GLMF BEL 050419

Conférence Bioéthique et trouble mental

Publié par Géplu
Dans Divers

La GLMF, Grande Loge Mixte de France organisera ce vendredi 5 avril de 18h30 à 21h00 à la Salle Lamartine de l’Assemblée nationale, rue de l’Université à Paris, une conférence publique sur le thème Bioéthique et trouble mental.

J’ai demandé à Christiane Vienne, Grand Maître adjoint de la GLMF et présidente de l’association Bioéthique et Liberté, organisatrice de cette conférence, de nous en résumer les enjeux :

Comment notre société traite-elle le trouble mental ? Peut-on guérir ? Soigner ou accompagner ?

La société détermine en partie, mais en partie seulement, le champ de la folie ou plutôt du trouble mental. L’homosexualité est toujours considérée comme un trouble mental dans certains pays. D’autre part, certaines pathologies qui atteignent au plus profond les facultés mentales, qui rendent la vie « normale » impossible, qui s’avèrent incurables nécessitent une prise en charge par la société. Mettre en lien la bioéthique et les troubles mentaux impose de définir à la fois le champ concerné et le rapport entre celui-ci et la bioéthique. Mais il n’existe pas de définition définitive et universelle des troubles mentaux. Les plus utilisées sont celles de l’Organisation Mondiale de la Santé, celle de l’Association Américaine de Psychiatrie ou la Classification chinoise des troubles mentaux.

De l’antiquité à nos jours la prise de conscience des troubles mentaux n’a cessé d’évoluer, mais elle a toujours existé et le désir d’apporter soulagement et soin l’a accompagnée. La question du soin est au cœur même de notre réflexion. Quelle prise en charge pour celui ou celle qui ne « guérira » jamais. Et qui peut dire qu’il ou qu’elle ne guérira jamais ? Car cette question du soin, de la possible guérison est au cœur de l’approche sociale du fou : faut-il l’enfermer à vie, le soigner de manière à ce qu’il puisse rentrer dans la cité lorsqu’il est guéri ?

Depuis les temps les plus reculés, le fou hante nos cités, nos imaginaires, il alimente nos angoisses et nous renvoie une image déformée de nous mêmes. Depuis les temps les plus reculés, il a été soigné, accompagné, emprisonné parfois, caché presque toujours par sa famille, par ceux qui ne voulaient pas le voir, le regarder en face. Il a aussi fait l’objet de l’attention, de la fascination des médecins du corps et de l’esprit et il ne faudrait pas ignorer la prise en charge, la volonté de soigner.

Nous revenons ainsi à la question de l’altérité à cet autre que je pourrai être. Nos hôpitaux psychiatriques, nos services de soin disposent-ils des moyens suffisants pour répondre aux besoins et à la demande. D’autre part, à l’heure de l’homme amélioré, la neurologie et les biotechnologies peuvent-elles éliminer les troubles mentaux ? La recherche sur l’esprit humain va-t-elle permettre le bonheur de tous ?

Des électrochocs des années cinquante, nous sommes passés à la capacité de modifier l’ADN, pourra-t-on demain implanter une puce dans le cerveau pour soigner les psychoses et les névroses ?

lundi 1 avril 2019

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