Casanova, la passion de la liberté

Publié par Jiri Pragman

La Bibliothèque nationale de France consacre une exposition à Casanova, la passion de la liberté du 15 novembre 2011 au 19 février 2012. C’est l’acquision par la BnF en février 2010 du manuscrit rédigé en français de l’Histoire de ma vie de Casanova (Venise 1725 – Dux 1798) qui a été le déclencheur de cette exposition.

Contrairement à Don Juan, une création légendaire, Casanova a été créé par Casanova lui-même, aussi talentueux pour l’art de la mise en scène que pour l’allant de la narration. Selon les organisateurs, le but premier de cette exposition est de révéler cette force d’écriture au grand public. Et, dans le même mouvement, d’entraîner le visiteur sur les pas de cet extraordinaire aventurier du plaisir. Toujours soucieux de ne jamais sacrifier sa liberté ni à une femme, ni à une cause, ni au goût de la possession, Casanova est un infatigable voyageur. Ouvert à toutes les rencontres, il parcourt les routes de Venise à Madrid en passant par Moscou, et incarne, entre ombres et lumières, des facettes contrastées de son temps.

Le scénario de l’exposition est construit comme une pièce en 10 actes (à l’image des 10 livres que comporte le manuscrit) qui invite à la découverte du monde sensuel, audacieux et baroque de Casanova.

Casanova aurait été initié à 25 ans dans une Loge lyonnaise. C’est un Franc-Maçon, le comte de Waldstein qui le recueillit à la fin de sa vie. C’est Casanova qui écrivit: Le secret de la maçonnerie est inviolable par sa propre nature, puisque le maçon qui le sait ne le sait que pour l’avoir deviné. Il ne l’a appris de personne. Il l’a découvert à force d’aller en loge, d’observer, de raisonner, et de déduire. Lorsqu’il y est parvenu, il se garde bien de faire part de sa découverte à qui que ce soit, fut-ce son meilleurs ami maçon puisque s’il n’a pas eu le talent de le pénétrer, il n’aura pas non plus celui d’en tirer parti en l’apprenant oralement.

BnF
Site François-Mitterrand
Quai François-Mauriac – 75706 Paris Cedex 13
Tél. +33 (0)1 53 79 59 59
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h et le dimanche de 13h à 19h (sauf les jours fériés).
Tarif: 7 euros (5 euros avec réduction)

  • Casanova de Maxime Rovere (Gallimard, 297 pp., 2011)
jeudi 3 novembre 2011
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  • 3
    Jiri Pragman
    18 novembre 2011 à 17:51 / Répondre
  • 2
    Kalilooela
    3 novembre 2011 à 23:23 / Répondre

    +1 pour Le Doc, c’est effectivement parfaitement synthétiser la (non) définition du secret maçonnique. Cette phrase devraient être lue, relue et re-relue par les profanes qui se sentent blessés d’être désignés comme tels.
    Je ne connais pas les écrits de Casanova, et du personnage, je ne sais que ce que la légende en rapporté, mais rien que pour avoir écrit ça (et être vénitien, mais ça c’est perso), il mérite une triple batterie et une chaleureuse poignée de main (mais avec des gants). 😀

  • 1
    Le Doc
    3 novembre 2011 à 21:34 / Répondre

    Ne connaissant pas les écrits de Casanova, je trouve cette citation remarquable : « Le secret de la maçonnerie est inviolable par sa propre nature, puisque le maçon qui le sait ne le sait que pour l’avoir deviné. Il ne l’a appris de personne.»
    Une belle synthèse, il me semble.

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