site GLIFF

Quelques précisions sur la création de la GLIFF

Par Géplu dans Obédiences

Dimanche dernier nous avons publié un article annonçant la création d’une nouvelle obédience féminine, la GLIFF, la Grande Loge Initiatique Féminine Francophone. Depuis, c’est tous azimuts l’étonnement et tout le monde aimerait comprendre pourquoi cette création, où, quand, comment, et par qui. Il est vrai que l’article de dimanche dernier ne donnait pas beaucoup de détails à ce niveau. Je me suis donc rapproché de Gabrielle (un nom d’emprunt), l’une des principales fondatrices afin de lui poser quelques questions pour éclaircir le mystère.

______________________________

Géplu : Bonjour Gabrielle. Tu as bien voulu la semaine dernière nous faire part de la création prochaine de votre nouvelle obédience, la GLIFF. Mais, annoncée comme cela, sans explications de vos motivations, beaucoup ne comprennent pas et se demandent même s’il ne s’agit pas d’un gag. Pourquoi vouloir rester dans le mystère, notamment sur l’identité des fondatrices, et quand votre obédience sera-t-elle active ?

Nous sommes des femmes paisibles, venus en maçonnerie pour travailler sur nous, grandir et nous élever

Gabrielle : Soyons claires. Pour l’instant nous sommes toujours membres de la Grande Loge Féminine de France. Nous en démissionnerons effectivement dès que l’obédience sera en activité. Il n’y a aucune hypocrisie là-dedans, simplement nous souhaitons pouvoir continuer à bâtir notre construction dans le calme et la tranquillité, et pour cela il vaut mieux que nos noms ne soient pas dévoilés car sinon il est possible que, sans faire de procès d’intention, de-ci de-là on nous cherche des noises. Nous sommes des femmes paisibles, venus en maçonnerie pour travailler sur nous, grandir et nous élever, et n’avons pas envie de dépenser de l’énergie à de vains combats ou à des polémiques stériles.

Où en êtes-vous dans l’avance du projet ?

Aujourd’hui nous avons accompli toutes les formalités administratives de création de l’association profane. Celle-ci est donc créée, et son nom et son sceau déposés à l’INPI. N’aie crainte, nous existons bien, et depuis ton article de dimanche dernier et la présentation de nos principes nous avons reçu beaucoup de questions et de demandes d’adhésion. On me demande déjà où sont les loges, combien il y en a, où elles se réuniront, etc.

N’allons pas trop vite. Après avoir créé l’association profane, première étape nécessaire, il va falloir quand même un certain temps pour tout mettre en place avant d’arriver à la consécration de l’Obédience. Pour l’instant nous en sommes à collecter les pré-adhésions (par la page nous rejoindre du site de la GLIFF, ou en téléchargeant ici le formulaire-adhesion-gliff. Un droit d’entrée de 50 € est demandé. Il sera remboursé si la sœur change d’avis d’ici la mise en activité). L’obédience n’est pas encore active à aujourd’hui. La mise en activité, la consécration, sont prévues pour courant 2017, probablement autour du mois de juin.

Certains présentent cette création comme une scission.

J’insiste pour dire que pour nous il s’agit d’un essaimage, et non d’une scission comme j’ai pu effectivement le lire ou l’entendre. Si cela avait été une scission, ce serait une déclaration de guerre à la Grande Loge Féminine de France, ce qui n’est pas du tout notre intention. Nous estimons simplement que la GLFF est depuis plusieurs années dans ce que nous considérons comme une dérive profane. Nous respectons cette orientation voulue par les Sœurs actuellement aux affaires, mais nous ne la partageons pas, ce qui motive notre volonté d’essaimer. À la Grande Loge Féminine de France il y a des courants de pensée et des approches de la démarche maçonnique différentes. Et aujourd’hui, il y a une frange au sein de la Grande Loge qui veut être partout, des commissions à la gouvernance de l’obédience, et qui prétend imposer sa vision, qui est pour nous une vision profane. On nous sort par exemple un document sur la prospective de l’obédience dans lequel on parle de diversification, de quelle image on veut donner. Je suis même étonnée de ne pas y trouver le terme part de marché ! Ce n’est pas la vision que nous avons nous de la franc-maçonnerie. Franchement, moi comme beaucoup d’autres, je ne m’y reconnais pas. Ce que nous voulons c’est reconstruire quelque chose qui ressemble à la Grande Loge Féminine de France que l’on a connue quand on a été initiées, il y a 20 ou 30 ans ou même encore seulement 10 ans.

Il faut enfin rappeler que ce n’est pas nous qui semons le désordre, parce que le désordre il existe déjà. S’il y a actuellement entre 60 et 70 démissions par mois à la GLFF, ce n’est pas de notre fait.

Quelles différences y aura-t-il entre la GLFF et la GLIFF ?

Nous souhaitons qu’au sein de la TGL l’on ait véritablement des débats de fond sur la vie initiatique

Dans notre projet il y a quand même quelques différences notables. Tant qu’à bâtir un nouvel édifice, autant s’efforcer de tirer les leçons de ce que l’on peut considérer comme des manques ou des erreurs. Par exemple, première mesure, nous avons instauré dans nos statuts un contre-pouvoir au conseil de l’Ordre (car chez nous ce ne sera pas un Conseil fédéral, car nous ne serons pas une fédération de loges, mais une association de membres). Ce contre-pouvoir, c’est une commission d’éthique chargée de valider toutes les propositions notamment de modifications de textes de l’exécutif. Le mode de désignation de cette commission d’éthique n’est pas encore tout à fait défini, cela sera dans le règlement intérieur que l’on est en train d’écrire, mais bien évidemment cela passera par une élection. Les membres seront choisies parmi des sœurs particulièrement anciennes et ayant fait leurs preuves, un peu comme les médiatrices dans la Grande Loge Féminine de France actuelle. Deuxième point important, les Conseillères de l’ordre seront élues chaque année, et non pas pour trois ans, même si trois ans sera la durée maximale. Et enfin l’on a prévu un Conseil de l’ordre avec entre 5 et 15 Conseillères, 15 nous semblant un maximum si l’on veut faire un travail efficace. Autre nouveauté, nous avons décidé d’une Tenue de Grande Loge et d’un Convent, mais à la Tenue de Grande Loge ce seront les Vénérables maîtresses qui participeront et non les députées. L’idée c’est que la Tenue de Grande Loge soit une tenue qui rassemble des sœurs qui soient directement concernées par la vie initiatique. Les députées n’ayant pas forcément la vision initiatique de la loge. Or nous souhaitons qu’au sein de la TGL l’on ait véritablement des débats de fond sur la vie initiatique, le Convent étant lui plus consacré à la vie de l’obédience, ce qui n’est pas la même chose.

À aujourd’hui, il n’y a pas de loges qui vous aient rejointes ?

Ce que que nous voulons c’est construire quelque chose de solide et de viable

Non, le projet est encore trop récent, mais on sait, et on les connaît, qu’il y a déjà plusieurs loges qui sont prêtes à le faire, à nous rejoindre en entier. Mais il y a bien sûr beaucoup plus de demandes individuelles ; des sœurs qui demandent s’il y a des loges en création dans leur région. Nous sommes en train de rassembler toutes ces candidatures, et à chaque fois que l’on pourra réunir une quinzaine de sœurs dans un Orient ou à proximité on les mettra en contact pour qu’elles créent leur loge. La plupart des demandes émanent de sœurs encore membres de la GLFF, d’autres de sœurs démissionnaires, ou de membres d’autres obédiences.

Il faut être sérieuses. Ce que nous voulons c’est construire quelque chose de solide et de viable, et on ne peut pas créer une activité maçonnique avec des sœurs éloignées les unes des autres. C’est pour cela que l’on n’a pas encore lancé l’activité de l’obédience, c’est pour cela qu’il nous faut un peu de temps.

Après une première phase de réflexion et de maturation, nous avons décidé d’y aller. À partir de là on a commencé à travailler sur la philosophie de l’obédience, ses orientations, son nom, sa médaille. Cette phase-là est maintenant aussi terminée puisque l’on a déposé les statuts. Nous sommes en ce moment en train d’écrire le règlement intérieur et de reprendre les rituels afin de les mettre en conformité avec la patente que nous attendons, mais tu me permettras de rester discrète sur ce point pour l’instant. Lorsque tout cela sera réuni, nous pourrons organiser la consécration et donc le lancement véritable de l’obédience, avec des loges qui fonctionneront. 

Et au niveau des relations qu’aura votre nouvelle obédience avec le Suprême Conseil Féminin de France ? Les sœurs de la GLIFF souhaitent-elles le quitter pour former un nouveau Suprême Conseil, ou souhaitez-vous là aussi maintenir des relations ?

Une fois encore nous ne voulons pas et nous ne souhaitons pas de scission. On veut simplement construire notre édifice tranquillement. Beaucoup de nos fondatrices sont effectivement dans les hauts grades du Suprême Conseil Féminin de France, et pour certaines d’entre elles à des degrés élevés, et n’ont pas du tout envie de le quitter car elles s’y trouvent bien. Ce que l’on vit à la GLFF on ne le vit pas nécessairement au sein du Suprême Conseil. Dans les hauts grades on a vraiment le sentiment de travailler le symbolisme, d’être en maçonnerie tout simplement. Nous souhaitons continuer à travailler dans ces degrés supérieurs avec le SCFF, et nous aurons donc une démarche pour être reconnues par lui, car dans ses statuts il n’est dit nulle part qu’il faille être membre de la Grande Loge Féminine de France. Il est juste dit qu’il faut appartenir à une obédience féminine reconnue. En temps utile, lorsque nous existerons maçonniquement et non plus seulement administrativement, nous ferons donc cette demande de reconnaissance.  Et si malheureusement cela ne se faisait pas, il sera alors toujours temps de créer notre propre Suprême Conseil, mais ce n’est pas notre intention.

Pourquoi parles-tu avec tant d’insistance d’essaimage plutôt que de scission ?

Il n’y a aucune raison pour que la grande maîtresse et le Conseil fédéral de la GLFF s’offusquent de notre création.

Pourquoi la Grande loge féminine de France devrait-elle pâtir de notre création ? Après tout, le rôle de la GLFF c’est de rayonner. Et n’est-ce pas rayonner que d’être à l’origine de la création d’une nouvelle obédience féminine ? Même un petit peu différente ? Et, pour reprendre les termes de la Grande Maîtresse, pour « diversifier » l’offre maçonnique féminine ?

La  GLFF est à l’origine de la création de toutes les autres obédiences féminines européennes : Grandes Loges Féminines de Belgique, de Suisse, d’Espagne, et même de la plupart des Grandes Loges féminines dans le monde. Cela ne devrait donc pas lui poser de problème qu’il y ait une nouvelle obédience issue de ses rangs, une obédience qui souhaite maçonner d’une autre façon, et qui se détache. Cela s’appelle un essaimage. Donc je ne comprends pas pourquoi il y a un tel remue-ménage autour de l’annonce de notre création. Si l’on regarde les choses d’une façon très objective, il n’y a aucune raison pour que la grande maîtresse et le Conseil fédéral de la GLFF s’offusquent de notre création.

As-tu déjà rencontré Marie-Thérèse Besson pour parler de votre projet avec elle, ou quand comptes-tu le faire ?

Cela va être fait, bien sûr, mais chaque chose en son temps.

dimanche 13 novembre 2016 34 commentaires

Étiquettes : ,

  • 34
    Luciole 22 novembre 2016 à 18:05 / Répondre

    La Règle ne refusent pas l’entrée à ceux qui connaissent les mm et aa, ce qu’ils (elles) pensent de la spiritualité ne concerne qu’eux.
    Les opératifs ne demandaient qu’une compétence suivant l’ouvrage et ils avaient bien raison.

  • 32
    Renuccio 2b 20 novembre 2016 à 10:37 / Répondre

    L’herbe est tellement verte dans le prés voisin.

    • 33
      Catcat 22 novembre 2016 à 12:55 / Répondre

      C’est facile à dire. Moi je suis une soeur qui a du quitter la GLFF à cause des changements d’orientation de l’obédience et de changements de rite. Depuis mes anciennes SS me considère comme persona non grata. Je désire travailler sereinement et laisser les considérations profanes à la porte du temple !!! ces changements d’orientation de la GLFF se répercutent dans les loges notamment celle que j’ai quittée.

  • 15
    Désap. 13 novembre 2016 à 22:24 / Répondre

    Toujours agréable, encourageant, rassurant lorsque des Sœurs des Frères se tournent résolument vers ce que la maçonnerie n’aurait jamais dû quitter : l’initiatique voie symbolique.
    Mais de grâce mes Sœurs, ne montez pas une énième usine à gaz, pouvue de contres pouvoir et autres organes de contrôle ; édifiez ce que doit être une GL.
    Ma TCS Gabrielle, il n’y a pas de « pouvoir » en Maçonnerie, il n’y a que la Responsabilité.
    Responsabilité vis à vis de l’Edifice que l’on se charge de construire et Responsabilité vis à vis des personnes en charge d’exécuter le travail nécessaire à cette édification et dont tous nous faisons partie à égal niveau de responsabilité et de considération, de la Grande Maîtrise au S.2 de la plus « petite » loge , du Maître récemment élevé au Compagnon en charge des Apprentis.
    A l’exception des App:., si l’un de nous se dédouane de sa responsabilité, ceci met immédiatement en jeu l’équilibre de l’Edifice ; celui-ci ne s’écroulera peut-être pas, mais son équilibre sera mis en jeu, ce qui impliquera qu’il faudra travailler au rétablissement de l’équilibre au détriment de l’avancement du Chantier.
    Pour ce qui est de la régularité des travaux, il suffit de pratiquer le Rituel fixé originellement et de s’y tenir rigoureusement, rien de compliqué en somme, rien qui ne nécessite autre chose que rigueur et responsabilité.
    J’ai toujours cette image à l’esprit : au regard de ce que représentait le respect des Règles au Moyen âge, de ce que représentait l’édification d’une Cathédrale, peut-on imaginer que les Maitres d’œuvre, Maçons en charge de la tenue du Chantier, étaient dans l’obligation d’avoir les yeux rivés sur leurs Franc-maçons, les Compagnons en charge de la mise en oeuvre des matériaux ? Les Maçons se souciaient-ils du risque qu’on ne respectât pas leurs plans par négligence ? Je ne le pense pas un instant, c’eut été inacceptable, ingérable, et si cela arrivait, le négligeant été, dans le meilleur des cas, congédié dans l’heure tant le risque qu’il faisait courir à toute la communauté était grand.
    D’aucuns se plaisent à déconnecter la Maçonnerie moderne de l’Opérative, c’est une grave erreur qui a pour conséquence l’instauration de pouvoirs, d’une sorte de ploutocratie des grades destructrice de la notion même de Responsabilité.
    Mes TTCCSS, insuflez cet esprit, imprégnez-en votre Chantier pour construire votre Cathédrale qui n’est autre que votre GL,
    ou bien, vous ne monterez jamais qu’une usine à gaz supplémentaire, la 100 et unième …

    • 19
      Suzanne 14 novembre 2016 à 11:51 / Répondre

      je suis étonnée par la façon dont on crée cette obédience. En effet, il est universellement admis qu’il faut 3 loges pour la créer. Surprenant de la part de soeurs qui se réclament de la tradition que de ne pas respecter cette règle…
      Suzanne

      • 26
        Biscotte 14 novembre 2016 à 14:48 / Répondre

        je lis qu’elles sont en création et qu’elles ont entre 300 et 400 pré adhésions. Cela ne suffit pas à avoir 3 loges lorsqu’elles seront consacrées ?

        • 28
          Suzanne 14 novembre 2016 à 15:56 / Répondre

          certes, mais elles font tout à l’envers! l’usage constant, international, c’est qu’on commence par créer 3 loges indépendantes, et qu’ensuite on crée l’obédience….

          • 29
            observe à tort 14 novembre 2016 à 17:04 / Répondre

            La tradition innovante, ça vient de sortir….
            L’idée, formellement assez géniale et très moderne, est de déstabiliser la maison mère en la siphonnant, sans que les lieux de l’aspiration soient visibles, puisque cela s’effectue essentiellement en ligne, et donc individuellement les frangines pré-adhèrent en lousdé pour 50 euros remboursables (un coup de génie) et on crée les loges après coup. Sauf qu’il va falloir savoir où les mettre, les frangines pures et sans tache.
            Le professionnalisme, c’est là qu’on va pouvoir vérifier s’il est réel, à savoir si les temples sont pré-réservés ou construits, alors là, chapeau les artistes.
            Cela crée aussi de la panique, combien vont partir, de quelles loges, quand, comment?
            Dans ce contexte original par rapport aux « essaimages » organisationnels précédents, on imagine mal une absence perdurante de contrefeu de la part de GLFF et principalement du REAA, car c’est lui qui est menacé, ce nous semble.

          • 30
            Chicon 14 novembre 2016 à 18:02 / Répondre

            @suzanne – quand une seule L , le Centre des Amis, s’est sauvée du GODF en 1913, pour créer la future GLNF, elle etait seule.
            Il y a certes des « usages » mais ils sont bousculés
            souvent par les circonstances.

  • 13
    ATHENA 13 novembre 2016 à 20:24 / Répondre

    Bonsoir,
    Je travaille au REAA au sein de la GLFF et suis très symboliste. Je n’aime pas trop non plus les dérives profanes de notre obédience qui se profilent de manière insistante. Mais il me semble que nous avons besoin de la confrontation de nos soeurs versées en sujets sociétaux pour nous aguerrir et aiguiser nos arguments symbolistes. Par ailleurs, nous devons porter à l’extérieur la parole entendue dans le temple et ne pas rester confinées entre nous. La maçonnerie est un travail initiatique certes, mais il ne doit pas être réduit à une masturbation intellectuelle.
    Je crains que cette nouvelle obédience n’appauvrisse la GLFF et la prive à terme, car il ne faut pas se faire d’illusions, d’une force féminine (et non féministe) unie, nécessaire à la maçonnerie.

    • 14
      cerumo@orange.fr 13 novembre 2016 à 21:10 / Répondre

      Les dernières élections magistrales laissent à désirer et par ailleurs Monique rigal à bien des ennemies .un ressourcement général ferait du bien et révision des.capitations. j êntends les doleances.l ancien avocat de Gisèle faivre.bien à toi

    • 17
      Full up 14 novembre 2016 à 11:11 / Répondre

      Bien d’accord avec ATHENA : « que cette nouvelle obédience n’appauvrisse la GLFF et la prive à terme » pourquoi ces richesses ne sont-elles pas entendues ou simplement considérées aujourd’hui ?

      Ces sœurs se sont peut-être battues et bercées d’illusions ? Peut-être ont-elles compris que le système est tellement coercitif aujourd’hui que tout débat est confisqué ?
      Peut-être ont-elles un idéal maçonnique encore vivace qui les poussent à construire un univers propice au débat et aux échanges justement ?
      Peut-être qu’elles renoncent au confort d’un système établi mais corrompu et qu’au nom de leurs valeurs, elles ne veulent plus de compromissions ?

    • 20
      Suzanne 14 novembre 2016 à 12:01 / Répondre

      je partage l’avis d’Athena. La GLFF permet aux loges de travailler à tous les rites. Chaque loge est libre de son orientation (symboliste, societale, ou équilibre entre les 2). L’obédience ne « pèse » pas lourd sur la vie de la loge. Aucune obligation de répondre aux enquêtes sur la prospective adressées aux loges, ni de travailler sur les sujets à l’étude des loges. Si les statuts de fédération de loges adoptés en 2009 ne plaisent pas, qui empêche de demander une modification? cela suppose de respecter un processus démocratique, qui existe, via les congrès régionaux etc . Pour le reste, à part une crise aiguë de cordonnite, je ne vois pas l’intérêt de créer une nième obédience.. Et nos soeurs aux aspirations symbolistes se retrouverons confrontées aux difficultés de gestion interne dont pour le moment elles sont dégagées.

      • 31
        Bouche cousue 16 novembre 2016 à 08:54 / Répondre

        Ma chère Suzanne,

        Les congrès régionaux ne sont pas écoutés, Il n’ y a plus de débat en assemblée. Si l’obédience ne sert qu’à gérer des capitations et à faire mousser son volume auprès des autres et auprès des pouvoirs publics pour se bercer de l’illusion d’influer sur le cours des choses, je préfère et c’est ce que je fais depuis plus de 30 ans agir concrètement dans la cité à mon niveau en utilisant les outils que j’ai appris à manier en maçonnerie (et que j’apprends toujours à manier).Quel intérêt d’y rester en payant une capitation très chère à la dite obédience ?

  • 11
    Mélusine 13 novembre 2016 à 18:28 / Répondre

    Il faudra donc attendre le printemps pour comprendre ce qui se passe et le ton étrangement conciliant de cette interview, comme s’il s’agissait d’un divorce par consentement mutuel
    Les relations de la nouvelle obédience avec la Grande loge féminine de France, comme avec le Suprême conseil féminin de France, seront elles aussi douces qu’il est prévu?
    Une partie de la réponse viendra quand on connaitra l’origine de la patente.
    On imagine d’ci juin l’ambiance dans les loges et les ateliers supérieurs: « cette sœur en est-elle? »
    Espérons que la GLFF va se manifester, certes pas pour espérer qu’il y ait du sang sur les murs du temple, simplement pour un peu plus de clarté.

    • 23
      Suzanne 14 novembre 2016 à 12:10 / Répondre

      ah la patente ! c’est oublier qu’on n’en n’a pas besoin! la GLFF s’est créée en 45 au rite d’adoption, sans patente. En 1958 elle est passée au REAA sans patente ….et pour autant cela n’a pas affecté le sérieux du travail des loges. La GLDF a finalement remis en 2006 la patente du REAA : cela n’a rien changé, à part le fait d’avoir enrichi la collection de patentes!

  • 10
    WOLSEM 13 novembre 2016 à 18:07 / Répondre

    Et voilà une obédience de plus en France ! Chaque fois que quelqu’un ne s’y retrouve plus dans son obédience, il veut en créer une nouvelle. Je suis certain que nos sœurs ont sûrement de bonnes raisons de vouloir se lancer dans une nouvelle aventure. Très cher GÉPLU, pourrais-tu me donner le nombre d’obédiences qu’il y a en France ?

    • 16
      Robert DUFAUT 14 novembre 2016 à 10:13 / Répondre

      Je me permets de répondre.
      Si nous y intégrons les structures interobédientielles (CLIPSAS, etc., soit une demi-douzaine) et les Suprêmes Conseils, nous en sommes au minimum à 78.

  • 9
    Dunand 13 novembre 2016 à 17:52 / Répondre

    Léa 13 novembre 2016 / répondre
    La création d’une nouvelle obédience plus spiritualiste ne paraît pas nécessaire , nous avons la chance en GLFF de pouvoir accéder aux grades dits de « perfection » qui vont me semble-t-il dans ce sens : nous avons ainsi la possibilité de travailler à la fois au perfectionnement de l’humanité social et spirituel qui se complète .

    • 18
      Full up 14 novembre 2016 à 11:13 / Répondre

      C’est ça DUNAND, tu veux dire qu’on peut laisser les loges bleues dans leur souffrance du moment qu’on s’éclate dans les hauts grades ?

      • 21
        Suzanne 14 novembre 2016 à 12:04 / Répondre

        pourquoi dire que les loges bleues sont en souffrance ? tu as des exemples? et penses tu que cette souffrance soit le fait de l’obédience? n’est-ce pas plutôt à cause de dissensions internes ?

        • 25
          Full up 14 novembre 2016 à 12:53 / Répondre

          Par exemple quand des sœurs qui ne s’entendent plus veulent créer une autre loge sans que cela mette en péril leur loge mère pourquoi émettre un avis défavorable pour cause de « scission » ? On les laisse dans leurs dissensions et le résultat = démissions de la GLFF
          Modification sans raison de la troisième lumière d’une loge qui travaille depuis 20 ans avec la bible sous prétexte de normalisation = changements de rite ou d’obédience etc…

    • 24
      Chicon 14 novembre 2016 à 12:22 / Répondre

      @dunand -« travailler a la fois au perfectionnement de l’humanité social et spirituel qui se completent »
      On peut dire aussi : » travailler en loge au perfectionnement spirituel ( Les rites, Les vertus, la conscience de ses etats et de ses actes, etc..) et partager en dehors de là loge, les bienfaits de ce perfectionnement par la charite attentive envers les autres  »
      Ce n’est pas la même chose.

  • 7
    Colonne 13 novembre 2016 à 12:17 / Répondre

    Bonjour,
    Je souhaite bonne chance à nos futures soeurs de la GLIFF.
    Ce qu’il me semble comprendre entre les lignes, c’est qu’effectivement nous vivons, en maçonnerie, une époque où petit à petit ce sont les « règles » et habitudes profanes qui s’immiscent dans nos Temples, lors même que le fait de nous y réunir, implique symboliquement pourtant une rupture d’avec ces « règles » et habitudes (le « temps » de la Tenue tout au moins). Le Temple est dans un espace temps qui se trouve être précisément hors du temps, c’est pourquoi vouloir appliquer en son sein le mode de fonctionnement qui sied à la société profane, est un non-sens initiatique. Il ne s’agit pas ici de vouloir opposer Tradition et modernité, mais de simplement rappeler que la Tradition est intemporelle et pas sujette aux fluctuations du monde profane, simplement parce que d’un point de vue symbolique, cette Tradition est non-humaine.
    Ainsi vouloir la modifier c’est vouloir la ramener à la dimension humaine donc la profaner. Si le costume de la Tradition semble trop grand pour certains, qu’ils se rassurent, c’est le cas de tout le monde, mais il est hors de question de le tailler pour le ramener à nos humbles mensurations, puisque c’est à nous de tenter de nous grandir.
    Je souhaite bonne chance à nos soeurs, puisqu’elles pensent, comme d’autres, que le travail en Loge se doit d’être symbolique, pour ne pas perdre de vue ce qui fait la spécificité des francs-maçonnes et francs-maçons, c’est à dire la démarche initiatique, pour ne pas perdre de vue que la franc-maçonnerie n’est pas et n’a jamais été un simple think tank. Réfléchir au présent et au devenir de notre société est une chose louable voire indispensable, mais pour que nos idées soient un jour éclairées, et peut-être un jour éclairantes, encore nous faut-il au préalable et dans nos Temples travailler à notre propre perfectionnement, et c’est ce que propose la démarche initiatique.
    Qu’une Loge dite de Saint-Jean souhaite pouvoir travailler avec le VLS sur l’autel des serments, n’a effectivement rien de choquant.
    C’est pourquoi je vous souhaite une nouvelle fois bonne chance mes soeurs !

    • 22
      Désap. 14 novembre 2016 à 12:07 / Répondre

      Mon BAF Colonne, ce que tu exposes au sujet de la Tradition est d’une justesse exemplaire.
      La Maçonnerie, transcription exacte de la Tradition, est entièrement indépendante des hommes.
      Ils peuvent la manipuler, la modifier, la galvauder, la profaner comme tu l’exprimes si bien, elle n’en souffrira jamais et restera envers et contre tout elle-même et juste.
      En outre, il se trouvera toujours des initiés qui la vivront et sauront la transmettre, des initiés qui n’auront aucunement besoin de quelconque organe de contrôle car seuls le Compas et l’Equerre dirigent leurs actions.
      Les Alchimistes ont l’habitude de dire :
      – il y a ceux qui font de la technique, ceux qui font de l’Alchimie et il y a les Alchimistes.
      Maçon, je dis : il y a ceux qui connaissent les M:. S:. et Att:., ceux qui font de la Maçonnerie et il y a les Maçons.
      Je t’embrasse.

      • 27
        Colonne 14 novembre 2016 à 15:45 / Répondre

        Que cela fait un bien fou,de pouvoir parler sur ce blog de maçonnerie et de rien d’autre…

  • 4
    Bilboquet 13 novembre 2016 à 11:45 / Répondre

    Bonne Vie initiatique à cette nouvelle grande loge !

  • 3
    Pierre-Philippe Baudel 13 novembre 2016 à 11:34 / Répondre

    Patience. Quand les Instances de la GLFF auront confirmé leurs joies de voir leurs membres participer à cet essaimage le doute sera levé. . . Et l’on pourra continuer d’appeler un chat un chat.

  • 1
    Chicon 13 novembre 2016 à 09:57 / Répondre

    Et si cette nouvelle GL etait exclusivement feminine, sans intervisites, ce serait peut etre un progres vers le sérieux.

    • 2
      lazare-lag 13 novembre 2016 à 10:24 / Répondre

      Pourquoi?
      C’est quoi le sérieux?
      Qu’est-ce qui est sérieux maçonniquemment?
      Y-a-t-il un seul et unique sérieux?
      Y-a-t-il donc, consécutivement, un dogme en matière de sérieux?
      Je suis avide de connaissances à ce sujet.

    • 5
      Biscotte 13 novembre 2016 à 11:56 / Répondre

      ??? Est-ce que tu ne te projettes pas, mon frère ? Quant à nous, nous ne sommes pas « troublées » par nos frères visiteurs….
      A la GLFF, nous considérons que la loge doit être gouvernée par des femmes car la démarche initiatique est une démarche intime qui pourrait être perturbée par la mixité.
      En revanche, le sérieux de nos travaux est très souvent souligné justement par nos frères visiteurs. Ils s’enrichissent à notre contact et réciproquement. pourquoi se priver de ces apports réciproques ?

      • 8
        cerumo@orange.fr 13 novembre 2016 à 13:07 / Répondre

        Vos coordonnés svp fraternelles
        sur pensées. Ch.de peney 33 régulier usa

      • 12
        Chicon 13 novembre 2016 à 19:31 / Répondre

        J’imaginais une FM s’appuyant sur les vertus apprivoisées par l’intuition feminine. Une approche exclusivement feminine, perçante, qui voit vite, differente de celle des hommes. C’est pourquoi je crains que la presence d’hommes en tenue ne perturbe les travaux.

    • 6
      Lionel Maine 13 novembre 2016 à 12:09 / Répondre

      Et surtout, pour une ultime protection de la Règle, refuser l’entrée du Temple à toutes ces déistes, agnostiques, athées,et mécréantes !!!

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Les règles en matière de diffamation, calomnie, injure, incitation à la haine ou à la discrimination y sont d'application. Les formules de salutation et abréviations maçonniques ne sont pas admises.

Les pseudonymes sont libres, mais pour être publié un commentaire doit provenir d'une adresse authentique et vérifiable. Lors de la première proposition d'un commentaire vous recevrez une demande de confirmation d'adresse, à valider.

 

Signaler un contenu abusif
9a9b63a27b3ac434c581108334d5f3acrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr