A Epinal les 15 et 16 octobre : « Religiosités séculières et sacré laïque »

Publié par Géplu
Dans Divers

Le Covid a, aussi, empêché le tenue au mois de mai des traditionnelles Imaginales Maçonniques Ésotériques d’Épinal, dont le thème devait être cette année « La chevalerie au XXIe siècle ».

Mais tout n’est pas perdu puisque ces jeudi 15 et vendredi 16 octobre se tiendra tout de même à Epinal un colloque sur le thème Religiosités séculières et sacré laïque. La direction scientifique du colloque étant assurée par Céline Bryon-Portet, professeur des universités en sociologie, assistée de Georges Bertin, directeur de recherches en sciences sociales, et le Président d’honneur étant Alain Caillé, professeur émérite.

Ce colloque traitera des métamorphoses du religieux et du sacré en contexte laïque, notamment à partir de la notion de « religion séculière » développée par Eric Voegelin et Raymond Aron, mais aussi de « religiosité séculière » forgée par Albert Piette.

Pourquoi naissent ou semblent progresser, de nos jours, les religiosités séculières ? Par quels mécanismes se diffusent-elles et à quels besoins répondent-elles ? Faut-il y voir la preuve que l’homme continue d’être un « homo religiosus », et par conséquent insister sur un continuum ; ou doit-on plutôt envisager de manière disruptive la sécularité qui les sous-tend et qui semble dénaturer quelque peu le champ religieux tel qu’il se déploya pendant près de deux millénaires ? La forme diffuse et flottante des religiosités séculières est-elle vraiment inédite, ou renoue-t-elle avec les formes antiques d’un religieux qui ne se laissait pas encore enfermer dans la cage d’acier des institutions ? Les religiosités séculières sont-elles aussi structurantes et fédératrices au plan intra-communautaire, pour nos contemporains, que les grandes religions monothéistes traditionnelles ? La politique incarne-t-elle toujours un sacré laïque ? Que traduit l’association apparemment paradoxale des sphères sacré et profane, telle qu’elle s’exprime dans les religiosités séculières et le sacré laïque ?

La multiplication de ces religiosités, leur caractère diffus, leur propension à gagner l’ensemble de la sphère profane, sont-ils le signe d’une vitalité du sentiment religieux ; ou, au contraire, cette fragmentation de référents communs, cette dissémination de cadres normatifs naguère rigides et qui renvoyaient à un Dieu clairement identifié sont-ils les symptômes d’une banalisation pathogène de la religion, d’une dilution anomique des éléments qu’elle portait naguère ?

Faut-il voir dans l’apparition d’un sacré laïque la marque d’une sacralisation de la vie profane, ou d’une profanisation de la notion de sacré ?

Téléchargez le programme complet du colloque : Programme colloque Epinal 2020

dimanche 11 octobre 2020

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