Alain Bernheim 8x6

Alain Bernheim est passé à l’Orient éternel

Publié par Géplu
Dans Divers

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mercredi 28 décembre 2022
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  • 17
    Jean van Win
    4 janvier 2023 à 17h12 / Répondre

    Je pense être quelqu’un qui a vraiment connu « l’intéressé » (sic). Je fus VM de la RL Ars Macionica de 2003 à 2005 soit son 8ème VM Le Frère Alain Bernheim en fut le 10ème VM, soit de 2006 à 2008. J’ai donné ma démission de la GLRB le 18 septembre 2006, quittant la loge et l’obédience. Ce qui m’a, hélas, encore permis d’assister aux horribles échanges de propos entre le « rédacteur en chef », de la revue annuelle Ars Macionica, qui était fort contesté par le Frère Alain Bernheim en raison de son absence de méthodes.
    J’ai donc participé à l’élection difficile de AB en tant que VM ; difficile d’autre part parce que la moitié néerlandophone de cette loge s’exprimait parfaitement en français, tandis que la moitié wallonne et francophone balbutiait un néerlandais approximatif. Français, AB parlait français !
    Il fut néanmoins élu et m’invita régulièrement à déjeuner à l’hôtel Amigo, ancienne prison espagnole située à l’arrière de l’Hôtel de Ville de Bruxelles, face à la maison où Verlaine tira au revolver sur Rimbaud, sans le tuer, grâce aux dieux. AB aurait peut-être désiré me voir accepter le secrétariat de la loge, en raison de mon raisonnable bilinguisme, étant d’origine flamande par mon père et lorraine par ma mère.
    Enfin, je crois me souvenir (mais je ne collectionne pas les fiches) de l’armement d’Alain en sa qualité de Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte, au sein du Grand Prieuré de Belgique. J’étais parmi les membres présents.
    Mais à part ça, Madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien.
    « L’intéressé » doit se marrer…

    • 18
      Pierre Noël
      4 janvier 2023 à 20h53 / Répondre

      Que de bons souvenirs ! JVW fut un VM de grande classe, maîtrisant les deux langues nationales dans une COD turbulente. J’ai admiré son autorité, son impartialité et son calme, devant des interlocuteurs parfois difficiles. Personne n’avait oublié sa prestation éblouissante lorsque, revêtu de son cordon de CKS, il avait démontré l’inanité de cette croyance que Léopold I appartint jamais à notre organisation.
      AB croyait de bonne foi que sa pratique de l’allemand lui permettrait de comprendre le « niederdütsch » (le néerlandais) ! Il déchanta et s’en retourna après avoir acquis un dictionnaire Français-Nl, rue du Midi, assurant qu’on ne le reprendrait plus.
      Il fit assez de progrès en peu de tems pour comprendre assez bien son armement de CBCS en néerlandais.

  • 15
    Jean van Win
    2 janvier 2023 à 17h25 / Répondre

    J’ai été tenté de répondre, dans un premier temps, à cette fiche signalétique dépourvue de toute empathie, voire contenant quelques méchancetés dissimulées à l’égard d’un Frère récemment décédé.
    Puis, mon emploi du temps m’a dirigé vers Michel Onfray, son cher Lucrèce et la pensée philosophique pré-chrétienne.
    Et il m’est revenu à l’esprit l’apostrophe adressée par Cicéron à l’un des fâcheux obsessionnels de son temps : « Quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra? »

  • 14
    Pierre Noël
    1 janvier 2023 à 13h41 / Répondre

    Quand j’ai connu Bernheim dans les années 90, il habitait Gottmadingen, dans le Bade-Wurtemberg, à proximité de la frontière suisse, proche de Zürich et de Saint-Gall où une université prestigieuse en langue allemande, possédait une bibliothèque maçonnique fournie qu’AB a beaucoup fréquentée (nombre de ses photocopies portaient de l’ex-libris de la bibliothèque). Il fréquentait alors la loge Post Tenebras Lux à Zürich, seule loge francophone de la ville se réunissant au Lindenhof, lieu mythique de la ville, siège depuis le XVIII° siècle de la légendaire (et très vieille !) loge Modestia cum Libertate. Il a déménagé ensuite dans le canton de Vaud, à Lausanne d’abord, puis définitivement à Montreux dans un très bel appartement d’une maison ancienne, au bord du lac Léman. Il s’affilia à une loge de Montreux, Les Amis Discrets, qui lui décerna les franges d’or ornant (en Suisse) le tablier des FF comptant plus de 50 ans de maçonnerie. Il a quittée après une saute d’humeur (dont il n’était pas avare) et s’est replié (sans doute pour la forme, ce qu’explique son âge) dans une loge anglophone de Genève, MASONRY UNIVERSAL LODGE No. 40, se réunissant rue Massot, autre lieux mythique de la fm suisse, siège de l’Union des Coeurs (L’Union des Coeurs et Modestia cum Veritate sont pivots essentiels de l’histoire du RER en Suisse, prenant le relais de Genève et Strasbourg).
    J’étai présent à Charleston quand il reçut, avec une centaine d’autres candidats, le 33° degré du REAA.

    • 16
      Pierre Noël
      2 janvier 2023 à 19h00 / Répondre

      Je précise, puisqu’il le faut, que les photocopies nombreuses de documents venant de la bibliothèque de St-Gall comprenaient très normalement une copie de l’ex-libris de la bibliothèque dont elles provenaient ! Pourquoi y voir une méchanceté dissimulée ?
      Quant aux « sautes d’humeur », j’attends d’être contredit par quelqu’un qui a vraiment connu l’intéressé !

  • 13
    Jean van Win
    1 janvier 2023 à 12h20 / Répondre

    Vous trouverez les enregistrements d’Alain Bernheim pianiste (très jeune et en smoking !) sur Youtube. Notamment Schumann, Händel et Chopin, qu’il interprète avec quelques merveilleuses mazurkas.
    Le tout avec la même clarté, la même précision, la même passion que celles qu’il met calmement dans tout ce qu’il fait.
    Bonne et heureuse année à toutes et à tous, dans la joie et la bonne humeur, et la fraternité partagées. Sans la moindre acrimonie, n’est-il pas…

  • 11
    lazare-lag
    29 décembre 2022 à 15h24 / Répondre

    En furetant de-ci de-là sur Internet, on apprend que Alain Bernheïm est décédé à Montreux, en Suisse donc.
    Et que, en plus d’avoir été membre de la GLSA, il est à compter parmi les membres fondateurs du GRA ou Groupe de Recherche Alpina.
    Il est même de ceux qui ont lancé les premiers numéros de la revue Masonica, la revue du GRA.
    C’est évidemment bien trop tôt pour déjà obtenir des réponses à ce sujet, mais on peut imaginer que la GLSA comme le GRA devraient rendre un hommage, sous une forme ou sous une autre, à Alain Bernheïm.
    Et que ce type d’informations seront communiquées à Hiram.be, notamment.
    A suivre donc.

  • 9
    Patrick Négrier
    29 décembre 2022 à 5h50 / Répondre

    Cher Anubis Rê, Heidegger (1889-1976) a déjà défini les paramètres de l’Etre à partir desquels ou à l’intérieur desquels on peut et doit penser le réel, l’Etre (en hébreu : verbe hayah conjugué parfois sous la forme YHVH mentionnée dans les rituels maçonniques de 1724-45) étant trois choses : 1. existence ; 2. devenir (sous les deux formes sensible de la phusis ou « nature naturante », et intelligible de l’aléthéia ou « sortie de l’oubli », ce que Platon appelait « réminiscence ») ; 3. vérités. Je ne puis donc que répéter à l’envi ces aspects ou éléments de l’Etre qui constituent le cadre et la trame de tout effort humain pour penser le réel en sa diversité et en sa totalité. Tâche qui revient à chacun, et dans laquelle je n’ai pas à me substituer à autrui, sauf à rappeler que dans les Traditions millénaires, la notion de création ne portait pas sur celle de l’existence (qui relève de la physique, laquelle ne rentrait pas dans le propos de ces traditions), mais sur la création de l’être (c’est-à-dire sur la transformation psycho-morale des individus qui relève de la métaphysique et procède des deux facteurs transformants que nous connaissons : l’expérience de l’Esprit par l’effet de ses propres erreurs humaines, et l’épreuve subie du non-être par l’effet des erreurs des autres). Amitiés de P. N.

    • 10
      Anubis Rê
      29 décembre 2022 à 12h46 / Répondre

      Il serait intéressant de raisonner autour du non-être.
      Il m’apparaît que c’est notamment la proposition du rituel du 3è G, l’être étant décrit dans les deux premiers, sa nature n’étant qu’objective et ainsi sa condition de réalisation ne pouvant qu’être l’objectivité, il s’agit d’en faire rigoureusement preuve pour qu’il nous devienne intelligible et être en capacité d’atteindre son niveau de conscience. Ce n’est que dès lors que l’on peut passer à la planche à tracer, non sans risque d’erreurs, mais avec la capacité de les déceler et les corriger de sorte de ne pas tenter d’en faire des vérités parce que l’orgueil nous interdirait de les reconnaître.
      Ce niveau de conscience est censé être atteint dès lors que le Compagnon, relevé des limites de son Maître qui lui coûtèrent la vie, renaît à la vérité de sa nature, l’être animé par le non-être, principe parfait, et non par lui-même, l’existence étant immédiatement une contingence.
      Logiquement et selon moi, Il me semble que le GADL’U est une représentation du non-être, au contraire du Dieu des religions qui est une description subjective de l’être, d’où l’affirmation religieuse de son existence, existence qui ne peut être l’attribut d’un dieu. Le monothéisme est un culte de l’homme providentiel, et non celui du principe de la Manifestation.
      Plotin aborde le problème dès ses premiers textes, qu’il décrit ainsi, le Bien étant le principe de l’être, le Principe :
      « Lorsque l’âme en vient à se représenter le Bien, tout attribut lui apparaît comme un attribut de trop, qu’il s’agisse de la forme, des vertus ou de la pensée. C’est pourquoi, pour s’unir au Bien, il lui faut procéder à un dépouillement absolu qui ne tienne plus compte de ce qui précède le déploiement du Bien dans l’être à travers l’intelligence : tout au contraire, il lui faut déposer tout le reste et s’en tenir à lui seul ; il lui faut devenir lui tout seul, en retranchant toute addition ; alors nous nous efforçons de sortir d’ici [de la condition de l’être]. »
      Mon cher Frère, les franc-maçons ont des choses à dire, qui sortent singulièrement du ronron religieux dans lequel on voudrait nous enfermer.
      Amitiés F.

  • 5
    ERGIEF
    28 décembre 2022 à 15h09 / Répondre

    Un bon maçon, avec ses qualités et ses défauts comme chacun de nous, mais qui a fait honneur à notre Ordre. Je l’inviterai dans la chaîne d’union de ma Loge symbolique, lors de notre prochaine assemblée. A un de ces jours Alain, sur l’autre rive.

    • 8
      Brumaire
      28 décembre 2022 à 20h29 / Répondre

      Alain Bernheim, un Maçon, tout simplement, et surtout un pianiste que j’appréciais: nous regrettons les deux. Ergief, avec ton « à un de ces jours », tu attends un peu, j’espère, pour passer sur l’autre rive!

      • 12
        ERGIEF
        31 décembre 2022 à 23h03 / Répondre

        8@BRUMAIRE. Merci pour ta compassion ma S. Je te rassure, je ne suis pas pressé mais vu mon âge profane (et maçonnique) l’échéance se rapproche.
        Bonne année 2023.

  • 4
    Luciole
    28 décembre 2022 à 12h57 / Répondre

    Bien triste (surtout pour un bon pianiste),Alain a été une source de connaissances et d’équilibre dans le monde parfois agité de la FM.

  • 3
    Anubis Rê
    28 décembre 2022 à 12h48 / Répondre

    Un franc-maçon digne de cette qualité, parfois subjectif dans ses approches.
    Qui ne l’est pas évidemment, cependant que la pratique maçonnique me semble être essentiellement de s’obliger à la plus grande objectivité parce que par définition il n’y a rien de matériel à gagner en Franc-maçonnerie, du moins il faut le souhaiter.
    Je préfère de très loin son approche historique à celle de la LNF qui nous berce de protestantisme.
    Permettez que je cite ici également Patrick Négrier dont je recommande les travaux.
    Un homme de qualité, une perte considérable.
    Je t’embrasse mon Frère, et te salue pas les S:. M:. et A:. qui te sont connus.

    • 6
      Patrick Négrier
      28 décembre 2022 à 19h43 / Répondre

      Le 10 janvier 2015 Alain Bernheim m’écrivait laconiquement :
      « Cher Patrick, Non, je n’ai rien à ajouter, sinon que RD n’est pas un historien, mais un compilateur qui ne cite pas souvent ses sources.
      Très fraternellement, a ».

    • 7
      Anubis Rê
      28 décembre 2022 à 20h15 / Répondre

      Mes amitiés fraternelles mon cher Frère Patrick, tes articles me manquent cruellement sur Hiram.be.
      J’aimerais, et je pense ne pas être le seul, parler de maçonnerie et de métaphysique intelligente.
      On ne parle plus ici que de religion et d’interprétations falsifiées des Constitutions 1723.

  • 2
    Jean van Win
    28 décembre 2022 à 11h57 / Répondre

    Cette nouvelle me fait vraiment beaucoup de peine.
    Je lui avais écrit récemment pour prendre de ses nouvelles, car il se faisait taiseux. Il m’a répondu, laconiquement : « cela pourrait être pire; porte-toi bien ».
    J’aime ce Frère, en vertu de sa gentillesse, de son amabilité, qu’il souhaitait trouver chez ses Frères. Ce ne fut pas toujours le cas. Je n’ajouterai rien à sa gloire acquise en tant qu’historien. Ce CBCS n’était pas modeste ; il n’avait pas cette fausse humilité.
    Ne parlons pas du pianiste exceptionnel dont on a heureusement réédité certains 33 tours. Je vais réécouter son superbe :  » Jésus, que ma joie demeure ». Bien triste nouvelle.

  • 1
    Remi
    28 décembre 2022 à 11h30 / Répondre

    Un grosse perte ! Bon voyage Alain.

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