Le rituel « Salvador Allende »
Qui connait le Rite Français Salvador Allende ?
Le rite français est selon les historiens, le mode d’organisation des travaux maçonniques le plus proche de la franc-maçonnerie anglaise des origines dite des « moderns ». Cette franc-maçonnerie des « moderns » fut elle-même directement issue du développement des premiers rites de la maçonnerie devenue spéculative qui a été inventée à la fin du XVII siècle en Ecosse.
Depuis l’initiation des premiers gentlemen dans la loge mère de Kilwinning, les mystères de la franc-maçonnerie n’ont eu de cesse d’être dissertés, combattus, critiqués ou réformés pour arriver à la situation actuelle qui voit cohabiter dans le Monde de multiples sortes d’organisations associatives « maçonniques » pratiquant divers rites avec des orientations philosophiques souvent très différentes. Bien que souvent opposées ces organisations partagent néanmoins une constante qui consiste à réunir des hommes et (parfois) des femmes qui sans leurs rites se seraient ignorées voir combattues.
Au tout début du XVIIIe siècle, les francs-maçons britanniques présents en France ont importé le « rite des Moderns » qui a été ensuite traduit en français. Le contexte et les raisons qui conduisirent quelques décennies plus tard à proposer une version officielle de ce rite, sous le nom de « Rite français », sont liées à la création du Grand Orient de France en 1773. Celui-ci profita de l’importante question des rituels pour en « fixer » les grades symboliques, selon la triple nécessité de conserver sa tradition, de clarifier et moderniser ses règles administratives, et d’unifier ses usages.
Le rite français est une des méthodes de travail destinée à créer le centre de l’union. C’est le Grand Orient de France qui en détient la légitimité par l’histoire. C’est donc au sein du Grand Orient de France que se sont succédés au cours du XIXeme et du XXeme siècles les standards du rite français qui ont évolués selon les périodes dans un mouvement de balancier entre le positivisme et le spiritualisme. Certains maçons de la seconde partie du XXeme siècle ont créé des formes de rites français rétablis ou traditionnel parce qu’ils considéraient le rite de référence trop positiviste et pas assez symbolique. L’actuelle version standard, dite « de référence » du rite français pratiqué au Grand Orient de France est pourtant issu d’une réforme de compromis effectuée par Arthur Groussier.
En ce début de XXIeme siècle, il existe une tendance pour quelques sœurs ou frères d’envisager la franc-maçonnerie comme un succédané de religion. Dès lors grande est la tentation de vouloir trouver le rite prétendument le plus proche d’une tradition primordiale pourtant fantasmée. On ne compte plus les versions de rites prétendument plus traditionnels alors qu’ils ont parfois été inventé sur une coin de table de bistrot parisien !
Pourtant certains francs-maçons résistent à cette tentation réactionnaire et ont imaginé des rituels français modernes mis au gout du jour et porteur d’une symbolique de notre époque. Il en est ainsi du rite français libéré ou rite français de Blois qui se veut un rituel libéré de sa gangue religieuse, biblique, judéo-chrétienne. Ce rituel est dégagé de ses prétentions chevaleresques qui – pour être supposées traditionnelles – n’en sont pas moins obsolètes. Il est aussi nettoyé de ses référents à des moyens de violence – épées, poignards etc..
Mais il existe une version de rite français pratiquée largement au sein des loges de la Grande Loge Mixte Universelle (GLMU) qui reprend la trame du rite traditionnel de conduite des travaux tout en étant complétement rénové. Ce rite français dit Salvador Allende est en usage depuis 1982. En en son sein, il est fait appel à l’exemple de Salvador Allende et de Louise Michel pour éclairer les travaux : « nos Sœurs et Frères luttent-ils pour le respect de notre idéal républicain. Dans leur refus de toute aliénation, à l’exemple de notre Sœur Louise Michel et de notre Frère Salvador Allende, ils n’hésitent pas à mener dans la société profane le combat de la Franc-maçonnerie. »
Ce contenu du rituel est conforme à l’orientation de la GLMU qui promotionne depuis sa création en 1973, une franc-maçonnerie dite républicaine qui adopte non seulement la « liberté absolue de conscience » et la mixité, mais qui poursuit ces principes dans leurs conséquences, la pratique démocratique et la défense de l’idéal laïque et des valeurs républicaines.
La GLMU ouvre la voie à une évolution d’une franc-maçonnerie libérale privilégiant la liberté individuelle à une franc-maçonnerie prenant en compte :
– La nécessaire dimension collective de l’humanité (qui n’est pas seulement une juxtaposition d’individus, mais un ensemble de citoyens et citoyennes),
– L’élan nouveau des aspirations à dépasser l’égalité des droits pour atteindre l’égalité de fait.
Aussi le rite français Salvador Allende engage les franc-maçons « à œuvrer au perfectionnement de l’Humanité, dans le respect des autres et de soi-même. Notre Obédience incite les Francs-maçons à lutter pour l’accomplissement de cet idéal, à travailler sans relâche à la réalisation de nos principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité, à combattre nos ennemis de toujours : la haine et l’obscurantisme, l’injustice sociale et le mépris de la souveraineté du peuple. »
Le rite insiste aussi sur la continuité du travail « L’heure du repos n’est pas arrivée, mes Sœurs et mes Frères. Le travail en Franc-maçonnerie reste toujours inachevé, car il nous faudra toujours réparer et reconstruire ce que détruisent l’ignorance, la négligence et la folie humaines.
C’est pourquoi maintenant notre vrai travail de Franc-maçon va commencer. Nous devons en effet faire rayonner dans le monde profane les lumières qui éclairent nos Temples.
Nous devons dans le cadre de la vie quotidienne en accord avec notre conscience, là où bon nous semblera, travailler à la diffusion des valeurs et de l’esprit maçonniques et, de ce fait, à l’édification du Temple de l’Humanité.
Les Francs-maçons, ne l’oublions pas mes Sœurs et mes Frères, sont des bâtisseurs dans nos Temples, mais aussi des hommes et des femmes actifs et responsables dans le monde profane. »
Voici donc un rite qui mériterait d’être mieux connu et plus pratiqué…
Téléchargez le rituel complet au 1er degré : rite-salvdor-allende
Le rite Salvador Allende sonne comme une comptine. Le rite Pierre Dac par d’avantage de contenu, de sens, peut le remplacer avantageusement. Que la GLMU pratique ce rite c’est surprenant.
Le rite Fidel Castro imposé aux habitants de l’ile de Cuba avec au premier grade l’espoir et au troisieme grade le rationnement a ete pratiquè par de nombreux iliens.
Ne sont « sacré(e)s » que les valeurs auxquelles nous nous rattachons et les serments librement prononcés et réitérés en connaissance de cause.
les rituels – et les Rites auxquels ils se réfèrent – ne sont que des outils.
S’ils ne sont pas sacrés, ils doivent être respectés et utilisés avec maîtrise et intelligence dans un but bien compris, créer une œuvre. Intellectuelle, certes, ce qui est plus facile que de concevoir et monter une trompe (les opératifs me comprendront…) mais néanmoins de bel agencement, proportions et finition.
Enfin, ni les Rites ni les rituels ne sont sortis tout armés de la cuisse du GADLU: ce sont des œuvres humaines, plus ou moins réussies selon le cas (j’ai une tendresse pour le Régulateur, beaucoup moins pour l’époque Amiable et je remercie Groussier d’avoir – même si c’est a minima – remis l’Eglise au milieu du village). Comme tels, les rituels sont appelés à évoluer, bien entendu. Mais n’est pas Rœttiers de Montaleau qui veut et c’est sans doute l’illusion vaniteuse dans laquelle nombre de « créateurs » de rituels modernes sont tombés à pieds joints.
Cher Maurice A.,
je crains que tu confondes Rituel et Constitutions.
Les Constitutions établis durant le 18è sc, effectivement dans leurs préambules et deux premiers chapitres (aucun autre) font état de situations particulières de la société de l’époque, d’autre part évoquent ce que doit être l’organisation de la GL et la tenure des maçons ; en cela ces textes aucunement initiatiques, se situent sur les plans strictement matériel, temporel et organisationnel .
En revanche, il n’est fait aucun cas de politique ni de sujets sociétaux dans le rituel ; celui-ci se place sur un plan exclusivement initiatique, par définition hors de toute notion temporelle, et par extension, hors de toute problématique politique ou sociétal, ce n’est pas son sujet.
Le rituel s’exerce dans un espace, la loge, hors de toute temporalité, raison pour laquelle l’espace de la loge qui forme la loge (car la loge est un espace et non un lieu en particulier ; on peut former loge n’importe où) est dit sacré, terme hors de toute notion religieuse en maçonnerie comme le terme Dieu, qui n’a pour seule signification d’exprimer la suppression de la notion de temps ; en ce sens et en ce sens uniquement, le rituel est également sacré, il n’est donc aucunement nécessaire d’en changer la Lettre, sauf risquer de le dénaturer à l’image de ce « rituel » S. Allende (personnage et Frère, par ailleurs, pour lequel j’ai le plus grand respect, notamment pour son action politique ; ce qui ne devra pas manquer de t’étonner, toi qui sembles apprécier de mettre les gens dans des cases)
Pratiquant le RF 1785, je n’ai donc aucune obligation de venir en Tenue à cheval ni m’éclairer à la bougies et je ne vais jamais à la messe, fût-elle en latin :-))
Exposé en quelques mots tout le problème de la maçonnerie « libérale », vous temporalisez des notions qui n’ont pas à l’être, vous ne traitez ainsi en loge presque qu’exclusivement de sujets sociétaux et politiques, ce qui m’amène à m’interroger, à quel moment faites-vous de la maçonnerie ?
Enfin, j’ai toujours remarqué ce qui est pour moi une curiosité, les maçons libéraux semblent incapables de distinguer la notion de Dieu des textes religieux qui en traitent ; c’est pourtant l’objet de la maçonnerie.
Les Egyptiens, les Assyriens, les Babyloniens, les Grecs, les Romains, en résumé toutes les civilisations antiques, à l’exception des Hébreux, parlaient de Dieu et de Dieux (le monothéisme n’est aucunement une novation des Juifs, toute l’Antiquité était monothéiste) et que je sache, il ne pratiquaient pas des religions, mais la Connaissance ; leurs textes n’avaient aucunement la prétention d’exprimer des faits historiques, toutes les mythologies affirment sans aucun détour qu’elles ne sont qu’allégories symboliques,
ceci t’évoque-t-il quelque chose ? …
Non, mon cher Frère, je ne pratique pas une religion de substitution, je pratique l’exact contraire, la maçonnerie est une Gnose, ce qui signifie « connaissance ».
Avec un « g » minuscule, peut-être ; sinon, on est encore dans une superstition.
je suis d’accord
@desap – « ils ne pratiquaient pas des religions mais la Connaissance » connaissance de soi, des autres, de l’univers, tu touche l’essentiel de la demarche m.
Il ne faut pas perdre de vue que la réorganisation du Métier et sa remise à niveau technique vient de la redécouverte des connaissances techniques et spirituelles de l’antiquité notamment grecques et romaines, transmises par les Arabes aux Croisés.
Pour étudier précisément le sujet, je puis dire que prétendre la Maçonnerie opérative imprégnée de religion est à mon sens extrêmement réducteur, voire faux.
Les principes des Maçonneries opérative et modernes sont bien plus proches de la Connaissance antique que de la religion.
Le tournant religieux pris par la GLUA à l’issue de la Grande Maitrise de Sussex, qui lui-même a toujours lutté contre, est à mon sens une forme d’hérésie.
A la lecture, c’est beaucoup de bavardages pour ne pas dire grand-chose…un rituel, selon moi, ne sert pas à bavarder, il est juste un ensemble de repères qui servent à guider le travail maçonnique. Et plus on bavarde, moins on entre dans les travaux maçonniques proprement dits, et, forcément,moins on réfléchit.
J’ai beaucoup de respect pour S.Allende et Louise Michel, mais citer qui que ce soit dans un rituel, même si c’est le préambule, confine au culte de la personnalité. Pratiquer la maçonnerie, pour moi, (mais sans doute pas pour tout le monde) c’est chercher son chemin tout seul.
Excellent Ma Soeur, tout est dit.
Bien Frat.
@brumaire – « c’est chercher son chemin tout seul » c’est exact mais il y a une « sensibilisation » par le rite qui vient preparer l’esprit a cette recherche (il y a des rites plus « prégnants » que d’autres). Le travail en groupe donne en plus une « résonance interieure » a ce travail personnel (comme le chant).
Tout à fait d’accord Chicon, je voulais juste souligner qu’un rituel- quel que soit le rite-,est surtout fait pour réfléchir, collectivement et individuellement. Ce qui est gênant dans le « rituel Salvador Allende », ce sont ces discours infantilisants, répétitifs, moralisateurs dans le préambule, puis, dans le rituel, cette manière de tourner autour du pot pour dire des choses qui ne sont même pas exactes, comme par exemple le discours sur l’heure d’ouverture des travaux et le pourquoi de « midi ». Cette réponse est à chercher individuellement, ou à la rigueur avec le Second Surveillant.
Quelqu’un a-t-il un exemplaire du rituel anglais François Fillon ? Je connaissais la version 2007 mais on m’a dit qu’une version 2017 était en préparation
Pour la fonction publique, cela risque d’être le régime … écossais !
Il se pourrait que ce soit plutôt un rituel gallois….
Le ritellette du Mans ?
Désolé mon Frère Roland, ce texte est affligeant, il ne peut être qualifié de rituel maçonnique.
Bien Frat.
Existe t-il un label d’authenticité délivré par une autorité ? (la GLUA ça ne compte pas)
il ne s’agit pas d’authenticité, il s’agit de sens,
ce texte est absolument vide de sens maçonnique,
d’autre part, je n’ai jamais compris que l’on modifie les rituels,
la langue du XVIIIè SC. serait-elle incompréhensible ?
N’est-ce pas une lecture profane que de voir du religieux lorsque l’on évoque Dieu en maçonnerie ?
Je pratique le RF 1785, il est superbe de rédaction, de profondeur, je trouve très intéressant d’entendre les mêmes mots et de travailler comme nos Frères 300 ans auparavant, la magie étant qu’il n’y a strictement rien de daté, c’est la maçonnerie, ce qui était valable hier, l’est pleinement aujourd’hui et le sera peut-être plus encore demain.
Vois-tu, autant une commode IKEA n’a aucun intérêt, n’en aura jamais et son seul caractère sera d’être démodée et vouée à la benne, autant l’oeuvre d’un ébéniste du XVIIIè est non seulement intemporelle, mais c’est l’oeuvre d’un homme et elle contient son âme, en d’autres termes elle a du sens.
Hé Désap, s’il ne faut toucher à rien, vas en tenue à cheval et éclaire toi à la bougie « comme au XVIIIe siècle ». Au moins tout gardera tout son sens.
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Mais le contexte du XXIe siècle n’est plus celui du XVIIIe, et le sens, politique (oui, politique) autant que symbolique que donnaient les FF qui ont écrit les rituels à l’époque pas non plus celui d’aujourd’hui. La société et les mœurs ont, heureusement, beaucoup changé depuis 300 ans (les hommes sont aujourd’hui libres et égaux et la femme l’égale de l’homme, par exemple) et pour entendre bien l’Art, la définition d’aujourd’hui de l’athée stupide et du libertin irréligieux, par exemple aussi, n’est plus la même non plus. Cette expression, qui a pourtant du sens, est dans sa formulation aussi « désuète » que beaucoup du phrasé de ces rituels du XVIIIe, qui ont, par cette désuétude, aujourd’hui perdu presque tout leur sens initial.
N’étant pas un traditionaliste qui préfère la messe en latin, moi ce rituel contemporain dit de Salvador Allende ne me choque pas, car il dit à peu près la même chose que de plus anciens, mais avec des mots d’aujourd’hui.
Si pour toi un rituel c’est comme un Evangile, une parole sacrée à laquelle on ne touche pas, c’est que tu confond un peu le but et l’outil, en sacralisant l’outil, et que tu commet ainsi l’erreur de prendre la FM pour une religion, de substitution comme l’on dit maintenant.
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Quant à dire que c’est une lecture profane que de voir du religieux lorsqu’on évoque Dieu en maçonnerie, alors là, je suis sur le cul. Désolé, mais on ne sera jamais d’accord là-dessus. Les mots ont un sens, et Dieu n’est que Dieu mais il n’est pas autre chose.
Vive la sociale et à bas la calote !
Viva la revolucion !!!
Tout à fait; c’est aussi un fumeur de havanes !
« Hasta siempre, Comandante » !!!
Un humble fumeur de gitanes.
Et, pour finir:
« Hasta la victoria siempre »
ni fumeuse de havanes,ni fumeuse de gitanes, solamente de blondes anglaises pardon…
J’aime aussi les blondes anglaises ou les brunes françaises.
je ne sais quel est celui qui a écrit cela mais ce n’a jamais été qu’un préambule lu par les 5 lumières avant l’ouverture et la fermeture des travaux au rite français… C’est tout …
préambule, 5 lumières ???
quésaco ?
Ça devient surréaliste :-)))
Équerre, compas, soleil, lune, VLS…
Et ça sort d’où, ça ? Moi, je ne connaissais que les (Grandes) Lumières du rite Modern ou les Petites Lumières du rite Antient et du ROS qui sont le Soleil, la Lune et le Vénérable Maître. Je connaissais aussi les Grandes Lumières du rite Antient et du REAA qui sont l’Équerre, le Compas et le Volume de la Loi Sacrée. Ou encore les Petites Lumières du REAA et les Grandes Lumières du ROS qui sont Sagesse, Force et Beauté.
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Mais les cinq lumières… ?! C’est à quel rite ? Après, je ne suis pas un spécialiste, je ne demande qu’à apprendre…
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Amitiés,
Il me semblait que c’était pourtant évident :
« 3 la dirigent, 5 l’éclairent et 7 la rendent juste et parfaite »
C’est une allusion un peu maladroite, aux 5 qui l’éclairent… et une confusion sur les termes…
@Myosotis64 – il y a des divergences pour ne pas dire des conflits au sujet des 3 (trois et pas cinq) Grandes Lumières.
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-le compas (la mesure), l’équerre (la rectitude), la Bible (la sagesse intemporelle). Ce sont les 3 Grandes Lumières de la GLUA ( on travaille avec mesure et restitude la sagesse intemporelle)
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– le soleil (la lumière), la lune (qui réfléchit la lumière), le Vénérable Maitre (qui retransmet la lumière). Ce sont les 3 Grandes Lumières du RER et du RF . C’est moins clair et tiré par les cheveux, pour les mystiques-hermétiques.
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Et il y en a d’autres au hasard de l’inspiration de quelques esprits inspirés. Quant aux 5 Grandes Lumieres, jamais rencontrées.
Je te rassure ; moi non plus…. C’était juste une réflexion.
Et comme je travaille à la fois au Standard d’Écosse (VSL, compas et équerre)et au Rite Français (soleil, lune et Vénérable), je m’étais amusé à mixer les deux.
@myosotis64 – as tu travaillé également à Edinburgh au Rite d’Ecosse car il est unique et n’a donc pas d’autre nom…
@ Chicon : non… mais je suis curieux -:)
Beaucoup de maçons pensent qu’au moment du coup d’Etat au Chili, un maçon « libéral » Salvator Allende était face au maçon « régulier » Augusto Pinochet. Or si Allende, grand bourgeois fils et petit fils de maçon, était maçon au moment de sa mort, Pinochet ne l’était plus depuis longtemps et avait passé peu de temps en maçonnerie. D’origine modeste, il avait fait un mariage intéressant et son beau père avait conseillé au jeune lieutenant d’entrer en maçonnerie. Ce que fit Augusto, qui ne vint que très peu, ne paya pas sa capitation et sortit aussitôt.
Jack Cha
Je suis étonné par au moins 4 des commentaires précédents. Ils vont de la désobligeance à la moquerie.
Je suis affligé par ce manque apparent de fraternité. Je pratique ce rite après avoir en avoir utilisé deux autres : les RF et REAA pour les nommer. Je ne parle pas des autres auxquels j’ai pu assister. Il ne me viendrait pas à l’idée de m’en moquer car je comprends tout à fait que d’autres parmi nous choisissent celui qui semble lui convenir.
D’autre part, je ne vois pas en quoi l’on puisse considérer que tel rituel dispose, plus qu’un autre, d’un plus grand ou d’un plus petit contenu initiatique. Il s’agit d’une interprétation pas d’un fait objectif. Le cheminement personnel, l’appui de ceux ou celles qui transmettent et la pratique en interne sont certainement un ensemble de vecteurs beaucoup plus puissants que tel ou tel rite.
Certes, on peut toujours ergoter sur tel ou tel aspect de son contenu. Tout est perfectible. Mais, pour l’heure, je dois vous avouer qu’il me convient parfaitement.
Frat.
Pas de désobligeance ni de moquerie dans mes propos, en tout cas. Cela ne me fait pas rire. Je tombe même des nues, pour tout dire.
On peut lister les références maçonniques présentes dans ce rituel ?
– quelques références discrètes à un Temple
– la couverture du temple
– la vérification de la qualité de maçons
– les heures de travaux (midi et minuit)
– l’âge symbolique
– les batteries d’ouverture et de fermeture
Alors ce qui est certain en effet, c’est que toute personne sincère pourra toujours, quel que soit son rituel, progresser. Réciproquement, même avec un rituel chargé symboliquement, la personne qui n’est pas sincère ne progressera pas d’un iota. Ceci est vrai. Mais il s’agit bien d’un fait objectif de considérer qu’un rituel peut ou non faciliter notre mise en chemin initiatique. Ledit rituel a « taillé dans le gras » dans une mesure qui me fait halluciner. Je ne pensais pas que ça pourrait exister à ce point (et pourtant, je visite !). On peut évoluer avec son temps, modifier un rituel, etc. Nos écrits ne sont pas religieux et donc ne sont pas sacrés en soit. Mais pour en faire quoi ? Supprimer ce qui constitue l’essentiel de la maçonnerie et le remplacer par le contenu de tracts syndicaux ? Ce rituel est maçonniquement et symboliquement vide ou presque. Il est très, très profane… Je suis abasourdi de cette découverte…
J’ai une vraie question : suffit-il de s’appeler « Mon Frère » ou « Ma Sœur » pour prétendre faire de la maçonnerie ?!
Amitiés,
Tout à fait d’accord avec cette analyse. On est dans le tract syndical post 68.
Vous pourriez lire un tract syndical pour revoir votre avis péremptoire.
Actuellement en plein mouvement social sur mon lieu de travail, je peux confirmer que la teneur de nos tracts n’est pas très différente…
Amitiés,
Il me semble qu’il y a tout cela dans le texte du rituel
Non. Il n’y a QUE cela. Et c’est bien ça le problème, justement…
Amitiés,
Pour ma part, il s’agit simplement d’ironie dont je revendique l’utilité dans la méthode maçonnique.
Loin de moi l’idée de me moquer de la sincérité de votre Rite.
Maintenant, ce qui serait vraiment intéressant pour moi, c’est de découvrir les arcanes qui vous permettent de conférer les trois degrés symboliques.
Pinochet y est-il un « mauvais compagnon »?
Fais toi inviter dans une loge de la GLMU, tu serais étonné de voir qu’avec un tel rituel, la progression individuelle est non seulement possible mais bien souvent très forte.
Il ne faut pas que la FM devienne le temple de la tristesse.
Je suis affligé par ton sérieux.
Les historiens sérieux de la Franc-maçonnerie comme Dachez en France ou Stevenson en Grande-Bretagne démontrent que la Franc-maçonnerie a inventé (fort opportunément pour l’époque) sa tradition. Les rituels maçonniques des origines étaient le produit de leur époque et construits dans un but bien précis : réunir ce qui épars dans une société minée par les guerres et les conflits. La tradition maçonnique se construit depuis à chaque tenue par chaque maçon de n’importe quel rite. Ce qui compte c’est la méthode et le travail. L’emballage compte peu. C’est cela le grand message du symbolisme.
Hmmm … et les pyramides sont des tombeaux …
et tu trouves qu’aujourd’hui il n’est pas nécessaire de rassembler ce qui est épars dans une société minée par les guerres et les conflits ?
Cette nouvelle théorie de l’invention, du club ludique de 1717 est une aberration dramatique, elle ne repose sur rien d’autre que des recoupements de textes, technique par laquelle on peut arriver au résultat que l’on souhaite, on trouve ce que l’on cherche.
D’autre part, Stevenson n’est pas maçon, il n’a donc qu’une lecture profane, c’est un problème ; prétendre que la maçonnerie soit originaire d’une nation est un non sens.
Contrairement à Desap. je ne voit rien à redire à la théorie du moment par Dachez. Ajoutons que d’un point de vue scientifique l’absence de qualité maçonnique peut même devenir un avantage pour atteindre l’objectivité…
Jean, tu te trompes d’arguments. Le problème n’est pas que votre rituel soit le produit de son époque, c’est qu’il soit quasiment vide de références symboliques, a fortiori maçonniques…
Amitiés,
la GLMU est elle d’accord avec cette diffusion ?
Pourquoi ne le serait-elle pas ?
Rappelons que la GLMU est à ma connaissance la seule obédience actuellement à filmer ses tenues pour les diffuser sur France Télévisions… Je ne crois pas qu’ils soient très gênés par cette « divulgation ». Et en même temps, c’est tellement vide que moi non plus je n’en suis pas gêné…
Amitiés
A en juger du texte présenté, j’imagine ce que doit être leurs assemblées, cad tout sauf une Tenue,
en conséquence, tant qu’ils filment des assemblées profanes, tout va bien.
A noter que l’interdiction de divulgation est principalement exigée pour que les Récipiendaires, Appt:. et Comp:. découvrent et vivent pleinement leur initiation, passage et élévation, ce qui est de la plus fondamentale importance.
non mais quel ronchon …
La GLMU est-elle une obédience maçonnique ?
Existerait-il un rituel « Augusto Pinochet », un peu plus « régulier » ?
Plus sérieusement, je suis à la recherche du Rituel de Schroeder; quelqu’un pourrait-il me renseigner ?
D’avance, merci.
Pour le rituel de Schoeder tu le trouveras en Suede ou au Danemark, mais il y a une difficulté serieuse: les rituels restent en L. Un grand specialiste est P.Noël.
Pour moi, on est effectivement quasiment dans le parodique, mais enfin, si ça fait plaisir à des frères et sœurs de « travailler » de cette façon…
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Cela montre bien que le terme de Franc-Maçonnerie recouvre des réalités de pratiques on ne peut plus différentes, plus ça va et plus je me demande si cela à un sens… j’en vient presque à me dire si finalement, avec son intransigeance et son centralisme ce ne sont pas les FM assujettis à la GLUA qui ont raison : au moins avec eux on parle de la même chose !
Pour ma part, je préfère le rite « Pierre Dac ».
Qui lui est parfaitement conforme !
Je pleure devant la vacuité et le bavardage qui composent ce rituel… C’est une parodie, ce n’est pas possible… Et je ne me positionne pas en puriste des rituels originels, le mien a été recomposé en 1973. Je ne suis pas dans une bataille de dates, mais dans une valorisation d’un contenu initiatique. Et là, je ne le vois pas…
Amitiés,