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Mercredi 2 Juin 2010
Les sources souterraines de la Franc-Maçonnerie
Il ne faut pas négliger le sous-titre d'un livre. L'ouvrage de Charles Imbert, Les Sources souterraines de la franc-maçonnerie porte ainsi en sous-titre Mithra et le tarot. Ce n'est en rien surprenant puisque Imbert est également l'auteur de l'ouvrage Les sources du Tarot dans l'art occidental, royal et sacré déjà critiqué dans le Blog Maçonnique.
Ce qui intéresse l'auteur (même s'il sait que l'on veut discréditer les "chercheurs d'antériorité, c'est la Franc-Maçonnerie d'avant 1717, c'est LA société secrète de l'Occident, celle d'avant le club à prétention ésotérique et initiatique créé par les inventeurs de la maçonnerie de 1717. Reprenant un jeu de mots d'Alain Bauer sur la Franc-Maçonnerie qui est née dans les tavernes. Elle ne finira pas dans les cavernes, Imbert inverse la donne : En premier lieu, la maçonnerie est bel et bien née dans les cavernes, ou plutôt dans la caverne de Mithra, les mithraeums. Ensuite, elle s'est perpétuée dans et par les casernes, celles de l'armée romaine sacrifiant à Sol Invictus, puis celles de Saint-Germain-en-Laye, puis celles de Napoléon. Et enfin, elle se termine - chaque fois - dans les tavernes, où ont lieu les agapes. Du mithraïsmeIl présente ainsi une série de faits visant à démontrer que la Franc-Maçonnerie est une survivance du mithraïsme, une religion à mystères ancienne dont les origines sont situées en Perse et en Inde. Des polémistes chrétiens adressèrent aux disciples de Mithra des reproches semblables à ceux qui furent émis plus tard à l'encontre des Francs-Maçons : Les initiations se faisant dans les ténèbres d'une caverne, il est probable que ces initiations cachent quelques vilaines pratiques, puisqu'on n'a pas l'habitude de rechercher l'obscurité ssans avoir pour cela de bonnes raisons (cité par Salomon Reinach, l'auteur de Cultes, mythes et religions, qui rappelait aussi que, vers 200, Tertullien, expliquait la ressemblance - dangereuse pour les âmes impies - entre mithraIsme et christianisme par un artifice du diable). Pour Imbert, le mithraïsme n'est donc absolument pas un concurrent du christianisme, il a fait le lit du christianisme, c'est en fait le véritable christianisme primitif. Toujours selon Imbert, les chrétiens descendront dans les mithraeums pour y passer les fidèles au fil du glaive, et c'est sans aucun doute de cette époque que date l'habitude curieuse de mettre un homme muni d'un symbole d'arme en sentinelle à l'entrée du Temple. Imbert fait aussi sienne la théorie d'une filiation templière - comme l'avait fait Richard Dupuy - et s'en explique notamment en recourant à l'exemple d'une jacquerie anglaise (1381) qui aurait été ordonnée par une Grande Société. Comme le mithraïsme était une religion solaire, il sera question d'astres et d'astrologie. Des travaux statistiques ont établi la validité de l'astrologie, n'hésite pas à déclarer Imbert. L'évocation des légendes mythologiques (Orphée, Zagreus-Dionysos, Osiris) lui permet d'évoquer les signes pénaux et de faire le lien avec les lames majeures du tarot. Charles Imbert s'intéresse aussi à la mort d'Hiram et se lance dans une analyse des décors autour d'Hiram notant les similitudes avec le Jolly Roger, le pavillon des pirates ! Il est vrai que l'ouvrage se termine sur des digressions pour le moins curieuses qu'il s'agisse de Henry Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, qui ne fut effectivement pas Maçon, de Tintin (parce que Le Lotus bleu était aussi le nom de la revue des théosophes et que Tintin est un décalque du Kairos) ou des Schtroumpfs (coiffés d'un bonnet phyrigien et bleus alors que leur Grand Schtroumpf porte du rouge). Livres de Charles Imbert
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