Marianne Sluszny

Le banc

Publié par Géplu
Dans Edition

Marianne Sluszny a sorti à la fin de l’année 2019 un récit intitulé Le Banc. C’est une histoire de perte de l’être aimé, de deuil mais aussi de vie, d’énergie vitale soutenue par un chant d’amour. L’homme dont les cendres reposent sous « Le Banc », Guy Lejeune, décédé l’été 2013, fut initié au Grand Orient de Belgique (R.L. Amitié Victor Bohet) en 1969. Il fut un cinéaste et un réalisateur de télévision à la culture encyclopédique et qui œuvra, taillant sa pierre, talentueux et discret, à la Rtbf (alors INR puis Rtb) entre 1964 et 2004.

« Aujourd’hui cet homme avec lequel j’ai vécu 27 ans rêve désormais sous Le Banc. Ce fut un homme sans Dieu, qui s’est battu contre son milieu familial et social pour qu’il en soit ainsi. Un homme sans Dieu qui affronta, malade, le chemin qui mène de vie à trépas, en vivant chaque jour tout à la fois comme si c’était le dernier et comme si il avait l’éternité devant lui. Un homme qui s’efforça de rester, jour après jour, malgré l’amoindrissement de ses forces, celui qu’il avait été : curieux de tout, ouvert aux autres, Fraternel.

Il n’est  pas singulier qu’il porta un intérêt tout particulier pour cette part de l’histoire de Belgique qui vit les libéraux, puis les libéraux et les socialistes du XIXème affronter le parti catholique pour casser son hégémonie politique. Il n’est pas singulier non plus qu’il eut un intérêt extrême pour Charles De Coster et son héros, Thyl Ulenspiegel, sur lequel il fit plusieurs planches en loge avec chaque fois cette question : « Comment se fait-il que ce frère qui allait devenir le père des lettres belges … mourut dans l’anonymat le plus total, après quelques « lamentables » années de modeste employé à l’École Royale Militaire, et surtout avec « juste » deux personnes, deux frères, qui accompagnèrent sa dépouille au cimetière… » Rester dans la maladie ce qu’il fut… Guy Lejeune avait un projet ambitieux, un film et si pas, une trilogie de docs au sujet de Charles De Coster. Il y travailla beaucoup avant que sa santé le lâche. Et pourtant, il demanda pendant sa maladie mon aide pour compléter toutes les infos sur l’époque qu’il avait déjà collectées. Si je fais encore un documentaire télé un jour, ce sera celui-là. »

Visionnez aussi l’interview que Marianne Sluszny a donné à l’émission LCR de la RTBF pour présenter son livre.

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Le banc, de Marianne Sluszny, Editions Academia, l’Harmattan, chez Amazon ou de préférence dans la librairie la plus proche de votre domicile. ISBN : 978-2806104892

vendredi 24 janvier 2020
  • 1
    357
    24 janvier 2020 à 07:56 / Répondre

    Quand la batterie de deuil
    Tirée selon l’usage
    Sanctionnera le seuil
    De l’ultime voyage
    Que nos Frères recueillent
    Notre ultime message

    Qu’ils restent donc
    De gais Maçons
    Frères de Victor Bohet
    Nom de Dieu !
    Qu’ils boivent le peket
    Nom de Dieu !
    Qu’ils soient ceux qu’on envie
    Car ils aiment la vie.

    Pensée fraternelle pour Guy Lejeune dont je n’ai oublié, 20 ans après, ni le visage ni la voix douce, profonde et chaleureuse.

    F.

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