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Dans le livre de Néhémie, Sanballat fait partie des opposants à Néhémie. Sa fonction n’est pas précisée. Sanballat apprend avec déplaisir la venue de Néhémie[1] et se moque de lui[2]. Avec Tobiah (en) l’Ammonite et Geshem (en) l’Arabe[2], Sanballat s’oppose à Néhémie pour l’empêcher de relever les murs de Jérusalem. Les travaux de réparation des murs de Jérusalem avançant, Sanballat est en colère[3]. Lorsque la muraille est rebâtie[4], Sanballat propose une entrevue à Néhémie[5], qui refuse. Sanballat accuse alors Néhémie de vouloir être roi[6], mais celui-ci s’en défend. Sanballat tente ensuite de nuire à la réputation de Néhémie[7]. Néhémie chasse le gendre de Sanballat, ce gendre était le fils du grand prêtre Joïada[8].
Sanballat est contemporain de Néhémie, ce qui le place sous le règne d’Artaxerxès Ier au milieu du Ve siècle av. J.-C. La raison de l’opposition de Sanballat à Néhémie n’est pas expliquée. Elle peut être motivée par la réduction de la sphère d’influence de Samarie par rapport à Jérusalem. À cette période, Jérusalem est d’une certaine manière subordonnée à Samarie. La reconstruction des murailles de Jérusalem peut faire craindre l’émergence d’une nouvelle entité politique dans le paysage régional[9].
Dans le livre de Néhémie, Sanballat est écrit סַנְבַלַט (snblt), alors qu’il est écrit סנאבלט (snʾblt) – avec la lettre aleph – dans les papyrus d’Élephantine et du Wadi Daliyeh. Il porte un nom babylonien qui signifie « Sîn (le dieu-Lune) donne la vie » (de l’akkadien sin-uballiṭ). Il peut s’agir d’un descendant des populations non israélites déportées en Samarie par les Assyriens au VIIe siècle av. J.-C., ou bien d’un descendant des habitants de l’ancien royaume d’Israël car il n’est pas inhabituel pour les Juifs de porter des noms babyloniens à cette époque. Bien que son nom contienne le théonyme Sîn, ses enfants Delaiyah et Shélémiyah portent eux des noms yahwistes, c’est-à-dire des noms qui présentent le suffixe théophore yah (ou yahu) pour Yahweh[9].
Sanballat est qualifié de horonite[10], ce qui indique qu’il vient probablement de la ville de Beth-Horon au nord de Jérusalem[11] ou de la ville de Horonaïm dans le territoire de Moab[12]. D’autres explications ont aussi été proposées. Il peut être originaire de la ville de Harran dans le nord de la Syrie qui est un des centres religieux du dieu-Lune Sîn. Il peut aussi être originaire du Hauran[13] en Syrie[14], ou du village de Hawara au pied du mont Garizim[15]. Il peut aussi être un adepte du dieu Horon dont le culte est attesté à Ougarit et en Égypte (Houroun) à l’âge du bronze récent[9].(wikipédia)
Pour comparaison, voici l’ode à l’épée et la truelle, telle qu’elle est répétée par le Thirsata AUJOURdHUI
The Banner Bearer hands the Banner to the Provincial Grand Master, who, waving the Banner thrice over the Candidate’s head, says:
« When Sanballat Jerusalem distressed
With sharp assaults in Nehemiah’s time,
The Jews themselves for war or work addressed,
And did repair their walls with stone and lime.
One hand the Sword against the foe did shake,
The other hand the Trowel up did take.
Oh valiant minds, lo! here’s a worthy part,
The Jews quailed not at ruin of their wall,
But, champion-like, improved Freemason’s Art;
Which does infer this lesson unto all,
That, to defend our country dear from harm,
For war or work we either hand should arm. »
The Provincial Grand Master returns the Banner to the Banner Bearer. The Grand Sword Bearer hands the sword to the Provincial Grand Master, who gives the Candidate three strokes with it on the left shoulder.
In 1 Kings v. 16. they are call’d Harodim, Rulers or Provosts assisting King Solomon, who were set over the Work, and their Number there is only 3,300 : But in 2 Chron. ii. 18. they are called Menatzchim, Overseers and Comforters of the People in Working, and in Number 3,600 ; because either 300 might be more curious Artists, and the Overseers of the said 3,300 ; or rather, not so excellent, and only Deputy-Masters, to supply their Places in case of Death or Absence, that so there might be always 3,300 acting Masters compleat ; or else they might be the Overseers of the 70,000 Ish Sabbal, Men of Burden or Labourers, who were not Masons but served the 80,000 Ish Chotzeb, Men of Hewing, called also Ghiblim, Stone Cutters and Sculpturers ; and also Bonai, Builders in Stone, part of which belong’d to Solomon, and part to Hiram, King of Tyre, 1 Kings v. 18. (Anderson 1723, 1738)
Dans ses Constitutions, Anderson mentionne « 3 600 princes ou maîtres maçons » qui dirigeaient les travaux selon les instructions du roi Salomon. Une note de bas de page relative à ces princes précise : « Dans 1 Rois 16, ils sont appelés Harodim, chefs ou surveillants que le roi Salomon plaça à la tête des travaux, et leur nombre est de 3 300. Mais dans 1 Chroniques 2 18, ils sont appelés Menatzchim, surveillants et encourageurs du peuple dans son travail, et leur nombre est de 3 600. » Luther désigne les Harodim comme les principaux officiers et les Menatzchim comme les officiers. Ce nom réapparaît ensuite dans les loges dites « de maçonnerie écossaise », où, selon Yarker, il signifie « Anciens ».
A propos de l’ancien (old) rite d’York, je joins un extrait de Trevor Stewart, plus qu’instructif. Il est en anglais, excusez-moi, mais que Joaben le traduise s’il veut être enfin utile !
The Sixth Grade or Degree of Guild masonry as practised at York from ‘Time Immemorial’ was a curious phenomenon and the fact that its ceremonial required severa! Brethren to carry out its physicalities is interesting in the present connection. On severa! occasions in the history of Phoenix Lodge the records show that the Lodge was to work the H.R.D.M. degree but the meetings had to be postponed because there were less than nine qualified Brethren present. On one occasion, 20 February 1798, at a Meeting of the Palatine Lodge there were not enough of their Brethren present for them to conduct the ceremony and so two properly qualified visitors, Brethren from their neighbouring Phoenix Lodge, were called in to make up the required nine. Why was such a number needed? Can it have been more than merely the esoteric symbolism of employing a triple Trinity? The answer may lie in the ‘Free from Herodim’ Grade in the old York Rite. In this Grade the Candidate, bare-footed, wore a white cloak and his legs were manacled at his ankles with a rope which was one cubit long. He perambulated around the Lodge room clock-wise, took his Obligation on the Holy Bible which was opened, as usual, at the first chapter of the Gospel of St. John. With his head towards the Western end of the room, he was then laid down in the centre of the Lod ge room on a wooden cross made of two pieces of wood eight-feet long, well-secured at their centres in saltire fashion and with a hole bored at the end of each of the four resultant ‘arms’. The Candidate’ s big toes and thumbs were tied with ropes through these holes so that he was fastened on the cross with his midriff positioned at the crossing of the two lengths of wood. Then four Brethren each took up one of the arms of the cross while a fifth supported the Candidate’ s head. They lifted him shoulder high (as the ritual states « neither in heaven or on earth, with space beneath, above and at every side ») and in this position he was then fully swom into membership of the Grade, given the H.R.D.M. word in a whisper by the Deputy. Master who was presiding, then lowered to the floor so that his midriff, on which was placed a perfect ashlar weighing 10 lbs., lay directly under a plumb line that was suspended from the Letter G which was placed high on the ceiling.
je le traduirai pour Brumaire, bien sûr, si elle me permet quelque retard.
Johaben-Google traduit, et c’est pas triste :
La maçonnerie de sixième grade ou degré de guilde, telle qu’elle était pratiquée à York depuis les « temps immémoriaux », était un phénomène curieux et le fait que sa cérémonie nécessitait plusieurs ! Frères pour accomplir ses aspects physiques est intéressant dans le contexte actuel. Sur plusieurs ! dans l’histoire de la loge Phoenix, les archives montrent que la loge devait exercer le diplôme H.R.D.M., mais les réunions durent être reportées car moins de neuf Frères qualifiés étaient présents. À une occasion, le 20 février 1798, lors d’une réunion de la loge palatine, il n’y avait pas assez de leurs Frères présents pour qu’ils puissent diriger la cérémonie, et deux visiteurs dûment qualifiés, des Frères de leur loge voisine de Phoenix, furent appelés pour compléter les neuf requis. Pourquoi un tel nombre était-il nécessaire ? Cela aurait-il pu être plus que le simple symbolisme ésotérique d’employer une triple Trinité ? La réponse pourrait se trouver dans le grade « Libéré d’Hérodime » dans l’ancien rite de York. Dans ce grade, le candidat, pieds nus, portait une cape blanche et ses jambes étaient menottées aux chevilles par une corde d’un coudé de long. Il a déambulé dans la salle de la loge dans le sens des aiguilles d’une montre, a pris son obligation sur la Sainte Bible qui s’ouvrait, comme d’habitude, au premier chapitre de l’Évangile de saint Jean. La tête tournée vers l’extrémité ouest de la pièce, il fut ensuite allongé au centre de la salle de Lodge sur une croix en bois faite de deux morceaux de bois de huit pieds de long, bien fixés en sautoire et avec un trou percé à l’extrémité de chacun des quatre « bras » résultants. Les gros orteils et les pouces du candidat étaient attachés par des cordes à travers ces trous, de sorte qu’il était fixé à la croix, son ventre étant positionné à la croisée des deux longueurs de bois. Puis quatre Frères ont chacun pris un des bras de la croix tandis qu’un cinquième soutenait la tête du Candidat. Ils le soulevèrent à hauteur des épaules (comme le dit le rituel « ni au ciel ni sur terre, avec de l’espace en dessous, au-dessus et de chaque côté ») et dans cette position, il fut alors entièrement intégré au Grade, recevant le mot H.R.D.M. en chuchotement par le Député. Le maître qui présidait, puis descendit au sol de sorte que son ventre, sur lequel était posé un pierre-pierre parfait pesant 10 lbs., repose directement sous une ligne à plomb suspendue à la lettre G placée haut au plafond.
Je me joins à Ergief et Yvan d’Alpha pour exprimer mon bonheur de bénéficier des lumières de Pierre.
Oserais-je ajouter pour Yvan, qu’en effet le mot « syncrétisme » n’est pas un injure et que toute notre maçonnerie est taillée à mesure de ces sources multiples (parfois en cul de sac) mais toujours sources d’émulation.
Bonjour Pierre! Un garnd défi me semble être d’articuler, disons dans les années 1740, la présence à Londres des Scots Masters et des Harodim, désignés « Scotch H-d-m » (j’insiste sur le « Scotch ») dans l’extrait de journal de 1743 et dont les dates de réunion étaient fort proches du 30 novembre. A propos de l’épée et de la truelle (termes qui ne se trouvent à ma connaissance dans aucune Bible mais bien dans des livres d’emblème our encore dans la « Bible » de Royaumont qui est en fait une histoire biblique), il est étonnant qu’elles apparaissent dans un cadre maçonnique la même année (1736) dans le Book M et dans le discours de Ramsay. Et, puisque tu parles du Chevalier d’Orient, on trouve dans la première édition (pas dans la deuxième!) de l’History of Freemasonry in Scotland de D.Lyon un facsimile du sceau de l’Ordre: un pont sur un cours d’eau surmonté d’un « Z ». Excellente journée!
Michel, tu as comme toujours raison !
L’ode de l’épée et de la truelle apparaît dans les Emblèmes de Whitney! Il est cité vers 1736 (l’année du manuscrit d’Eperney de Ramsay, notre fondateur à tous!).
Il apparaît dans l’H.R.D.M. en Ecosse dans les années 1750 et s’y retrouvent jusqu’aujourd’hui. Mais remarque que les deux versions ne sont PAS identiques au mot (ou à la lettre) près. Tu le verras si tu lis mot à mot le rituel actuel du Royal Order of Scotland (ce que je conseille aux lecteurs d’Hiram.be)
Whitney (Choice of Emblems, 1586) a manifestement été chercher ses gravures, en particulier celle de l’épée et de la truelle, dans les « Devises héroïques » de Claude Paradin (1559). Si la truelle fait bien sûr partie de l’illustration, le texte de Paradin n’en fait pas mention: « de bâtir de l’une des mains et tenir l’épée de l’autre ». Que les textes de Whitney et du Book M ne soient pas identiques est pour moi une découverte, merci Pierre! A noter qu’à l’époque le Livre de Néhémie était appelé le Deuxième Livre d’Esdras.
Dans la Torah les HaRoDiM sont décrits comme les intendants qui tyrannisent les ouvriers asservis. Le fait de maltraiter ces derniers » comme le font les egyptiens » est au nombre des reproches faits par D. à Salomon (Exode).
On retrouve cette classe d’ouvriers au 7e degré du REAA ou le 3 fois Illustre représente Tito prince des Harodims. C’est Johaben qui occupe ce poste.
Merci beaucoup Pierre pour cette très enrichissante contribution qui m’a permis de rafraîchir et d’approfondir tout un pan de la tradition maconnique totalement etranger à mon environnement actuel au Régime Rectifié mais qui m’était familier jadis.
Voilà encore une contribution fort instructive de notre TCF Pierre. Ce mystérieux grades des Harodim illustre encore une fois que les chemins de la création de la franc-maçonnerie moderne sont nombreux. J’ai de plus en plus tendance à penser que notre FM n’est pas le produit d’un seul ancêtre mais plutôt qu’elle résulterait de différentes origines qui associées et cumulées entre elles, tout en étant une rencontre à un carrefour, un point de jonction, auraient abouti à la légende de 1717.
Il y a probablement bien des choses donc à appréhender du côté de la Compagnie des maçons de Londres pour mieux comprendre notre FM.