Les trésors du Musée de la Franc-Maçonnerie – 2

Publié par Pierre Mollier

Voici le deuxième article de notre partenariat avec le Musée de la franc-maçonnerie. Le texte est de Pierre Mollier :

Un « épissoir maçonnique » pour le Musée

La plupart des pièces conservées par le Musée de la franc-maçonnerie relèvent des catégories classiques de la collection maçonnique : décors (tabliers et cordons), bijoux, diplômes, patentes et documents divers. S’y ajoute ce que l’on trouve traditionnellement dans les Musées : tableaux, sculptures etc.

epissoirBPourtant, de temps en temps, le musée s’enrichit de pièces improbables. Des maçons ont éprouvé le besoin de marquer des symboles de leur ordre des objets de leur quotidien. C’est le cas d’un des achats réalisés ce jeudi 26 novembre dans une vente aux enchères de l’Hôtel Drouot. Le Musée a en effet acquis un « épissoir » à décor maçonnique. Un épissoir – ma science est récente – est une grosse aiguille qui sert aux gens de mer pour travailler sur les cordages. Épisser les câbles ou les cordages, c’est les assembler en entrelaçant les torons.

Notre épissoir maçonnique est en ivoire marin, d’une longueur de 21 centimètres et daté de 1856. Nous pencherions pour une origine maçonnique anglo-saxonne mais, alors que c’est souvent le cas, l’iconographie ne permet pas là de trancher. Campagnes baleinières, pêche à la morue, débuts d’expéditions coloniales ou tout simplement échanges commerciaux, les océans sont couverts de navires en ce début de la deuxième moitié du XIXe siècle. Les premiers vaisseaux à vapeur y croisent encore les grands trois-mâts. La Maçonnerie est là où est l’activité humaine, et notre épissoir est l’émouvant témoignage de l’engagement maçonnique d’un marin au temps de Jules Verne (Les Enfants du capitaine Grant paraissent en 1868).

Musée de la Franc-Maçonnerie 16 rue Cadet 75009 Paris. Ouvert du mardi au vendredi : 10h00-12h30 / 14h00-18h00, samedi : 10h00-13h00 / 14h00-19h00, Fermeture les dimanches, lundis et jours fériés

vendredi 28 novembre 2014
  • 4
    HRM
    29 novembre 2014 à 12:49 / Répondre

    plus simplement en terme de marine, cet instrument est fait pour disjoindre les torons d’une corde afin d’y faire s’entrelacer les torons d’une autre corde : c’est réaliser ainsi une « épissure »; cela remplace en sécurité et solidité et en longévité les nœuds
    Entre autres, 2 types d’épissure:
    – en ligne pour relier, bout à bout, deux cordes
    – sur la même corde pour réaliser l’œil d’une boucle.

  • 2
    Marcellin
    28 novembre 2014 à 14:45 / Répondre

    Epissoire prend un  » E » à la fin…

    tribecs///

    • 3
      GépluAdministrateur
      28 novembre 2014 à 14:59 / Répondre

      Non Marcellin, l’orthographe la plus courante est sans e.

  • 1
    Greux
    28 novembre 2014 à 09:43 / Répondre

    Bien, il y a de nombreux epissoires nous en avons quelques uns en notre Musée, également des cornes à poudre, et des portes sceaux ancien également…….
    Musée de la Commanderie Jacques de Molay, en Arles

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