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Brumaire,
Ton commentaire m’a fortement interpellé.
Sachant que « comparaison n’est pas raison », je sais que mon commentaire ci-dessous ne sera pas objectif puisqu’il s’appuie uniquement sur mon expérience à la GLNF.
Voici en résumé mon histoire :
– après avoir frappé à la porte, tout seul, comme un grand et sans véritable parrain, le hasard a voulu que je sois initié à 31 ans dans une des plus anciennes et prestigieuses Loge de la GLNF, ayant donné plusieurs GM à l’obédience, reconnue pour la qualité de ses travaux et le grand nombre de ses F.
– après la crise à laquelle a dû faire face la GLNF, notre Loge s’est reconstruite peu à peu. Aujourd’hui elle est de nouveau une référence avec un age moyen de 35-40 ans en dépit de la pratique rigoureuse, méthodique et du « par coeur » exigé par le rite Émulation
– en 41 ans de maçonnerie sache que JAMAIS, durant mes différents mandats de VM, je n’ai initié de « retraités ».
Conclusion :
Ce que je veux faire passer comme message, c’est qu’il me semble important de faire comprendre à chacun(e), (F, S, VM, Obédience) le rôle essentiel qu’ils ont dans la recherche de candidats. Sans aller jusqu’à parler de zone de chalandise, il me semble évident que chacun a plus d opportunité de trouver des candidats potentiels dans son environnement proche.
Lazare, je suis contente que tu aies lu « Sur les chemins noirs » après avoir vu le film qui ne rend pas ce que Sylvain Tesson sait si bien transcrire les sentiments, les impressions qui conditionnent sa réflexion fort intéressante sur le cheminement et sur la conduite de la vie.
Nous concernant, tout dépend de ce qu’on veut faire des degrés qu’on acquiert. Si c’est une course au 33°, c’est dommage parce qu’on risque de rater pas mal de choses et de passer à côté du véritable but de notre engagement.
C’est bien pour ça qu’entrer en FM tard est pour moi très regrettable.
D’autant que, dans le bouquin, c’est aussi un peu un chemin littéraire, avec quelques citations ou des références à des auteurs inconnus (de moi en tout cas).
Par exemple, il m’a donné envie de découvrir Miguel Torga auteur portugais d’un livre intitulé: « L’universalisme c’est le local sans les murs ».
Un titre pareil ça intrigue, forcément. On a envie d’en savoir plus.
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Et dans mon message précédent j’aurais pu rajouter que la progression des grades c’est l’inverse d’une progression militaire.
Dans l’armée, le colonel ou le général ne redeviendra bas sous-lieutenant.
En Franc-maçonnerie, c’est l’éternel retour à la loge bleue, soit les 3 premiers degrés, et très souvent le premier. Avec évidemment, une discrétion sinon une modestie sur son propre parcours. Pas besoin de pavaner.
« Le plus difficile n’est pas de monter en grade, mais de descendre en soi-même. »
La Loge est un microcosme de la société : on y trouve la même noblesse et les mêmes travers. La vraie distinction ne réside pas dans l’âge ou le grade possédé, mais dans la capacité à laisser réellement ses « métaux » à la porte du temple.
@Yadeb (3): Tout est dit, rien à rajouter.
@ 3 Yadeb, commentaire éminemment maçonnique.chose Rare est très appréciable. Merci!
Si les profanes se présentaient à l’initiation avant qu’ils soient retraités, on n’en serait pas là!
La FM n’est pas un sport de retraités, mais c’est hélas ce qui est constaté dans la majorité des obédiences.
La question ne serait-elle pas plutôt: Qu’est-ce qu’un parcours?
Un parcours est-il seulement une distance à parcourir? Entre un point A et un point B?
Et, en maçonnerie, A et B sont-ils, ou sont-ils uniquement, 1 et 33?
Un tel parcours est-il uniquement un itinéraire où on évolue à l’aide de GPS?( pour Grades Plus Supérieurs, par exemple).
L’autre question n’est pas non plus de savoir si le parcours sera long, mais s’il sera rude (commela pente…). S’il sera instructif, s’il en vaut la peine.
Et paradoxalement, si on a envie de se lancer sur un chemin en totale méconnaissance préalable des embûches et des obstacles que nécessairement il faudra rencontrer?
On part ici sans cartes IGN (pour Initiation Garantie Nivelée).
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Ce n’est pas pour me vanter, mais l’autre jour j’ai regardé un film à la télévision.
Il s’agissait de « Sur les chemins noirs », une adaptation du livre éponyme de Sylvain Tesson, avec Jean Dujardin dans le rôle de l’auteur. Une randonnée entreprise, à pied, de Menton jusqu’au Mont Saint Michel après son hospitalisation due à une chute qui aurait pu lui être fatale.
Ce n’est pas pour me vanter une seconde fois, mais j’ai ensuite acheté, et lu, le bouquin de Tesson.
Comme souvent dans ces cas là, le bouquin nous en dit bien davantage. Ici sur les notions de chemin et de cheminement, bien évidemment.
Enfin, difficile avec un tel sujet (parcours, chemin, etc) de ne pas penser aussi à Michel Audiard.
Celui-là même qui fait dire à un de ses personnages de « Un taxi pour Tobrouk »: » Une brute qui marche va plus loin que deux intellectuels assis ».
On notera qu’après cette réflexion hautement philosophique, tous, brute comme intellectuels se sont levé pour marcher.
Parce qu’ils étaient d’abord des hommes.