Emotions maçonniques !

Publié par Géplu
Dans Edition

Mateo Simoita, le créateur et animateur du blog Idéal maçonnique vient de commettre un livre de poèmes maçonniques à l’aune du Yi Jing, Emotions maçonniques !

La poésie est un mode littéraire qui permet en quelques mots d’exprimer un ressenti. La liberté qu’elle laisse aux auteurs autorise des improvisations, des raccourcis et des prises de risque, ce qui en fait son charme.

Les poèmes que Mateo Simoita nous propose dans ce livre ont été écrits à différents moments de son existence et s’il les a rassemblés aujourd’hui, c’est avant tout pour transmettre un témoignage. Pour sa famille d’abord, pour ses amis et plus largement pour le public.

La grande majorité de ces textes sont d’inspiration maçonnique ; la démarche maçonnique a été et est toujours une belle « lumière » qui a imprégné son vécu depuis plus de quarante années. Très intéressé par la philosophie taoïste, pour laquelle il a une grande considération, il a souhaité associer ces soixante quatre poèmes aux soixante quatre hexagrammes du Yi Jing. L’association s’est faite sur le mode du hasard, mais l’ordre premier reste celui des principes de la Chine ancienne. Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, le Yi Jing, ou livre des mutations, date d’avant la deuxième moitié du VIIIè siècle av. J.-C. Même si ce livre de culture chinoise fut connu des jésuites, présents en Chine, dès le XVIIè siècle, et que l’on doit à Paul-Louis-Félix Philastre (1837-1902) une traduction en 1885, c’est Richard Wilhelm, missionnaire protestant arrivé en Chine en 1899, qui, par sa traduction parue en 1922, donna une réelle popularité à ce livre de sagesse.

La chaine d’union  !

Partout, on la retrouve
Avec ou sans nœuds !
Les corps s’approchent
Les mains se joignent,
Silence et recueillement.

Une voix s’élève,
Un chant poursuit,
Les cœurs battent.
Les paupières humides,
Tristesse et Joie,
Tout se mêle !

Dans le désert,
Ou sous les ors,
Au théâtre
Ou dans la loge,
Dans l’église ou la mosquée,
La chaîne relie les cœurs
Et éloigne les peurs !

Né le 10 janvier 1947 de parents enseignants, l’auteur a effectué ses études primaires et secondaires au Laos et au Viet-Nam. Puis il a poursuivi des études de médecine à Paris. Actuellement retraité, il a été médecin généraliste, orientation homéopathie – acupuncture. Marié et père de deux enfants, il a été président de l’ONG Chênes et Baobabs – Solidarité France Sénégal de 1994 à 2009. Initié en 1979 à Orléans au GODF, il est toujours membre actif en 2020.
Il est également l’auteur des ouvrages suivants : L’Idéal maçonnique revisité (1717-2017) publié aux Éditions de l’Oiseau (2017), La Loge maçonnique (Editions Hermesia – 2018).
À noter que les droits d’auteurs ont été et seront versés à des œuvres caritatives (pour Matéo Simoita, il s’agit de la fondation du GODF) : Webmaster du site idealmaconnique.com

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Emotions maçonniques !, de Mateo Simoita. Aux éditions Edilivre, ou dans la librairie la plus proche de votre domicile.
ISBN : 9782414495993

vendredi 8 janvier 2021
  • 3
    MG RENAULT
    8 janvier 2021 à 19:18 / Répondre

    « Emotions maçonniques  » Cet art de la communication essentiel me donne une grande joie pour Matéo, pour la poésie, pour la franc-maçonnerie.
    FRATERNITE poétique

  • 2
    Mateo
    8 janvier 2021 à 11:33 / Répondre

    J’ai coutume de dire que la philosophie taoïste est la première logique « virtuelle » que des êtres humains ont conceptualisée ! Cette logique englobe TOUTES les activités du monde vivant, de la médecine à la sociologie. Voir un développement sur https://www.idealmaconnique.com/post/tao%C3%AFsme-et-franc-ma%C3%A7onnerie

    Personnellement cela m’a permis de comprendre ce que la démarche maçonnique peut apporter à une compréhension novatrice de l’expérience humaine.

    Un mot pour dire que le choix de Géplu du poème « La chaine d’union » pour illustrer cette présentation correspond au concept d’universalisme de la symbolique maçonnique !

  • 1
    Annwn
    8 janvier 2021 à 05:19 / Répondre

    Attention au symbolisme du Yi King !!!
    Le Yi King, ce livre, très curieux, deuxième ouvrage sacré des chinois après le Chi King – ils en ont 13 (« Treize King »), ne contient que des lignes. On les appelle les Trigrammes du Yi King.
    Ces lignes sont une représentation symbolique des deux principes de la philosophie chinoise : l’un masculin et ténébreux, le Yin, l’autre féminin et lumineux, le Yang.
    Rappelons qu’à l’Ecole Pythagoricienne, on enseignait l’unité de la nature féminine, dont le principe de vie ne se divise jamais : c’était le nombre 1. Et la dualité de la nature masculine dont le principe de vie se divise en deux parties : l’une pour être conservée et l’autre pour être donnée à la génération : d’où le nombre 2.
    L’unité féminine était appelée la Monade, parce que la femme est l’être indivisé, d’où le mot individu… Je pose un et je retiens Dieu.
    La dualité masculine était la dyade. En latin, on disait homo duplex pour désigner la contrariété du cœur et de la raison, la duplicité (le double), suprême mystère de l’existence de l’homme.
    « Je ne pourrais entrer dans la discussion du fameux symbole de Pythagore, « un-deux », sans dépasser de beaucoup les bornes que je me suis prescrites, écrit dans une note Antoine Fabre d’Olivet ; qu’il me suffise de dire que, comme il désignait Dieu par 1 et la matière (l’homme) par 2, il exprimait l’Univers par le nombre 12 qui résulte de la réunion des deux autres : un, deux, « en, duo ». C’est le même symbole de Fo-hi, si célèbre parmi les Chinois, exprimé par une ligne entière — 1 (Yang) et une ligne brisée – – 2 (Ying) ».
    Souvent le Yin est placé sur une bande obscure, le Yang sur une bande claire. Ces deux principes, base de tout ce qui est social, se retrouvent partout chez les Chinois. Le principe masculin est divisé, ce sont les deux vies de l’homme (spirituelle et sexuelle) ; le principe féminin est indivis.
    Puis ces deux principes se divisent et vont former quatre images. La division féminine se fait par en haut, la division masculine par en bas.
    Et en les divisant encore, on aura huit Koua.
    Plusieurs savants se sont occupés de donner une signification à ces lignes, auxquelles les lettrés témoignent un profond respect en avouant, cependant, qu’ils n’en comprennent pas le sens.
    « Avouons simplement, disait Carl Gustav Jung qui lisait comme beaucoup la signification inversée de ces symboles, que nous comprenons mal l’immense portée psychologique du détachement du Monde professé dans le Yi King, ce livre qui fonde la trame millénaire de la pensée et de la sagesse chinoise. L’intellect devient un ennemi de l’âme quand il veut capter le lumineux héritage de l’esprit. »
    Quelques-uns font servir ces symboles aux pronostics et à la magie. Un lettré en a fait un instrument de musique. Tous en font grand mystère.
    Ce King, qui est appelé Livre des transformations, a été attribué à Fo-hi, le premier roi.
    On dira de lui « qu’il succéda au Ciel et sortit de l’Orient, qu’il était orné de toutes les vertus et qu’il réunissait ce qu’il y a de plus haut et de plus bas ».
    Il y eut donc deux opinions sur son compte : celle des hommes et celle des femmes.
    C’est à lui qu’on attribue le Livre qui explique la loi des sexes ; c’est le Trigramme du Yi King qui est devant lui et dont il indique les huit Koua.
    Faut-il ajouter que Fo-hi a renversé les sexes et mis le masculin à la place du féminin ; ce qui a fait dire dans le Yi King :
    « Le dragon s’est révolté, il a lieu de s’en repentir ; l’orgueil l’a aveuglé ; il a voulu monter dans le ciel et il a été précipité dans les abîmes ».
    C’est l’éternelle légende d’Icare.

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