Une BD « Grand Orient »

Publié par Géplu
Dans Edition

C’est avec surprise que j’ai découvert la sortie annoncée pour ce mercredi 27 mai d’une bande dessinée de Denis Jérôme pour le scénario et Alexandre Franc pour les illustrations, intitulée « Grand Orient ».

Le site de l’éditeur, les Editions du Soleil, nous présente ainsi l’album : Une délicieuse comédie sociale sur la réalité de la Franc Maçonnerie, par un spécialiste du sujet. Philippe, 30 ans, parisien, voulait entrer en Franc-Maçonnerie. Commence alors pour lui un quotidien loufoque, tendre, très humain avec les Frères et Soeurs de sa Loge. Loge qui subit des problèmes organisationnels risibles. Jérôme Denis, journaliste et franc-maçon au Grand Orient nous propose une histoire inspirée de son expérience, dévoilant « la réalité de la Maçonnerie » loin des scandales financiers ou des grands élans mystiques, présentant ses paradoxes, ses ridicules, et la recherche bancale et maladroite d’un idéal.

Et la journaliste Soraya Belghazi le présente comme suit sur le site Le Suricate magazine(…) Jérôme Denis est un pseudonyme. Dans Grand Orient, l’auteur s’inspire de sa propre expérience de la franc-maçonnerie parisienne pour livrer un récit personnel et drôle sur cette institution si mystérieuse qui reste l’objet de nombreux fantasmes. De l’initiation à la désillusion, il évoque la vie quotidienne d’une loge et de ses membres. Au passage, il démystifie de nombreux termes du jargon franc-maçon (les « planches », les soirées « tenue blanche ouverte », etc.).
Dès les premières pages, l’ouvrage s’interroge sur les motivations qui poussent les individus à rejoindre la franc-maçonnerie. Quête de sens ? Arrivisme social ? Ambitions politiques ? Alors que Philippe, le personnage principal, porte un regard curieux mais somme tout assez cynique sur l’institution, son « jumeau » Cao Son représente la figure de d’adepte idéaliste et admiratif. En jouant du décalage entre les représentations populaires (secret, influence…) et la réalité, nettement plus prosaïque (problèmes logistiques, rivalités entre personnes…), Jérôme Denis offre une comédie sociale sur les aspirations de la classe moyenne contemporaine. Les dialogues, très drôles, sont portés par un dessin simple mais efficace aux couleurs pleines et au trait de crayon net. (…) 

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Grand Orient, de Denis Jérôme et Alexandre Franc aux Editions du Soleil, chez Amazon ou de préférence dans la librairie la plus proche de votre domicile. ISBN : 978-2-302-08170-3

mercredi 27 mai 2020
  • 15
    Lionel Maine
    29 mai 2020 à 08:15 / Répondre

    A la fois, tendre et acide ; çà sent le vécu !
    Nous avons tous rencontré, quelque midi, ces Sœurs et Frères !
    Peut-être même serons nous tous interpellés, en la lisant, sur nos propres qualités et défauts utiles ?

  • 13
    pierre noel
    28 mai 2020 à 18:17 / Répondre

    Une toute petit remarque en passant (presque en me cachant !).
    J’ai bien aimé les premières pages de la BD. Elles sont plus vraies que nature et ne me paraissent pas le moins du monde déplacées ! J’ai surtout aimé les réflexions du maître des banquets, dont je reconnais par expérience la pertinence.
    Je m’étonne un tantinet que personne n’ait fait de remarque sur l’habillement (la vêture disait mon grand-père) des personnages! Serait-elle vraiment devenue la règle ?

  • 11
    Lazare-lag
    28 mai 2020 à 16:37 / Répondre

    Un petit complément d’information (pour, notamment, Pascale (6), MarcosTestos (8), mais aussi les autres), l’éditeur de cette BD, les Editions SOLEIL, est une maison d’édition toulonnaise.
    On notera que son fondateur n’est pas tout à fait un inconnu, il s’agit de Mourad Boudjellal, le bouillant et parfois imprévisible président du R.C.T. ou, pour les profanes en rugby, le Rugby Club Toulonnais.
    On notera toutefois que Mourad Boudjellal, ayant vendu ses parts dans la maison d’édition SOLEIL, il n’y est plus partie prenante.
    Et on aura compris qu’il s’agit d’une maison d’édition spécialisée en Bandes-Dessinées, pas en Franc-Maçonnerie.

    • 16
      marcos testos
      29 mai 2020 à 18:50 / Répondre

      11- Lazare-Lag
      Merci pour ce petit clin d’œil rugbystique. Connaisseur des choses de ce sport, j’étais au courant pour les Editions du Soleil. Pour ton info, Mourad, après avoir tellement apporté au RCT et par ricochet au rugby français, n’est plus le président du club. Le nouveau président s’appelle Bernard Lemaître.

      • 19
        Lazare-lag
        29 mai 2020 à 19:48 / Répondre

        Quoi? Comment? Qu’est-ce?
        Le président du RCT a changé? A l’insu de mon plein gré? (la référence n’est ici pas précisément rugbystique) Et on ne m’a rien dit… il faut que je tienne mes fiches à jour.
        J’aime bien le rouge et noir, mais l’autre, si je puis dire, mes racines sont toulousaines… désolé.

  • 9
    Lazare-lag
    27 mai 2020 à 22:39 / Répondre

    Sur ce coup-là on ne peut pas donner entièrement tort à MarcosTestos.
    D’une part Decitre n’est pas le centre du monde, certes il essaime un petit peu en Rhône-Alpes, mais même pas dans la moitié des départements de la région A.R.A.
    Et on me dit aussi qu’il a été absorbé en 2019 par plus gros que lui, et pas par un régional de l’étape.
    On voit par là que Decitre ne peut prétendre au titre de primat des Gaules de la librairie.
    Par contre, plutôt que de ne se référer qu’à cette poignée de librairies géographiquement ciblée, je préfère pour ma part promouvoir (une fois encore, dirons certains, mais je ne m’en lasse pas) la librairie indépendante dans sa globalité territoriale.
    On signalera donc bien volontiers à Pascale, et pas qu’à elle, le site « Place des Libraires » par lequel elle pourra apprendre que 108 librairies indépendantes ont cette bande dessinée en leur stock au moment même où nous parlons.
    108, ça veut donc dire qu’on peut, pour d’abord la feuilleter puis l’acheter, et même la commander, se rendre à Nice, Grasse, Marseille, Aix-en-Provence.
    Mais aussi à Caen, Angoulême, Bergerac, Besançon, ou Toulouse, Bordeaux, Sète et Montpellier.
    Mais encore à Nantes, Agen, Marmande, Nancy et Pau .
    Et Strasbourg, et Mulhouse, et Draguignan, et Limoges, et aussi Morteau.
    On dit même qu’on la trouve aussi à Paris et, j’ai gardé le meilleur pour la fin, le lecteur intéressé la trouvera également dans d’excellentes librairies véritablement indépendantes à Clermont-Ferrand, Bourg-en-Bresse, Grenoble, Villeurbanne, et même Lyon, il en existe.
    Après, sur le fond, de la bande-dessinée, tant que je ne l’ai pas vraiment feuilleté (on feuillette un livre, pas un écran) sur place, je ne peux réellement me prononcer. Avis différé donc.
    Par contre l’hypothèse émise par MsTestos sur un éventuel contact préalable du G.O.D.F. par les auteurs n’est pas inintéressante.
    Mais au delà de la courtoisie du geste, il n’est pas certain qu’une obligation existe en la matière, ni juridique, ni déontologique.
    Cela va évidemment dépendre beaucoup de l’oeuvre complète et achevée, mais si nous sommes dans le cadre d’une oeuvre de fiction, bien que nettement inspirée de faits (et de personnages?) réels, mais si en plus aucune obédience réelle n’est nommément citée (vu la 1ère page de la BD, cela ne semble effectivement pas le cas), comment contraindre un auteur à un devoir d’information d’une autorité obédientielle?
    Autre exemple, les auteurs de polar Ravenne et Giacometti, ou certains de nos dessinateurs et humoristes maçonniques, Jiho, par exemple sont-ils tenus de passer sous des fourches caudines obédientielles avant parution?
    Primo, je n’en suis pas certain, et deuxio cela me semblerait assez grave pour la liberté d’expression des uns comme des autres.
    Et la liberté de pensée comme d’expression, pour un franc-maçon, quand-même, ce n’est pas du pipeau, non?

    • 10
      yonnel ghernaouti, YG
      28 mai 2020 à 16:26 / Répondre

      Place des libraires, c’est 709 librairies dont effectivement une en région parisienne, à Montrouge, très exactement.
      Par contre, je ne peux m’empêcher de penser à ce slogan de cette magnifique région qu’est l’Occitanie qui a lancé une grande et belle campagne d’affichage pour soutenir, bien évidemment, les entreprises régionales, et donc l’emploi local : « En Occitanie, au lieu d’acheter en ligne, j’achète dans ma zone ».

      • 14
        Lazare-lag
        28 mai 2020 à 22:24 / Répondre

        @ Yonnel (10):
        Je me corrige moi-même par rapport à mon message n°9.
        Ce n’est plus 108 librairies comme annoncé hier soir mais 138 qui ont désormais cette BD en stock parmi celles fédérées par « La Place des Libraires ».
        Ce faisant, en région parisienne, je corrige également.
        A l’avoir en stock, elles sont désormais 26 librairies sur Paris même, dans le 75.
        J’en vois également 2 dans le 78, 6 dans le 92, 3 dans le 93, et 2 dans le 94.
        Et on peut le commander dans toutes les autres librairies présentes sur le site, bien évidemment.
        – – –
        S’agissant de l’Occitanie, que tu cites, moi qui en suis originaire, j’ai assez de mal à en parler comme d’une région magnifique.
        Au sens où j’ai du mal à me défaire de mes habitudes anciennes, je suis encore très Midi-Pyrénées dans ma tête, si je puis dire.
        Et j’ai du mal donc à en parler comme d’une seule région, et comme d’une seule région homogène. Et donc une et magnifique.
        Pour moi c’est pluriel et magnifiques.
        L’Occitanie administrative qu’on nous a pondu sous la présidence Hollande n’a rien d’unitaire.
        C’est dommage mais c’est ainsi.
        Natif de la Haute-Garonne, mais venant de travailler presque six ans en Avignon, (en Provence-Alpes-Côte d’Azur, je laisse le terme PACA à ceux qui manquent de vocabulaire et ne respectent pas la langue), je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de commun entre un habitant de Villeneuve-lès-Avignon, dans le Gard, donc en Occitanie, mais qui de l’autre côté du Rhône regarde Avignon tous les matins en se levant et un gersois de Marciac ou de Madiran qui jouxte presque les Landes, et des pins plus atlantiques que méditérranéens.

    • 18
      marcos testos
      29 mai 2020 à 19:08 / Répondre

      9- Lazare-Lag
      « Sur ce coup-là on ne peut pas donner entièrement tort à MarcosTestos »
      Pourquoi n’employer que des mots négatifs mon TCF ? Ne serait il pas plus simple de dire  » Sur ce coup là on peut donner entièrement raison à Marcos Testos »
      (it’s a joke of course)

      • 20
        Lazare-lag
        29 mai 2020 à 19:56 / Répondre

        @Marcos-Testos (18):
        Une ligne critiquée sur quasiment quarante écrites, je ne m’en sors pas trop mal….
        Sinon négation plutôt qu’affirmation, ne dit-on pas qu’il s’agit d’une figure de style?
        Mais je retiens l’idée.

  • 6
    PASCALE
    27 mai 2020 à 16:19 / Répondre

    Bonjour,
    Vous pouvez consulter les premières pages à l’adresse suivante (et éventuellement acheter la version en ligne) :
    https://www.decitre.fr/livres/grand-orient-9782302081703.html

    • 8
      MarcosTestos
      27 mai 2020 à 19:01 / Répondre

      Je suis très géné par la parution de cette « promo » sur ce site. Certaine se permettant même de communiquer l’adresse pour effectuer son achat.
      Pourquoi me direz vous ? Parce que selon moi ce n’est pas une simple vulgarisation des pratiques du GO mais plus exactement une vulgaire utilisation de la FM, en plus à des fins mercantiles.
      Les auteurs avaient ils informé le GO ? Et si oui, quelle avait été sa réponse ?

  • 5
    Makhno
    27 mai 2020 à 13:27 / Répondre

    Mais qu’est-ce que c’est que ces réactions de trouille ? Vous avez donc si peu de confiance en vous-même et en la solidité des institutions maçonniques? Comment pouvez-vous croire que quelques images puissent nous mettre en péril ? Secouez vous, les frères !

    • 7
      MarcosTestos
      27 mai 2020 à 18:32 / Répondre

      5- Makhno
      Ne confond pas la peur et la vigilance. Aurais tu oublié ou effacé de ta mémoire les caricatures antisémites ou celles concernant la FM avant la dernière guerre, ainsi que les conséquences qu’elles ont eu ? Secoue toi mon F !!!

    • 12
      Brumaire
      28 mai 2020 à 17:03 / Répondre

      5- Mon cher, les institutions maçonniques sont comme toutes les autres institutions, elles peuvent trembler et se défaire: il suffit parfois de peu de chose. A un certain moment les institutions, quelles qu’elles soient, arrivent à être perverties, soit par leur tête, soit par leur base, et la vigilance doit toujours être de mise.

  • 2
    357
    27 mai 2020 à 08:42 / Répondre

    Je ne connais pas cette BD. Elle est peut-être très bien.
    De façon plus générale, il ne faut pas s’attendre à ce que la maçonnerie gagne en respect si ses propres membres la tournent en dérision. Je ne parle pas ici de l’humour, qui aide à prendre de la hauteur et de la distance, qui permet de faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux. Je parle de la dérision, du mépris goguenard, du rire moqueur, de la scénarisation des travers et des défauts qui dévalorisent tout et n’accordent finalement de l’importance à rien.
    Et on s’étonnera après des colonnes clairsemées.

    • 3
      Patrox
      27 mai 2020 à 10:33 / Répondre

      eh oui cher 357.
      Et pourtant les blogs du type « règlement de comptes à OK Corral » ont toujours leur public assoiffé de sang…

      • 4
        Luciole
        27 mai 2020 à 13:18 / Répondre

        Des noms,des noms!On s’étripe aussi ailleurs? Chouette. Desap et Joab vont s’exporter,à moins que ce ne soit déja fait. Banzaï!

        • 17
          marcos testos
          29 mai 2020 à 18:59 / Répondre

          4- Luciole
          Exportation sans retour possible alors !!!

          • 21
            Luciole
            29 mai 2020 à 21:00 / Répondre

            Où serait le plaisir?, j’hésite entre Ping-Pong et Yoyo pour nos deux héros (héraults?)

  • 1
    Vincent
    27 mai 2020 à 06:04 / Répondre

    Pour en avoir vu les 3 premières pages sur les réseaux sociaux,elle sera sans doute drôle pour les initiés, mais à éviter pour les profanes qui envisagent de frapper à la porte du temple.

    • 22
      Luciole
      30 mai 2020 à 01:17 / Répondre

      Je plussoie,c’est particulièrement dommage de gâcher ces moments uniques.C’est comme souffler l’explication de l’énigme dés la 5eme page du roman policier.Lire est une chose,voir une image ou un dessin est complètement dévalorisant .

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