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Jeudi 20 Mai 2010
L'effet Morin
Il en est qui vont s'intéresser ce livre car le titre leur fera inévitablement penser à Edgar Morin. Ce n'est pourtant pas à ce célèbre Morin qu'est consacré l'ouvrage d'André Kervalla mais plutôt à Etienne Morin (1717-1771) dont la renommée s'étend davantage dans le monde de l'écossisme (tout au moins aux Francs-Maçons "écossais" qui s'intéressent à l'histoire et à l'origine de leur Rite).
Pour éviter toute confusion (!), la couverture porte en vertical la mention Rite Ecossais Ancien et Accepté mais qu'on ne s'y méprenne pas. Il ne s'agit pas d'un guide du REAA. Le sous-titre de l'ouvrage est d'ailleurs Prestige d'un homme genèse d'un système. L'ouvrage se veut historique et abonde en détails sur l'homme Morin, son entourage, les circonstances, les Grades évoqués, les courriers et autres documents,... L'auteur a voulu à la fois mettre en lumière Etienne Morin, personnage majeur de l'histoire de la franc-maçonnerie (qui contrairement à une opinion largement répandue n'aurait pas "inventé" les Hauts Grades écossais) et (surtout ?) régler ses comptes avec un autre auteur, à savoir Alain Bernheim. Une charge anti-BernheimSuccessivement, Alain Bernheim est accusé de commettre des raccourcis pour le moins surprenants, d'utiliser une rhétorique redondante, d'ironiser à tort sur l'emploi du mot degré, de reprocher à un autre auteur d'estropier les nomps propres, compliment qui peut lui être retourné, d'être très tendancieux, pour ne pas dire captieux. Ceci dit, Kervella n'est pas lui-même avare d'hypothèses : nous sommes aussi en droit de penser que (...), cela est vraisemblable, l'hypothèse la plus probable (...), Le ranger parmi les francs-maçons dès ce moment ne paraît pas incongru,... On peut même lire à propos d'Alain Berheim : Réputé pour son sarcasme, aux dires de son préfacier, cet auteur se fait coutume de relever chez ses devanciers ou contemporains les coquilles, erreurs, maladresses, fourvoiements ou bévues qui, à ses yeux, entravent la recherche historique. Comme il en commet lui-même, mais un peu moins qu'autrui, ose-t-il croire, et comme il admet la possibilité d'attirer à soi des critiques constructives, nul ne peut prendre ombrage des arguments ici avancés, ni lui-même ni son cercles d'épigones (note : le terme épigone est utilisé péjorativement comme synonyme de suiveur ou imitateur sans talent). Quelques livres d'André Kervella
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