ideal maconnique

1717-2017, L’idéal maçonnique revisité

Publié par Martial Gabin
Dans Edition

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jeudi 15 juin 2017
  • 8
    Mateo
    17 juin 2017 à 09:27 / Répondre

    L’échange entre @chicon et @desap est intéressant car il illustre d’une part la réalité de la désespérance qui règne sur les colonnes et d’autre part la dépendance vis à vis de la dynamique obédientielle. Nous sommes convaincus que la vitalité de l’idéal maçonnique n’est pas « obedientiel dépendant ». Cette vitalité maçonnique se loge partout et il ne dépend que de nous de l’illustrer et de la faire briller.

    • 9
      Désap.
      17 juin 2017 à 11:00 / Répondre

      TCF Mateo,
      Je ne pense pas qu’il s’agisse de désespérance, parce que les loges dans lesquelles nous travaillons pratiquent la maçonnerie telle que nous l’entendons.
      A la Glamf, la tentative d’imposer des règles alambiquées a fait un tel tollé que la Grande Maitrise a décidé de laisser une totale liberté aux loges, exception faite de la mixité et de dérogations aux rituels, ce sur quoi tous les FF. sont d’accords.
      Il s’agit plutôt de consternation, de constater que l’esprit maçonnique n’a pratiquement plus aucune influence dans la société, que des personnes aussi intéressantes que Serge Moati disent qu’ils nous ont quitté parce qu’il n’ont trouvé que compétition d’égo et planches au raz des pâquerettes, ce n’est pas normal.
      J’insiste un peu au sujet de la GLDF du début du 20è, trés objectivement les travaux de cette GL, les auteurs précédemment cités, l’intelligence était là, tout s’arrête à la fin des années 30, depuis plus grand chose, pas uniquement pour cette GL mais bien pour toute la maçonnerie, et depuis quelques années le comble ! la course à l’échalote, les effectifs, les effectifs, les effectifs.
      Les maçons devraient réfléchir à la Maçonnerie En Marche !

  • 4
    Désap.
    15 juin 2017 à 22:06 / Répondre

    Je pense que pour comprendre à la fois le fait maçonnique et les raisons de la crise qui le traverse depuis environ 1740 -période de disparition de ceux qui ont transmis une maçonnerie encore très operative dans son esprit, également dans ses objectifs immatériels- à l’exception de deux « moments de grâce », le dernier quart du 18è sc. lorsque le GODF décide de fixer les rituels, les grades et les pratiques, et le début du 20è sc. , age d’or de la GLDF qui produit des intelligences aussi exceptionnelles que O. Wirth et R. Guénon, entre beaucoup d’autres,
    pour comprendre donc, il faut répondre à cette question :
    – Le temps, le classisisme, le modernisme, considérez-vous que ce sont des états à considerer ou bien pensez-vous que ce ne sont que des contingences, en conséquence à ignorer impérativement ?
    Du choix dépendra du niveau d’objectivité appliqué à l’analyse des raisons de la totale perte de repère de nos obédiences, symbolisé par l’obsession dont elles font preuve dans la recherche effrénée du plus gros effectif et son corollaire, la disparition de tout caractère initiatique au profit d’un prêchi-prêcha humaniste, une science de la bonne conscience au détriment inévitable de sa liberté par application d’un « maçonniquent correct » absolument incompatible avec les principes les plus élémentaires de l’Art.

    • 5
      mateo
      15 juin 2017 à 22:24 / Répondre

      Si on reprend la célèbre citation de Baudelaire « La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable. Il y a eu une modernité pour chaque peintre ancien. », il est clair que tu as entièrement raison. Mais notre propos n’est pas de glorifier la modernité, simplement de comprendre l’originalité de l’idéal maçonnique à l’aune de notre contemporanéité, qui diffère de la modernité. Il ne s’agit pas d’opposer des approches qui peuvent être spécifiques mais de permettre que la loge soit un réel athanor où les soeurs et les frères, tout en gardant leurs originalités puissent évoluer à leurs rythmes sur le chemin de la vie.

    • 6
      Chicon
      16 juin 2017 à 11:43 / Répondre

      @desap – la disparition de la maçonnerie que tu évoques dans ton post, peut etre faut il ajouter un complement. Le rite Emulation pratiqué chez les anglais s’appuie sur une symbolique de « metier » . La Mark et le Royal Arch degrés complementaires s’appuient egalement sur le « metier » et sur des themes bibliques.
      La franc maconnerie a conserve son esprit de départ en Angleterre ( elle est d’abord appelle le « craft » c’est donc Clair )
      La franc maconnerie s’est « intellectualisée » (REAA, RER ) puis s’est « politisée » ( GODF) ensuite sur le continent

      • 7
        Désap.
        16 juin 2017 à 22:30 / Répondre

        @ Chicon,
        A mon sens il ne s’agit pas de disparition,
        tous les rites, RER et REAA inclus s’appuient sur le Métier,
        l’ « intellectualisme » que tu évoques pose le problème d’une certaine interprétation des rituels, c’est cela que je nomme la crise qui traverse la maçonnerie.
        Depuis le milieu du 18 è, la maçonnerie est passée par toutes les couleurs : retour au religieux avec prières et tout le tremblement, intellectualisme philosophique, occultisme, on ressuscite les Templiers, la Table Ronde, les Égyptiens dont certains disent qu’il s’agit des antiques, d’autres de l’Eglise coptes, en effet la politisation avec la Commune, le GO qui l’instrumentalise pour installer la République, un éclair de lucidité au début du 20è avec la GLDF, mais que la GLUA refuse de reconnaitre à l’époque -ce qui me fait dire que, certes les Anglais l’appellent « the craft » mais il semble qu’ils soit plus proche de la bigoterie que du Métier »,
        bref,
        quant pratiquons-nous le Métier ?
        Depuis deux siècles et demi on ne le pratique plus, la conséquence : chez les Réguliers, à l’exception de Alpina, la GLRB, bref les 5 Bâle, la pratique actuelle n’a rien a envier à ce que prône le Vatican, chez les non-reconnus la GLAMF ne sait pas où elle se trouve, la GLDF hésite entre élitisme et grande diffusion, la GLTSO il faut le reconnaitre c’est correct, la LNF a l’égo surdimensionné et fait dans l’invention, quand au GODF, sauf certaines excellentes loges comme « Vallon des Pèlerins », c’est devenu clairement une annexe de l’Assemblée ou ça l’est resté depuis 1875.
        On peut satisfaire de cette situation, se felliciter d’un tel éclectisme, mais alors il ne faut pas s’étonner que la Maçonnerie ne construise plus que des chapelles, qu’elle soit désertée par les universitaires, les chercheurs, les intellectuels en général, et que surtout le niveau baisse de maniére qui me parait inquiétante.

  • 3
    Pierre-Philippe Baudel
    15 juin 2017 à 18:39 / Répondre

    Sans juger la valeur de son ouvrage que je n’ai pas encore lu, il donne déjà la formidable envie de saluer à son initiative. Regrettons toutefois, qu’il n’est pas été l’objet d’une consultation générale des instances maçonniques. Félicitations !

  • 2
    mateo
    15 juin 2017 à 16:48 / Répondre

    C’est très difficile pour « un » auteur de commenter ce regard sur « son » oeuvre. L’auteur de la recension a compris notre motivation et notre désir de voir « glorifier » cet idéal qui nous tient à coeur tout en utilisant une démarche contemporaine et sans se cacher derrière une langue de bois hors de propos quand on cherche à approcher la « Vérité ».

    Cet ouvrage se veut aussi un appel aux échanges car il ne prétend pas couvrir toute la Vérité sur un thème aussi fondamental. Echanges entre lecteurs, échanges « intérieurs » aussi pour chacun(e) d’entre nous dans le but de nous perfectionner. Si ce pari était réussi, ce serait notre plus beau salaire !

    Nous sommes conscients de l’imperfection de l’ouvrage et nous prions les lecteurs – lectrices de nous en excuser et de ne pas hésiter à nous en faire part !

    Nous sommes très sensibles au désintéressement de Geplu qui joue pleinement son rôle de messager en rapport avec le symbolisme de l’oiseau !

    A ce jour ce manuscrit est essentiellement disponible par l’intermédiaire du site de l’éditeur https://editionsdeloiseau.com ; s’agissant d’une petite maison d’éditions la relation avec les libraires se fait au cas par cas ; les libraires intéressés peuvent contacter directement l’éditeur par l’adresse contact@editionsdeloiseau.com

  • 1
    tartuf_rit
    15 juin 2017 à 12:15 / Répondre

    Intéressant mais sera-t-il disponible dans toutes les bonnes librairies, y compris Detrad?

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