Prisca Theologia

Prisca Theologia

Par Géplu dans Divers

On connaissait déjà de Daniel P. Walker son fameux ouvrage intitulé Magie spirituelle et angélique de Ficin à Campanella. On sait également qu’il était sans doute l’ami le plus cher de Frances Yates, dont on connaît le rôle majeur dans la redécouverte du rôle du néoplatonisme et de l’hermétisme à la Renaissance.

C’est à un voyage similaire auquel nous convie aujourd’hui notre Frère Alexandre Minski, qui vient de traduire aux éditions Allia, La Prisca Théologia en France au XVIe siècle, du même Daniel Walker.

Qu’est-ce que la Prisca Theologia, cette théologie première ou antique ? C’est une croyance, assez répandue au XVIe siècle, selon laquelle il existait une longue chaîne de sages, d’initiés, la plupart païens, qui portaient un même message d’unité spirituelle, au-delà des différences confessionnelles. Tous ont laissé des écrits cryptés, obscurs, ésotériques pourrait-on dire, qu’il s’agit pour le cherchant d’interpréter. Ils avaient pour nom Zoroastre, Hermès Trismégiste, Moïse, Pythagore, Platon, etc.

C’est l’histoire de ce Grand Récit dans la France du XVIe siècle, époque terrible du conflit religieux le plus dur qu’ait connu l’Europe, que retrace cette étude.

Peut-être les francs-maçons d’aujourd’hui trouveront-ils encore une actualité à redécouvrir ce message qui n’est, somme toute, pas très loin de celui d’un certain pasteur Anderson, quand il définissait cette religion « sur laquelle tous les hommes sont d’accord ».

Daniel P. Walker, Prisca Theologia, traduction A. Minski.  112 p., 8 €.  Aux Editions Allia, chez Amazon ou de préférence dans la librairie la plus proche de votre domicile. ISBN : 979-1030407006 

vendredi 17 août 2018 6 commentaires
  • 3
    ERGIEF 24 août 2018 à 00:27 / Répondre

    Je viens de dévorer Prisca Theologia et je vais dans la foulée relire ce bijou.
    Mais j’ai une question pour Géplu : sommes nous condamnés cette année, chaque fois qu’un article de fond sera publié sur Hiram.be, à subir les commentaires verbeux et les délires genristes de Anwen ?
    Il me faut une réponse sincère sinon je vais suspendre mon abonnement internet et le petit mâle frileux que je suis va se confectionner un pagne en peau de bête et courir se réfugier au fond de sa caverne, tremblant de peur devant le retour incessant de la déesse mère en mal de revanche.

    • 4
      Géplu 24 août 2018 à 09:19 / Répondre

      Mon cher Ergief, sur quel critère empêcherais-je Anwen de s’exprimer ? Parce que ce qu’il dit ne te plait pas ? Bon, et si ce que tu dis ne lui plait pas à lui ? Je te supprime aussi ?…
      Non, chacun a le droit à la parole, et les lecteurs font le tri. Si ce qu’écrit l’un ou l’autre ne te plait pas, personne ne t’oblige à le lire, tu passes à un autre commentaire et c’est tout. 🙂
      Ceci dit merci de ton appréciation du livre, remarquable en effet. Voilà qui fera plaisir à son traducteur, Alexandre Minski.

      • 5
        ERGIEF 24 août 2018 à 09:29 / Répondre

        Cher Géplu c’était de l’humour et mon commentaire n’attendait pas de réponse de ta part. Anwen peut délirer en toute liberté: C’est son droit le plus absolu mais c’était ma façon de rappeler que tout ce qui est excessif est insignifiant.

        • 6
          Géplu 24 août 2018 à 09:34 / Répondre

          Alors tout va bien.
          Bonne journée. 🙂

  • 2
    Anwen 17 août 2018 à 11:37 / Répondre

    En dehors de Platon qui est une vraie personne, dévoilons ce qui se cache derrière les autres noms :
    Hermès en Egypte, tout comme Vyasa aux Indes, Zoroastre en Perse est le nom générique de la classe sacerdotale qui va renverser le culte féminin, la RELIGION primitive, et se donner le rôle rempli par la Déesse ; c’est lui, Hermès notamment, que les femmes représentent comme le grand crocodile du Nil qui veut les dévorer.
    En effet, les grands Livres sacrés avaient jeté un tel éclat sur l’esprit féminin que cela avait fait naître un sentiment de jalousie terrible contre les grandes Déesses qui en étaient les auteurs. Les unes après les autres, les castes sacerdotales vont s’en emparer, les altérer, les masculiniser ou les détruire. C’est l’origine du mensonge religieux que nous allons voir se dérouler. C’est toute l’histoire que l’on a cherché à nous cacher derrière la Fable.
    Concernant Moïse, c’est Philon d’Alexandrie qui, quelques années avant notre ère écrivit la légende de Moïse, telle que nous la connaissons. Son livre intitulé « De vita Mosis » était un roman sans aucune base historique et dans lequel il avait introduit les mœurs nées du Droit romain. Ce récit mensonger donna à l’homme glorifié sous le nom de Moïse une consécration et le fit entrer dans l’histoire.
    Pythagore : les fables inventées sur la prétendue vie d’un homme appelé Pythagore n’ont aucune réalité. Le mot Pythagore ne désignait pas un homme, mais une science. Pythagore est un nom composé ; sa terminaison gore est un dérive du gourou (curé en sanscrit) ou guru des Hindous, et il signifie « celui qui enseigne », le Maître. En décomposant le nom, nous avons Pytha-gore. Or ce mot Pytha, c’est la Pythie qui enseigne.
    La tradition antique personnifia toujours la science et les lettres par neuf femmes qui furent les neuf grandes Révélatrices. Les sociétés secrètes, qui continuent les Mystères antiques, ont gardé fidèlement le souvenir de ces grandes Déesses qu’elles symbolisent par neuf soeurs.
    Quelles étaient en réalité ces neuf Déesses ?
    Les voici :
    1- TOATH (THOT) en Egypte, auteure des 42 livres sacrés.
    2- SARASVATI aux Indes, auteure du Véda.
    3- YAO en Chine, auteure des King.
    4- La VOLUSPA chez les Celtes, auteure de l’Edda.
    5- DERCÉTO, surnommée ISTAR ou ASTARTHÉ, en Phénicie, auteure de la Cosmogonie Phénicienne.
    6- ARDUI-ANAÏTA, surnommée ARIANE ou ARIADNE, auteure de l’Avesta en Perse.
    7- KRISHNA aux Indes, auteure de la Bhagavad Gitâ.
    8- HEMŒRA en Grèce, auteure des livres attribués à Homère.
    9- MYRIAM HATHOR en Egypte, auteure du Sépher qui servit à faire le premier livre du Pentateuque, la Genèse biblique.
    Ces grandes femmes sont appelées ironiquement des Séphiroth. On en compte 10, comme les incarnations de Vishnou ; neuf déjà venues et une attendue.
    Nous allons, tout au long des articles de ce blog, passer en revue l’oeuvre de ces grandes femmes dont plusieurs ont été supprimées de l’Histoire ou ont été masculinisées.
    Cordialement.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/

  • 1
    ABIBALA 17 août 2018 à 10:11 / Répondre

    Peut-être aussi qu’un travail de recherche historique multi temporel et multi dimensionnel commence et qu’il permettra d’expliquer ce qui manque dans nos constitutions considérées comme texte fondateur mais qui malheureusement ne s’appuie cruellement pas sur une bibliographie (base de tout écrit scientifiquement reconnu) qui aurait permis de retrouver les fondements de nos fondements!!!

    A quand les fonds, les humains et les structures pour organiser une recherche sérieuse sur la pensée maçonnique qui ne commence peut-être pas en 1717?
    On y vient doucement, on n’aspire pas au repos, le temps ne compte pas, alors tous les espoirs sont permis.

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