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sceau du GODF

Le GO et la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires

Par Géplu dans Divers

Le GODF nous a envoyé ce communiqué, daté de ce 8 octobre :

Le Grand Orient de France, tout en réaffirmant son attachement à la diversité des cultures et des langues des différentes régions de notre pays, est opposé à la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires adoptée à Strasbourg le 5 novembre 1992 et signée par la France le 7 mai 1999.
L’adoption d’une telle Charte porterait inévitablement atteinte à l’indivisibilité de la République, à l’unicité du peuple français, à l’égalité de tous devant la loi et à l’usage officiel de la langue française. Il s’agit de principes constitutionnels qui fondent, depuis la Révolution, notre pacte citoyen et leur préservation semble aujourd’hui plus que jamais indispensable.
Au moment où la République fait l’objet de nombreuses attaques de la part de promoteurs des particularismes ethniques ou religieux contre la liberté absolue de conscience et contre l’égalité de tous, l’adoption de cette charte constituerait un abandon de notre devise Liberté – Égalité – Fraternité.
Le Grand Orient de France en appelle à la conscience républicaine du Parlement réuni en Congrès pour rejeter le moment venu le projet de loi de constitutionnelle qui lui sera soumis.

jeudi 08 octobre 2015 32 commentaires
  • 32
    Deriémont Patrice 29 octobre 2015 à 14:25 / Répondre

    La position constant du Grand Orient depuis 1992 a été hostile à ce projet, non pas à cause des langues régionales qui sont une richesse de notre patrimoine. Les Frères corses, bretons, alsaciens ont à cette époque tout de même convenu que d’associer langues régionales et langues minoritaire entrainait une problématique un peu différente. Cette deuxième disposition entraine inévitablement une communautarisation de la République.

  • 27
    portet renée 12 octobre 2015 à 15:51 / Répondre

    Cher Jean de Mazargues, dont le commentaire m’a beaucoup plu, si le mot ethnie est compris comme étant « un ensemble commun d’individus que rapprochent, de par leur localisation, tradition et « naissance », des éléments de langue et de culture, je suis tout à fait d’accord.
    Et je rajouterai, en dehors de mes commentaires précédents que, pour ce qui est de la renommée, hors de nos frontières, de la France et du français, nous n’en sommes plus, hélas, aux temps où Voltaire était appelé auprès de Frédéric Roi de Prusse ou de la « Grande Catherine » (de Russie).
    Aujourd’hui, hors de nos frontières, j’ai surtout entendu cette formule de « bêtise française » et ça ne m’a pas du tout plu ! ça me fait même très mal.
    Il faudrait un peu qu’au lieu de dormir sur des lauriers fanés, on mette « pied à terre » de « l’âne que nous montons » (« apearse de su burro) comme on dit en Espagne des Français un peu trop fanfarons…

  • 25
    portet renée 12 octobre 2015 à 12:27 / Répondre

    Bravo Lhermitte et Jean de Mazargues.
    Je suis linguiste, catalane (des Pyrénées-Orientales) et je parle, j’écris et je publie dans QUATRE LANGUES: français, catalan, espagnol, portugais. Et je suis une Républicaine militante, ainsi qu’une jeune « maçonne » d’une loge CATALANE.. J’estime que le Grand Orient s’égare sur ce sujet et outrepasse ses prérogatives. Le catalan est parlé par 11 millions de personnes, ce qui en fait la langue « minorisée » la plus importante numériquement d’Europe. Elle est plus parlée que le grec en Grèce (5 millions) ou que le danois au Danemark, par exemple. Elle est, soit dit en passant, la langue officielle d’un Etat (petit mais Etat tout de même, que ça plaise ou pas) et sa culture et sa littérature et ses écrivains sont une richesse reconnue (ailleurs qu’en France). Déjà au Moyen-Age, Ramon LLULL, avec Eckart, étaient considérés comme les plus grands écrivains européens de l’époque. (Personnellement je suis publiée aux USA, en Italie, en Allemagne, en Catalogne et en Espagne, ma petite production poétique a fait l’objet de deux travaux universitaires (thésine à Venise où il y a une chaire de catalan) et thèse en (Espagne)-Catalogne.
    Et surtout, je rappellerai, au Grand Orient de FRANCE que le français n’est qu’une langue régionale: le picard (« scripta picarda ») qui s’est imposé, comme dans les pays d’option totalitaIre et impérialiste (!) à tout l’Etat.
    Et je rappellerai aussi la seule formule valable des « documents » (= les bons documents des chercheurs linguistiques français dont je fais partie) que :
    NATIONES SIVE LINGUAE: les Nations ou les langues. Mais en France (c’est très connu), la faiblesse « française » en tant que « langues » ‘est telle qu’on confond, par inculture et très despotiquement: « nation » et Etat, « langue » et « patois ».
    Enfin, si vous vous en référez à l’ordonnance de Villers-Cotterêts de François 1°, il faut avouer que c’est un peu loin pour nous à l’époque de la mondialisation. Mais tout de même, ce cher François (1°) avait eu la lucidité politique de n’exiger obligatoire que le français dans les textes administratifs. Ce qui était le fait d’un bon administrateur, pas d’un dictateur. A bon entendeur, salut au Grand Orient…

  • 20
    alaingaotu 10 octobre 2015 à 10:03 / Répondre

    Attention, nous sommes en train de glisser et de mettre en lumière des contradictions explosives.
    On prend le risque de finir par faire du racisme sans le savoir au bout de la démarche.
    Je ne connais pas cette charte ? Que dit-elle vraiment ? Reconnaît-elle plusieurs peuples dans un pays ? Sa sent le brûlé tout cela.

  • 19
    Makhno 10 octobre 2015 à 09:07 / Répondre

    Franchement, cette prise de position débile et réactionnaire m’invite à proposé au futur congrès régional une traduction en Breton des rituels des trois premiers degrés.

  • 15
    GUERRY Jean-François 9 octobre 2015 à 14:37 / Répondre

    Cette prise de position et la manière non démocratique dont elle est faite est surprenante les instances du GO sont t’elles mandatées par les Frères. Ce sont les FF Corses, Bretons, Basques, Catalans, Gallos, Savoyards, Picards, Provençaux, Occitans etc.. qui vont êtres ravis !
    Jean-François

  • 10
    blazing star 9 octobre 2015 à 11:39 / Répondre

    Chicon les francs macons sont contre la balkanisation linguistique de la france et le maintien d’une langue unique le francais. On etait habitues a des positions bien differentes et anarchiques, les temps changent.

  • 9
    Maurice1718 9 octobre 2015 à 11:30 / Répondre

    Le GO n’a aucune vocation à représenter l’avis de tous les FF, d’autant plus qu’il n’y a pas de mot d’ordre en FM. D’esprit binaire, ce communiqué dogmatique a oublié le ternaire de l’initiation représenté par le bilinguisme. Le bilinguisme, c’est parler 2 langues qui s’enrichissent l’une l’autre, c’est s’ouvrir l’esprit, apprendre mille nuances et les limites de la pensée. J’en appelle tous les FF à ne pas tenir compte du GO dans ses avis profanes et à faire voter le projet de loi de constitutionnelle qui sera soumis au Parlement réuni en Congrès. A traduire dans toutes les langues régionales dites minoritaires de l’Hexagone. Gdit.

    • 12
      astronome64 9 octobre 2015 à 12:57 / Répondre

      j’ai hâte de lire le dalloz du droit des sociétés ou le code pénal dans les versions mulitilingues….

    • 26
      portet renée 12 octobre 2015 à 14:27 / Répondre

      Très, très bien, Maurice. je suis linguiste, et catalane (d’une loge catalane) et j’ai écrit un petit commentaire plus bas.
      Je n’en reviens pas qu’un GO fasse preuve d’un pareil ostracisme.
      Il ignore que le français n’est qu’une lange régionale (la « scripta picarda) = le picard, qui s’est imposé à tout l’Etat (ce faisant comme font et l’ont fait tous les pouvoirs totalitaires et impérialistes… C’est ainsi et c’est à reconnaître.)
      Et en France, on ignore aussi (et là, je n’y peux rien!) que, hors de nos frontières (et en particulier dans les milieux universitaires), cette attitude est taclée (étant donné l’inculture patente française en matière de langues) de : « la bêtise française » !
      Il n’y a pas de quoi pavoiser !

      • 28
        Maurice1718 17 octobre 2015 à 12:52 / Répondre

        Sans remonter jusqu’au début du français, parlé en « Ille-de-France », mais aussi langue de communication européenne dans la noblesse et la bonne société au XVIIIe siècle, je suis favorable au bilinguisme sur le plan régional et à l’usage du français à l’échelle internationale. Merci de diffuser ce lien qui donne accès à la consultation organisée par le Ministère de la Justice française sur le statut des langues régionales et minoritaires (jusqu’au 23 octobre 2015). A bientôt !
        http://www.textes.justice.gouv.fr/textes-soumis-a-concertation-10179/ratification-de-la-charte-des-langues-regionales-et-minoritaires-28401.html

        • 29
          portet renée 17 octobre 2015 à 17:11 / Répondre

          Je suis philologue et la morphologie du français (qui, des langues dites néo-latines, est la moins latine, parce que mélangée à plus de celtismes et germanismes que de latinismes), la morphologie du français est celle du picard. Un point, c’est tout. (Cela ne portant nullement préjudice à la beauté du français chez Racine ou Molière ou Proust… nous parlons simplement de morphologie, pas de critère de qualité. Le catalan a un peu plus de 1000 mots que le français, mais il ne s’agit pas d’un jugement de valeur, pas du tout. Toutes les langues sont belles lorsqu’elle sont bien employées)
          L’important dans ce sujet de « ratification de langues régionales », est la question suivante: pourquoi la France est-elle apparemment, en Europe, la seule à refuser de signer cette ratification ?
          Toutes les raisons invoquées ne tiennent pas puisque les autres nations (qui auraient autant de raisons fallacieuses et jacobines que la FRANCE), toutes les autres nations ont signé !
          Pourquoi la France se met-elle au ban des autres ? (et j’emploie là un terme francique de la juridiction française), pourquoi la France s’isole-telle ainsi (avec un air de mépris ?)

          • 30
            Maurice1718 18 octobre 2015 à 19:42 / Répondre

            Fort bien. J’ai fait cette remarque en réponse à la première référence à la scripta picarde (12 octobre) qui laisse entendre que les Français parlent le Picard (voir précédents messages). Ce n’est pas exact à ma connaissance. Si je comprends bien Eugeen Roegiest dans « Vers les sources des langues romanes: un itinéraire linguistique à travers la Romania » (2009), p. 180 : « la scripta picarde soutenue par la postérité économique des villes du nord de la France est très ancienne et plus nettement dialectale que les autres. Ensemble avec la scripta wallonne elle a rivalisé avec la scripta centrale de Paris […] La scripta centrale qui correspond en gros au francien, le dialecte de Paris (Ille-de-France) évincera toutes les autres scriptae de même que les dialectes, et deviendra le français littéraire et standard par le heureux hasard que le francien est devenu le dialecte du domaine royal ». Le français est la langue du roi au XVIIe siècle et c’est par sa diffusion en province dans les académies et par la noblesse et la bourgeoisie qui imite la langue du roi que l’unification linguistique commence. Cette unification n’étant pas complète, la Révolution décide que les Lumières seront répandues en français dans tout l’hexagone. C’est donc par une politique linguistique répressive que s’opère l’unification linguistique du pays et aussi par perpétuation de l’imitation de la langue du Roi dont le trône est à Paris et à Versailles. Le communiqué du GO est hallucinant parce qu’il se réfère à la Révolution et au principe constitutionnel de la « langue une » (ce qui ne n’exclut pas le bilinguisme) et aussi parce qu’il nous prend pour des sous-développés de la pensée, alors que son argumentaire ne tient pas la route « Au moment où la République fait l’objet de nombreuses attaques de la part de promoteurs des particularismes ethniques ou religieux contre la liberté absolue de conscience et contre l’égalité de tous, l’adoption de cette charte constituerait un abandon de notre devise Liberté – Egalité – Fraternité » (ça n’a rien à voir). Ne gomprenan ket, Nitra, nebet !

  • 8
    chicon 9 octobre 2015 à 11:24 / Répondre

    Encore un desordre (= disputes, discussions a n’en plus finir, inutilité, incomprehension mutuelle) lancé par les francs macons. Quand on parlera breton, flamands,basque , etc…on aura fait un enorme progres vers la balkanisation de la France. Les elites parleront anglais pour se comprendre.

  • 7
    astronome64 9 octobre 2015 à 10:26 / Répondre

    Caramba ! l’obédience s’éloignerait elle du gauchisme culturel ??? cela dit il y a désormais en Europe des « langues régionales » qui ont plus de locuteurs que le basque, le breton ou le catalan. Sans être trop versé dans l’étude de la bible, puis je mentionner la tour de Babel ???

  • 6
    SEVIN Pierre 9 octobre 2015 à 10:19 / Répondre

    Le Français est la langue de la République « une et indivisible » – Que nos amis alsaciens, basques, bretons, corses, occitans (je crains d’en oublier) aiment à s’exprimer entre eux dans ce qui est une partie de leur héritage ancestral et culturel, soit ! (un peu de leur sol natal à la semelle…pardon! – sur leur langue) –
    Il est regrettable de constater parfois le manque de courtoisie de certains régionaux qui continuent à parler leur langue régionale (j’allais dire « patois » !) lorsque, entrant dans un lieu public tel qu’un café, vous leur demandez un renseignement en français. Champardenais, j’ai appris avec indignation que certains Alsaciens nous considéraient avec les Lorrains comme des « Arschloch » (contraction méprisante et injurieuse pour ARdenne-CHampagne-LORraine… Il est vrai qu’il existe des personnes grossières mais qu’elles ne sont -espérons-le – qu’une infime minorité. Vive la France et les Français ! ! !

  • 3
    Makhno 9 octobre 2015 à 09:27 / Répondre

    Le GO, comme la France, se « droitise » ?

  • 2
    Jean de Mazargues 9 octobre 2015 à 09:09 / Répondre

    Encore une prise de position très contestable du GODF. Les langues minoritaires sont évidemment en France liées à des territoires, pas à des ethnies. Vraiment, il y a en marre de ces positions ultra-jacobines ridicules dans lesquelles beaucoup de maçons ne peuvent se retrouver.

    • 4
      Géplu 9 octobre 2015 à 09:56 / Répondre

      Jean
      A mon avis si les langues régionales sont liées à des territoires, c’est parce que c’est dans ces territoires que vivent les ethnies. On parle le breton ou le corse, pas la langue de la Bretagne ou celle de la Corse, et c’est un acte politique autoritaire de François 1er, l’édit de Villers-Cotteret qui a imposé l’usage de la langue d’île de France à tout le royaume de France en faisant ainsi un état cohérent.

      • 11
        guillaume 9 octobre 2015 à 12:44 / Répondre

        Je ne suis pas Français, mais j’estime que le point de vue du GODF est tout à fait fondé. Je pense que François 1er a sauvé la France en imposant une seule langue – le français. Geplu a bien fait de le souligner. Le GODF a raison de craindre que l’adoption d’une telle Charte porterait inévitablement atteinte à l’indivisibilité de la République. Il suffit de regarder l’exemple belge, où les luttes linguistiques ont provoqué la mésentente entre Flamands et Wallons, et rendu le pays pratiquement ingouvernable. Les réformes institutionnelles n’en finissent plus sans doute jusqu’à la rupture totale entre Flamands et Wallons. Cela n’en finit pas avec les demandes de plus d’autonomie, de plus de régionalisation, jusqu’à l’éclatement du pays. La Belgique, ce petit pays, s’est doté de 6 gouvernements et de 7 parlements avec 4 Etats-régions: Bruxelles, la Wallonie (francophone), la Flandre (néerlandophone), la région germanophone (Allemand). La Belgique est devenue un monstre institutionnel inextricable. C’est le chaos institutionnel total, à cause « des querelles linguistiques », qui ont engendré un Etat fédéral belge, d’une complication institutionnelle, allant jusqu’à l’absurde. Si en Belgique on n’avait parlé « qu’une seule langue », tout cela ne serait pas arrivé. Si tous les hommes ne parlent pas la même langue, on sait que c’est Dieu le coupable. Il a brouillé les langages pour qu’on ne puisse plus se comprendre mutuellement (Tour de Babel, 11.1.9). Dès qu’on commence à « régionaliser un pays », avec des gouvernements et des parlements régionaux, cela finit dans un imbroglio institutionnel. Les gouvernements régionaux et le gouvernement fédéral se querellent constamment et se font des procès réciproques devant les tribunaux civils, administratifs et la Cour constitutionnelle (ils ne savent plus qui est compétent pour quoi). Finalement les décisions politiques sont bloquées à cause des compétences régionalisées, certaines entièrement et d’autres partiellement, entre l’Etat fédéral et les Etats fédérés. Le résultat c’est 4 ou 5, voir 10 ministres fédéraux et régionaux, compétents pour « la même matière », chacun détenant une petite parcelle du pouvoir morcelé. Le résultat est que plus personne n’est responsable, il suffit que les ministres régionaux et fédéraux rejettent la responsabilité l’un sur l’autre. Les gouvernements régionaux sont constamment en conflit avec le gouvernement fédéral. Le nombre de politiciens a été multiplié par 3 à cause de la régionalisation du pays, ce qui fait une charge insupportable pour les citoyens, seuls les politiciens en sont les bénéficiaires, parce que leur nombre a été multiplié par 3 et il en est de même pour les fonctionnaires. Si en Belgique on compte environ 55 ministres (certains ont un double cabinet), et plus de 5OO parlementaires, c’est le contribuable qui paie cette absurde régionalisation à outrance. Nos 6 gouvernements et 7 parlements ont endetté les régions et l’Etat fédéral. La dette fédérale publique dépasse déjà 400 milliards d’euros et augmente chaque année, tout comme la dette des Etats – régions. Je cite cet exemple, pour mettre les Français en garde contre la « régionalisation » de leur pays et contre le danger de voir la langue française remplacée par une langue régionale ce qui serait grave pour la France. Méfier-vous des termes « régionalisation, autonomie des régions, etc. cela ne conduit qu’à la destruction du pays, à la destruction son unité. Ne faites pas comme les Belges fédéralisés, régionalisés, communautarisés et finalement complètement divisés et ruinés.

        • 14
          Lhermitte 9 octobre 2015 à 14:35 / Répondre

          François Ier et Villers-Cotteret n’ont pas fait du français la langue officiel de la France mais sa langue administrative (édits, lois, justice, impôts). La vie locale se fera encore dans les langues des pays rattachés jusque dans un 20e siècle très avancé. Ni la révolution, ni les hussards noirs de la République n’ont pu imposer le français comme seule et unique langue !

          Pourquoi ne parle-t-on presque plus breton Bretagne bretonnante (finistère et ouest des Côtes d’Armor et du Morbihan) ? Parce que la réussite économique passe par la langue française… jusqu’à ce qu’on redécouvre la langue dans les années 60-70.

          Le français n’est pas la langue officielle de la France, comme le dit la Constitution, c’est la langue de la République et uniquement !

          • 17
            Jean de Mazargues 9 octobre 2015 à 18:06 / Répondre

            Cher Lhermitte, commentaires en tous points exacts u pertinents.

        • 18
          Manu Hainaut 9 octobre 2015 à 19:36 / Répondre

          En tant que titulaire d’une carte d’identité belge, je trouve la présentation de la situation belge faite par Guillaume un rien … simplifiée et un tantinet … poujadiste.
          La Belgique est une création artificielle du Congrès de Vienne de 1815 qui a regroupé des territoires autour de la couronne hollandaise pour constituer un territoire tampon si jamais venait à nouveau de France un nouvel élan révolutionnaire et/ou napoléonien.
          Les évènements de 1830 qui ont abouti à l’indépendance de la belgique face aux pays-bas connaissent plusieurs interprétations (cfr par exemple .M.Bologne L’insurrection prolétarienne de 1830). La question des langues en belgique ne peut être comprise indépendamment des classes sociales.
          Dernier petit élément d’information : la région de langue allemande a été retirée à l’allemagne et rattachée à la belgique par le traité de versailles de 1919 !
          Et enfin une pointe de provocation : calculons en france le nombre de conseils généraux, conseils départementaux, conseils régionaux, conseils de communautés urbaines, etc .. avec des quasi ministres et des presque députés … mais qui coûtent très cher. ET aussi la Suisse qui parvient avec 8 millions d’habitants à avoir 26 parlements et 26 gouvernements (un par canton) + le niveau fédéral !!! Quel coût pour le contribuable qui doit payer cette absurde régionalisation à outrance ! 🙂

          • 22
            guillaume 10 octobre 2015 à 12:26 / Répondre

            Manu Hainaut, j’ai expliqué la situation institutionnelle. Pourquoi cela serait-il « poujadiste ». Avant le Belge travaillait pour « un gouvernement et un parlement bicaméral », maintenant le contribuable doit travailler pour « 6 gouvernements et 7 parlements », mais on n’a jamais fait un référendum pour savoir si les ouvriers avec leur petit salaire veulent entretenir 6 gouvernements et 7 parlements ou un. Toutes les réformes institutionnelles ont été faites sans référendum. La région germanophone avec ses 73.00 habitants (qui parlent presque tous le français), ont 4 ministres dont un ministre-président et 25 parlementaires, c’est kafkaïen. L’Etat-région Bruxelles comportant 19 communes a 89 parlementaires et 8 ministres. Critiquer cela serait donc du poujadisme? Si tu n’es pas de mon avis, c’est ton droit et je le respecte, ce n’est pas encore une raison de parler de « poujadisme ». On ne peut plus exprimer une opinion même bien argumentée, sans qu’on risque d’être traité de poujadiste, populiste, démagogue, xénophobe, raciste, extrême-droitiste et que sais-je encore. C’est lamentable. Tu compares la France à la Belgique, mais la France c’est 640.679 km2 et la Belgique 30.528km.

            • 23
              Manu Hainaut 10 octobre 2015 à 13:59 /

              Quelques exemples de langage poujadiste et puis la même chose exprimée de manière à faire comprendre au lieu de verser sa bile

               » Le résultat c’est 4 ou 5, voir 10 ministres fédéraux et régionaux, compétents pour « la même matière »,  »
              Aucun exmeple de 10 ministres compétents pour la même matière. Il est aussi clair que certaines matières concernent plusieurs compétences : ex : la formation professionnelle concerne les ministres en charge de l’emploi et ceux en charge de l’enseignement

              « Le résultat est que plus personne n’est responsable, »
              Ca c’est du poujadisme pur jus : il y a des ministres à tous les niveaux qui décident et assument les conséquences de leurs décisions. Il y a 1 semaine j’ai entendu J-M Nollet qui reconnaissait que le dossier des éoliennes, il aurait pu mieux le gérer !

               » Nos 6 gouvernements et 7 parlements ont endetté les régions et l’Etat fédéral. »
              Attribuer l’accroissement du déficit de l’état (et des régions te des communautés) au fait qu’il y a 6 gouvernements et 7 parlements, c’est un simplisme poujadiste ! Depuis 2008, tous les états européens ont vu leurs dettes publiques croître considérablement.

              A Bruxelles, il y a un parlement et un gouvernement pour gérer 1 million d’habitants (le luxembourg, Malte, Chypre, Estonie 1,3 million) ont aussi un gouvernement) et il est nromal qu’il ya ait aussi un niveau local, le niveau communal.

              Le poujadisme c’est aussi essayer de faire croire à des solutions simplistes : un référendum va tout régler et « si on avait demandé leur avis aux gens on n’en serait pas là ». La réalité sortie des élections : en Flandres : 47% des électeurs ont voté pour des partis qui ont dans leur programme l’indépendance de la Flandre ! Ca c’est un fait !

              Dernier exemple : dire qu’il faut comparer les états selon leur territoire et pas selon la taille de leur population (càd le nombre d’habitants au km2 : France 98 hab/km2 – Belgique : 368 hab/km2) est tout sauf une opinion bien argumentée).

              La situation institutionnelle de la Belgique est complexe parce que la belgique est une situation complexe. Au cours des 40-50 dernières années, on a élaboré un système qui a évité des conflits ouverts comme par exemple en Yougoslavie.

              Guillaume, tu peux estimer (choix politique personnel) qu’il vaudrait mieux une belgique unitaire où tout le monde parle la même langue. Je n’exprime pas d’opinion politique; je réponds que la réalité sociologique de la belgique rend cette opinion totalement illusoire. Et convoquer le pauvre contribuable pour accréditer cette idée d’une belgique unitaire procède d’une démarche …

          • 24
            guillaume 10 octobre 2015 à 17:00 / Répondre

            Jean Hendriks – books – 2008 -Professeur d’économie à l’Université catholique de Louvain dans « Au-delà de Copernic : De la confusion au consensus – il y a 7 ministres compétents pour la santé publique. Parfois des arrêtés royaux nécessitent la signature de 10 ministres. C’est le ministre-président Chris Peeters qui le déclarait publiquement.(Conférence interministérielle de la santé). Mais j’arrête la discussion, je voulais simplement montrer que je n’invente pas des chiffres

      • 16
        Jean de Mazargues 9 octobre 2015 à 16:25 / Répondre

        Cher Géplu
        1) je réfute absolument l’existence d’une ethnie corse, bretonne ou encore provençale (je suis provençal, ma femme est du Nord, que seraient mes enfants ? C’est stupide).
        2) l’ordonnance de Villers Cotterets prescrit de rédiger en français les actes de justice et d’administration, rien de plus.
        3) la ratification de la convention du Conseil de l’Europe sur les langues régionales est possible, car c’est un texte « à options » (chaque Etat coche les mesures qu’ils s’engage à mettre en œuvre): c’est un sujet complexe qui réclame un débat ouvert et qui ne peut être rejeté à la va-vite.
        4) Le GO n’a aucune légitimité à prendre position là dessus. Pas plus la ratification que l’absence de ratification ne heurteraient les valeurs maçonniques. C’est une question purement politique.

        • 21
          alaingaotu 10 octobre 2015 à 10:06 / Répondre

          J »aime bien ce commentaire qui est clair, concis, factuel et logique.
          Il vaut mieux se rapporter aux faits dans leur contexte que d’agiter des lieux communs ou des fantasmes.

  • 1
    357 8 octobre 2015 à 19:12 / Répondre

    C’est pour cela que le Convent a accepté en août dernier la traduction simultanée de ses débats pour les délégués des loges non francophones, lesquelles normalement ont été fondées pour créer à court terme des obédiences adogmatiques nationales comme c’était normalement prévu … On voit donc à quel point le Conseil de l’Ordre et le Convent sont synchros. Bref le Conseil de l’Ordre Ordre préconise au pays ce qu’il n’exige pas pour le Godf : l’unité linguistique

    • 5
      Jacques Destaing 9 octobre 2015 à 10:16 / Répondre

      Pour que le Conseil de l’Ordre prenne des décisions synchrones avec celles, souveraines, du Convent, il faudrait qu’il y ait deux choses :
      – un suivi-contrôle par le législatif (?!) au long de l’année des décisions prises par le convent et de leur application effective par le GO
      – une ligne directrice politique pérenne du Conseil de l’Ordre et de son président.
      Cela ne semble pas être le cas, le co et son président réagissant à l’actualité plutôt qu’en la créant.
      Mais cela ne date pas d’hier. C’est le fonctionnement des diverses instances qui est en cause, pas l’actuelle direction.
      Ce qu’il y a, par contre de certain, c’est que les « politiques » doivent être peu préoccupés de ce que Keller, et éventuellement le co , pensent des langues régionales. Quant au Grand Orient, il n’en pense rien car on ne lui a pas demandé.

      • 13
        357 9 octobre 2015 à 13:24 / Répondre

        Le Conseil de l’Ordre, une fois de plus, n’a aucun mandat pour pondre ce genre de communiqués. Et ce que je voulais dire, mais je pense que tu m’as très bien compris, c’est qu’avant de prendre position sur ce sujet, le Conseil de l’Ordre aurait mieux fait de se rappeler ce que le législatif – expression de la souveraineté des loges – a décidé (j’ai voté personnellement contre cette traduction simultanée). Donc Conseil de l’Ordre Ordre préconise au pays ce qu’il n’exige pas pour le Godf : l’unité linguistique.

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