La séquence XXe siècle du Musée rénovée en 2017-2018. Photo Ronan Loaëc

Les 10 ans du « Nouveau Musée » de la franc-maçonnerie

Publié par Géplu
Dans Divers

Après plusieurs années de préparation et de travaux, le nouveau Musée de la franc-maçonnerie était inauguré le 10 février 2010. Cela fait donc maintenant dix ans qu’un public assez nombreux et divers peut découvrir la franc-maçonnerie et son histoire grâce à une muséographie moderne. Pour faire le bilan de ces dix ans, Hiram.be a rencontré son conservateur, Pierre Mollier.

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Hiram.be : Pierre, peux-tu nous rappeler les origines du Musée de la franc-maçonnerie et le processus qui a amené à sa refonte complète à la fin des années 2000 ?

Pierre Mollier

Pierre Mollier : Contrairement aux apparences, c’est un des vieux musées de Paris puisqu’il a été fondé en 1889. À l’époque, les dirigeants du Grand Orient voulaient s’associer aux cérémonies grandioses organisées par la IIIe République pour célébrer le centenaire de la Révolution. Le Musée devait montrer au public le rôle qu’avaient joué les Loges dans les Lumières du XVIIIe siècle et l’émergence des idées nouvelles. Le début de nos collections et un certain nombre de pièces, aujourd’hui encore emblématiques, comme l’épée maçonnique de Lafayette ou le tablier de Voltaire remontent à cette époque.

L’histoire plus contemporaine du Musée commence en 1973 où une nouvelle muséographie est mise en place à l’occasion du bicentenaire du Grand Orient de France. Dans les années 1980, ce qui est alors le « Musée du Grand Orient de France et de la franc-maçonnerie européenne » obtient, notamment grâce à l’aide de René Guilly, alors inspecteur général des Musées, le label de « Musée classé contrôlé » ce qui lui donne son premier statut scientifique et marque sa reconnaissance par le ministère de la Culture. En 1998, Ludovic Marcos succède à Paul Gourdot comme conservateur… avec beaucoup d’idées ! Les Grands Maîtres Philippe Guglielmi puis Alain Bauer lui prêtent une oreille attentive et, début 2003, Alain Bauer, décide de passer à la vitesse supérieure en lançant le projet d’un nouveau Musée de la franc-maçonnerie aux collections enrichies et à la muséographie complètement renouvelée. Tout est toujours plus long qu’on ne l’imagine. Après cinq ans d’études, grâce à la persévérance de ses successeurs comme Jean-Michel Quillardet, les travaux commencent en 2008… et le Musée de la franc-maçonnerie ouvre ses portes le 10 février 2010. Ludovic Marcos a bien sûr joué un rôle majeur durant toutes ces années et il ne se passe pas un jour sans que l’équipe du Musée ne pense encore à lui. Sur ces dix ans, nous avons aussi eu la chance d’être toujours activement soutenu par les Grands Maîtres et aujourd’hui Jean-Philippe Hubsch a fait du Musée une priorité de son mandat.

Alors Musée du Grand Orient ou Musée de la franc-maçonnerie ?

À l’origine nous étions le Musée du Grand Orient de France. Mais, lors du processus qui a conduit à l’élaboration du nouveau Musée, les pouvoirs publics nous ont demandé d’élargir notre sujet et de traiter plus largement de l’histoire de la franc-maçonnerie française et de la contribution des Loges à trois siècles d’histoire de France. C’est sur cette base que nous avons élaboré notre « Projet Scientifique et Culturel » – notre Bible ! – le document qui guide notre travail et à partir duquel nous avons obtenu le prestigieux label « Musée de France ». Comme nous sommes rue Cadet, on nous soupçonne parfois de partialité, mais c’est une idée toute faite, je demande que l’on nous juge sur pièce. Pour le grand public, l’histoire de la franc-maçonnerie est déjà suffisamment compliquée à expliquer et on ne peut pas rentrer pas dans les questions d’obédiences. Rue Cadet, on nous a aussi à l’occasion reprocher de « ne pas être assez GO »… ce qui était d’ailleurs plus vrai. Ce n’était bien sûr pas délibéré, mais la disposition des lieux faisait que la séquence consacrée à la IIIe République était un peu étriquée. Avec le soutien du Grand Maître Philippe Foussier, nous avons pu remédier à cela en restructurant profondément cette partie et nous proposons aussi maintenant de belles vitrines sur le XXe siècle.

Pendant ces dix ans, est-ce que les collections se sont enrichies à la hauteur des efforts portés sur la muséographie ?

Oui bien sûr car à quoi cela servirait d’avoir un magnifique écrin si nous ne pouvions présenter au public des pièces exceptionnelles. On ne peut faire la liste de toutes les acquisitions importantes conduites ces dernières années. Quelques exemples parmi tant d’autres : l’édition originale des Constitutions d’Anderson de 1723, le coffret maçonnique du Dauphin, l’extraordinaire « Mutus Liber Latomorum » avec ses mystérieuses aquarelles symboliques des années 1760, un tableau de Loge d’Adoption de la fin du XVIIIe siècle… ou la première édition du Code du travail publiée en 1910 par Arthur Groussier, une véritable rareté ! Le plus spectaculaire étant sans doute notre magnifique collection de faïences maçonniques françaises du XVIIIe siècle constituée, à marche forcée, par Ludovic Marcos.

Et ce nouveau Musée de la franc-maçonnerie a-t-il rencontré son public ?

Nous avons aujourd’hui près de 20.000 visiteurs par an (ce qui est le double de la moyenne des « Musées de France »). Sans le phénomène des gilets jaunes et la grève des transports, nous aurions « explosé » les chiffres sur l’année 2019. Mais tout cela ne se fait pas sans travail. Plus des deux tiers de nos visiteurs ne sont pas francs-maçons, et nous sommes aujourd’hui sur un véritable marché concurrentiel de l’offre culturelle. Si l’on ne se démène pas, la fréquentation marque vite le pas. Aussi, à côté des visiteurs individuels, Thierry Cuzin, notre responsable des publics, a conçu différents « produits » pour les groupes. Notre « journée maçonnique » avec visite du Musée, repas et « visite maçonnique » du Père Lachaise l’après-midi rencontre un vrai succès. Grâce au dynamisme de l’ »Association des Amis du Musée », nous avons la chance de bénéficier d’une équipe de conférenciers expérimentés qui permettent à nos visiteurs de vraiment profiter de leur visite. Combinée avec les résultats de notre boutique, cette fréquentation fait que maintenant le Musée s’autofinance en partie ce qui n’était pas le cas auparavant.

Mais à côté du parcours permanent sur l’histoire de la franc-maçonnerie, le Musée a aussi organisé des expositions, notamment en région ?

Avant même l’ouverture du nouveau Musée en 2010, nous avons organisé ou co-organisé de nombreuses expositions sur la franc-maçonnerie en région : à Lyon, Toulouse, Le Mans, Laon, Alençon, Metz, Béziers, Le Havre… souvent à l’occasion de l’anniversaire des 100, 150 ou 200 ans d’une Loge. Expositions accompagnées de manifestations d’extériorisation culturelle pour présenter la franc-maçonnerie au grand public. Nous avons aussi élaboré différents outils qui sont à la disposition des Loges pour monter ces « événements culturels maçonniques ». Sur le site même du Musée rue Cadet, nous bénéficions d’une belle salle d’exposition temporaire qui nous permet notamment d’approfondir des sujets un peu trop « pointus » pour le grand public. Ainsi nos expositions sur le Rite Français en 2016 et sur le RER en 2018 nous ont permis de sortir des pièces exceptionnelles de nos réserves. Nos grands succès restent à ce jour « Corto Maltese et les secrets de l’initiation » en 2012, « Templiers et francs-maçons » en 2016 ou, en 2019, « Boucq : Léonard de Vinci décodé » ; et puis bien sûr la grande exposition « La franc-maçonnerie » organisée à la Bibliothèque nationale de France en 2016 (plus de 30.000 visiteurs !).

Tes nouvelles responsabilités au sein du « Haut conseil des musées de France » ont-elles un peu changé ta façon de voir au Musée ?

Lorsque l’on travaille dans ce qui est quand même un petit Musée – même si ses ambitions sont grandes ! – et que l’on gère beaucoup de projets, on a un peu le nez sur le guidon. Ce que m’apporte le Conseil des musées de France, c’est d’abord une remise en perspective puisque le ministère de la Culture nous présente des points réguliers sur la vie des Musées dans notre pays, son actualité et ses enjeux. Mais c’est surtout l’analyse des nombreux dossiers de Musées qui nous sont soumis qui sont une mine d’idées. Enfin, cela permet parfois de faire prendre conscience à nos collègues de l’importance de la tradition maçonnique dans notre histoire. Lors de notre dernière séance, il y a quelques jours, nous avons examiné le beau projet de la « Maison Champollion » à Vif près de Grenoble. À côté de la partie consacrée à l’égyptologie, ses concepteurs veulent aussi montrer l’influence de l’égyptomanie. J’ai rappelé que Champollion l’Aîné, qui a été le mentor de son frère, était franc-maçon et que cela avait peut-être contribué à l’ « imaginaire égyptien » de la famille. Je dois dire que mon intervention a beaucoup surpris… mais aussi, semble-il, intéressé.

Après le bilan de ces dix dernières années, j’imagine que le Musée et son équipe ont déjà des projets pour 2020 ?

Sur le site du Musée lui-même, au bout de dix ans nous avons quelques équipements à renouveler. Nous projetons aussi de restructurer et d’agrandir notre boutique dont le chiffre d’affaires plafonne aujourd’hui en raison de son manque d’espace.

Trois manifestations sont déjà programmées : à Paris, nous ouvrons à l’automne une exposition sur les Rites Égyptiens. Au-delà de l’histoire des Rites de Misraïm et de Memphis, sur lesquels nous conservons dans nos collections de magnifiques pièces, nous voudrions élargir le sujet à la question du mythe de l’Égypte comme berceau des initiations. Nous serons aussi partenaire des Musées de Châlons-en-Champagne pour une importante exposition sur Léon Bourgeois à l’occasion du centenaire de son Prix Nobel de la Paix. Pour les 250 ans de la Loge La Zélée, nous organisons à Bayonne une exposition sur la franc-maçonnerie au Musée Basque.

Enfin, si le Musée est un beau moyen d’extériorisation pour mieux faire connaître la franc-maçonnerie au grand public, et notamment lutter contre les préjugés qui obscurcissent encore parfois son image, il peut aussi être un magnifique outil de formation maçonnique pour les Loges. Il est, à notre sens, insuffisamment utilisé « en interne » et nous travaillons pas mal sur ce dossier en ce moment.

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Musée de la Franc-Maçonnerie 16 rue Cadet 75009 Paris.
Ouvert du mardi au vendredi : 10h00-12h30 / 14h00-18h00, samedi : 10h00-13h00 / 14h00-19h00,
dimanche : 10h00-12h30 / 14h00-18h00. Fermeture les lundis et jours fériés.
Chaque dimanche une visite commentée des temples maçonniques et du musée à 14h30, en complément des visites du samedi après-midi (14h30 et 16h00).

dimanche 9 février 2020
  • 18
    Abraham
    14 février 2020 à 13:45 / Répondre

    Ce musé est le bien venu ; Ça me ferais plaisir de bénéficier de vos formations. comment peut on adhérer?

  • 16
    Amal
    11 février 2020 à 08:12 / Répondre

    La plupart des français ignore le grand rôle des fran maçon dans la société au contraire elle est diabolisée il faut parler le maître en avant par l information fluide tout en levant le voile car le le mystère ça évoque la curiosité chez certains et la peur chez les autres et les deux peuvent être dans le mauvais sens

  • 14
    Jean_de_Mazargues
    10 février 2020 à 14:42 / Répondre

    L’idée de visite de Loge pour les Apprentis est excellente. Cela concerne aussi et évidemment les FF et SS qui ne sont pas parisiens. Le musée est bien fichu, pédagogique. On y apprend beaucoup et on y voit de belles choses. L’occasion aussi de découvrir la bibliothèque !

  • 11
    PHILIPPE
    10 février 2020 à 08:42 / Répondre

    Bonjour,
    Peux on m expliquer quel est l intérêt de glorifier Satan ? Metci

    • 12
      Chatelier-Guinot Nicole
      10 février 2020 à 09:26 / Répondre

      Bonjour Philippe
      Qui est tu pour ne connaître que la théorie du complot… La franc-maçonnerie a toujours fait oeuvre de bienfaisance et dénoncer les nazis qui touchent à la liberté et amener l’Etre Humain a élevé la connaissance…. Et la solidarité… Ne pas mettre le pays à feu et à sang et défendeur de la République… Ne semons pas la haine mais l’amour du prochain…
      Nicole G

    • 13
      Désap.
      10 février 2020 à 12:53 / Répondre

      11 – Salut Phil,
      Aaaaah, Lucifer 🙂 🙂 c’est le porteur de Lumière, c’est ta religion que le dit.
      Nous, on n’a jamais dit ça.
      Merki.

    • 15
      Lazare-lag
      10 février 2020 à 18:27 / Répondre

      Où est-il question de Satan dans cet article?
      Et d’ailleurs en Franc-Maçonnerie?
      Quelque chose m’aurait-il échappé?
      Pour répondre à la question posée encore faudrait-il la comprendre.
      Et qu’elle ne soit pas hors-sujet.
      Quand on veut une réponse sur les endives, on ne pose pas la question au rayon fromage.

    • 17
      Herve
      11 février 2020 à 12:53 / Répondre

      Phil…tes sources sont à revoir !!! Arrete Barruel et Taxil …

  • 9
    Pierre Mollier
    9 février 2020 à 16:21 / Répondre

    La Loge de Charles est effectivement parisienne… mais nous avons aussi plusieurs Loges de région qui font ce type de visites, quand Paris est autour de 2 heures de TGV: Lyon, Bordeaux, Rennes, ou même bien moins, Lille. Départ vers 8h, arrivée Paris 10h, visite Musée 10h30-12h (en général on dépasse :-)), déjeuner à côté puis « Père Lachaise maçonnique » ou « Paris ésotérique », retour 17h30 avec bon dodo dans le TGV (sauf pour ceux qui vont au bar).

  • 8
    Désap.
    9 février 2020 à 15:42 / Répondre

    Il ne faut jamais cesser de le dire, ne jamais se lasser de le répéter : la démystification passe exclusivement par la Culture.
    Il faut que les profanes le sachent, nous répondrons à toutes les questions qu’ils se posent, cependant ce qui n’est pas communicable ne l’est pas, également entre nous.
    Tous les textes des rituels de tous les rites sont disponnibles en accés libre sur internet.
    Tous les rituels des « Hauts Grades » sont disponibles également, le site qui les recense est nommé dans le terme.
    Merci à Pierre Mollier et à tous les maçons du GODF de leur travail d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
    Toute personne objective, maçon ou profane, sait que nous vous devons la République.
    Je suis issu de la GLNF ; durant mon parcours maçonnique et dès l’age de raison acquis, je n’ai cessé de plaider pour un rapprochement de toutes les GGLL françaises, la reconnaissance historique incontournable du Grand Orient de France et la nécessité essentielle de revaloriser la Maçonnerie Modern.
    Il est vrai, sans jamais avoir été entendu.

  • 4
    Lazare-lag
    9 février 2020 à 12:55 / Répondre

    Une visite annuelle au Musée avec Apprentis et compagnons?
    Peut-on raisonnablement penser que tu es un frère parisien ou francilien?
    Car, sauf à organiser un déplacement spécifique pour « monter » à la capitale, je ne pense pas que toutes les loges situées en régions puissent organiser une telle virée pédagogique; c’est plus facile plus on est près de Cadet.
    – – –
    J’ai donc pour ma part visité le Musée seul à l’occasion d’un déplacement, ou familial ou professionnel, peu importe, et je sais que j’ai le regret le plus total de n’avoir pas pu visiter l’exposition de la BNF, car il m’a été impossible de me déplacer sur Paris pendant toute la période où elle a eu lieu.
    Mais je sais aussi que je rééditerai ma visite. Je me souviens aussi qu’à ma première visite, j’avais même aperçu, de loin, Pierre Mollier avec ses collaborateurs, en plein travail. Mais par discrétion je les ai laissé tranquille, je n’étais quand même pas venu jusque là pour jouer au provincial en quête d’autographe…
    – – –
    A être sur place, et il me semble que ça fait quand même un peu partie aussi de la visite, on n’oubliera pas non plus de s’attarder le temps nécessaire devant le mur des 500 frères victimes de la barbarie nazie.
    – – –
    Pour ma part, j’ai pu y vérifier qu’y figurait bien le nom de Valentin Abeille, Sous-préfet et Compagnon de la Libération, abattu par la Gestapo lors d’une tentative d’évasion, je crois bien quelques jours avant le débarquement de Normandie.
    Celui-là a la particularité d’avoir une place à ce nom là (et pas uniquement à son nom) dans la commune de Montréjeau (Haute-Garonne) et que cette plaque donnée à la place principale de ce chef-lieu de canton rend en fait hommage à deux Valentin Abeille, (le grand-père et le petit-fils), les deux francs-maçons, les deux sous-préfets. Le premier des Valentin Abeille ayant, dit-on, proclamé localement la République après la chute de Napoléon III, en 1875.
    – – –
    De toute façon, et quelle que soit la raison de pénétrer au siège du G.O.D.F., il y a toujours quelque chose à apprendre à venir rue Cadet.
    Et, si je puis me permettre un peu ironiquement aussi, il y a toujours aussi quelque chose à leur apprendre.

    • 5
      Lazare-lag
      9 février 2020 à 12:57 / Répondre

      il s’agit d’une réponse @ 1 – Charles Dauptain

  • 3
    Amal
    9 février 2020 à 10:53 / Répondre

    Le musée est une bonne chose mais il faut le mettre plus en en avant pour faire comprendre au profane l’importance de la franc-maçonnerie a traver les siècles dans la société

    • 6
      Lazare-lag
      9 février 2020 à 13:00 / Répondre

      Et concrètement, quelles sont tes suggestions en la matière?

  • 2
    MG RENAULT
    9 février 2020 à 10:43 / Répondre

    Pour dire un grand merci car ce musée est d\’un grand intérêt pour la culture.
    Voici quelques mots :
    UNE VISITE A PARIS
    Le 21 juillet 2018
    En prenant le train
    De Provins je vins

    Dire à un frère libraire merci
    Pour un conseil averti

    A Paris rue Cadet
    Un grand musée

    De temple en temple
    Lieux de vie je contemple

    Quelques gestes accomplis
    La mission est réussie

    Une bibliothèque
    Endroit de chouettes découvertes

    David véritable puits de science
    A su capter son audience

    Sur une vidéo Ludovic était là
    FRATERNITE ici, voilà pourquoi

    • 7
      Lazare-lag
      9 février 2020 à 13:28 / Répondre

      Quel bien curieux hasard!
      Je parle dans un message plus haut de Valentin Abeille et de ses origines familiales et pyrénéennes à Montréjeau au fin fond de la Haute-Garonne, presque en Espagne, et toi tu cites ici Provins!
      Or, il se trouve que Provins a été le dernier poste de Valentin Abeille comme sous-préfet avant sa révocation par le régime de Vichy.
      Et c’est la raison pour laquelle il a aussi une plaque à son nom à Provins (rue? place? je ne sais plus, d’autant que je ne connais pas Provins).
      Tu viens de me servir une excellente transition sur laquelle j’ai pu rebondir aussitôt.
      Sois-en remercié.

      • 10
        MG RENAULT
        9 février 2020 à 22:10 / Répondre

        LAZARE-LAG, je te remercie pour toutes tes communications et réflexions.
        A Provins la rue Valentin Abeille mène directement à la Sous-Préfecture et au jardin public « Le jardin Garnier »
        Voici pour toi deux poésies :
        L’une pour te donner l’envie de revoir Paris.
        L’autre pour te donner l’envie de voir Provins.

        UNE VISITE A LA B.N.F.

        Je suis venu à Paris
        Voir l’exposition «La franc-maçonnerie»

        A la Bibliothèque Nationale de France
        Une chance

        La B.N.F. François-Mitterrand
        J’en suis encore fort content

        D’avoir vu le 23 avril 2016
        Le livre de Michael Maïer

        L’Atalanta Fugiens avec ses gravures
        Mon cœur s’est mis à battre à vive allure

        Devant moi se trouvait l’œuvre
        Dans toute sa splendeur

        Ah ! Quel plaisir mes amis !
        Ebloui ! Ebloui !

        Celai fait quelque chose
        De voir dans le vrai si je n’ose

        Mon plaisir n’était pas fini
        J’ai regardé tout de près durant cet après-midi

        Initiation, symboles, rites
        Tout cela était explicite

        Je n’ai pas regretté mon voyage
        Tout d’un coup j’avais un autre âge

        Et puis dans ma tête j’ai grandi
        Je remercie cette exposition aujourd’hui

        LE JARDIN GARNIER
        A l’entrée du jardin Garnier
        En bas, en haut il faut regarder

        Sublime douceur de mon cœur
        Je passe sous les trois couleurs

        Au petit matin
        J’entre dans ce jardin

        Ici la force de l’eau
        Fait tourner la roue du petit ruisseau

        Oh ! Vestige du passé
        Dans la verdure négociée

        Une pose sur le pont au-dessus du plan d’eau
        Où les canards s’ébattent c’est beau

        Apparaît le cygne blanc
        Je suis content

        Aux arbres vertigineux
        Qui se dressent vers les cieux

        Victor Garnier bienfaiteur de Provins
        Ton buste est là soir et matin

        Le soleil éclaire ce lieu aux mille visages
        Douceur pour tous les âges

        La serre au bel ouvrage
        A voir aussi n’est pas un mirage

        Dans la maison des arbalétriers
        Ton âme est là Robert Pionnier

        Bibliothécaire souriant en ce lieu
        Que tu as aimé au mieux

        Pour toi et pour tous ces quelques vers
        Afin de ne pas avancer à l’envers

        Ce lieu enchante l’esprit
        Propice à la poésie

        Assistant de Pasteur, Edmond Nocard
        Ton buste est notre effort de mémoire

        Fleurs, couleurs, senteurs
        Havre de mon cœur

        Hégésippe Moreau chantre de la Voulzie
        Près de ton monument le miroir de l’eau sourit

        L’âme provinoise est là aussi joli jardin
        Lorsqu’on s’y assoit de bon matin

        Et le rocher d’où émerge l’eau, un léger clapotis
        Nous explique le début de la vie

        Ici je me sens si bien
        Aurais-je le temps d’y revenir demain ?

        Douceur d’un moment de vie
        Là est le calme de mon esprit

        Bien à toi LAZARE-LAG

  • 1
    Charles Dauptain
    9 février 2020 à 10:40 / Répondre

    Chaque année, pour les Apprentis et Compagnons de ma Loge, on fait une « visite instruction » histoire de la franc-maçonnerie/les origines du symbolisme et ils en gardent tous un magnifique souvenir. Le problème maintenant est de convaincre les Maîtres qu’il faut laisser de la place aux jeunes lors de cette sortie devenue rituelle 🙂 Le dernier point évoqué est très judicieux, le Musée est aussi un très bel outils pour « expliquer le franc-maçonnerie » aux nouveaux Frères (même si chez nous deux d’entre eux sont rentrés à la suite d’une visite au Musée !)

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