Philatelie

Le coin du maçon philatéliste, 4

Publié par Jean-Marie Sauvaitre

Voici le quatrième article consacré à la collection de timbres maçonniques de notre frère Jean-Marie Sauvaitre Mon voyage en franc-maçonnerie. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Timbres 4
Le commentaire de Jean-Marie :
La Grande Loge Unie d’Angleterre est parfois désignée comme la « loge mère », en référence à son origine qui remonte au 24 juin 1717, quand les quatre loges de Londres ont fusionné, pour former la première Grande Loge, dans un milieu aristocratique, érudit et anglican, c’est-à-dire d’influence élitiste essentiellement protestante. Mais il n’existe pas d’organisation centrale qui a autorité sur l’ensemble de la franc-maçonnerie régulière dans le monde. Les structures de l’ordre maçonnique étant nationales, il existe dans chaque pays une seule « grande loge », qui a sous son obédience exclusive toutes les loges de son territoire.
Les grandes loges régulières, qui sont un peu plus d’une centaine dans le monde, sont indépendantes, autonomes et souveraines. Mais toutes sont reliées entre elles par un consensus quant aux principes et aux usages qui constituent l’indispensable base de la « régularité maçonnique ». Ces critères communs sont connus sous le nom anglais de « Landmarks » (1).
La franc-maçonnerie libérale est un courant maçonnique né à la fin du XIXème siècle. Il est apparu à la suite de deux événements sans précédents dans l’histoire maçonnique mondiale:
* En 1877 le Grand Orient De France supprime de sa constitution l’obligation de croire en dieu et en l’immortalité de l’âme. Il considère depuis que ces questions sont de l’appréciation personnelle de chaque individu et qu’une croyance ne doit pas entraver la liberté de penser.
* En 1882 la loge « Les Libres Penseurs » initie une femme, Maria Desraimes.
Cette franc-maçonnerie est conceptuellement très différente des franc-maçonneries Traditionnelles et Régulières en ce sens qu’elle va à contre-sens des « Landmarks » anglais.
Deux documents rares :
Un bloc feuillet Roumain à tirage limité de 325 exemplaires en souvenir de la Conférence mondiale des Grandes Loges Régulières. L’un des deux timbres représente Sever Frentiu, peintre et scénographe. Initié à la franc-maçonnerie en 1992, il a été élu Grand Maître de la Grande Loge de Roumanie en 1995.
Une épreuve d’artiste (2) en trois états de la Franc-maçonnerie française. Le timbre est imprimé généralement en noir (ou rouge, violet,…) au centre d’un feuillet qui porte normalement la signature de l’artiste, au crayon ou à la plume; à partir de janvier 1959 elles portent le cachet de l’Atelier du timbre. Jusqu’en 1964, les épreuves d’artistes étaient exécutées par le graveur sur sa presse à bras et le nombre variait de 2 à 5 exemplaires. Elles servaient à l’artiste pour présenter son travail définitif à l’administration et étaient obtenues à partir du coin original avec un foulage correspondant aux dimensions de celui-ci. Depuis 1964, l’administration seule à le droit de tirer les épreuves d’artiste ; un certain nombre est offert au graveur et au dessinateur du timbre. Elles sont tirées sur du papier épais vélin d’Arches à l’imprimerie des timbres de Périgueux et portent le gaufrage à sec de contrôle de l’imprimerie représentant une presse à bras. L’administration ne donnant aucun chiffre officiel, il est généralement admis que le tirage ne dépasse jamais une vingtaine d’exemplaires (actuellement il serait de dix). Le nom du graveur ne figure pas sur le poinçon, il sera ajouté avant la trempe du poinçon par le graveur officiel de l’imprimerie des timbres-poste.

1 – Wikipédia
2- Robert Migoux (2001)

lundi 14 décembre 2015
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