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Pâques et la Rose Croix : christiques ?

Publié par Jean van Win

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dimanche 20 avril 2025
  • 19
    Jean van Win
    25 avril 2025 à 12h04 / Répondre

    Il faut oser relire ce qu »écrit le marquis de Sade à propos du parcours complet de l’hostie consacrée De son ingestion à son expulsion. Jamais personne n’a fait plus ignoble que lui! Et certains le disent maçon…

  • 16
    Pierre Noël
    22 avril 2025 à 13h29 / Répondre

    J’aimerai regarder le rituel du R+ naïvement, sans à priori, comme si je ne l’avais vu ! J’oublierais ce que je sais, oubliant son état d’origine (chrétien), son évolution vers une anti-religiosité maladive et un anti-cléricalisme assuré, oubliant surtout le débat sous jacent présent : ce grade est-il chrétien ou christique ?
    Si vous lisez ainsi le rituel classique, que découvrez-vous ? Un cherchant, égaré dans les ténèbres de l’ignorance, qui après bien des épreuves, entrevoit une étoile lointaine qui le conduit vers un monde de lumière où il trouve enfin ce qu’il cherchait, la Connaissance. C’est une métaphore, bien sûr, qui n’a que le sens que chacun veut lui donner. A cette description, chacun donne le sens qu’il veut, selon son conditionnement personnel. Ce monde de lumière final, espéré, illusoire peut être, inaccessible en fait, peut être le paradis (des chrétiens) pour certains, le nirvana pour d’autres, le jardin aux vierges innombrables ou le bonheur du peuple.

  • 14
    Yasfaloth
    22 avril 2025 à 2h18 / Répondre

    Je voulais faire une intervention sur le terme « christique » mais Ergieff m’a devancé… par contre je me demande bien ce que peux avoir de « détestable » le rituel de départ des compagnons ???
    .
    Dans ma Loge les Frères y tiennent particulièrement, et, personnellement je trouve qu’il ajoute une petite touche qui permet aux nouveaux promus de rester dans le paradigme du métier… avant de passer à autre chose…
    .
    Et je ne pense pas que nous fassions partie de la « caste » à laquelle pense JVW.

    • 17
      Jean van Win
      22 avril 2025 à 14h46 / Répondre

      Cher Yasfaloth,

      crois ,qu’il y a un fâcheux malentendu à propos du rituel absurde du « départ des Compagnons.
      Je suis très critique à propos du Rite Moderne tel que l’ont conçu et mis en œuvre nos ancêtres belges du XIXe siècle
      Ma remarque ne concerne en rien une séquence du Rituel de Souverains Prince Rose Croix, qui comporte, lui aussi, un départ des Compagnons.

      Ma remarque concerne le grade de Compagnon du Rite Moderne belge (voir sur Hiram.be ma contribution ancienne intitulée « Rite Moderne belge rite moderne français, je t’aime moi non plus

      Parmi les détestables innovations de cette époque, on découvre un départ des Compagnons « avec leur bissac, divers ustensiles et enfin une bouteille de gros rouge car le voyage sera rude » (sic)
      Du très mauvais théâtre élaboré pour émouvoir les assistants. Il y a d’autres dérivations lors de l' »initiation » à d’autres grades qui sont du même tonneau
      Ceci dit, il est parfaitement tolérable e que, de nos jours encore, il est des frères et de sœurs qui privilégient ce genre de maçonnerie.
      De gustibus et coloribus non disputandum est.

    • 18
      Brumaire
      23 avril 2025 à 14h26 / Répondre

      Ergief et Yasfaloth m’ont tous deux devancée…je pense que l’adjectif christique n’est pas inconvenant s’agissant du 18° degré. Pour ma part, il met une distance que n’apporte pas celui de « chrétien ».
      Certes, les apports du christianisme sont visibles; je souhaiterais qu’on n’oublie pas la dimension hermétique de ce degré. Ne serait-ce que dans la Parole: ses initiales sont aussi les premières lettres des 4 éléments en hébreu, et il y a bien d’autres indices! Le parcours maçonnique, dès le cabinet de réflexion, est aussi un parcours hermétique avec une méthode analogique.
      Ce qui n’enlève rien à l’article de JVW. On n’est pas obligé cependant d’être aussi catégorique.

      • 21
        Joab’s
        25 avril 2025 à 18h16 / Répondre

        Le grade R+C met en scène le personnage du Christ sur des aspects particuliers sans rapport avec la doctrine chretienne et encore moins catholique : pas de fils de dieu, de trinité, de redemption des péchés, de credo, de sacrements, de resurrection, de mise à mort, de veneration, de « reine des cieux », de vierge, bapteme,confession !
        Que reste-t-il alors ? La nouvelle alliance ? Parle t on de la même alliance que celle du christianisme ?
        Le fait d’evoquer le temple de Salomon fait -il des autres grades du culte judaïque ?
        Bizarre donc !
        Pourquoi ne pas le vivre comme un conte , une parabole ?

        • 22
          Arnaud Laehert
          25 avril 2025 à 22h58 / Répondre

          Et ensuite on s’étonne d’avoir les églises sur le dos.
          Nous faisons dire au Christ ce qu’il n’a jamais dit – ceci au moins c’est certain ! C’est donc dire implicitement que les Écritures sont au mieux incomplètes et possiblement présentant des erreurs.
          C’est à mon sens un mauvais choix que d’avoir pris des personnages et des écrits bibliques pour exprimer ce qui pouvait l’être par maints autres moyens, philosophiquement notamment.
          Pour le dire autrement, au lieu d’écrire que notre système de réflexion est plus proche de la vérité, nous aurions dû le suggérer en prenant soin de ne rien utiliser de religieux. C’est un peu comme au rugby : si vous jouez le jeu de l’adversaire croyant ainsi le battre, c’est le meilleur moyen de perdre.

          • 23
            Joab’s
            26 avril 2025 à 19h00 / Répondre

            @Arnaud : pouvions nous prendre d’autres traditions ? Ambelain avait installé celles de l’Egypte.
            en fait la FM reprend les doctrines gnostiques rejetees par le christianisme mainstream.

  • 13
    ERGIEF
    21 avril 2025 à 19h34 / Répondre

    Le CNRTL date de 1892 la première itération du terme christique dans le vocabulaire français et fait référence à son équivalent anglais christic dont l’Oxford English Dictionnary situé l’émergence en 1870. Le sens est identique dans les deux langues « relatif au Christ ». Un mot qui compte 1 siècle 1/2 d’existence n’est plus un néologisme depuis longtemps sauf à considérer que les langues seraient définitivement figées et interdites de générer de nouveaux mots. Quant-à l’Académie française, considérant la lenteur a laquelle ses membres progressent dans la mise à jour de notre dictionnaire (auquel je me réfère régulièrement en cas de doute) ce n’est pas demain qu’elle reconnaîtra ce mot. Ceci pour préciser que chrétien par attachement au message originel d’avant le 1er concile de Nicée, et non inféodé aux églises conciliaires, je ne répugne pas à employer le terme christique. Seul le mésusage, qu’en font certains esprits chagrins, lui confère une connotation péjorative. En dehors de celà il sert à désigner, comme l’indique son étymologie, « ce qui est relatif au Christ » en dehors de tout aspect religieux, le qualificatif chrétien ayant été confisqué par les différentes confessions qui l’associent à des pratiques, des dogmes et des impératifs cultuels. Je constate par ailleurs qu’un usage contestable est fait dans certains commentaires du mot agnostique. Le croyant a la foi, l’athée ne croit pas et l’agnostique doute. Ce dernier terme ne peut être un mot refuge pour ceux qui n’appartiennent pas aux deux premières catégories.
    Ceci dit: un grand merci à JvW pour son excellente contribution.

    • 15
      Joab’s
      22 avril 2025 à 12h16 / Répondre

      Le « croyant » pense (intellectuel donc) que quelque chose est vrai.
      L’athée rejette cette chose (ce qui revient à lui accrediter une existence.
      L’agnostique ne se prononce pas … il ne « sait » pas !
      Pour l’apotre paul dans Hebreux « la foi est l »assurance des choses que l’on espère ».
      donc très different de la croyance …

  • 12
    Luciole
    21 avril 2025 à 15h24 / Répondre

    Merci Jean de ce bel article,intelligent comme toujours et des références proposées. On peut,être agnostique et participer de bonne foi à une vision différente ou complémentaire du mythe.

  • 9
    Jean van Win
    20 avril 2025 à 18h04 / Répondre

    Je remercie tous les intervenants qui se sont intéressés à ma prose pascale.

    Deux ou trois remarques encore :
    Je découvre en ce moment le Traité d’Athéologie de Michel Onfray, que j’avais vu sur Youtube et que j’avais trouvé alors assez dogmatique et prétentieux, comme le sont hélas bien des intellectuels de haut vol mais également narcissiques. Publié sur Livre de Poche (pas cher). Je suis stupéfait voire émerveillé par ce que je lis. Quelle culture et quelle science des anciens textes préchrétiens. Et quel pouvoir de persuasion !!
    Il se réfère notamment à Bertrand Russel, qui deviendra plus tard Sir ou Lord Bertrand Russel. Qui fut impitoyable avec les mythes obscurantistes préchrétiens, qui mèneront à l’Eglise catholique contemporaine et à toutes les autres Eglises..
    Une autre source de poids dans sa pensée est constituée par Prosper Alfaric, ancien président de l’Union Rationaliste, qui a publié un plus que mémorable « A l’Ecole de la Raison ».
    J’étais déjà membre de cette association avant d’être reçu maçon, en 1961. Je relis cela crayon en main, et prends force notes. C’est du gâteau !
    Et quelle audace de s’attaquer ouvertement à des veaux d’or installés.
    .
    Et je me remémore avec plaisir : « Deponens aliena ascendit unus ».

    • 11
      Joab’s
      20 avril 2025 à 19h13 / Répondre

      J’ai un apriori negatif sur Michel Onfray, mais ne demande qu’à en changer.

      • 20
        lazare-lag
        25 avril 2025 à 12h28 / Répondre

        J’ai un a priori négatif sur Michel Onfray, mais je ne suis pas certain de demander à en changer…

  • 8
    Pierre Noël
    20 avril 2025 à 17h18 / Répondre

    Je savoure le commentaire de JVW, toujours aussi incisif et pugnace que dans son jeune temps lorsqu’il avait affaire à des barbons, aussi barbants qu’anticléricaux du style « à bas la calotte' » post-prandial ! Ils étaient courants dans les années 1960 ! J’en ai connu qui montaient sur la table pour vociférer cette chanson après le dernier couplet du « Semeur » (chanson emblématique de l’ULB, université libre de Bruxelles).
    Je ne supporte plus depuis longtemps les déguisements des rituels (surtout celui de R+, mais pas seulement) pour cacher leur origine dans une société fondamentalement religieuse, grecque, romaine ou juive (l’emploi du mot « christique » n’a d’autre but que le refus hypocrite du mot, « chrétien », devenu un gros mot, comme « régulier » l’est devenu par imbécilité !).

    • 10
      Joab’s
      20 avril 2025 à 19h11 / Répondre

      « régulier » est de la sombre bétise pour flatter des adeptes et attiser les agressivités. C’est vide de sens.
      Ce qui n’est pas le cas de « chretien » qui se refere à quelque chose, qu’on apprecie ou pas.
      Il serait dommage que la discussion se limite à des clameurs militantes entre des religio-sectaires et anticlericaux.
      D’autant plus dommage que le R+C est justement un moyen de depasser des militantismes simplistes.
      J’ai connu Jean v W justement hors des betises soit disant « regulieres » aidant à construire des loges avec des fondements solides dans des contextes defavorables.
      Oui, il est dommage de denaturer des rituels pour un conformisme ambiant. Que ce soit pour christianiser ou l’inverse.
      Une reception 4e Ordre sur les textes originaux de RDMontaleau, reception y compris d’athées est tellement enrichissant. Elle se vit plus qu’elle se recite.

  • 7
    Baphomet
    20 avril 2025 à 15h10 / Répondre

    Merci pour ce superbe texte, tant dans sa forme que son fond.

  • 6
    Arnaud Laehert
    20 avril 2025 à 13h13 / Répondre

    La vie est suffisamment parsemée de souffrances, s’il faut encore souffrir lorsqu’on vient en loge, je vous le laisse.
    J’aurai plusieurs fois l’occasion de pleurer la mort des miens. S’il faut en plus que je pleure la mort d’un inconnu qui a voulu sauver le monde. C’est bien malheureux ce qu’il lui est arrivé, mais il ne me semble pas qu’on exigea de lui quoique ce soit de cet ordre.
    Je retourne voir Lucrèce, il étudit le monde et la nature humaine dans la joie et la bonne humeur.
    🙂

  • 4
    liberté
    20 avril 2025 à 10h58 / Répondre

    Magnifique ! Un F agnostique nous a exposé au 18eme grade que le mot christique n existe pas. Étant agnostique, je considère que si nos légendes sont d origine judeo chrétienne ou plutôt Grèco latine, elles sont tout à fait compatibles avec une réflexion symbolique, laïque. Une belle leçon de sémantique et de maçonnerie. Puisse t elle être entendue par tous.

  • 3
    Fondation LATOMIA
    20 avril 2025 à 10h23 / Répondre

    Bravo Jean !
    Claude Guérillot, en 2003 (« J’ai ce bonheur ! », p. 31) écrivait déjà à propos de la déchristianisation du rituel de Ch.·. R-C.·. : « Il devient, dans la ligne de la fin du XIXᵉ siècle « christique », cet affreux néologisme forgé pour désigner ce qui parle du Christ sans pour autant être chrétien. ».
    Je rajouterai : en quoi la forgerie moderne « Igne Natura Renovatur Integra » peut-elle avoir un rapport avec le thème principal du grade qui est, une fois encore, la recherche de la Parole Perdue ?
    Ce thème central et permanent du R.·. E.·. A.·. A.·. le rituel nous demande de l’aborder en simple ouvrier dans les premiers degrés ; puis nous acceptons de nous transmuter en sages philosophes de l’époque grecque classique au 12ᵉ degré, puis de parler et de penser comme un juif au 13ᵉ et 14ᵉ degré ; il faut donc accepter de parler et de penser comme un chrétien au 18ᵉ degré …
    Et si le rituel nous appelle à creuser cette ambiance chrétienne c’est pour pouvoir mieux la dépasser, l’analyser — là, effectivement la voie alchimique, le johannisme ou la kabbale, peuvent nous aider — et surtout nous élever au-dessus des contingences dogmatiques !

    • 5
      Joab’s
      20 avril 2025 à 12h15 / Répondre

      Le R+C n’est pas une exclusivité REAA ! C’est parfois cette volonté hégémonique classique du REAA est plus que troublante. Car elle amène comme FL le note une certaine confusion « alchimique ».
      Tout depend ce qu’on attend par « paler et penser comme un chretien » … Si on est attaché au salut, la redemption, les sacrements, le credo, le clericanisme, les saints … rien de tout celà dans le 4eOrdre ou 18e !
      Au contraire, un appel à prendre distance.
      Il y a, c’est vrai l’annonce de la fin de l’Ancienne Alliance (judaïsme) remplacée par une nouvelle liée au INRI mais c’est un phénomène classique de renouvellement, pas specifiquement chretien.
      Un phénomène de liberation, emancipation présent dès le recit d’ Eden ou l’homme devient comme les dieux (dixit Genèse) auquel nous sommes invités et qui permet l’accès au concept de « vie eternelle ».
      Donc la FM rejoint en effet le christianisme primitif et en particulier dans ce grade de R+C helas souvent abordé avec crainte, voire rejet.

  • 2
    Joab’s
    20 avril 2025 à 9h39 / Répondre

    @Jean à la plume si pertinente même si je suis parfis (souvent ?) dans une analyse differente. Tes contributions à faire revivre des loges montre par l’action ton oeuvre.
    En fait, nous avons sous les yeux le problème rencontré : se prendre pour JC et clamer « pardonnes leur … » Lorsqu’on se souvient dans quelles circonstances ces mots auraient été prononcés , nous sommes dans le sacrilège du christianisme de se les approprier pour afficher mépris à des « freres » qu’on dit « tres chers ». Passons …
    Pour ma part les barbarismes ne me paraissent pas trop graves, dans la mesure ou ils sont conscients. La langue a ainsi évolué pas forcément pour sa précision.
    Comme tu le dis,ces barbarismes permettent d’exprimer des sentiments que les mots officiels ne donnent pas.
    C’est souvent dommage et eloigne d’une analyse honnête, c’est vrai : ainsi il en est d’islamisme, wokisme, bobos, fachos, etc.
    Pour ce qui concerne les aspects dits « christiques » en particulier du grade R+C, il faut certainement prendre une distance (ce que nous propose la FM) vis à vis de l’aspect religieux (qui lui exige obeissance, soumission, pardon, salut, péché) que ce soit pour adhérer ou rejeter.
    Mais, pour moi, on peut aller encore plus loin :
    – le christianisme est la fin de l’ancienne alliance construite sur soumission, oppression, violence, favoritisme.
    – c’est une revelation, bonne nouvelle offerte à tous, tout de suite
    – plus de « péché » de desobeissance, le péché c’est dans le conflit avec nous même (gnostiques, ecole johannique)
    – plus de redemption , salut par le mérite : « tout est accompli ».
    Alors bien sur, dans l’esprit de beaucoup, le christianisme est ce que les eglises en ont fait : un système d’exploitation de la credulité, pouvoir oppressif, beneterie, devotion aveugle, rigidifications, brutalité …
    Ce qui explique la reaction negative (ou positive pour les adeptes) a R+C ou RER.
    Et il est vrai que nombre de maçons retombent (au nom des personnages des recits maconniques) dans ces considerations profanes hors sujet.
    Donc en resumé (lapidaire) pour moi le R+C exprime avec plus de subtilité et scenarisation (c’est francais ?) la même idée que le christianisme primitif : une theologie de liberation, emancipation, realisation profonde, richesse et une technique pour l’atteindre.

  • 1
    Remi
    20 avril 2025 à 7h21 / Répondre

    Un très grand merci à nos FF Géplu pour la publication et à JvW pour cette réflexion de haut niveau. Jean c’est toujours un bonheur que de te lire. En effet, il y a en FM, beaucoup de choses fantaisistes. Des foutaises que les maçons ont inventées – et auxquelles ils aiment croire. Et qu’ils répètent de génération en génération sans chercher comprendre. Chose étonnante pour des chercheurs de vérité. Non ? « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » La parabole de Jésus prend ici tout son sens. 🤣🤣🤣

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