la messe est finie

2017-2024, la fin des grandes histoires

Par Jean-Pierre Bacot dans Contributions

Revenant sur un sujet déjà abordé ici le 10 octobre (que le dernier curé n’oublie pas d’éteindre la lumière de la sacristie), Jean-Pierre Bacot développe à nouveau dans Critica Masonica une analyse aussi lucide qu’inquiétante sur la probable prochaine disparition – l’extinction – du clergé catholique en France, ce qui y mettra gravement en péril la pratique et même la survivance de cette religion…

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On peut s’attendre à la publication de centaines de livres et d’articles pour marquer en la prochaine année 2017 à la fois le centenaire de la Révolution bolchévique (1917) et le tricentenaire de la franc-maçonnerie spéculative en Angleterre (1717).

Gageons qu’il y en aura bien moins pour commenter, autour de 2023-2024, la fin – nous disons bien la fin – du catholicisme français, en tant qu’il est, comme nul n’en ignore, spécifiquement structuré autour d’un clergé. L’antienne des postmodernes sur la fin des grands discours se vérifie aujourd’hui par la déshérence des appareils qui les portaient et, par là-même de leur influence, dans une chute qui fait que l’on atteint dès aujourd’hui un point de non retour.

Que reste-il du communisme, un siècle après les évènements russes qui ébranlèrent le monde ? La sinistre Corée du Nord ? Question à l’étude des loges qui ne s’interdissent pas de parler du réel.

Que reste-t-il de la maçonnerie « régulière » qui comptait en 1950 environ sept millions de membres et en dénombre aujourd’hui moins de trois millions, régressant d’année en année dans le monde anglo-saxon où elle est née ? Pourquoi ne se maintient-elle qu’en dehors de cet univers culturel d’origine ? Questions à l’étude des loges qui sont inscrites dans ce paysage et n’ont pas choisi de se mettre la tête dans le sable.

La Mort annoncée du clergé français

Quant à la déshérence du catholicisme français, nous voudrions la dater, au double sens de la préciser temporellement et de prendre date, puis regarder, très rapidement, quelles en seront les principales conséquences. Question qui ne sera pas mise à l’étude des loges, car elle désespère ce qui reste de catholiques culturels, lesquels se trouvent privés d’assise . Elle déplait aussi souverainement aux anticléricaux à qui il manque désormais un ennemi. Quant aux autres, les plus nombreux, il semble que l’indifférence montante envers les religions ait pour conséquence de ne pas les inquiéter face à la disparition d’un catholicisme qui, ayant imprégné l’histoire, aura pourtant marqué la langue, le calendrier, aussi bien que la toponymie.

Le Figaro, l’un des rares journaux à revenir fréquemment sur cette question qui touche directement une partie de son lectorat, indiquait dans son édition du 2 juillet 2015 que le nombre de prêtres, cette année-là, il y donc deux ans, était descendu en France à 15 000 (dont environ 11 000 diocésains et 4 000 religieux). Autres éléments majeurs, la moitié de cette population avait plus de 75 ans, et le renouvellement s’avérait minimal, avec 120 ordinations cette année là (62 diocésains et 58 religieux). L’article prévoyait 6 000 prêtres pour 2020. Comment cette prévision a-t-elle été établie ? Par un simple calcul arithmétique, basé sur l’aveu de plusieurs évêques qui avaient relevé un rapport de 12 inhumations de prêtres pour une ordination.

Poursuivons cette logique. Nous sommes donc en présence d’une perte annuelle d’environ 12 fois les 120 arrivants, soit 1 440 décès, à quoi il faut ajouter quelques dizaines de départs volontaires ou contraints, soit 1 500, ce qui donne, pour cette entrée de 120, un solde négatif de 1 380 prêtres par an. Cela permet de prévoir, plus précisément que le Figaro : 13 660 prêtres en 2016, 12380 en 2017, 10 990 en 2018, 9 520 en 2019, 81 40 en 2020, 6 800 en 2021, 5 460 en 2022 ; 4 100 pour 2023 ; 2 740 pour 2024, 1 400 pour 2025 et un 0 théorique en 2026, soit bien avant cette date, une véritable armée mexicaine, si l’effectif de 123 évêques et 9 cardinaux reste le même. Si son éminence, Mgr André Vingt-Trois est toujours archevêque de Paris, on pourra croire à un signe du destin qui n’aurait pas déplu à Léon Bloy. En 2023, il y aurait en effet environ 3 000 prêtres diocésains et un millier de religieux, dont la moitié auront un âge canonique.

Sauf intervention massive et tardive de la Providence, c’en sera donc fini du clergé catholique français. Un tel effondrement relativise les actuelles barbarinades, aussi sordide que soit l’action délétère des prêtres pédophiles dont certains glosent sur le pourcentage qu’ils peuvent représenter au sein du personnel religieux masculin. Cependant, dans ce registre, la multiplication des affaires qui ont mis en faillite le diocèse de Boston (illustré par Spotlight de Tom McCarthy, 2016) ne peut que précipiter la déroute.

Si une telle prévision, à savoir l’extinction du clergé catholique français vers 2024 que dans une première approche nous avions posée vers 2040, devait être mise en doute, l’échéance en est suffisamment proche pour que rendez-vous soit pris dans sept ans et plus, si la grande faucheuse (femelle du Gadlu) ne se présente pas entre temps à l’auteur de ces lignes.

Il va de soi que la question du clergé ne constitue pas le seul indicateur de ce repli massif et définitif. Mais pour ce qui est des croyances, comme des pratiques, les études montrent également une décrue constante du rapport des Français au catholicisme. Il restera cependant, vers 2023-2024, quelque quinze à vingt millions de Français à se dire catholiques sans pouvoir non seulement pratiquer leur religion, ni même trouver de point d’ancrage.

Les Conséquences de l’extinction du clergé

Dans la mesure où nombre de prêtres sont requis par une tache administrative dans les diocèses ou par un travail de formateurs dans les séminaires, se trouvant donc dans l’impossibilité de s’occuper d’une des 4 000 paroisses françaises, pourtant bien élargies après plusieurs mouvements de regroupement (il existe plus de 144 000 églises catholiques sur le territoire français ), il est à attendre, dès les années 2019-2020, une impossibilité technique pour le catholicisme national d’assurer les cérémonies dans des pans entiers du territoire français: messes, baptêmes, communions, mariages et, plus douloureux, obsèques. La possibilité, qui n’est pas à l’ordre du jour, de déléguer les sacrements à des diacres, hommes ou femmes, ne ferait que reculer l’échéance, puisque’ ils ne sont en effet qu’environ 1 500 en France et sont déjà bien occupés.

Quel sera le catholicisme perdurant, ou post-catholicisme, après la disparition du dernier des Mohicans ? Verra t-on l’inscription au patrimoine culturel national du dernier monastère habité par quelques religieux survivants ?

Il se confirmera la création de facto d’un protestantisme latin diffus, privé de clergé, très divisé, politiquement situé de l’extrême gauche à l’extrême droite, allant philosophiquement d’un quasi rationalisme à une croyance ne varietur, nonobstant la présence de quelques vénérables et très âgées religieuses qui ne devraient, statistiquement disparaître du paysage que quelques années plus tard. Elles sont aujourd’hui environ 22 000, dont les trois quarts sont apostoliques, hospitalières ou enseignantes et un quart moniales. Quant aux moines non prêtres, pour ne pas les oublier, ils doit en rester environ 3.000.

Autre conséquence, la principale à nos yeux, la coexistence à venir d’un vide métaphysique et d’un trop plein religieux. Que l’on se place dans une logique vertueuse interculturelle ou dans celle, mortifère, du « Choc des civilisations », une partie du monde occidental, dont la France, est une tête de pont dans cet aspect post-religieux sera en effet écartée aussi bien du dialogue, que de l’affrontement interreligieux. Nous aurons alors une sorte de face à face d’un passé religieux et d’un présent qui ne le sera plus.

On peut aussi penser que l’appel à l’absolu, comme le besoin de radicalité métaphysique, dont on fera l’hypothèse qu’ils dépassent le seul champ religieux, ne pourront plus s’exercer dans le cadre des imaginaires domestiques disponibles, en ce que ceux-ci seront éteints. L’existence de djihadistes occidentaux issus d’une culture non-musulmane en est peut-être l’une des premières manifestations. Mais il y aura bien d’autres conséquences, sur un plan économique par exemple. Qui gèrera l’immense patrimoine, notamment immobilier, de l’Église ? Quel tourisme spiritualiste se mettra-t-il en place pour occuper les lieux religieux vides d’occupants qu’on ne voudra pas raser ou reconvertir en résidences de luxe ?

Ayant tiré un trait sur l’Europe occidentale, y compris, sous peu, à deux encablures de Rome, le Vatican s’occupera de l’Afrique, de l’Asie, de l’Amérique du sud, y compris aux Etats-Unis, au sud de la ligne de partage de la guerre de sécession, là où des blancs protestants se raidissent déjà, de Trump aux grandes loges du Tennessee ou de Géorgie, contre ce qu’ils considèrent comme un double ennemi, le rationalisme athée qui leur vient du nord et le latinisation catholique qui les pousse depuis le sud, sans parler du djihadistes islamique qui ne les touches pas encore.

Néo-protestantisme à tendance évangéliste et islamisme vont donc se partager, dans la France des années 2020, la gestion religieuse des populations défavorisées, souvent issues de l’immigration et pour lesquelles l’idéal occidental constitue d’ores et déjà à la fois un rêve et un cauchemar. Le catholicisme occidental, chassé par la rationalité après plusieurs siècles de combat, sera, sauf traces qui seront objet de patrimoine culturel, sorti du paysage. Le maintien d’un judaïsme séfarade, dans une logique également post-coloniale contrastera avec une extinction progressive de son pendant ashkénaze, dilué dans la modernité.

Le protestantisme, sans doute parce qu’il est minoritaire, semble mieux résister que le catholicisme, bien qu’il continue lui aussi à se fondre dans une société tolérante qui ne le stigmatise plus. Les calvinistes et luthériens comptent environ 1 600 pasteurs, dont 200 femmes. Les évangéliques « officiels », membres du Conseil national des évangéliques de France, 2 000. Mais cela ne concerne qu’environ un million de Français. Le protestantisme très démonstratif des évangélistes africains est plus puissant.

Tout ceci ne relève pas d’un futur lointain, mais du presque présent, dans la mesure où l’influence d’un clergé réduit comme peau de chagrin est déjà fort limitée et que ce qui va le remplacer est déjà bien en place. La grande inconnue sera la réponse qu’apporteront les toujours catholiques quand ils s’apercevront, par exemple, qu’ils ne peuvent enterrer leurs proches religieusement. Y renonceront-ils où procéderons-t-ils à des pratiques pas très catholiques ?

lundi 25 avril 2016 33 commentaires
  • 32
    Peter Bu 1 mai 2016 à 11:35 / Répondre

    Je reviens sur ce sujet car a réaction de Réboussié du 30 avril 2016 à 16:10 semble avoir été suscitée par ma contribution du même jour (n° 27 ci-dessous).

    Je ne me suis pas exprimé sur les religions et la spiritualité, j’ai juste commenté les relations entre les églises chrétiennes et la franc-maçonnerie moderne.

    La FM ne polémique avec aucune église, mais n’a été conçue ni comme succursale de l’une d’elles, ni comme une nouvelle religion. Identifier la FM, née, ou plutôt formalisée en 1723 (elle est née vers la fin du XVIIe – début du XVIIIe siècles) avec un mouvement religieux est a-historique et contre nature, de même qu’il serait absurde de confondre avec l’église l’université et les autres centres de recherches rationnelles. Ils ont chacun leur utilité, différente.

    Je n’ai rien écrit sur la nature des religions. J’ai seulement rappelé que pour certains croyants la religion monothéiste résulte de leur besoin du père (les religions polythéistes expriment d’autres expériences et nécessités). Face aux incertitudes de la vie se tourner vers un père protecteur imaginé n’a rien de désobligeant mais, malheureusement, ce besoin peut être détourné assez facilement par certains tenant de pouvoir au sein des églises.

    Il va sans dire, mais encore mieux en le disant, que cela n’a rien à voir avec l’intuition métaphysique et les spiritualités dans lesquelles elle se réalise, y compris en franc-maçonnerie.

    • 33
      réboussié 2 mai 2016 à 10:13 / Répondre

      très partisan de la vision prismatique , j’ai effectivement réagi à quelques lumières …sur les curés , je rajouterais peut être » soumission « ? donc une fenêtre de tir pour les extrémistes de chez eux et ce qui va avec .
      Le père protecteur ? vu mon orientation un peu psychologisante , ( mais on ne peux suivre qu’un certain nombre de chemins à la fois mais je reste très observateur à chaque carrefour .ou lueur en dehors de mes phares , dans la nuit ou j’avance .) , je mets en face la Nation , mère protectrice …et le protecteur c’est aussi le maître , d’école pour le premier , enfin juste après le père ( filiation : d’où je viens, de quelle histoire ….ni enfant loup ni bébé éprouvette ) , et le voisin charpentier et jardinier ….ceux qui savent ….qui « élèvent » , qui bâtissent
      Arrivé en haut de la montagne , une colline pour moi avec les ruines d’un monastère , et un puits de plus de cent mètres de profondeur , ( spéléo au départ pour y descendre ) , on regarde le chemin parcouru , puis le ciel la nuit , ma religion ? c’est  » Pourquoi ?  » en FM , nos valeurs , et comme la bûche dans la cheminée réchauffer autour d’elle , puis vers la fin , transmettre la flamme ….la vie est en principe dans le meilleur des cas éternelle ….si Dieu et Mosanto le veulent bien
      Sur le score 0-0 ? la victoire ? ça dépends , de quoi ? ben de celui qui va racheter les ruines …..réagir mon ami , c’est aussi répondre à une question qu’on ne se posait pas , grand merci donc ..
      La FM ? une religion ? un abri ? une chapelle ? ni plus , ni moins qu’un syndicat , un parti , un métier , l’alcool , le tiercé …..la poésie ? pour une minorité ? emmerder ses voisins , mais on peut cumuler , bien sur …

  • 31
    Lambique 30 avril 2016 à 18:54 / Répondre

    En resumé les cathos ont perdu le XXeme siècle, mais les francs maçons ne l’ont pas gagné.. Score 0-0 . Qui va gagner le XXI éme siècle ?

  • 29
    réboussié 30 avril 2016 à 16:10 / Répondre

    les moutons , c’est les autres bien sur , « ils » cherchent un chef , une tête , quelqu’un qui en ait , mais qui n’en soit pas , en définitive ? être suivi ou suivant ? disait notre Grand Jacques
    J’en reviens à la pyramide de Maslow , excusez la faiblesse , que dieu existe ou pas , certains y croient , chacun à sa façon , mais la brutalité ou la bêtise , ce n’est pas une question de croyance ou de culture , cracher sur Finkielkraut , ou sur Michel Onfray c’est pas un acte politique , c’est la prise de pouvoir du cerveau reptilien chez des gens « pas finis » , comme disait mon père , la croyance est donc une réalité , comme les désirs , l’espoir , les rêves , l’erreur du jour , et de nos « élites » , c’est de vouloir remplacer nos églises par des supermarchés , ouverts même le dimanche , mais on a déjà souvent bâti les églises sur des sites dit paiens , et les bistros faisaient déjà de la concurrence au curé du temps de ma jeunesse
    Ramener une spiritualité sans divin au développement personnel ? je ne peux que souhaiter un peu de développement personnel aux croyants inconditionnels , et leur rappeler que le petit japonais à sa naissance , ou le chinois , a plus de chance de finir shintô ou bouddiste que calviniste ……mais que fait dieu , nom de d…., ils sont partout ? et lui ? il laisse faire , il attend l’inversion de la courbe ? la main invisible du marché ? faut dire que quand on la voit , on la paye cher …. la quête , mais à l’envers ? et bientôt la re-quête ?
    Les idéalistes de la place de la Nation ? moins nombreux que ceux qui veulent la détruire , la Nation , eux ? ils veulent détruire cet état , alors qu’il n’y a qu’à s’asseoir au bord de …la Seine , et on verra bientôt passer les cadavres de nos ennemis ….pas un appel , mais un rappel , la métamorphose des cloportes , …..surtout , ne nous fâchons pas , l’aventure , c’est l’ aventure , mais non , Jeff , t’es pas tout seul …même si les carreaux de l’usine sont tous cassés …et qu’il pleut ….des larmes dans ta bière ..

  • 27
    Peter Bu 30 avril 2016 à 12:28 / Répondre

    « Une analyse aussi lucide qu’inquiétante sur la probable prochaine disparition – l’extinction – du clergé catholique en France » affirme le « chapeau » de l’article.

    « Lucide qu’inquiétante » ?? Vouloir prédire l’avenir est hasardeux, la lucidité se prête mal à cet exercice. Et il me semble curieux qu’une revue maçonnique, puis un site assimilé s’inquiètent des problèmes d’une église, évoqués en même temps (le Grand architecte de l’Univers saurait-il pourquoi?) que les difficultés des bolchéviks.

    Les fondateurs de la franc-maçonnerie moderne se sont déclarés respectueux à la fois du pouvoir politique et des églises, mais ont conçu leurs loges comme un territoire de liberté. Quelques années après la publication de la Constitution d’Anderson la royauté et les églises ont récupéré, au moins en partie, la direction de la franc-maçonnerie anglaise et encore aujourd’hui les réunion de certaines loges ressemblent fort à des offices religieux chrétiens.

    Cela confirme, si besoin était, la puissance du besoin de la grande majorité des humains de croire en un pouvoir « suprême ». La culture (on devrait dire plutôt « le niveau d’instruction ») n’y fait pas grand-chose, contrairement à ce que pense JPB (contribution 23 ci-dessus). La plupart des francs-maçons sont cultivés. Les papes, évêques, rabbins, dalaï-lama et autres chefs religieux le sont au moins autant. Les églises et « églises » ont de beau-jours devant elles.

    Ce qui me semble inquiétant n’est pas l’éventuelle disparition de l’église catholique mais le fait que ce besoin de croire débouche trop souvent à des comportements moutonniers, peu importe la structure dans laquelle ils se coulent. Le danger est dans la facilité avec laquelle on arrive à les transformer en armes permettant de s’accaparer des richesses et du pouvoir.

  • 25
    réboussié 30 avril 2016 à 08:56 / Répondre

    Hors Hollande basching , et hors islam basching , hors enquête sociologique , et hors pinaillage sur la différence ontologique entre les « ismes » et les « iques » , MOMO me dis que la fraternité , la solidarité n’existent pas chez nous , dans notre communauté , quant à la morale ..
    Réac le Momo ? certes , la mariage pour tous ? la fin de vie ? les vieux à l’hospice ? l’avortement …..le manque d’autorité , de respect des vieux …..(des vieux quoi ? )
    Je résume en évoquant la liberté de conscience et la priorité de l’individu , de sa libre adhésion au groupe , il me répond qu’une bande , ce n’est pas une communauté ..Quant à la fraternité chez nous , entre la théorie et la pratique ….la difficulté des temps n’explique pas tout , à moins que ça ne soit pas encore assez dégradé , soit le chemin du chacun pour soi ,
    Le besoin de spiritualité existe , nous en sommes témoins , je pense , sauf que la spiritualité laïcisée est autrement plus ardue que le parapluie divin , l’assurance tout risque ? sur les chemins difficiles , même avec le portable ….et l’hélico n’est pas toujours disponible ..c’est en plus difficile de le mettre en mots , pudeur , peur d’être ridicule ? même en face de frère ou soeur du premier cercle ….ou triangle pour les fanatiques symbolistes
    Non , je ne prêche pas pour l’islamisation de la société , ( bien que le coté « Soumission » puisse parler ou résonner favorablement chez certains anti thierrystes -Thierry la fronde NDLR ) mais la rigueur islamique pourrait attirer les amateurs d’absolu , sans jeu de mot , les événements tragiques relèvent d’un système multi dimensionnel et complexe non compréhensible à ce jour , et déradicaliser en fixant un lapin blanc dans les yeux , ou pire un hamster , ça nous renvoie au miroir , et au pays des merveilles ,
    En fait , le miroir , il réfléchit peut être , mais il ne nous aide pas beaucoup ..et communautarisme ? rapport avec émiettement ? CSP -catégorie socio professionnelle ? retour à la meute ? paléo cortex de Mac Lean ? épigénétique ? influence du milieu , feed back donc ……complexité ……avenir des dinosaures ? avec ou sans soutane ? avantage du clownage ? mieux que GPA ? plus moral , car moins dérangeant , le bocal moins marqué politiquement que le ventre exploité ? jardiné , producteur , fertile …dans la version simulacre , la rhétorique remplace la raison , la ROLEX force le respect ……….
    Aménager la loi de 1905 ? d’urgence …..avant d’éteindre la lumière ???? non , je déconne ……

    • 26
      Chicon 30 avril 2016 à 11:21 / Répondre

      @reboussié: Bilan complet du délabrement moral, de l’absence d’ethique, de notre monde occidental. Ceci explique que de jeunes idéalistes campent Place de la Nation ou s’engagent chez Daesh en Syrie.

      • 28
        Blazing Star 30 avril 2016 à 13:01 / Répondre

        Cette absence de perspective personnelle et intime, dès qu’on échappe au  » divertissement  » de Pascal, peut être angoissante et explique la grégarité de beaucoup de musulmans qui s’abritent dans des régles archaïques et coercitives. Les chrétiens ont connu cela au Moyen Age.

  • 17
    Luciole 26 avril 2016 à 23:19 / Répondre

    On croyait le christianisme en déclin dans l’empire soviétique après ces décennies de communisme et de persécutions et que constate t’on? qu’à peine la chute du mur,la perestroïka et un changement de politique la religion reparait plus forte encore et même chez des jeunes.
    On en vient même à canoniser le Tsar Nicolas qui fut un mauvais roi et qui à part sa mort tragique n’a rien qui le mérite (pas plus que toute personne assassinée.)

    • 18
      JPB 27 avril 2016 à 09:09 / Répondre

      Excellente remarque, qui en amène deux, soit dit rapidement:
      La situation de l’orthodoxie est spécifique
      et l’athéisme forcé, conçu comme une sorte de religion forcée n’a rien à voir avec l’athéisme comme émancipation.
      Cela dit, pour croiser les deux points, la Grèce qui n’a pas fait partie du bloc soviétique est encore très croyante, l’ancienne Tchécoslovaquie l’est en revanche aussi peu que la France.
      Lorsque je parle de l’écroulement du catholicisme en France, on me répond qui sur l’Islam qui sur l’orthodoxie.
      Cela dit, je n’ai pas vu d’enquête sérieuse sur l’évolution des pratiques et croyances religieuses dans l’ancien bloc de l’Est. Passionnant, mais encore une fois, ce n’est pas mon sujet.

      • 19
        Lionel MAINE 27 avril 2016 à 10:37 / Répondre

        Effectivement, le cas de l’Albanie est aussi très intéressant; le régime du Camarade Enver HOXHA avait promulgué la seule Constitution officiellement athée.Aujourd’hui,c’est reparti de plus belle !

        • 20
          JPB 27 avril 2016 à 10:51 / Répondre

          L’Albanie est effectivement un cas encore plus spécial avec les chrétiens, des musulmans et un athéisme d’Etat défunt qui fut encore plus violent qu’ailleurs…

          • 21
            Lionel MAINE 27 avril 2016 à 11:52 / Répondre

            Une mention toute particulière pour l’ouverture d’esprit des BEKTACHIS et, de leur sympathique DEDE BABA, qui me donneraient presque envie de croire en dieu !

      • 22
        Luciole 27 avril 2016 à 13:17 / Répondre

        @JPB C’est très juste mais il est à craindre que l’espace ainsi déserté ne soit rapidement rempli par « Qui nous savons! » et que la FM soit toujours indiquée comme responsable de tous les inconvénients.

        • 23
          JPB 27 avril 2016 à 13:40 / Répondre

          Pas si simple et pas de quoi être vraiment pessimiste.

          D’abord l’athéisme tranquille progresse, l’indifférence aussi en notre douce France

          Cela dépend également du niveau de culture, comme aux Etats Unis où cela a été mesuré

          En gros, la croyance et la pratique religieuses se replient dans les catégories défavorisées, voire discriminées, immigrées mais pas seulement, et elle perdure chez quelques traditionalistes, dont une partie de la FM.

          Au milieu, un continent spiritualiste mou, fluctuant, très individualisé, mêlant la « spiritualité » à la question du développement personnel.

          • 24
            Blazing Star 27 avril 2016 à 18:55 / Répondre

            @jpb – tu viens de faire une synthèse claire de l’évolution des pratiques religieuses. Et cela fait penser au fossé entre les mentalités US-UK et latines, dont la notre. Pour simplifier, ils ne coupent pas les cheveux en quatre sur Dieu et ses pratiques: c’est là, c’est bien, et on passe à autre chose. Ils ont d’ailleurs ete surpris et perplexes des TwinTowers et des bus anglais qui sautent.

        • 30
          Blazing Star 30 avril 2016 à 18:47 / Répondre

          @luciole – Bien vu, l’espérance « divine » à horreur du vide. Les cathos etant k.o. et les églises étant vides, nous irons ailleurs, à la mosquée, pas le choix. On donnera nos églises, biens communaux, comme cela on ne sera pas complètement perdus.

  • 12
    JL 26 avril 2016 à 12:56 / Répondre

    L’auteur cite peu de sources, et aucun sociologue spécialiste du fait religieux, notamment du catholicisme. Une telle analyse mériterait aussi d’être mise en perspective avec les différentes analyses sociologiques et historiques sur la sécularisation et la postmodernité. De plus, il confond évangéliste et évangélique, islam et islamisme.

    • 13
      JPB 26 avril 2016 à 14:33 / Répondre

      L’auteur, ma pomme, a produit un petit article pour le blog, pas un article académique, qui mérite tout e même un peu mieux qu’une volonté de déqualification exécution en quatre lignes.
      Les sociologues de la religion, quand ils ne sont pas des religieux de la sociologie, que je crois bien avoir à peu près tous lus, ne risquent pas de démentir ces chiffres.
      Si j’ai insisté sur les aspects quantitatifs, c’est justement qu’il ne sont jamais convoqués avec rigueur, ou alors, il faut me dire où, cela ayant pu m’échapper, au profit de commentaires parfois répétitifs d’idéologie spiritualiste. à quelques exception près, comme Françoise Champion ou le regretté Yves Lambert, pour ne citer qu’eux.
      Sur les termes évangélique et évangéliste, on peut discuter, adjectif et substantif. Les adeptes du born again que j’ai rencontrés se réclame d’un protestantisme évangélique et sont parfois, à titre d’acteurs, des évangélistes.
      Quant à islamique et islamiste, même problème, avec en plus la connotation des termes, on ne va pas chipoter.
      Islamiste réfère à la fois à un système et à une forme d’extrémisme, islamique, musulman. A ce propos, on attend une étude qui montrerait en quoi l’assignation à la religion des populations issues de terres musulmanes mériterait d’être fortement nuancée. Tout complotisme mis à part, nous ne somme pas loin du tabou.
      Quant à la sécularisation, les spécialistes, justement, la convoquent plutôt en milieu protestant, avec une sortie en douceur du religieux, face à une laïcisation en terre catholique, plus heurtée, mais avec tous les hybrides possibles, notamment au Canada.
      La post-modernité parle bien de la fin dans grands discours et de l’individualisation des pratiques. D’où la nécessite d’enquêtes sur ce qui commence à remplir la partie du vide essentiellement post-catholique et qui ne l’est pas par la montée de l’athéisme, dont la vitesse est moins grande que celle de l’écroulement du religieux. Rien ne vous empêche, cher JL de nous faire profiter de vos lumières sur cette question ou sur d’autres, pour le plus grand profit de nos lectrices et lecteurs

      • 14
        JL 26 avril 2016 à 15:27 / Répondre

        Mais si justement, on chipote. C’est tout le propos en sciences sociales. Concernant le terme « islamisme », il ne renvoie pas nécessairement à l’extrémisme.

        • 15
          JPB 26 avril 2016 à 16:57 / Répondre

          Va traiter un musulman modéré d’islamiste et tu verras comme il réagira

          • 16
            JL 26 avril 2016 à 18:26 / Répondre

            Les chercheurs qui font des recherches de terrain parlent souvent de l’islamisme comme d’un islam politique. Mais islam politique ne signifie pas nécessairement islam « extrémiste ». Il faut savoir sortir d’une pensée binaire (modérés vs. extrémistes) pour nuancer un peu – beaucoup les choses. Cela dit, bien des mots sont polysémiques.

  • 10
    JPB 25 avril 2016 à 17:48 / Répondre

    Complément sur les diacres (statistiques disponibles en ligne)
    Ils sont environ 2600, leur nombre augmentant très légèrement chaque année.
    Vers 2023, c’est à dire dans sept ans et plus, ils pourraient donc être en France aussi nombreux que les prêtres et se retrouver quelques temps plus tard, tout seul ou presque. Je laisse aux spécialistes du droit canon le soin d’en tirer les conséquences.

    A propos de second degré, ils ne sont, eux qu’au premier.

  • 6
    JPB 25 avril 2016 à 12:33 / Répondre

    Si, si, e pericoloso per i bambini, in Francia come in Italia.
    Je n’ai pas trop insisté sur les affaires qui continuent de sortir de semaine en semaine, pour ne pas trop tirer sur l’ambulance, encore que l’omerta longtemps en vigueur soit proprement scandaleuse, mais elles vont accélérer le processus.
    Cela dit il fallait lire le Tchéquie, dans les pays où cela s’écroule le plus vite

    • 9
      Speculum 25 avril 2016 à 17:36 / Répondre

      @JPB : « encore que l’omerta longtemps en vigueur soit
      proprement scandaleuse »
      Elle est scandaleuse également dans les écoles laïques republicaines confrontees a la même perversion, ni plus, ni moins.

      • 11
        JPB 25 avril 2016 à 17:57 / Répondre

        Bien d’accord Speculum
        Le papier porte sur l’Eglise catholique
        Mais les actes hautement répréhensibles le sont
        où qu’ils se passent.

  • 4
    Lionel MAINE 25 avril 2016 à 11:33 / Répondre

    Sachant que chaque baptisé est, de facto, « prêtre, prophète et roi », 2024 me semble optimiste !
    Félicitations pour l’image du film, belle illustration de la sainte trinité !
    Les enfants, … prudence quand même !

  • 3
    RENAULT Michel 25 avril 2016 à 11:28 / Répondre

    Réflexion de très haut niveau.
    Merci pour la lumière.
    FRATERNITE

    • 8
      yasfaloth 25 avril 2016 à 14:28 / Répondre

      C’est du second degré ?

  • 2
    JPB 25 avril 2016 à 10:13 / Répondre

    Cher 3, 5, 7
    1. D’abord, je parle de la France. Pour les autres pays, les données existent. Disons en gros que la Théquie et les Pays Bas sont à peu près au même niveau d’écroulement. Pour les autres, s’entend pour l’Europe occidentale et centrale, c’est une question de délai.
    2.Concernant le mariage des prêtres, et même l’ordination des femmes, c’est trop tard, et cela aurait aussi des conséquences négatives, avec une radicalisation de certains survivants.
    Le cas du protestantisme où il a des hommes et des femmes, mariés ou célibataires le montre bien, idem pour les marges de l’anglicanisme.
    3.Les prêtres étrangers ne sont pas si nombreux que cela, sont parfois mal acceptés et ne sont en général présents en France que pour quelques années. Même s’ils ralentissaient le processus, ce serait d’un faible impact.
    4. Monnaie courante? Effet de loupe, car les statistique de baptêmes, mariages et enterrements religieux sont en baisse constante, d’après les chiffres donnés par l’Eglise catholique elle même.
    5. La question de ce qui va remplir le vide est une vraie question, puisque l’athéisme progresse, mais moins vite que la chute des religions domestiques
    Que ce qui doit mourrir renaisse avec plus de vigueur est un fantasme, excuse le mot, mais le communisme, le nazisme, l’inquisition, que sais-je? illustrent le contraire et comme le disait Marx en substance, quand l’histoire se répète c’est sous forme de farce. L’obscurantisme n’est pas une donnée de l’esprit humain, mais une construction sociale.

  • 1
    357 25 avril 2016 à 08:32 / Répondre

    Parler d’extinction du clergé catholique est aller sans doute vite en besogne.

    1°) La situation française est particulière. Nous sommes dans un pays fortement sécularisé. Ailleurs, même si le catholicisme est en perte de vitesse (notamment en Afrique et Amérique du sud), l’Eglise demeure puissante avec un clergé important (pour beaucoup, la prêtrise est un moyen d’ascension sociale et de sortir de la misère).

    2°) Le mariage des prêtres est-il une solution (permettre aux diacres notamment de devenir prêtre) ? Certains le pensent. D’autres non. Je vis en tout cas dans un département rural, catholique au centre et au nord, protestant au sud. Je constate que chez les protestants, il y a aussi une très forte baisse de la pratique religieuse et les pasteurs ne se bousculent pas non plus.

    3°) L’Eglise fait appel de plus en plus à des prêtres d’autres pays, notamment africains. C’est le cas dans mon département où des paroisses sont animées par des prêtres africains (des béninois il me semble), très actifs, très dynamiques, et qui, pour autant que je puisse en juger, sont très bien acceptés des fidèles (lesquels sont majoritairement âgés). Contrairement à ce qu’on croit souvent, le catholicisme romain,rigide en apparence, est souvent plastique en pratique. Il s’adapte aux lieux où il est implanté. Je ne dis pas cela des vieux prêtres qui ont leurs habitudes et habitus de gérontes. Je parle de l’administration de l’église au niveau national et international. S’il faut trouver des aménagements, le nécessaire sera fait.

    4°) La baisse de la pratique religieuse ne signifie pas que les jeunes ne respectent pas les traditions. Les baptêmes, les mariages et les enterrements religieux sont monnaie courante. Ce catholicisme sociologique et folklorique, parfois teinté de conformisme social et de superstition, reste relativement vigoureux. On baptise, mais on ne comprend pas ce qu’on fait. On se marie à l’église, sans en mesurer les implications concrètes. On inhume selon le prescrit catholique car on ne sait jamais si ça existe… ça peut servir… Bref, il y a un décalage certain entre la pratique du rite catholique et la doctrine catholique.

    5°) Il ne faut pas un oublier un paramètre que j’ai évoqué en 4° : la superstition qui se nourrit de la désespérance social, des difficultés de la vie. Ce troc permanent avec le surnaturel, ce rapport magique avec la divinité (je prie pour que mes voeux soient exaucés), l’obscurantisme, le fanatisme, sont profondément ancrés dans l’esprit humain. Il suffit d’un revers du sort (une grosse crise économique, une guerre, une épidémie, etc.) et ce qui devait mourir renaîtra avec encore plus de vigueur. Ne l’oublions jamais.

    • 5
      Chicon 25 avril 2016 à 12:31 / Répondre

      @357– vous avez dresse un tableau complet et non sectaire de la situation.
      Ordination des Diacres, on y viendra certainement sous une forme détournée: ils pourront célébrer l’Eucharistie.
      Les prêtres d’origine africaine sont partout bien admis .
      La situation est strictement la même chez les Eglises Protestantes.
      La question me semble ailleurs: le désintérêt grandissant pour des mysteres et dogmes incomprehensibles a un esprit de ce siecle et des messes formalisees a l’exces dans un monde ou le temps libre devient rare.
      Les mysteres chretiens peuvent etre raisonnablement expliques aux adultes mais cela va bouleverser les croyances des plus agés.
      Il y a de plus en plus de personnes de bon sens parmi les chrétiens . Les Integristes sont une minorité.
      L’Eglise se recomposera en douceur si elle a des Papes comme l’actuel.

      • 7
        JPB 25 avril 2016 à 13:39 / Répondre

        Il y a environ 1600 prêtres étrangers en France, dont 1200 africains et il est en effet possible que vers 2020, la majorité des curés, les séculiers ( pas les religieux en congrégation) soient des migrants. Cela n’aura rien de scandaleux, mais sera proprement surréaliste. Faire appel à l’immigration pour tenir le clergé. ..l’un des effets de la mondialisation.
        Quant au pape François 1er, il a gentiment laissé tomber l’Europe, même l’Italie et s’occupe en bon jésuite politique de l’Afrique et de l’Amérique du Nord, là où il existe des enjeux géopolitiques lourds.
        La rationalisation du catholicisme est réelle, c’est d’ailleurs la fameuse thèse de Marcel Gauchet sur le catholicisme, outil de sortie de la religion.
        Les intégristes sont effectivement une minorité, répartis en deux tendances intégrés ou non à l’Eglise, ils feront partie du dernier carré, bien gaulois, celui là…
        Les diacres enfin, ne sont pas si nombreux que cela et ils ne peuvent ni pourront célébrer tous les sacrements, même si les tenants de l’orthodoxie vont devoir lâcher du lest. De fait, nous sommes déjà dans une sorte de post catholicisme assez protestant par son éparpillement.

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