Franz Xaver von Baader
Franz Xaver von Baader

Le jugement de Franz Xaver von Baader sur le Convent de Wilhelmsbad

Publié par Pierre Noël

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mercredi 21 janvier 2026
  • 5
    Borris
    21 janvier 2026 à 18h03 / Répondre

    A propos d’Avignon (cf. note 10), je pense utile d’apporte une nuance. Avignon n’est pas le principal centre coën qui reste en activité après le Convent de Wilhelmsbad. Avignon était alors le centre des activités des Illuminés de Dom Pernety. Le centre le plus actif des Élus coën était à Toulouse, dernier bastion de l’Ordre. Les Élus coëns étaient alors sous la direction de De Seignan de Sère (1730-1790), substitut nommé par Martinès de Pasqually avant de partir pour Saint-Domingue. De Seignan de Sère habite à Pellefigue, près de Toulouse, il est assisté par Jean-Jacques Duroy d’Hauterive. D’abord dirigé par Mazade de Percin, le temple coën de Toulouse sera dirigé par Mathias Du Bourg après le départ de Mazade pour l’Ile Maurice en 1782. Saint-Martin et l’abbé Fournié visitèrent ce groupe à plusieurs occasions. Le Temple coën de Toulouse donna encore des initiations entre 1780 et 1788. Willermoz lui-même était resté un coën actif au moins jusqu’à la Révolution, cependant son engagement dans le R.E.R. causa des tensions. Ses relations avec Saint-Martin, l’abbé Fournié et Jean-Jacques Duroy d’Hauterive devinrent conflictuelles. L’arrestation de Mathias Du Bourg, guillotiné en 1794, mettra fin au cercle coën de Toulouse. Jean-Jacques Duroy d’Hauterive, installé en Angleterre depuis octobre 1783, tentait sans succès de maintenir les activités de l’Ordre depuis Londres, où il meurt en mai 1800. L’abbé Fournié était venu le rejoindre en Angleterre vers 1790. Franz von Baader entrera en relation épistolaire avec l’abbé en avril 1818. (Sur Baader, voir les Lettres inédites de Franz von Baader, publiées par Eugène Susini chez Vrin, 1942-1967.)

    • 10
      Charles Magne
      22 janvier 2026 à 18h55 / Répondre

      Effectivement Avignon fut plus impliquées avec les Illuminés de Dom Pernety que comme centre coen dont je découvre la présence….

  • 4
    Joab’s
    21 janvier 2026 à 17h43 / Répondre

    Au risque de paraître paradoxal (certains se chargeront d’insister dessus) :
    Le coté chrétien de la FM m’intéresse beaucoup. Pas du tout les pratiques d s différentes “églises “ mais pour un certain message commun de fond : l’idée de “révélation “, pas au sens sensationnel classique visant à impressionner, mais cette constante de chercher au plus profond de nous ce qui dépasse le matérialisme.
    Tel est le message gnostique, chrétien originel, cathare, protestant en plus diffus et bien sûr Fm.
    On le retrouve aussi dans la mystique andine.
    Le message chrétien d’origine est tout à fait en phase.
    La logique Rer etait elle de le retrouver, le faire vivre ? C’est que certains connaisseurs exposent.
    Mais c’est tres confus lorsqu’une ferveur a l’Eglise Romaine est clamée.

  • 3
    Yvan d'Alpha
    21 janvier 2026 à 12h31 / Répondre

    Encore une fois, voici une contribution particulièrement intéressante. Merci beaucoup.
    D’une part, la mythologie constitutive du régime rectifié n’est pas aussi « simple » que ce que j’imaginais à savoir deux convents et une réforme. D’autre part, le RER m’apparaît bien plus comme une survivance. De fait, ce que m’avait dit un jour un frère rectifié GLNF s’éclaire encore d’avantage : il y a tout un monde outre Rhin qui demande à être mieux connu chez nous et qui regroupe, les différentes maçonneries germaniques, scandinaves et le rectifié.

    • 6
      ERGIEF
      21 janvier 2026 à 23h51 / Répondre

      3@YVAN D’ALPHA Il y eut en fait à Wilhelmsbad du 2 au 9 août 1817 un 3ème convent avec pour objectif de restructurer le Régime après les brutalités révolutionnaires. Jean-Baptiste Willermoz déjà âgé et fatigué n’y participait pas laissant au strasbourgeois Jean de Turckheim, Visiteur Général, le soin de se faire le porte-voix des provinces françaises … ou de ce qu’il en restait. À Wilhelmsbad II les frères germaniques furent omniprésents d’où une volonté réaffirmée d’éclaircissement par opposition aux orientations prises par une grande partie de la maçonnerie française et par le choix d’une maçonnerie sélective et spiritualiste plutôt que politique, sociale et populaire.

      4@JOAB’S J’ignore où l’on réclame aujourd’hui ”une ferveur à l’Église Romaine ». Une appartenance au christianisme certes mais pas à une église. D’ailleurs le RER doit historiquement autant aux réformés (Allemagne, Alsace, Suisse…) qu’aux catholiques, mais de nos jours il ne doit plus être demandé à quelle confession (ou non) appartient un candidat.

      • 7
        Joab’s
        22 janvier 2026 à 11h05 / Répondre

        @ergief : Mon expérience est d’avoir été fondateur par affection d’un FF d’une loge RER à Perigueux. Et lors de la consécration, il était demandé aux fondateurs de jurer fidélité à l’Eglis Catholique Romaine.
        J’ai discrètement refusé. Et la cérémonie a continué.
        Idem lors d’une visite au Prieuré des Gaules à l’installation du VM.
        Peut être s’agit il de cas marginaux. Je ne sais pas.

        • 9
          ERGIEF
          22 janvier 2026 à 12h17 / Répondre

          7@JOAB’S il s’agit en effet de survivances d’une époque qui devrait être révolue mais quelques ayatollahs résistent encore en dépit de la volonté de Jean-Baptiste Willermoz plusieurs fois exprimée dès la rectification du Regime et de l’opposition réaffirmée de l’Église catholique à la FM. Peut-être quelques masochistes en attente d’excommunication?

      • 8
        Yvan d'Alpha
        22 janvier 2026 à 11h09 / Répondre

        Merci Ergief. J’avoue que mes connaissances sur l’histoire du RER sont très limitées. Elles se limitent globalement au convent de Lyon, un convent à Wilhelmsbad et la rédaction des rituels en deux temps. Ainsi, j’ignorais ce deuxième convent à Wilhelmsbad. Je connais peu le développement du RER au sein du royaume de France entre 1778 et 1815. Et je ne connais absolument rien de l’histoire du RER hors de France.
        Je crois pouvoir supposer qu’il y a même clairement deux époques, avant et après l’empire, celle d’un développement modeste avant 1815, l’après étant une mise en sommeil, une pause du RER jusqu’au début XXe et la volonté d’un renouveau. Je n’ai pas d’explication sur le désir, les raisons et motivations de Savoire, de Ribaucourt et quelques autres de vouloir réveiller le RER. Et je ne sais rien de l’histoire du RER et des rites voisins en terres scandinaves et germaniques pendant la « pause » française.
        Je crois qu’il existe un ouvrage de Roger Dachez sur l’histoire du RER. Peut-être aborde-t-il toute cette histoire et ses aspects ? Mais ne pratiquant pas le RER, ce livre ne sera toutefois pas dans mes (nombreuses) priorités de lectures. En attendant, les contributions et commentaires sur ce blog m’intéressent énormément et m’apportent beaucoup.

  • 2
    Borris
    21 janvier 2026 à 11h29 / Répondre

    Merci pour cette contribution. Pourrirez-vous préciser la source du texte de Baader qui est présenté (traduit) ici ?

  • 1
    ERGIEF
    21 janvier 2026 à 10h59 / Répondre

    Merci cher Pierre pour ce témoignage fort instructif et que je découvre.

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