Les Grands Maîtres, devant le Crématorium du Père Lachaise
Les Grands Maîtres de 2014, devant le Crématorium du Père Lachaise (Photo Ronan Loaec, GODF)

Rassemblement du 1er mai DU GODF pour les martyrs de la Commune

Publié par Géplu
Dans Divers

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vendredi 24 avril 2015
  • 3
    Lionel MAINE
    24 avril 2015 à 09:51 / Répondre

    Ce premier Mai,
    Montons plutôt sur la butte pour ,devant la prodigieuse architecture du Sacré-Cœur du Vœu national, nous enivrer d’ effluves marines mêlées de brioche vendéenne et de quenelles.
    Revenus sur terre, nous rendrons grâce à notre Jeanne nationale !

    • 5
      Luciole
      25 avril 2015 à 12:34 / Répondre

      « ..prodigieuse architecture du Sacré-Coeur du Voeu national… » et on dit que les FM n’ont pas d’humour!

  • 1
    357
    24 avril 2015 à 07:26 / Répondre

    Cette manifestation devant le Mur des Fédérés est une illustration de l’instrumentalisation de la franc-maçonnerie à des fins politiques. Le premier défilé avait été organisé en 1971, à l’occasion du centenaire de la Commune, à l’initiative conjointe des Paul Axionnaz, Jacques Mitterrand et Fred Zeller qui allait bientôt leur succéder. Ces frères n’ont jamais fait mystère de leurs engagements politiques à gauche et, pour le troisième d’entre eux, à l’extrême gauche. Il s’agissait certes de célébrer le centenaire de la Commune, mais l’opération poursuivait aussi un autre objectif : à l’époque, on souhaitait aussi fédérer toutes les gauches dispersées. Et quoi de mieux que le faire autour d’un symbole ? (n’oublions pas que le congrès d’Epinay a eu lieu en juin 1971).

    Un frère, très bien informé, a su rafraichir ma mémoire en m’indiquant que « le pélerinage » systématique du 1er mai a été instauré plus récemment, sous la grande maîtrise de Philippe Guglielmi (1997-1999). On sait que ce dernier tente de mener aujourd’hui une carrière politique sans grand succès en Seine-Saint-Denis et de la concilier avec la maçonnerie (notamment dans les Ordres de sagesse du RF).

    Pour en revenir à la commémoration prochaine, je suis persuadé que si on interrogeait tous les maçons qui se pressent à ce rendez-vous presque devenu mondain, un grand nombre d’entre eux serait bien incapable de se souvenir précisément ce qu’ils sont censés commémorer (la manifestation du 29 avril 1871, la semaine sanglante, la fête du travail ?). Le problème n’est pas là. Le problème est que la réalité historique ne cadre pas tout à fait avec la vision romantique que les obédiences contemporaines se font de la Commune de Paris. Il faut quand même rappeler qu’en 1871; les Obédiences, à commencer par le GODF, ne soutenaient absolument pas la Commune de Paris, notamment sa tendance la plus extrémiste. L’académicien Maxime Du Camp donne d’ailleurs une vision peu flatteuse de la fameuse manifestation du 29 avril 1871 durant laquelle des délégués de loges parisiennes sont allés planter des bannières maçonniques sur les remparts de la Capitale, au grand dam d’autres vénérables mis devant le fait accompli ( lire : http://357.hautetfort.com/archive/2015/04/18/les-francs-macons-et-la-commune-de-paris-quelques-verites-co-5605877.html )

    Merci pour la photo. Même si j’ai du mal à voir Louise Michel en Catherine Jeannin-Naltet
    ou Jules Vallès en Daniel Keller et, de façon générale, des communards sur les barricades dans toute ces brochette de dignitaires.

    • 2
      briand
      24 avril 2015 à 09:14 / Répondre

      MTCF
      Ce commentaire est scandaleux ! Frat:.

    • 4
      Jean des Spels
      24 avril 2015 à 15:37 / Répondre

      Le commentaire de « 357 » est utile et éclairant. Gardons-nous de la célébration intempestive des insurrections ou des émeutes. Si la répression de la Commune par les Versaillais fut un drame, la Commune n’est en rien un modèle. En ces temps où nous parlons volontiers d’utopie maçonnique, souvenons-nous que l’utopie créatrice ne peut être apologie ni légitimation de la violence politique. Notre époque troublée a besoin de cette attention.

    • 6
      Emmanuel Bastien
      26 avril 2015 à 09:57 / Répondre

      Les Francs-maçons de l’époque se partagèrent en trois: ceux ,  » bourgeois républicains modérés » furent du coté de Thiers et de Babaut-Larivière, le GM du GODF de l’époque; ceux qui essayèrent, en vain, de faire valoir la  » concorde » entre frères séparés, et ceux qui firent basculer les loges d’artisans et d’ouvriers des loges parisiennes du coté de la é Commune » . Ceux-là étaient « socialistes libertaires  » et  » anarchistes » et  » écossais » . On a du mal à voir en Keller l’héritier de Félix Pyat ou de Jules Vallès, de même que Marc Henry ( avec ou sans cordon) en Héritier de Mesureur. Quant à Janin-Naltet en Louise Michel, cela laisse dubitatif, pour le moins. Cette cérémonie est une CAPTATION d’HERITAGE . Mais les communistes l’avaient déjà faite. C’est là que l’on voit qu’il faut distinguer clairement le mythe de la réalité historique ….

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