La vision paradoxale ou l’art de concilier les opposés

Publié par Jiri Pragman
Dans Edition

Déjà auteure de L’obscure lumière des sages. Une introduction à la Voie ésotérique, Sophie Pérenne a poursuivi sa réflexion pour maintenant publier La vision paradoxale ou l’art de concilier les opposés.

Avec le calme et la clarté qui la caractérise, elle entreprend de nous exposer le concept de vision paradoxale, un concept qui, à première vue, semble s’opposer à une vision binaire ou vision dualiste chère à Aristote. Pour la logique qu’elle qualifie de paradoxale, au-delà des contraires, il y a une troisième possibilité, un troisième terme : la coexistence des contraires. C’est le principe du tiers inclus. Par opposition à celui du tiers exclu qualifié de fondement du dogmatisme, de l’intégrisme, du fanatisme, de l’extrémisme, du totalitarisme, mais aussi de l’idéalisme universaliste (…).

Le troisième terme n’est pas un compromis entre les contraires, un mixte, une moyenne, écrit-elle. (…) Le troisième terme n’est pas une synthèse qui s’obtiendrait au terme d’un processus inscrit dans le temps où se dissolvent les deux termes, où la thèse est niée par l’antithèse, laquelle étant niée à son tour, on obtient la synthèse. (…) Le troisième n’est ni la suppression, ni la somme des contraires, mais leur dépassement dans un système qui les concilie dans une interaction dynamique.

Ce qui est intéressant dans l’ouvrage de Sophie Pérenne, c’est qu’elle nous amène à réfléchir sur notre propre vision, nos modes de décision. Le tout, délicatement, sans asséner de lourdes vérités.

De Sophie Pérenne :

dimanche 9 août 2009
Étiquettes : , , ,
  • 10
    Ninaïe
    11 août 2014 à 00:53 / Répondre

    « You may say
    I’m a dreamer »
    John Lennon
    « IMAGINE »
    J’y crois
    Sans béquille, sans soucis
    C’est trop beau la vie que toutes les pensées positives ne peuvent que se marier dans l’univers.

  • 8
    ibo
    11 avril 2013 à 17:11 / Répondre

    bon

  • 7
    Songeur
    17 mars 2010 à 18:08 / Répondre

    Pour moi, la question à se poser n’est elle pas: « pourquoi vouloir opposer ? pourquoi ne voir que l’inconciliable ? pourquoi n’user que d’un logique excluante? » plutot que « comment concilier les contraires ». Chacun de nous a un jour été sommé de répondre par oui ou par non à une question…….et tous nous avons répondu ou voulu répondre par « oui et non », ou de toute autre manière qui n’était ni « oui » ni « non »…

    • 9
      Bret
      10 août 2014 à 23:18 / Répondre

      Je n’ai pas encore lu le livre de Sophie Pérenne, mais je compte bien le faire, même si je ne me fais pas de grandes illusions;
      Nous vivons dans un monde où règne le dogmatisme, le fanatisme… n’est-il pas sain de partager et de faire connaître toutes les idées, tous les moyens qui permettent, non d’y échapper totalement, mais de les réduire, ne serait-ce qu’individuellement.

  • 6
    Philou
    13 août 2009 à 20:44 / Répondre

    Pour ceux que l’auteure et ses réflexions intéresse et qui voudraient la voir « en chair et en os », sachez que Sophie Pérenne viendra dévoiler une planche devant la RL « Fraternité » du GOB à Bruxelles (r. Laeken) ce lundi 23 novembre 2009 prochain à 19h45.

    Sujet : « Réflexions sur la transgression »…

    Tout un programme…

  • 5
    EMEREK
    9 août 2009 à 20:03 / Répondre

    Pour ma part je serais plutôt d’accord avec Jiri sur l’intérêt maçonnique (potentiel) de ce livre que je n’ai pas lu mais que je vais me procurer.
    Le sujet semble coller parfaitement à la méthode, au symbolisme,et à la progression initiatique.

    Certes ce livre ne va certainement pas résoudre les problèmes du monde.
    Mais notre serment,notre engagement et notre devoir maçonnique sont,entre autre, dans la progression individuelle …
    Cet écrit pourra peut-être m’ apporter quelques aliments spirituels utiles ?

    Qui lira ,verra….

  • 4
    Petit Scarabé
    9 août 2009 à 17:18 / Répondre

    Et moi je n’ai lu ce livre, alors il vaut mieux que je me taise ! Je m’interroge seulement sur la manière dont on arrive à « concilier des contraires ». En théorie, je vois à peu près de quoi on parle, mais appliqué à des vrais contraires, qui séparent les êtres humains en communautés ennemies, comment une telle sagesse peut-elle agir ?

  • 3
    Jiri Pragman
    9 août 2009 à 14:27 / Répondre

    La citation de Guénon est celle d’un commentateur. A ma connaissance, l’auteure ne fait aucunement allusion à Guénon. Les réflexions de Sophie Pérenne sont applicables dans le monde réel, mais je n’ai sans doute pas su rendre la richesse de son travail.

  • 2
    Petit Scarabé
    9 août 2009 à 11:41 / Répondre

    C’est bien sympathique tout ça, mais quelle « opérativité » une telle « sagesse traditionnelle » (le pseudo de l’auteure n’est pas des plus subtils) peut-elle avoir pour résoudre les conflits ou participer au « centre de l’union » que s’efforce d’être la FM ? Tout ça sonne très scolaire tout de même, y compris la citation de Guénon. Un monde « parfaitement équilibré » qui n’est que symbolique, qui n’a aucun effet concret dans le monde réel, c’est aussi un monde parfaitement inutile, une manière de se faire du bien à l’égo, de se persuader qu’on est intelligent et sage, sans avoir à fournir d’effort, bref sans éclairer personne (et encore moins soi-même).

  • 1
    Jean Serlun
    9 août 2009 à 09:37 / Répondre

    Pour ceux qui voudraient creuser ce sujet selon la pensée traditionnelle, je me permets de conseiller les deux ouvrages suivants de René Guénon :
    – dans « Aperçus sur l’initiation », le chapitre VI, intitulé « synthèse et syncrétisme »,
    – dans « le symbolisme de la Croix », le chapitre VII, intitulé « la résolution des oppositions »,

    dont j’extrais le texte qui suit :
    « Au point central, toutes les distinctions inhérentes aux points de vue extérieurs sont dépassées; toutes les oppositions ont disparu et sont résolues dans un parfait équlibre. »

    Le texte cite aussi Tchoang-Tseu : « Dans l’état primordial, ces oppositions n’existaient pas. Toutes sont dérivées de la diversification des êtres (inhérente à la manifestation et contingente comme elle) et de leurs contacts causés par la giration universelle. »

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