ECER Compagnon

A l’ordre de la religion ethnique hellénique

Par Géplu dans Dans la presse

Un lecteur attentif nous a fait parvenir cette photo du représentant de la religion ethnique hellénique (j’avoue que je ne connaissait pas), à une réunion du Congrès européen des religions ethniques (ECER, European Congress of Ethnic Religions) en octobre 2018. L’ECER a pour but de servir d’organe international chargé d’aider les groupes religieux ethniques de divers pays et de lutter contre la discrimination à leur égard.

J’ignore à quel rite travaillent ces grecs, mais cela ressemble furieusement au REAA.  🙂
Trêve de plaisanterie. Ce signe une main sur le cœur et l’autre levée en signe de paix est assez universel, et loin d’être uniquement franc-maçonnique. La preuve. Une fois encore arrêtons de croire que tout ce qui ressemble à un signe ou un décor maçonniques « est » maçonnique. La franc-maçonnerie a été créée au XVIIIe siècle, et comme beaucoup d’autres associations ou groupement – voire religions – avant elle, elle a fait énormément d’emprunts et utilise nombre de symboles aussi utilisés par d’autres.

samedi 29 juin 2019 11 commentaires
  • 7
    J.R. 1 juillet 2019 à 20:15 / Répondre

    Bonjour,

    N’est-ce pas tout simplement la vieille religion païenne grecque remise au goût du jour?

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Hellénisme_(religion)

    Bien fraternellement,

    J.R.

  • 2
    JEZEQUEL 30 juin 2019 à 08:26 / Répondre

    Merci à GEPLU pour votre commentaire. C’est ce que je pense, mais j’ai parfois l’impression d’être complètement à contre-courant. Ce positionnement me parait même plus positif, en ce sens que la FM emprunte les bonnes idées sur des millénaires, contrairement à certains qui pensent qu’elle a tout inventé.

    • 3
      Adèle 30 juin 2019 à 12:14 / Répondre

      MTCFr., je ne pense pas que tu sois à contre-courant. Je ne crois pas non plus que la FM soit née toute complète comme de la cuisse de Jupiter. Comme tous les mouvements, elle s’ est inspirée de ses prédécesseurs et s’ est complétée au fil du temps. Une Tradition pour rester vivante doit pouvoir « parler » pour son époque car si elle n’ est plus compréhensible elle n’ intéressera plus personne. Il ne s’ agit pas, pour moi, de tout changer mais de faire en sorte, et je cite Armand Abecassis: que le Maître transmette, à partir de son monde à lui, de manière à ce que son élève puisse s’ en servir dans son monde à lui. Fraternellement.

      • 4
        JEZEQUEL 30 juin 2019 à 13:54 / Répondre

        Merci Adèle, je note la dernière phrase qui résonne bien en moi.

        • 11
          ERGIEG 2 juillet 2019 à 09:59 / Répondre

          @ 9 Merci cher Luciole pour ce commentaire subtil et perspicace: on sait désormais à qui s’adresser pour reconstruire Notre Dame.

    • 5
      ERGIEF 1 juillet 2019 à 16:09 / Répondre

      Tout a fait et contrairement à ce que certains voudraient nous faire accroire elle ne commence pas avec les constitutions de 1723 et le Siècle des Lumières. Elle plonge ses racines dans les époques les plus lointaines et nourrit son syncrétisme à la source des traditions archétypales. Il faut sortir le nez de sa version sociétale et libérale très française pour s’en persuader. Plutôt que de faire de la recherche historique consistant à déterrer de vieux grimoires pour établir des filiations hasardeuses, nos maçonnologues patentés seraient bien inspirés de travailler sur le corpus maçonnique en tant que tel. L’étude des plus anciens rituels écossais, par exemple, nous ramène aux sources des écoles initiatiques antiques. En se replaçant dans le contexte des époques de leur genèse, en extrayant des textes leur enseignement ainsi qu’en mettant à jour les ressorts psychologiques qu’ils activent de cérémonie initiatique en épreuves successives on apprend plus qu’en essayant de démontrer que Lord Ashmole à été ou non le 1er maçon accepté ou qu’Anderson était ou non un mystificateur. En maîtrisant mieux le dit corpus les Maitres de nos loges seraient sans aucun doute mieux armés pour transmettre et amplifier les enseignements d’une Tradition spiritualiste millénaire qui dépasse les micro-incidents politiques, sociaux et religieux d’une histoire répétitive. Sans doute serions nous moins nombreux sur nos colonnes ou dans nos camps et vallées mais nous gagnerions en credibilite et perdrions moins de maçons en chemin.

      • 6
        Désap. 1 juillet 2019 à 18:00 / Répondre

        5 – Exact.
        Je me permets ce complément : la maçonnerie se trouve d’autant plus crédible qu’elle emprunte son symbolisme à l’Architecture, le premier Art majeure de l’Histoire et qui marque la rupture de l’Homme avec la condition animale.
        Elle se trouve d’autant plus juste qu’elle rompt avec les discussions philosophiques interminables de certaines écoles dans la Grèce antique (ce que Socrate et Platon avaient tenté, le dernier définissant les conditions de l’établissement des vérités humaines), se souchant résolument sur les principes pythagoriciens (comme l’était la maçonnerie opérative), ceux-là les plus proches des principes de l’initiation égyptienne, elle-même expression la plus fidèle de la tradition primordiale dont les mêmes principes fondèrent également les traditions des civilisations hindoue, chinoise et précolombiennes, pour les deux dernières sans que l’Egypte n’ait eu le moindre contact avec elles.
        Chaque étape de reprise de la tradition antérieure marque inévitablement une perte, la maçonnerie est la première école initiatique à faire état de la nécessité de retrouver une parole perdue, c’est ainsi une exhortation, non à faire du nombrilisme ou à prétendre détenir une quelconque vérité, mais à travailler de manière à retrouver la souche commune de l’humanité.
        On ne remerciera jamais assez Guénon d’avoir révélé ce que personne n’avait compris avant lui de l’objectif de Désaguliers, Anderson et les Frères de 1717.

        • 8
          ERGIEF 2 juillet 2019 à 00:17 / Répondre

          Je partage sans réserves…

        • 9
          luciole 2 juillet 2019 à 00:50 / Répondre

          Saint Guénon a encore frappé.Pour ce qui est de l’architecture les araignées et les castors (entre autres)n’ont eu besoin de personne pour faire aussi bien, voire mieux, que l’homme.

          • 10
            Désap. 2 juillet 2019 à 09:35 / Répondre

            9 – Ta réflexion me fait penser à « l’éternel apprenti »
            Ce qu’il faut reconnaitre des animaux est l’exceptionnelle efficacité de leurs entreprises, ceci parce qu’elles sont mues par l’instinct et participent d’une nécessité vitale. En revanche, leur capacité d’élévation de leurs ouvrages est quasi nulle.
            Vaincre la gravité et les Eléments est l’exercice le plus complexe, au-delà de 10 m cela devient extrême, il nécessite de rester droit, d’écarter toute illusion (fil à plomb), l’ornement vient comme la fantaisie permise après la victoire ; à méditer.

  • 1
    Guy J. Namur 29 juin 2019 à 10:23 / Répondre

    Je suppose qu’il s’agit de revendiquer deux choses qui en Occident paraissent totalement contradictoires. En effet, dans nos pays on ne peut être simultanément « catholique » (par exemple) et « athée », ce serait une contradiction dans les termes. Par contre il existe des pays et des « religions » où cela n’est pas contradictoire, notamment en Grèce. Je ne prendrai pas d’autres exemples, dont certains sont bien connus car ils pourraient soulever des discussions interminables… L’explication ici est simple : l’orthodoxie grecque, notamment, a protégé le peuple hellénique durant environ cinq siècles contre les occupants turcs. Dans l’esprit des gens l’orthodoxie est donc devenue polysémique : à la fois religion dans l’esprit de certains, et signe identitaire et ethnique. Cela permet de ne conserver qu’un des deux sens.

    Plus anciennement et plus généralement le principe d’autocéphalie des Eglises orthodoxes est la continuation d’une règle de gestion territoriale et ethnique dans tout le Proche-Orient et cela depuis (et sans doute avant…!) l’apparition de l’histoire. Les régions conquises conservaient habituellement tous leurs usages, il suffisait (en général et à peu près !) qu’elles payent le tribut au conquérant pour avoir la paix.

    En Occident au contraire, le rouleau compresseur de l’occupation romaine a veillé, dans toute la mesure des possibilités du conquérant, à uniformiser tout. Conséquence, quand le christianisme est devenu en 313 religion d’Etat on a dû être croyant ET romain. Aujourd’hui si on est catholique on DOIT être croyant.

    Étrange, non ?

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