Gd Archi

La question du Grand Architecte de l’univers, par Patrick Négrier

Publié par Patrick Négrier

Ce contenu est réservé aux abonnés.Pour accéder à cet article, vous pouvez choisir de :

*Vous pouvez déverrouiller jusqu’à 3 articles par mois gratuitement.
vendredi 14 avril 2017
  • 7
    Désap.
    17 avril 2017 à 11h28 / Répondre

    Tout d’abord, merci à notre TCF Patrick Négrier de cet excellent article et à Geplu de le publier.

    « Est-ce à dire que le dieu Amon des anciens Egyptiens était identique à ce Yehovah »
    ne serait-ce pas plutôt du dieu Aton dont il s’agit dans la Genèse ?
    Si YHVH est « l’Etre », alors il ne peut s’agir que d’un démiurge au même titre que l’est, là assurément, Aton.
    Il m’apparait que dans la Bible il s’agit bien d’un démiurge et non pas du Principes des principes qui s’engendre lui-même, ce au regard de ce que YHVH engendre : non des principes, mais la matière dont il est l’Esprit, mais Esprit dont il ne peut être le principe parce qu’un principe ne peut en aucun cas être de même nature de ce qu’il engendre.
    En conséquence, « l’Etre » du point de vue métaphysique ne peut qu’être le principe de la manifestation et, en cela, il ne peut se créer lui-même.
    En revanche, Amon Principe des principes nécessairement s’engendre lui-même et engendre les principes de la manifestation résumés dans « l’Etre », et selon la même constance sans laquelle l’édifice métaphysique s’écroule et avec lui toute possibilité de réflexion sur le sujet : sans être de même nature que les principes qu’il engendre.
    De ce point de vue, l’Univers n’est pas une « Création », mais précisément une manifestation de « l’Etre ».
    .
    Par ailleurs, ceux que les anciens Égyptiens nommaient « les Hébreux » ne seraient-ils pas la classe sacerdotale d’Akhenaton, les prêtres d’Aton et leur famille qui vivaient à Akhetaton ?
    Pour avoir étudié le sujet très sérieusement et de la manière la plus objective, j’ai plusieurs fois discuter de ce point avec des amis et/ou Frères Juifs, je n’ai jamais eu de franche opposition à cette théorie.
    Les seuls théologiens qui soient arcboutés sur une opposition qui, au regard de leurs arguments, n’est que de principe, sont les catholiques romains.
    En conclusion, je m’interroge : la Thora n’est-ce pas la poursuite et l’approfondissement du culte d’Aton ?
    Il se peut également que c’en soit une dégénérescence, Akhenaton étant parti d’une base extrêmement solide : Amon ; les Hébreux d’un Amon dégénéré : Aton.

    Mon TCF Patrick Négrier et vous tous mes Frères, si tel est votre désir, je serais très heureux d’avoir vos avis et commentaires sur ce raisonnement, que bien entendu je ne saurai tenir pour définitif et moins encore Vérité.
    .
    P/S : Pour la juste compréhension de mon propos, merci mes Frères de bien vouloir considérer la signification sémantique des termes employés dans ce commentaire, et non pas leur acceptation moderne, courante.

    • 8
      Chicon
      17 avril 2017 à 12h45 / Répondre

      @desap – il apparaît qu’une religion s’inspire de la précédente, c’est une evolution, un approfondissement. La preuve : les lieux de culte sont à l’endroit des lieux de culte précédents. Mais il ne faut pas tenir ce discours à un musulman ou à un catholique sans se faire traiter de syncrétique. Pourquoi une religion tient au delà du temps ? Parce qu’elle s’appuie sur des mythes anciens qui traversent le temps. Immuables, invariants, et c’est peut être cela la « Tradition » maçonnique de R Guenon ?

      • 11
        Désap.
        17 avril 2017 à 18h32 / Répondre

        Je partage globalement ton avis mon Cher Chicon, néanmoins je me demande si nos (« notre » ? si l’on considère les 3 comme un seul) monothéismes sont bien une évolution ?
        La « Tradition primordiale » de Guénon est à mon sens ce que tu décris, voilà pourquoi je m’interroge, évolution ou dégénérescence ? …
        La maçonnerie, par l’acquisition d’une certaine capacité à se détacher de toute identité et donc d’approcher une objectivité d’analyse et de réflexion, ne nous permet-elle pas de retrouver l’esprit de cette « Tradition primordiale » s’il en est ? D’où une certaine dérision quand aux supposées racines chrétiennes de la FMaçonnerie, voire un critère totalement inutile même s’il se vérifiait ? Et par là même, l’inutilité de se positionner en opposition aux religions qui, je pense, « ne » sont « que » des organes identitaires ?
        Questions également à notre TCF P. Négrier

    • 9
      NEGRIER
      17 avril 2017 à 14h16 / Répondre

      Pour bien comprendre l’idée que l’Etre est le principe de manifestation des phénomènes sensibles, il faut partir de plusieurs exemples concrets de manifestation des phénomènes sensibles. On appelle manifestation des phénomènes sensibles le passage des potentialités des phénomènes sensibles à leurs actualisations, passage qui est un passage du plan non manifesté des potentialités au plan manifesté de leurs actualisations. Exemples de manifestations de phénomènes sensibles : une éruption volcanique, une floraison, une fructification, la naissance d’un enfant, l’expression des premiers signes de la personnalité à l’âge de la puberté, l’apparition des premiers symptômes d’une maladie, l’apparition des taches de vieillesse sur la peau, la venue au pouvoir d’un nouveau chef d’Etat, l’éclatement d’une révolution, la survenue d’une famine ou d’un accident, une déclaration de guerre, etc. Ces divers exemples de manifestations de phénomènes sensibles ont un point commun : ils illustrent tous le phénomène du passage des potentialités du plan non manifesté du monde au plan manifesté de leurs actualisations dans le monde. Et c’est ce passage du plan non manifesté des potentialités au plan manifesté de leurs actualisations qu’on appelle le principe dénommé Etre.
      En ce qui concerne la relation historique des Hébreux ou des Israélites avec l’Egypte, il suffit de rappeler que la Bible a elle-même attesté l’existence de ses sources égyptiennes en signifiant qu’Abraham, Joseph, Moïse et Jésus de Nazareth avaient tous fait le voyage d’Egypte, ce qui signifie concrètement que les scribes qui rédigèrent la Bible étaient instruits de la culture égyptienne classique dont le dieu principal était Amon. Une exception est à noter : la parenté du Psaume 104 avec une Hymne au dieu Aton.

      • 10
        Chicon
        17 avril 2017 à 16h53 / Répondre

        Cultes pharaoniques -> cultes mésopotamiens -> culte hébraïque -> cultes chrétiens -> cultes musulmans

  • 6
    Vincent wapler
    16 avril 2017 à 11h35 / Répondre

    Merci pour le support et la datation merci aussi de bien vouloir egalement preciser dans quel manuscrit et dans quelle bibliotheque se trouvent conservés ce tres beau document et son support . Vincent wapler

  • 4
    Pérignan
    16 avril 2017 à 10h00 / Répondre

    Codex Vindobonensis 2554, folio 1v (groupe des bibles moralisées de la première moitié du XIIIe siècle)

  • 3
    Aazam-Zanganeh
    16 avril 2017 à 7h05 / Répondre

    Selon astro physisien Stephan Hopkinz
    Creation D’univers est un hasar de phisique et chimie et DIEU n existe pas
    Alor le probleme est resolue

  • 2
    Vincent wapler
    15 avril 2017 à 23h31 / Répondre

    Pourriez vous je vous prie donner la reference iconographique de l’illustration choisie . Merci v wapler

    • 5
      NEGRIER
      16 avril 2017 à 10h14 / Répondre

      Enluminure médiévale vers 1250

  • 1
    Blazing Star
    14 avril 2017 à 19h23 / Répondre

    On retrouve la présence et la complementarité des vertus dans certains rites anciens et au rite ecossais rectifié.

La rédaction de commentaires est réservée aux abonnés. Si vous souhaitez rédiger des commentaires, vous devez :

Déjà inscrit(e) ? Connectez-vous