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Le recul de la mixité sociale dans les établissements privés sous contrat

Publié par Géplu

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dimanche 13 septembre 2026
  • 14
    Joab’s
    17 septembre 2026 à 20h37 / Répondre

    Il est dommage qu’un tel sujet sombre dans un simplisme caricatural en amenant une opposition absurde entre des prétendus « étatisme «  et « libéralisme « .
    Le sujet de base est la « mixité sociale « en terme de revenus, cultures, croyances. C’est un outil pour faire des citoyens au delà des différences.
    A quoi servirait le séparatisme, la discrimination, le communautarisme dès l’enfance que défend l’extrême droite.

  • 7
    ERGIEF
    15 septembre 2026 à 23h34 / Répondre

    La volonté d’imposer à tout prix la mixité sociale a conduit à l’égalitarisme et au nivellement par le bas. C’est essentiellement cette idéologie émolliente qui a provoqué l’effondrement du système éducatif public et la déliquescence culturelle généralisée que connaît notre malheureux pays. Je ne joindrai pas mes larmes à celles des auteurs de cet article.

    • 8
      Joab’s
      16 septembre 2026 à 8h46 / Répondre

      Voilà typiquement comment on projette par des affirmations péremptoires une idéologie (d’extrême droite en l’occurrence) sur un sujet grave.
      La discrimination sociale, le séparatisme, l’apartheid éducatif apporteraient un meilleur niveau ?

      • 9
        Dom Liberté
        16 septembre 2026 à 19h53 / Répondre

        Je ne pensais pas intervenir sur cette question de la mixité sociale à l’école, pensant que celle-ci faisait consensus parmi les francs-maçons. Ainsi, le livre blanc de la commission obédientielle École de la République adopté cet été par le Convent du GODF lui consacre son deuxième chapitre.
        Contrairement à ce que prétendent certains esprits peu au fait des réalités scolaires et des travaux scientifiques sur cette question, la mixité scolaire ne consiste pas à raboter les têtes qui dépassent au nom d’une idéologie soi-disant égalitariste en vue d’obtenir un nivellement par le bas.
        Toutes les études sur les systèmes scolaires dans le monde ont mis en évidence une corrélation très forte entre l’origine socioéconomique des élèves et l’efficacité des apprentissages. À cet égard, depuis des années, la France se distingue dans le concert des nations. En effet, elle fait partie des pays dans lesquels cette corrélation est la plus poussée et son école ne parvient pas à contrarier cette corrélation, pendant que d’autres pays y parviennent avec efficacité. La dernière enquête PISA qui vient d’être livrée l’a encore illustré, à notre grande honte.
        Or, plusieurs études ont montré que l’un des facteurs les plus aggravants pour cette corrélation est l’absence de mixité sociale. Plus un établissement scolaire compte d’élèves dont les familles sont classées dans les catégories socioprofessionnelles modestes, plus les acquis de ces élèves sont décevants. A contrario, une mixité sociale équilibrée tend à réduire la corrélation. Les études montrent même que cela n’aboutit en rien à la baisse de niveau des élèves les plus performants issus de familles CSP+. En fait, c’est l’ensemble des élèves qui est tiré vers le haut. Les élèves initialement très à l’aise renforcent même leurs compétences psychosociales quand la mixité du groupe classe est équilibrée.
        C’est pourquoi l’objectif de mixité sociale est inscrit dans le premier article de la partie législative du Code de l’éducation, dans le livre premier consacré aux principes généraux de l’éducation.
        « Art. L111-1 Le service public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. Il contribue à l’égalité des chances et à lutter contre les inégalités sociales et territoriales en matière de réussite scolaire et éducative. Il reconnaît que tous les enfants partagent la capacité d’apprendre et de progresser. Il veille à la scolarisation inclusive de tous les enfants, sans aucune distinction. Il veille également à la mixité sociale des publics scolarisés au sein des établissements d’enseignement. »
        Les établissements d’enseignement privés sous contrat sont financés à plus de 73 % par les fonds publics. En échange, ils doivent concourir au service public de l’éducation. Mais depuis quelques années, force est de constater que, sauf exceptions locales, ces établissements tendent à scolariser les enfants issus de familles CSP+ bien au-delà de leur part dans la population globale. Le fameux « caractère propre » qui, selon la loi Debré, les distingue des établissements publics d’enseignement, tend à devenir un marqueur de classe sociale, et cela au détriment de la mixité dans l’école publique.
        Très récemment, en 2023, la Cour des comptes, qui n’est pas un repère de wokistes égarés, s’est penchée sur le sujet. Son rapport est clair :
        « En 2021, le 2nd degré de l’enseignement privé sous contrat accueillait désormais une majorité d’élèves issus de milieux favorisés ou très favorisés, soit 55,4 % (+ 13,9 points depuis 2000 et 23,1 points de plus que dans le public) et de moins en moins d’élèves de milieux défavorisés, 15,8 % (- 9 points depuis 2000). […] Les seules PCS très favorisées passent pour l’enseignement privé sous contrat de 26,4 % en 2000 à 40,2 % en 2021 (+ 13,8 points contre + 3,5 points pour le public).[…] La question de la performance de ces établissements est en effet posée : ils peuvent dans l’ensemble se prévaloir de meilleurs résultats de leurs élèves que l’enseignement public, sans que l’on sache si ces résultats tiennent à l’efficacité de leur organisation et de leur pédagogie ou s’expliquent par la sélection des meilleurs élèves, qu’il est plus facile d’accompagner vers le succès aux examens que des élèves en difficulté. La performance des établissements sous contrat ne sera démontrée que s’ils assument une part de la difficulté scolaire autant que de la difficulté sociale. »
        Parallèlement, la même année, l’Institut des Politiques Publiques (IPP) a identifié que les effets de la diversité sociale et du niveau scolaire des camarades à l’école vont bien au-delà des effets observés à court terme sur les performances scolaires individuelles. Et ces effets sont positifs pour l’ensemble des élèves.
        Bref, les réalités confirmées par des études sérieuses et indépendantes montrent un état des lieux à l’opposé des clichés véhiculés à l’envi jusque dans quelques commentaires de ces pages. La République ne se fourvoie pas en aspirant à améliorer partout la mixité sociale dans l’École, y compris dans le secteur privé sous contrat. Et ceux des francs-maçons qui sont attachés à l’amélioration de l’humanité et à la concorde universelle ne peuvent qu’y être sensibles.
        https://www.banquedesterritoires.fr/effets-de-la-mixite-sociale-lecole-des-effets-importants-sur-le-long-terme
        https://www.ih2ef.gouv.fr/mixite-sociale-lecole-selection-documentaire
        https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/11/21/la-mixite-sociale-ne-doit-pas-s-arreter-aux-portes-de-l-ecole_6201418_3224.html
        https://www.ccomptes.fr/fr/publications/lenseignement-prive-sous-contrat

        • 12
          Brumaire
          17 septembre 2026 à 13h32 / Répondre

          9- Merci pour cette contribution parfaitement documentée qui remet les choses d’équerre! Et qui pointe vraiment ce que craignaient les instituteurs publics dès l’instauration de la loi Debré: j’ai toujours le souvenir de ce qu’en disait mon père instituteur,  » hussard noir de la République » et qui craignait le pire, pire qui n’a pas attendu 2026.
          Les établissements privés sous contrat sélectionnent leur public depuis longtemps, et il est plus simple de faire classe également à un effectif réduit.
          Relever notre Éducation nationale sera un travail de longue haleine:
          – revoir complètement le recrutement des futurs enseignants car actuellement, les critères pour accéder à un poste de professeur des écoles, ainsi que le concours par lui- même, sont d’une inanité inqualifiable;
          – formation du personnel à reconsidérer de fond en comble et à allonger;
          – programmes à revoir aussi complètement, de manière à donner des bases et une culture solides plus un véritable éveil autrement qu’en faisant du bricolage.
          – revoir les horaires qui n’ont cessé de diminuer.

          • 13
            ERGIEF
            17 septembre 2026 à 19h46 / Répondre

            12 BRUMAIRE J’ai comme toi lu attentivement le long plaidoyer de DOM LIBERTÉ en faveur de la mixité sociale. Il est effectivement bien construit et documenté. Son seul défaut c’est de défendre une idéologie que je ne partage plus depuis longtemps. Comme toi je suis issu de l’enseignement public. Mon grand père était directeur d’école, mon père professeur de collège et mon frère cadet professeur de lycée. Dans ma jeunesse j’ai manifesté pour « la laïque ». Mais c’était une autre époque. Le modèle de société républicaine que nous avons connu est épuisé. Un grand vent de libéralisme doit souffler sur nos institutions, renvoyer l’État à ses missions régaliennes et dégonfler la puissance des administrations. À titre d’exemple il faut redonner le pouvoir aux chefs d’établissements d’enseignement public de manière à ce qu’une véritable concurrence s’établisse avec le privé plutôt que de ranimer une guerre stérile entre les deux modèles. Et ces considérations devraient s’appliquer à tous les grands domaines d’organisation de ce pays. Il n’y a que ce pauvre JOAB’S en 11 pour ignorer les différences fondamentales entre un système étatique et un système libéral et tout ramener à ses obsessions politiques.

            • 15
              Dom Liberté
              18 septembre 2026 à 8h56 / Répondre

              Si la mise au point que j’ai commise sur la question de la mixité sociale à l’école relève d’une idéologie, alors celle-ci se situe au cœur des valeurs de la République française (liberté, égalité et fraternité) et de ses principes (une République indivisible, laïque, démocratique et sociale, gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple). j’y rajoute, évidemment, les principes de la FM inscrits dans l’article premier de la constitution du GODF dont, notamment, « la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité ; [le travail à] l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité ». Pour le reste, je ne suis adhérent d’aucun parti politique. Les faits observés et mesurés méthodiquement par de multiples spécialistes de nombreuses disciplines sont patents : la mixité sociale équilibrée dans l’École est un vecteur de progrès des apprentissages des élèves. A contrario, l’absence de mixité équilibrée nuit à la qualité globale du système scolaire. Un système scolaire dans une république comme la nôtre ne peut pas vivre sur la seule réussite de ses grandes écoles. De même, une FM ne peut pas vivre que sur les seuls ateliers de hauts grades.

      • 10
        ERGIEF
        16 septembre 2026 à 21h13 / Répondre

        8@Mon cher JOAB’S, je me permets de te rappeler que placer l’individu au centre de la société tout comme la liberté et les droits de l’homme, tant dans le domaine politique, économique que philosophique et moral, cela s’appelle le libéralisme. Si pour toi ce mouvement de pensée, auquel j’adhère et qui a inspiré mon commentaire n°7, me classe à l’extrême droite que dire alors de ta réponse ?
        Celle-ci révèle chez toi ce pur esprit collectiviste qui place l’État au dessus de l’individu, impose ses règles morales, prétend assurer le bonheur des hommes par la pratique de l’égalitarisme, et si besoin imposer sa volonté de manière autoritaire au détriment des libertés individuelles et de la libre parole. Ce modèle totalitaire qu’il soit violent ou rampant, est la panacée de l’extrême gauche et classe ton commentaire dans la catégorie de pensée du plus pur stalinisme.

        • 11
          Joab’s
          17 septembre 2026 à 9h31 / Répondre

          Toute tendance politique de l’extrême droite a l’extrême gauche prétend défendre l’humain, mettre l’homme au centre, etc et pas les autres …
          On est là dans du baratin de propagande.
          Par contre s’examinent les mesures proposées . En l’occurrence un système discriminatoire, élitiste, égoïste et de conditionnement religieux est typiquement ce que l’on classe extrême droite.

  • 6
    Joab’s
    15 septembre 2026 à 16h09 / Répondre

    Au départ le sujet fondamental : l’instruction, la transmission, la preparation au monde futur, les valeurs humanistes. Et telle est la pollution actuelle, ces enjeux essentiels se trouvent accaparés par des intérêts particuliers, politique, religion, commerce.
    Et les dirigeants gèrent en fonction des lobbys, forces d’influence, alliances ou appétences personnelles du moment.
    Ce qui aboutit à des débats surréalistes comme celui de l’article.
    Ainsi … la mixité sociale, les propriétaires d’établissements privés, c’est nullement leur objectif, au contraire ! C’est normal ! Leur reprochr est ridicule !
    Les établissements à vocation religieuse ont pour objectif majeur leur particularité : dispenser une propagande religieuse … bon, comme ils ont besoin de subventions d’etat, ils signent des contrats de partenariat avec l’etat …
    A defaut de revenir à la priorité absolue de l’education des enfants dans le cadre de la Republique, on bavardera sans fin sur les coups de barre dans un sens ou l’autre selon l’influuence du moment de lobbys.
    Ce serait l’occasion d’une presidentielle de revenir aux fondamenataux, sans calculer les consequences electorales supposées données par les sondages.
    C’est toute la niaiserie et sterilité du discours « pas les extremes » dominant en ce moment. Si des mesures « extremes » s’averent utiles il faut les examiner !

  • 3
    JMMO
    13 septembre 2026 à 18h50 / Répondre

    Une bonne partie de mes amis, frères et sœurs du GO et cie ont leurs enfants inscrits dans des établissements catholiques privés.
    Toujours vouloir abaisser le niveau général : au lieu d’améliorer l’enseignement public, on préfère s’en prendre aux établissements privés, en particulier catholiques.
    Dans le monde des affaires — qui relève de mon expertise — comme en politique — qui fut la mienne —, on cherche à valoriser ce qui se fait de mieux dans nos propres structures plutôt que de systématiquement dénigrer la concurrence. J’ai l’impression que la mission du GO et cie se résume à attaquer sans cesse les catholiques.

    Je me demande au passage combien d’ouvriers, de personnes noires, d’Arabes ou d’autres minorités on trouve réellement au sein du GO et cie.
    Bonne semaine.

    • 4
      lazare-lag
      14 septembre 2026 à 12h08 / Répondre

      Je me demande pourquoi, au passage, la question finale de JMMO (1) , sur la mixité sociale ne devrait concerner qu’essentiellement le GODF
      On peut fort utilement l’élargir à bien d’autres obédiences, notamment celle de JMMO.
      Il me revient qu’assez récemment, il y a presque six mois, j’étais sur Londres, et que mes pas m’ont mené devant le siège de la GLUA. Il ne m’a pas paru que le va et vient des entrées et des sorties reflétait un mélange très remarquable.
      Quant au fait de témoigner que nombre d’amis du GODF auraient des enfants qui fréquentent des établissements scolaires privés cela dit surtout qu’il existe des loges du GODF bien moins brassées que la majorité.
      Il doit s’agir de loges essentiellement parisiennes, pour ne pas dire germanopratines.
      Comme disait un excellent dialoguiste, il existe des poissons-volants, mais ce n’est pas la majorité de l’espèce.
      Je suis un frère provincial, au GODF depuis bientôt 25 ans, et il me semble avoir vu le mélange sur lequel tu t’interroges, jusque dans mon temple, jusque dans ma loge, et jusque dans le Conseil de l’Ordre. Tu peux te détendre et destresser.

      • 5
        Joab’s
        15 septembre 2026 à 12h37 / Répondre

        Jmmo defend aussi une vision très particulière, d’extremedroite nous dit-il de la FM. Et il voudrait que cette vision soit celle de la FM, projetant sa vision personnelle.
        Pour ma part, je n’ai pas la pretention de dire que mon vécu GLUA soit generalisable, mais dans ma loge, la mixité sociale etait une realité : beaucoup d’actifs et retraités d’ICI mais aussi des medecins, profs, financiers, heureux de partager au delà de leur milieu habituel.
        Alors bien sur pas de sujets societaux ou politiques en tenue, mais à l’agape beaucoup d’echanges sur ces sujets.
        Et des reunions de GL, jamais rencontré quelque soutien à quelque parti …. seul le brexit a été évoqué à l’epoque comme une calamité.
        Donc, non cette volonté separatiste entre « plusieurs » FM est evidemment contre maconnique (« rassembler etc.. ») mais sterile .. et fausse.

  • 2
    liberté
    13 septembre 2026 à 14h01 / Répondre

    Je comprends que les principes constitutionnels de la laïcité soient bafoués par le Conseil d État et la protestation des associations laïques. Je m interroge sur la nomination au Conseil d État de personnes sous diplômées en droit par du copinage politique. Je m interroge sur le classement Pisa de la France qui montre l effondrement de notre enseignement scolaire public. Les élèves brillants s en sortent mais pas la majorité des enfants. Et pourtant impôts et taxes ne manquent pas. Le Maroc a de bien meilleurs résultats scolaires que la France. Les enseignants marocains expliquent qu ils appliquent ce que les français leur ont appris. Mais depuis l époque de la colonisation, des ministres de l éducation nationale dogmatiques sont passés pour détruire ces méthodes d enseignement. Alors rendons l enseignement public plus performant que l enseignement privé et cette question de laïcité sera réglée.

  • 1
    Dom Liberté
    13 septembre 2026 à 9h23 / Répondre

    On reconnait, dans cette analyse, les regards aussi affûtés qu’avisés d’Eddy Khaldi et Charles Arambourou. En matière de respect de la laïcité, le Conseil d’État a fait là preuve de jésuitisme. Cet épisode montre à l’évidence que le Diable se cache dans les détails. Je me demande ce qu’en auraient pensé les Debré, père et fils.
    En tout cas, sur le plan de la philosophie politique, cette affaire n’est en rien anodine. La France s’enfonce dans la culture des inégalités sociales dès l’enfance en entretenant deux réseaux scolaires concurrents, dont l’un pratique sans vergogne le séparatisme de classe sous couvert de « caractère propre ». Or, ce concept juridique créé par la loi Debré n’a jamais été défini par elle ni par une autre loi. C’est donc un blanc-seing pour qui l’utilise à son profit. L’enquête parlementaire sur l’affaire Bettharam l’a mis en évidence dans les horribles circonstances que l’on connait.

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