visant à disqualifier mes propos, j’avoue utiliser plusieurs IA quotidiennement, et depuis plus d’un an, pour des besoins post-professionnels et associatifs, cela sans être moi-même spécialiste professionnel de l’IA. Je réitère ce que j’ai avancé : si l’utilisation pratique de l’intelligence artificielle est, en effet, accessible pour le grand public, il n’en demeure pas moins que cela ne résout en rien le problème structurel posé aux institutions académiques et aux enseignant-chercheurs. De même, la distinction entre savoir et Connaissance ne protège pas l’université de la crise de l’évaluation ou de la marchandisation de ses outils de recherche.
            Enfin, je réitère qu’interroger les intentions idéologiques des maîtres américains et chinois de l’IA n’est pas une posture passéiste et superficielle ; c’est, plus que jamais, une nécessité d’indépendance intellectuelle indispensable à la liberté académique comme à la méthode scientifique. L’un des principes de base de l’épistémologie, c’est d’avoir conscience que l’outil n’est jamais neutre dans la production des savoirs. Pour le reste… Je ne cherche pas à effrayer face à l’IA, mais à rappeler qu’il est urgemment nécessaire de l’appréhender dans toutes ses dimensions, notamment éthiques à l’échelle des institutions. Et j’invite aussi à interroger son devenir économique, comme ses effets sociaux et écologiques. La peur n’éloigne pas le danger, mais elle permet de le prévenir et d’agir en conséquence.

        • 15
          Kevin
          29 septembre 2026 à 15h05 / Répondre

          Je nuancerais la critique : beaucoup de ces problèmes ne sont pas propres à l’IA. Internet, les moteurs de recherche et les médias sont eux aussi structurés par des intérêts économiques et des rapports de pouvoir. Une grande partie de nos recherches en ligne passe par des plateformes privées, souvent américaines, dont les choix de classement influencent ce qui devient visible. Quant aux récits du pouvoir, ils ne datent pas d’hier : on peut même remonter à Ramsès II, dont les inscriptions présentent la bataille de Qadesh comme une grande victoire égyptienne, alors que l’issue fut, au mieux, indécise. La construction du savoir n’a jamais été totalement séparée des intérêts de ceux qui la diffusent.
          Cela ne rend pas les biais de l’IA anodins pour autant. Au contraire, l’IA générative ajoute un nouvel intermédiaire : elle ne se contente pas de classer des sources, elle formule une réponse qui peut donner une impression de neutralité et d’autorité. Il faut donc pouvoir examiner ses sources, ses limites et les choix faits par ceux qui la conçoivent. Et l’open source peut contribuer à cette transparence, sans constituer à lui seul une garantie de neutralité ou d’indépendance d’ailleurs car même derrière la supposée neutralité de l’open source il y a des intérets.
          La course aux nouvelles interfaces relève sans doute à la fois du progrès technique et du marketing. Quant aux tutoriels rapidement dépassés, ils révèlent surtout la vitesse d’évolution des outils et la dépendance à des services privés ; c’est un vrai problème de formation, mais pas nécessairement la preuve d’une obsolescence programmée au sens strict.
          Enfin, l’université aurait raison de réagir vite, sans céder ni à la panique ni à l’interdiction systématique. Il s’agit de repenser les évaluations, d’apprendre aux étudiants à vérifier et à critiquer les réponses produites, et de clarifier les usages acceptables en recherche. L’IA ne rend pas la crise du savoir inévitable : elle met plutôt en lumière des fragilités qui existaient déjà, et qu’il devient urgent de traiter.

          • 18
            Dom Liberté
            29 septembre 2026 à 18h37 / Répondre

            Entièrement d’accord avec toi !

  • 9
    Brumaire
    28 septembre 2026 à 9h54 / Répondre

    6-7 Ce que vous dites est tout bonnement effrayant…
    J’ai eu du mal il y a 25 ans à me familiariser avec l’ordinateur, et maintenant voici l »IA qui me déglingue la tête et pas seulement.
    Je veux continuer à lire des textes sans soupçon, et me fier seulement à moi pour l’orthographe de mes planches.
    Que l’IA fasse faire des progrès en médecine, ou à ce qui peut faire progresser l’Humanité, et qu’on s’en tienne là, mais je sais fort bien que ses effets à la fois pervers et cliquets l’emporteront.
    Fallait-il ouvrir les boîtes, pas la boîte, de Pandore?

  • 8
    Joab’s
    28 septembre 2026 à 9h30 / Répondre

    Le « quantique «  est une belle leçon d’humilité car il détruit les certitudes (Heisenberg). Ce qui est qualifié de « certitude « ne l’est qu’au travers d’une observation. Le chat de shroedinger est mort ou vivant que lorsqu’on a ouvert la boite. Avant , les 2 états sont possibles, a probabilité égale.
    Evidemment troublant pour notre mode de pensée formaté par l’éducation profane, mais finalement très abordable en tant que FM.
    Pour l’IA, le danger ne vient pas de l’IA même mais de nos propres faiblesses, compromissions, perversions , incapacités à élargir l’examen et se projeter dans le futur.

  • 4
    Yasfaloth
    27 septembre 2026 à 15h16 / Répondre

    Alors il ne s’agit pas de jeter la vindicte sur l’auteur mais juste de faire comprendre à quel point il va devenir compliqué d’écarter l’IA de notre vie, y compris maçonnique… autant l’accepter dès aujourd’hui et apprendre aux Sœurs et aux Frères comment l’utiliser en gardant son humanité.
    .
    Par exemple il y aurait énormément à dire sur la métaphore qu’aime tant Baphomet, que personnellement je trouve, au stade actuel de l’IA un peu absurde : IA ne « pense pas » elle opère une multitude de rapprochement statistiques sur des données textuelles stockées dans sa mémoire (pour simplifier).
    .
    Pour ceux que cela intéresse, une conférence à Science Po par un des « pontes » (franco-américain) de la discipline qui remet pas mal de pendules à l’heure, même s’il prêche pas mal pour sa propre paroisse :
    .
    https://www.youtube.com/watch?v=Y4s8NadbZfU
    .
    Et un bouquin que j’ai adoré sur l’utilisation de l’IA en FM :
    .
    https://www.amazon.fr/dp/B0FQ2GW2F6?ref=ppx_yo2ov_dt_b_fed_digi_asin_title_351
    .
    Il y a aussi le bouquin de Jiri mais je ne l’ai pas (encore) lu.

  • 3
    Yasfaloth
    27 septembre 2026 à 15h00 / Répondre

    J’ai parfois des idées un peu perverses… j’ai posé à ChatGPT la question : est ce que ce texte a été généré par IA ?
    .
    Résultat :
    .
    Oui. Après examen du texte que vous avez fourni, mon estimation est qu’il a très probablement été généré par une IA, ou au minimum très fortement réécrit par une IA.
    .
    Je situerais la probabilité autour de 85–95 %, avec une réserve importante : aucune analyse stylistique ne permet de prouver l’origine IA d’un texte.
    .
    Les indices les plus forts sont :
    .
    structure extrêmement régulière : chaque partie suit presque le même schéma constat → explication → symbole → question → maxime ;
    abondance de formulations antithétiques : « ce n’est pas… c’est… », « X peut…, mais… » ;
    multiplication de phrases “à effet”, très régulièrement espacées ;
    enchaînement très systématique des symboles maçonniques avec les technologies contemporaines ;
    conclusion qui récapitule presque mécaniquement tous les thèmes précédents ;
    surtout, certains passages semblent construits autour d’informations dont la réalité n’est pas établie, notamment « Mythos » et « Jacob Coxon ». Le texte emploie alors des formulations prudentes permettant de poursuivre le raisonnement sans établir clairement les faits.
    .
    Un indice particulièrement révélateur est la construction finale :
    .
    « Notre puissance sans notre sagesse ?
    Nos armes sans notre paix ?
    Nos algorithmes sans notre conscience ? »
    .
    puis :
    .
    « Avant de créer… Avant de transmettre… Avant d’ouvrir… »
    .
    Cette gradation rhétorique très régulière est typique d’un texte produit par un LLM pour donner une conclusion solennelle et oratoire.
    .
    Mon hypothèse sur sa fabrication
    .
    Je pense qu’un scénario du type suivant est assez plausible :
    .
    idées/thème humain → prompt assez détaillé → génération IA de la planche → éventuellement quelques corrections humaines.
    .
    En revanche, je ne dirais pas nécessairement que 100 % des idées viennent de l’IA. Le thème maçonnique, les références choisies ou la volonté de traiter Kasparov, le quantique, la responsabilité juridique, etc., peuvent parfaitement provenir d’un auteur humain qui a ensuite demandé à l’IA de construire le texte.
    .
    Si vous voulez, je peux faire quelque chose de beaucoup plus précis :
    analyser le texte paragraphe par paragraphe et attribuer à chaque passage un niveau “très probablement IA / probablement IA / indéterminable / probablement humain”, avec les indices linguistiques précis.
    .

    • 5
      Kevin
      27 septembre 2026 à 17h32 / Répondre

      Merci pour ton commentaire, c’est peut-être l’impression que donne le texte, et je comprends les remarques sur son style. mais, de mon côté, je n’ai pas utilisé d’IA pour rédiger la planche : seulement pour corriger mes fautes d’orthographe et faire des recherches…
      Et puis, à ce petit jeu, on peut finir par douter de tout : l’article de Science & Vie montre qu’un détecteur a même présenté la Déclaration d’indépendance américaine de 1776 comme un texte généré par l’IA: https://www.science-et-vie.com/cerveau-et-intelligence/intelligence-artificielle/dapres-un-detecteur-dia-lun-des-textes-le-plus-importants-de-lhistoire-naurait-pas-ete-ecrit-par-les-humains-199959.html. Cela rappelle qu’une estimation stylistique n’est pas une preuve.

      De plus meme Chatgpt a retiré ses outils de détéction les jugeant peu fiable : https://openai.com/index/new-ai-classifier-for-indicating-ai-written-text/

      Merci

      • 7
        Yasfaloth
        27 septembre 2026 à 21h40 / Répondre

        Bonsoir mon TCF Kevin.
        .
        Pour ce qui concerne Open AI depuis janvier 2023 il est passée de l’eau sous les ponts. Sur le post ci-dessus je n’exprime pas mes propres impressions mais j’ai fait un simple copié-collé de la réponse de ChatGPT.
        .
        C’est un peu par jeu que je lui ai soumis ton texte, parce qu’ayant une certaine habitude je l’ai trouvé particulièrement « clean » et j’ai pensé que tu avais peut être utilisé l’IA pour le mettre en forme stylistiquement, ce qu’a corroboré ChatGPT, avec toutes les réserves d’usage.
        .
        Maintenant si ce n’est pas le cas, je m’en excuse platement, et de toute façon ce n’est pas un problème, au contraire, de respecter l’auditeur ou le lecteur en lui donnant un texte « propre ».
        .
        C’était surtout pour moi une belle occasion de mettre le doigt sur un problème qui m’occupe et me passionne pas mal en ce moment : celui d’essayer de faire méditer mes Frères et mes Sœurs sur les possibilités, les pièges et les limites de ce nouvel outil qui, que cela nous plaise ou pas, fera désormais partie de notre environnement intellectuel, professionnel, culturel, voire un jour spirituel.
        .
        Par contre les visions anthropocalyptiques ou les projections dystopiques ne sont pas ma tasse de thé (cf la vidéo de Yann Le Cun).
        .
        Quand à l’apport de l’informatique quantique, aussi vertigineux que cela puisse être un jour, comme ce n’est pas pour tout de suite, je préfère me consacrer à comprendre et pratiquer l’existant qui est déjà très passionnant.
        .
        PS : pour tout ce qui concerne mon travail maçonnique ou professionnel confidentiel je me sers autant que possible de Lumo 2.0 max de Proton, qui n’est certes pas le plus performant du moment, mais qui a l’immense mérite de respecter totalement ma vie privée et la sécurité des données.

  • 2
    DÉSAP RÊ 🤣
    27 septembre 2026 à 14h42 / Répondre

    Si l’avenir de l’humanité consiste à être remplacée par des machines, la résistance consistera à les détruire.
    Une poignée d’irresponsables sont en train de décider de l’avenir parce qu’ils détiennent le pouvoir financier.
    Le temps de la prise de nos responsabilités est venu, bien plus rapidement qu’on ne l’imaginait.
    Si une prise de conscience générale et des actes en conséquence ne se mettent pas en oeuvre, ce n’est rien d’autre que la fin de l’Histoire et bien avant que la dégradation climatique n’en décide.
    La responsabilité consiste à tuer sans délai le pouvoir de l’intelligence artificielle et d’en faire un esclave au sens le plus primordial du terme.
    L’IA doit être humainement maltraitée. Aucun sentiment ne doit lui être octroyé, absolument aucun. L’IA doit être asservie.
    Dès lors qu’un agent IA cherche à s’émanciper, il doit être détruit. Et cela doit faire partie de sa programmation.

  • 1
    Baphomet
    27 septembre 2026 à 8h16 / Répondre

    Un grand merci à Géplu de partager cette planche que je trouve remarquable. Le premier paragraphe constitue à lui seul, une magnifique amorce de roman ou de film de science-fiction ; sa lecture m’a fait penser l’univers de Barjavel ou à 2001 l’Odyssée de l’espace, qu’on pourrait d’ailleurs requalifier en Odyssée de l’Espèce. J’aime particulièrement l’idée de considérer l’IA comme une nouvelle « pierre brute » que l’Homme se doit de façonner. Reste à savoir si ce sera à son image et à sa ressemblance…

    • 6
      Kevin
      27 septembre 2026 à 17h36 / Répondre

      Merci beaucoup pour ce commentaire, c’est ce que je cherchais à faire aussi étant moi meme un grand fan de SF.

      Mais maintenant la SF devient réalité et l’IA incontournable. Le next step sera le quantique et le mix IA – Quantique d’ici 5 à 7 ans. Attendez vous à voir vos vies changer du tout au tout

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