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Joaben N°26 de décembre 2025 est disponible

Publié par Géplu
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dimanche 21 décembre 2025
  • 15
    Etienne Hermant
    24 décembre 2025 à 12h37 / Répondre

    A.L. en 13 écrit : « Le Gadl’u qui est Dieu est un rajout de Guilly au rituel du 1er.
    Ce n’est pas le cas dans le Régulateur, et je ne suis même pas sûr que cette mention existe dans le Corps Complet de Maçonnerie. »
    .
    Il n’est pas inutile de rappeler cette annonce issue des « Constitutions » de 1723 d’Anderson : « ADAM, notre premier Père, créé à l’Image de Dieu — le Grand Architecte de l’Univers ».
    .
    Pas inutile, non plus, de rependre, en guise d’exemple, cette évocation apparue dans « Le Vrai Catéchisme des Frères Francs-Maçons… », un des premiers catéchismes de la maçonnerie française, datée de 1744-45 :
    « Obligation
    Je promets devant le G.A. de l’U. qui est D :. […] » (page 34) »
    .
    René Guilly n’a fait que reprendre une évocation originelle qu’on retrouve dans la Maçonnerie anglaise reprise par le Rite Français des années 1740-1760.
    .
    Le « Rituel de Berne » qu’on date de 1740, stipule dans ses « Principes Généraux » : « Tout homme qui se propose d’entrer dans l’Ordre Royal de la Maçonnerie doit se souvenir que le ferme attachement à la Sainte Loy, et la scrupuleuse Observance des préceptes du Christianisme, sont des Obligations essentielles via à vis de Dieu […] »
    Le « Discours de l’Orateur » fait état de « former l’homme religieux », « tout y annonce les grandeurs de l’Etre Suprême », « le temple spirituel que nous luy élevons est sans doute le culte le plus épuré que nous luy rendons »
    .
    Notons que le « Corps Complet de la Maçonnerie » qui a été cité, est loin d’être exempt de ce rendu religieux :
    « Instruction
    D. Quels sont les bijoux mobiles ?
    R. La Bible, l’équerre et le compas.
    D. Quel est l’usage des mobiles ?
    R. la Bible est à Dieu, et sert à nous maintenir dans la crainte, et à nous instruire de notre Religion […] »
    .
    Le « Régulateur » va estomper ces formules ostensiblement religieuses tout en maintenant certaines résonances religieuses, bien dans la veine des Lumières.
    .
    Pour celles et ceux qui ne jurent que par une Maçonnerie originelle comme d’un paradis retrouvé, dont on se sert pour y insuffler ses propres désirs, la déformant au passage, risquent d’être rattrapé par l’histoire.

    • 16
      Arnaud Laehert
      24 décembre 2025 à 13h27 / Répondre

      Oui, très certainement. Cependant, de mémoire de maçon on n’a jamais construit de cathédrale en faisant des prières, mais bien grâce à De Architectura de Vitruve et à la science grecque condamnée par la religion.
      S’il s’agit de craindre Dieu, mieux vaut aller à la messe qu’en loge.

      • 17
        ERGIEF
        24 décembre 2025 à 16h58 / Répondre

        16@AL. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire de l’humanité tous les édifices religieux ont été construits pour honnorer des divinités. C’est avec la Foi qu’on érige encore aujourd’hui des cathédrales (cf. La Sagrada Familia de Gaudi). Les outils, les techniques et les arts de la construction, si grands soient-ils, ne proviennent « que » du génie humain. Ils sont immanents à l’homme. La Foi vient d’ailleurs, de son coeur ou de plus grand que lui, elle est transcendante. D’ailleurs tous si ces édifices tendent à s’élever le plus haut possible c’est sans doute pour des raisons qui dépassent largement le besoin de se lancer dans des défis techniques et architecturaux.

      • 18
        Etienne Hermant
        24 décembre 2025 à 17h11 / Répondre

        Sauf que, sur un plan spéculatif, les premiers Catéchismes anglais allant de 1720 à 1740 ne mentionnent nulle part Vitruve ou les néoplatoniciens.
        Et précisons d’emblée que le néoplatonisme de cette époque, celui de Florence et de Cambridge, revisité par Ficin et Pic de la Mirandole, a une volonté constante de le rendre compatible avec le christianisme, voir même d’utiliser les écrits de Platon et des néoplatoniciens comme des arguments en faveur de christianisme.
        Nous sommes bien loin des rêveries antiques avec la Grèce comme repoussoir du Christianisme.
        Au 17e siècle c’est parfaitement anachronique, sauf à décevoir certaines démarches partisanes.

      • 19
        Arnaud Laehert
        24 décembre 2025 à 19h22 / Répondre

        Décidément, vous avez du mal avec la nature de l’évolution des Arts, des Lettres et des sciences qui se déroule â partir du 15e siècle. Pas vraiment dans le sens d’une glorification du Christianisme.
        Certes, la maçonnerie des Anciens de Dermott remettra les franc-maçons pieds et points liés dans le bénitier, mais ce n’est pas du tout le cas de Desaguliers, Anderson et Montagu qui cherchaient plutôt à les en extraire.
        Je n’irai pas plus loin, les fervents croyants sont tellement fiers d’avoir réussi à arracher la régularité maçonnique des griffes des mécréants que toute discussion sur le sujet ne mène à rien.
        Joyeux Noël.

        • 20
          Etienne Hermant
          25 décembre 2025 à 17h01 / Répondre

          Non, ce que vous dites de moi et de mes interventions sont totalement faux.
          Je ne suis ni un « régulier », ni un « fervent croyant », et je ne cultive pas les oppositions, ce qui est plutôt une de vos marques de fabrique que vous assumez pleinement.
          .
          Cela étant, ARNAUD LAEHERT, je me rends compte que nous avons déjà échangé sur ces sujets lorsque vous vous êtes fait appeler DESAP, puis ANUBIS RE.
          Une sorte de roi-carnaval sous forme d’un Janus Trifrons.
          Je m’adonne à l’histoire pas à la pantomime.
          .
          Vis repetita donc et je partage avec vous le fait d’en rester là.

          • 22
            Etienne Lecourbaron
            25 décembre 2025 à 19h19 / Répondre

            20-
            Cher Étienne,
            Ça ne sert à rien de prendre la mouche avec Arnaud Laehert, alias Désap alias Anubis Rê pour ses affabulations. Il faut au contraire être indulgent vis à vis de quelqu’un pour qui l’ABC de son vocabulaire se résume aux mots «anti régulier», «anti croyant» et «anti RN», termes qu’il associe selon les circonstances et l’interlocuteur avec lequel il est en désaccord.
            Ceci dit il n’y a rien de honteux à être comme je le suis un «régulier», un «fervent croyant» et un «anti RN/LFI» acharné.
            Je vous souhaite un joyeux Noël 🧑‍🎄

            • 24
              Etienne Hermant
              27 décembre 2025 à 11h43 / Répondre

              Merci pour ces bons vœux.
              Excellente St Sylvestre dans la concorde universelle…même s’il s’agit d’un vœu pieux…
              .
              Vu de Belgique, ces oppositions exacerbées sur fond politique et religieux, qui sont pourtant censées nous éloigner de nos environnements, sont assez surprenantes.
              Il suffit de l’un ou l’autre trublion qui voit l’intolérance chez les autres et jamais chez eux, pour que le Paix et l’Harmonie qui nous sont si chers fondent comme neige au soleil…

        • 21
          Arnaud Laehert
          25 décembre 2025 à 18h50 / Répondre

          Monsieur Hermant, que je ne connais ni loin, ni de près et avec qui j’échange pour la première fois, il ne s’agit pas de vous en ce qui concerne la conclusion de mon commentaire 19. Le nombrilisme vous guette ou vous accable déjà.
          En revanche, je maintiens que vos élucubrations visant à faire passer les premiers franc-maçons spéculatifs pour de fervents croyants sont complètement déconnectées de la réalité des milieux intellectuels des 15e, 16e, 17e et 18e siècles qui ont vu la religion en général et le Christianisme en particulier fortement remise en cause, celui-ci ne se maintenant qu’à la force d’une répression décuplée sans ne plus jamais convaincre.
          Vous lisant, les historiens sourient.
          Vous pourrez toujours tenter de faire passer ces premiers FM pour des personnes de peu d’instruction comme d’autres l’ont fait dans le même but, manque de chance il s’agissait en grande partie d’intellectuels et de membres de la Royal Society pour qui les miracles n’étaient qu’une vaste blague.
          Il fallut bien que les Français craignent Monsieur de Fleury pour transformer le rituel de la Grande Loge d’Angleterre en missel.
          Par ailleurs, vous tireriez grand bénéfice d’apprendre la courtoisie à défaut de faire preuve d’objectivité.
          Salutations.

          • 23
            Etienne Hermant
            26 décembre 2025 à 12h47 / Répondre

            A.L. en 21 : « Je maintiens que vos élucubrations visant à faire passer les premiers franc-maçons spéculatifs pour de fervents croyants sont complètement déconnectées de la réalité … ».
            .
            Décidemment vous récidivez.
            Vous instrumentalisez mes propos par des extrapolations fantaisistes qui ne me concernent en aucune façon, ce qui est une autre de vos marques de fabrique qu’ont en commun vos trois identités fictionnelles.
            C’est de la pure manipulation.
            C’est dérisoire, mais tellement prévisible.
            .
            Si vous voulez réellement connaître mes attendus sur ce sujet complexe de l’émergence de la Maçonnerie spéculative londonienne, hors phantasmes personnels, vous pouvez utilement vous procurer mes ouvrages, ou interview, qui traitent abondamment de la question.
            .
            J’aurais des difficultés à vous rendre l’appareil, mais j’aurai la possibilité d’aller glaner vos interventions sur Hiram.be en rassemblant vos trois avatars et vous revenir si je considère qu’il s’agit là d’élucubrations ou d’une parfaite maîtrise de ces questions.

  • 5
    Arnaud Laehert
    22 décembre 2025 à 14h55 / Répondre

    Concernant les environnements vétéro et néo testamentaires des grades post-maitrise.
    La dévotion qui paralyserait certains, pourquoi pas. Mais il me semble que les maçons doivent faire preuve d’un certain recul, les émotions étant notoirement hors du champ initiatique. Le propre de l’initié, c’est la froideur. Non qu’il devienne un être blasé, ce serait du domaine anti-initiatique de la prétention, mais il s’attend à tout dans ses expériences, même au plus invraisemblable.
    Quant au rejet. Il ne s’agit pas tant que cela paralyserait, mais, pour en avoir discuté, il s’agit plutôt d’un ras le bol de n’avoir pour seule référence à la réflexion initiatique les textes, légendes et l’environnement religieux. Plus simplement, ras le bol de n’entendre parler que de situation bibliques quand il y a de multiples autres principes, notamment la philosophie classique, qui permettent de surcroît une approche bien plus profonde, analytique et claire de la problématique. J’en profite pour rappeler que l’initiation qui serait applicable à la sphère du religieux est en réalité un contre sens.

    • 7
      Joab’s
      22 décembre 2025 à 20h40 / Répondre

      @AL. Sujet récurent…
      Tout d’abord, je fais etat d’une réalité constatée du ressenti énoncé de FF S. Ce n’est pas ma position.
      Mais je comprends. Voir leur objet de dévotion récupéré par la FM les perturbe. Ont-ils tort ? Il serait bien presomptueux de l’affirmer.
      Concernant le rejet, c’est dommage de se crisper autour d’un récit qu’il n’est nullement obligatoire de croire comme réalité.
      C’est un support au processus initiatique rien de plus.
      Et ça pourrait être un autre support : par exemple Ambelain avait choisi la mythologie égyptienne.
      On pourrait utiliser les mythes andins, par exemple.
      Dans tous les cas savoir garder distance et s’intéresser, jouer le jeu.

      • 8
        Yvan d'Alpha
        22 décembre 2025 à 22h33 / Répondre

        Et les degrés post maîtrise du rite égyptien selon Yarker qui s’arrêtent à 33 se penchent au Grand Ordre égyptien du GODF sur l’Egypte grecque avec par exemple la toison d’or.

      • 9
        Arnaud Laehert
        22 décembre 2025 à 23h37 / Répondre

        Merci, Joab’s, de me rappeler qu’en maçonnerie tout est symbole jusqu’au 3è et légende à partir du 4è.

        • 10
          Yvan d'Alpha
          23 décembre 2025 à 4h46 / Répondre

          Intéressant, d’autant que cela pourrait faire l’objet d’un sujet de discussion fourni.
          En effet, le mythodrame du 3e n’est-il pas déjà d’ordre légendaire ? Auquel cas, comme certains disent que le premier des hauts grades serait le 3e. Ce sur quoi je suis partagé.
          Si la légende commence au 4e, ceci est valable au REAA et au français. Mais pour les autres rites ?
          Et quelle est la légende du 4e ?
          Par ailleurs, tant que l’on reste dans le monde d’Hiram (la loge de perfection) et ses suites (le chapitre) et même après (l’aréopage) tant que cela touche de près ou de loin aux temples de Jérusalem, ses légendes ne nous ramènent-elles pas aux symboles de la construction de soi ?
          Bref, voilà bien des sujets de réflexion voire d’analyses qui nous animent depuis les années 1740 et n’ont pas fini de nous animer.

          • 13
            Arnaud Laehert
            23 décembre 2025 à 9h43 / Répondre

            @ Joab’s, et bien non justement, et c’est ça qui est intéressant.
            Le Gadl’u qui est Dieu est un rajout de Guilly au rituel du 1er.
            Ce n’est pas le cas dans le Régulateur, et je ne suis même pas sûr que cette mention existe dans le Corps Complet de Maçonnerie.
            Je ne veux pas être trop long, mais d’après RDachez les moderns ne voulaient pas de ce troisième grade avec la légende d’Hiram, ils ont mis un moment à l’accepter.
            Oui, Yvan, le mélodrame du 3e est une légende. Est-ce un HG ? Ou est-ce le premier des deux grades ? Le second étant le VM ? Les HG ne sont-ils pas un approfondissement de la loge bleue ?

            • 14
              Joab’s
              23 décembre 2025 à 20h38 / Répondre

              @al vous faites allusion au « qui est dieu » ajouté au magnifique texte de la chaîne d’union. C’est en effet une alteration pour satisfaire dans la FM religieuse.
              Mais dans la cérémonie d’initiation on retrouve une autre altération provenant des antients le « en qui placée vous …. Confiance «  la fm religieuse ajoute un « en dieu » soufflé.
              Dans tous les cas, à défaut des rituels originels, la pratique fait référence aux récits judeo-chrétiens.
              Alors, bien sûr, ça ne devrait être qu’un support neutre au service de la construction du maçon, mais, hélas, la pratique dérive.
              Il faut apprendre à garder distance de ces récits, sans les occulter ( ce que je reproche au GO).
              Et justement ne serait-ce pas notre devoir de transmettre cette approche maçonnique ?

        • 11
          Joab’s
          23 décembre 2025 à 7h41 / Répondre

          @AL je n’ai rien dit de tel. Les difficultés d’omniprésence judéo-chrétienne apparaissent dès le 1er dont le « à la gloire de … »

          • 12
            Yvan d'Alpha
            23 décembre 2025 à 8h52 / Répondre

            Le Grand Orient de France a fait le choix en 1887 comme chacun sait de supprimer l’obligation à cette référence, ce qui la rend facultative ad libitum, privilégiant la liberté absolue de conscience de chaque membre, et de multiples possibilités.
            Je connais ainsi des loges du Grand Orient de France ouvertement anticléricale et j’en connais d’autres qui, sans la lecture en préambule des travaux de l’article 1er de la constitution du GO, pourraient sans problème et sans rien changer à leurs pratiques déménager à la GLAMF ou la GLTF. La diversité des rites pratiqués et les modalités diverses pour chaque rite sont à la fois une grande richesse et une grande liberté. Mais les différences existent aussi pour un même rite.
            Par exemple, pour le rite français il y a le rite dit de référence (souvent appelé à tort Groussier), le rite moderne rétabli ou le rite philosophique. Et à l’intérieur d’une même variante, il y a encore des différences. Pour le rite dit Groussier, certaines loges travaillent avec le rite de référence actuel de 2018, d’autres ont conservé 2012 ou 2002. Et parfois, on trouve des loges qui conservent des versions plus anciennes. On voit encore des loges qui pour le passage au grade de compagnon utilisent la cérémonie naturaliste qui tourne autour de la germination du blé.
            Et pour le cas de ma loge, nous avons introduit quelques particularités liées à nos usages : entrée à partir des parvis quand l’ordre du jour n’est pas très chargé, recensement des présents aux agapes après la lecture du tracé des travaux précédents, installation du tapis et allumage avant la batterie et l’acclamation, etc.
            Bref, j’aime tout particulièrement cette possibilité au GODF d’être multi rites et multi sensibilités. Ce qui n’empêche en rien de travailler sérieusement dans chacune de nos loges … à notre manière.
            Et je comprends néanmoins que certains frères et sœurs préfèrent une rigueur rituelle totalement uniforme. C’est là toute la diversité de la maçonnerie.

  • 2
    Joab’s
    21 décembre 2025 à 21h53 / Répondre

    Il y a un cheminement très spécifique à ce rite RF/moderne et ces 81 grades. Mais impraticables. Le travail de regroupement en 4 ordres donne un résultat probant en comparaison des 18 degrés correspondants du REAA.
    Peut être un travail futur pour completer au delà du 4e à l’aide des 81grades …
    Il y aurait peut être une possibilité de decoupage-regroupement different, mais déjà c’est poignant, peut être par la sobriété en comparaison du foisonnement REAA qui peut nous disperser.

    • 3
      Yvan d'Alpha
      22 décembre 2025 à 6h32 / Répondre

      Je ne pense pas que le but de l’arche des 81 grades composant le rite primordial ait été de pratiquer ces 81 grades. Le but était plutôt d’être une sorte de conservatoire des grades existants à l’époque de la constitution des 4 ordres + 1 du rite français.
      L’idée était de pratiquer chacun des 4 ordres, chacun des rituels étant une synthèse de grades proches pratiqués ici et là dans le pays, parfois de manière assez marginale. Le choix des 4 ordres s’est porté sur un ordre analytique assez répandu élu, écossais, chevalier d’orient et d’occident, chevalier rose croix.
      Les synthèses sont assez bien pensées et très cohérentes.
      Des choix sont également fait de rejeter des aspects qui selon les concepteurs n’apportent rien mais méritent éventuellement d’être archivés. Par exemple, tous les grades antérieurs à l’élu dont le REAA fera le choix d’en garder certains (du 4 au 8e notamment).
      Mais il y a aussi quantité de grades au delà du Rose croix qui sont conservés dans l’arche des 81 sans effort de synthèse pour un 5e ordre. C’est en ce sens surtout que les 81 grades sont intéressants.
      À noter que pour les 3 premiers, figurent dans l’arche des cahiers du RER.
      À noter également à propos du REAA que certains grades écossais résultent également de synthèses notamment les grades de vengeance (3 seulement au REAA contre bien plus dans l’arche) et le 12e qui est un patchwork de grades d’architectes dont l’histoire de l rédaction reste à établir.

      • 4
        Joab’s
        22 décembre 2025 à 10h26 / Répondre

        Merci de ces précisions, Yvan. Quelles etaient les volontés des rédacteurs des 81 grades du rite modern ? Je n’en sais rien. Toujours est-il pas une progression annuelle… !
        Le regroupement en 4 ordres effectué par Rothiers de Montaleau a une bonne raison pratique et efficace.
        Alors bien sûr, il y a un côté fourre-tout dans le 2e par exemple, ce qui donne un grand éventail de planches.
        Le 4e laisse a beaucoup une impression d’incomplétude, due au coté très christique qui paralyse certains ( que ce soit par dévotion ou par rejet) en passant à coté de l’immense symbolique.
        Les amendements apportés par le GO à ce 4 pour le déchristianiser me paraissent très regrettables. Nulle nécessité de croire en le salut de l’âme par JC pour profiter de cet Ordre!
        Coté REAA, l’acquisition ultra rapide des degrés 19-27 lors de la réception au 30 tel que pratiqué au SCPLF et SCE, qu’en penser ?
        Et l’ajout d’éléments du 30 dans le 4e Ordre RF par GO ?

        • 6
          Yvan d'Alpha
          22 décembre 2025 à 15h24 / Répondre

          La question des volontés des rédacteurs des 4 ordres est complexe car elles étaient de plusieurs niveaux. Je pense que l’un des objectifs essentiels était de coordonner et uniformiser les pratiques. Il y avait un véritable foisonnement de grades et de structures à cette époque. Et après ce travail effectué pour le rituel des 3 premiers degrés du Grand Orient, l’idée était d’en faire autant pour le « parcours écossais » c’est à dire après la maîtrise.
          Le travail a donc commencé par collationner les grades, les lire, les analyser et les mettre dans un certain ordonnancement. C’est ce qui aboutit aux 81 grades même si en réalité il y en avait d’avantage – voir en cela le 4e tome de Colette Leger publié par Conform récemment.
          À partir de ces 81 grades, réunis sous forme de 9 séries, la deuxième étape consistait à rédiger des rituels types, synthèses de groupes de grades plus ou moins cohérents entre eux. C’est ce qui aboutit aux 4 synthèses que sont les 4 ordres.
          J’avoue ne rien connaître au 5e ordre. En revanche, je sais que les grades des 8e et 9e séries parmi les 81 qui n’ont pas été utilisés pour synthétiser le 4e ordre, n’ont pas engendré de synthèse non plus pour le 5e. Je dis peut-être une bêtise mais il me semble que le rituel ultérieur du 5e ordre était principalement basé sur le chevalier du soleil. Les spécialistes du rite français pourront préciser.
          Lors du renouveau du grand chapitre français du GODF dans les années 90-2000 les rituels ont été réécrits et modernisés. Quelques aspects au delà du R+ ont alors été intégrés dans le rituel du 4e ordre renouvelé, comme une sorte de prolongement, sans pour autant que ce soit une fusion du 18 et du 30. Ajoutons qu’un nombre important du chapitres du GCG RF GODF travaillent suivant le régulateur des chevaliers maçons.
          À propos du REAA, deux précisions :
          1) Le passage express du 19 au 27 répond seulement aux pratiques, les degrés étant communiqués, à charge pour le récipiendaire de les étudier. Le fait est qu’il faudrait une vie entière pour tous les recevoir en cérémonie. Donc seuls ceux jugés les plus importants sont donnés en pleine cérémonie. C’était déjà le cas au XIXe siècle voire pire puisqu’on était reçu directement au 18e après la maîtrise avec communication des 4e au 17e puis plus tard directement au 30e.
          2) Pendant une courte période, les grades des conseils philosophiques (aréopages) après 1815 ont fonctionné comme au rite français sous forme d’ordres avec pour commencer un premier ordre qui allait du 19e au 22e avec cérémonie de réception au grade de Prince du Liban.

  • 1
    Joab’s
    21 décembre 2025 à 20h52 / Répondre

    Le sommaire apparrait passionnant. Heureusement que cette approche RF est revenue au GODF.

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