Bertinotti Figaro 200426

« Pouvons-nous encore débattre ? »

Publié par Géplu

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jeudi 23 avril 2026
  • 17
    YADEB
    25 avril 2026 à 8h38 / Répondre

    à 15 et 16
    Que vous crispiez vos orteils dans vos chaussures ou non, l’IA s’impose depuis longtemps dans les médias écrits dans la plus hypocrite discrétion.

    Les « futurs courageux » (les non-paresseux) du futur ne seront, pour la plupart et sauf exceptions, que de bons copieurs sachant bien habiller leurs planches en gommant les origines de leurs plagiats… Mais c’était déjà la même chose avec les bouquins que nous copions avant l’an 2000.

    Je me souviens que dans les années 90, on en avait ras la casquette de manger du Jules Boucher, du Daniel Béresniak et, dans les soi-disant hauts grades, du Jean Mourgues… Bref, rien de nouveau, en dehors du fait qu’avec le copier-coller des IA, il y en a pléthore : ça va beaucoup plus vite et c’est encore moins fatigant !

    L’essentiel n’est-il pas de mettre en pratique, dans son environnement, le respect, la tolérance, la solidarité et ses devoirs, puisque vous parlez du 4 ? J’ai toujours vu de plus en plus de monde au bar qu’au service du VM pour aider à l’intendance.

    Jacter avec éloquence et faire le beau ou la belle en loge n’apporte rien de positif à sa famille, à son milieu professionnel ni à la société en général ; cela fait juste plaisir à l’égo !

    • 18
      REMI
      25 avril 2026 à 11h20 / Répondre

      A 17 Yadeb. Ce n’est pas faux non plus. J’en conviens aisément.

  • 15
    Brumaire
    24 avril 2026 à 20h15 / Répondre

    SVP, laissez l’IA aux paresseux! L’IA est loin d’être fiable, elle ne sait que ressortir ce qu’on lui donne à manger et en plus, ressort ce qui vient d’une « majorité » qui jacasse sur l’écume des vagues.1
    Comme le dit Lazare si justement dans son post, ce sont les livres qui sont sources d’information.
    Merci Lazare!
    Faudrait-il rappeler le contenu du 4° REAA que beaucoup auraient bien besoin de lire, et de vivre?

    • 16
      REMI
      25 avril 2026 à 7h18 / Répondre

      A 15 Brumaire, je plussoie volontiers.

  • 14
    Tailleur de Pierre
    24 avril 2026 à 16h12 / Répondre

    Vu le ton de certaines répliques, je ne peux que répondre NON à la question posée en titre de cette publication. Je n’ose imaginer le pugilat si la discussion avait eu lieu « de vive voix ».

  • 6
    marcorel
    23 avril 2026 à 13h50 / Répondre

    à A L (3) Convoquer Pétain dans le débat pour fustiger une partie de cet électorat délétère ne manque pas de sel ! Souvenons nous du nombre important de députés gauche et extrême gauche ayant voter les pleins pouvoirs à ce Maréchal . Que cela plaise ou non , il est honnête intellectuellement de rappeler que parmi les français qui ont rejoint de Gaulle à Londres , il y en avait un certain nombre issus des ligues d’extrême droite .
    Alors ne tombons pas dans ce manichéisme primaire comme l’analyse avec justesse Yadeb .

    • 8
      lazare-lag
      23 avril 2026 à 19h52 / Répondre

      @ Marcorel (6):
      Je crois qu’il est très délicat de tenter d’analyser (de juger?) une période, et des acteurs historiques, avec nos points de vue actuels. Ce n’est pas faire œuvre d’historien, et si l’on n’est pas historien, ce n’est pas faire preuve de la distance nécessaire par rapport aux évènements, et au contexte de l’époque.
      Plus je lis sur cette période, plus je me documente, plus je recoupe les informations, et plus j’y apprends la modestie de jugement. Et me méfie des arguments à l’emporte-pièce.
      Alors oui, un certain nombre de députés de gauche ont voté en faveur des pleins pouvoirs à Pétain.
      Mais comment faire abstraction, (devant nos paisibles claviers et dans le confort nos canapés) de quelques éléments importants.
      Au 10 juillet 1940, c’est quand même la pétaudière.
      L’armistice est signé le 22 juin. C’est l’exode vers le midi d’une bonne population du Nord, de l’Est, voire celle de la Belgique, voire de la population des régions traversées.
      C’est, y compris, l’exode du dernier gouvernement de la IIème République. Les allemands occupent quasiment la moitié de la France (42 départements sur 90 plus 13 autres partiellement).
      Une ligne de démarcation, soit une réelle frontière intérieure, vient d’être instituée au 25 juin, soit à peine 15 jours avant.
      C’est inédit, c’est tragique, ça bouscule la plus établie des certitudes.
      Là-dessus nous arrive Pétain.
      Auréolé de son grade de Maréchal, auréolé de son passé de vainqueur de Verdun.
      Et nous avons une chambre qui si elle n’est pas dite « bleue horizon » à ce moment historique est tout de même composée de beaucoup d’anciens combattants de la 1ère Guerre mondiale.
      Et ça marque tous les esprits bousculés par les évènements, fussent-ils des esprits d’élus et de parlementaires, de toute tendances confondues.
      Et ça marque toute la population.
      N’oublions qu’un historien, pas précisément classé à gauche, (Henri Amouroux) a su nous dire que la France de 1940 c’était « Quarante millions de pétainistes ». Tout le monde attendait le sauveur, la population (soit nos grands parents à tous), comment des parlementaires pouvaient-ils alors bénéficier d’un recul et de la sérénité nécessaire pour voter autrement.
      Tout ce climat explique donc un tel vote.
      Et quid de tous les parlementaires absents lors de ce vote?
      Des morts au combat (parmi les quels Léo Lagrange), des prisonniers de guerre (une quinzaine), ou sous les drapeaux (parmi lesquels Gaston Monnerville, futur 1er Président du Sénat de la Vème République).
      Et les passagers du Massilia, à savoir ce bateau qui amenait (entre autres) 27 parlementaires qui cherchaient à rejoindre Alger pour lancer la résistance et pour suivre le combat depuis Alger et ce que l’on appelait alors l’Empire Français. Et parmi les 27, Pierre Mendès-France, Pierre Viénot ou Jean Zay.
      S’y trouvaient aussi Edgard Pisani, futur ministre de la Vème République ou Claude Bouchiney-Sereulles, futur Compagnon de la Libération.
      Et les députés d’extrême-gauche? A savoir les députés communistes, je présume. Ben justement, suite au pacte germano-soviétique, le Parti communiste a été dissous par le dernier gouvernement Daladier. En conséquence de quoi aucun communiste n’a participé au vote des pleins pouvoirs, puisqu’il n’y avait plus de député communiste à ce moment-là.
      C’est tout ça là réalité du vote des pleins pouvoirs. Ce n’est pas un vote serein, ce n’est pas un vote apaisé et d’aucuns vont jusqu’à dire que ce n’est pas un vote juridiquement correct.
      Quant aux Français d’origine d’extrême-droite ayant rejoint De Gaulle à Londres, bien sûr qu’i y en a eu. Par exemple Daniel Cordier lui-même, futur secrétaire de Jean Moulin, et futur Compagnon de la Libération Et quelques autres, et quelques cagoulards (P. Fourcaud ou M. Duclos, par exemple.
      Mais surtout, par pitié, ne sombrons pas dans la caricature.
      Par exemple, parmi les Compagnons de la Libération, 1038 au total, il y a de tout. Même des communistes, mêmes des ecclésiastiques, même des francs-maçons (de Félix Eboué, Compagnon de la Libération dans la toute première promotion des médaillés, en 1941, jusqu’à Hubert Germain, le dernier à nous avoir quitté, en 2021),
      On y trouve même des étrangers, européens (espagnols, tchèques, néerlandais, libanais, italiens). On y trouvent même de futurs quelques Prix Nobel, et au moins deux futurs Premiers ministres de la Vème République. Et même on trouve, parmi les Compagnons de la Libération des décorés de la francisque pétainiste. Si, si, c’est authentique.
      * * *
      En conséquence de quoi, je refuse la caricature consistant à dire que la gauche a voté les pleins pouvoirs de Pétain et que l’extrême droite aurait été le meilleur allié de De Gaulle.
      C’est totalement grotesque, c’est totalement superficiel, c’est totalement infondé, c’est balayer d’un revers de main qui n’a rien d’historien, les subtilités, les nuances, et la complexité de l’époque.
      C’est simpliste, c’est de l’internet à peine digéré, c’est des réseaux sociaux expéditifs et peu distanciés.
      Et c’est surtout, actuellement, totalement manipulateur et militant.
      Et, pour paraphraser, justement ne tombons pas dans un manichéisme inversé ou le militantisme et la réécriture de l’histoire n’est jamais très loin.
      Maintenant que les derniers témoins ont disparus, que nous reste-t-il pour éviter de dire trop de bêtises sur une telle période.
      Primo, les livres,
      Deuxio, les livres,
      Tercio, les livres.
      Et peut-être qu’on y gagnera en honnêteté intellectuelle.
      Vaste programme, aurait pu dire De gaulle.

      • 11
        Arnaud Laehert
        24 avril 2026 à 9h26 / Répondre

        Merci Lazare-lag de dénoncer justement le révisionnisme militant de l’extrême droite RN et Zemmour qui, c’est là que son électorat n’est pas respectable, s’étale décomplexé.
        Le RN est plus dangereux encore que le FN. Le père Le Pen ne se cachait pas derrière le respect de la République et de la démocratie. Il avait l’honnêteté de ses idées, il assumait d’être un fasciste pétainiste.

        • 13
          REMI
          24 avril 2026 à 11h27 / Répondre

          « C’est drôle comme certains gens glorifient les morts. C’est à croire que vous devrez mourir pour qu’ils pensent que vous étiez valables ». disait un artiste bien connu. Cherchez l’erreur.

    • 10
      Arnaud Laehert
      23 avril 2026 à 22h55 / Répondre

      Ce n’est pas moi qui convoque Pétain, c’est le RN, dont la majorité du programme partage contats, principes et solutions avec celui de la Révolution Nationale.
      Il vous suffirait de vous donner la peine d’une étude comparative pour en faire le constat.
      C’est le sens du commentaire 3 auquel vous prétendez répondre, sens qui manifestement vous a échappé.
      Et pour être complet, le mimétisme du RN avec Pétain va jusqu’au caractère collabo avec l’ennemi, les nazis hier, Poutine pour Bardella et Le Pen aujourd’hui.

  • 5
    lazare-lag
    23 avril 2026 à 13h30 / Répondre

    J’ai souvent du mal à être d’accord avec les propos d’Arnaud Laehert.
    De la même façon que je partageai assez peu l’intégralité des propos de Desap ou d’Anubis Ré.
    La plupart du temps mon désaccord se contentant d’un silence poli, mais pas toujours, il le sait.
    Mais ici j’en approuve l’intégralité.
    Le RN ce n’est quedu FN endimanché, faussement en bons élèves de la classe, en tout cas au Parlement. Qui cherche à faire propre sur lui pour faire oublier son comportement désormais visible chez les LFI. Leurs frères ennemis du camp d’en face.
    Les premières réactions des nouveaux maires RN, surprenantes quand elles ne sont pas idiotes, ne surprennent que les ravis des isoloirs.
    Il est vrai que, au gré de mes mutations professionnelles, j’ai eu le « plaisir » d’etre citoyen dans une commune gérée par le FN.
    Totalement affligeant en termes de tolérance, d’intelligence, et de culture, historique ou générale, ou simplement démocratique.
    Pourtant auparavant, j’avais aussi goûté, et par deux fois, aux saveurs de la gestion municipale communiste.
    Mais non, ce n’est pas avec ceux-là que j’avais aperçu la misère politique ou plutôt politicienne. Comme quoi le pire n’est jamais atteint.

  • 2
    Jean-michel Reynaud
    23 avril 2026 à 8h45 / Répondre

    Certes on peut débattre avec notre méthode (un grand mot quand même pour de l’écoute !) mais uniquement avec ceux qui acceptent les règles de ce débat, de cette écoute pour comprendre. C’est encore plus simple dans un groupe où l’on choisit les membres (passage sous le bandeau)… pour le reste il faudra certainement revoir notre fonctionnement : 2 tenues par mois (alors qu’une seule tenue n’est obligatoire réglementairement), réfléchir aux tenues de distance notamment pour les absents géographiques, etc. Comprendre le monde c’est aussi savoir s’y adapter …

  • 1
    YADEB
    23 avril 2026 à 7h39 / Répondre

    A l’origine la FM, après des guerres civiles et religieuses, permettait à des« survivants » ou descendants de ces derniers, d’arrêter de se haïr et de se parler ……. enfin.
    Il me semble bien que Desaguliers et Anderson appartenaient à des branches religieuses qui quelques années avant se massacraient … mais il y a sans doute des FF ou SS plus compétents qui peuvent en parler de façon documentée historiquement.
    Toujours est-il que le GODF, et de nombreux commentateurs ici participent à la haine de tous contre tous.
    Les électeurs et les militants basiques ne sont pas les chapeaux à plumes du RN, pas plus que pour certains ils ne l’étaient pas au PCF avant de le quitter !
    Cette remarque est valable pour LFI !
    Éliminer 35 % (ou 20 pour LFI) d’une population des débats et se dire humaniste et tolérant c’est une blague !

    • 3
      Arnaud Laehert
      23 avril 2026 à 9h14 / Répondre

      Non, ce n’est pas une blague, c’est un principe. Par principe, l’extrême droite doit être éliminée de toute éventualité et rien dans les idées qu’elle développe ne mérite d’être pris en considération.
      C’est le RN qui a introduit dans la politique française la haine de tous contre tous, avec la même intensité et en usant des mêmes arguments que Pétain et sa Révolution Nationale dont le RN a non seulement repris ses initiales sans que cela soit le fruit d’un quelconque hasard, mais également les mêmes principes politiques appuyés sur les mêmes fondements.

      • 4
        YADEB
        23 avril 2026 à 12h27 / Répondre

        C’est le RN qui a introduit dans la politique française la haine.
        Pas de bol c’est Mitterrand ! Vous n’êtes sans doute pas français pour dire cette ânerie.

        • 7
          lazare-lag
          23 avril 2026 à 18h19 / Répondre

          J’ai personnellement du mal avec cette forme d’humour, mais cela n’en est pas, qu’est-ce donc?

          • 12
            YADEB
            24 avril 2026 à 11h05 / Répondre

            Ce serait plutôt un rire voltairien de ma part.
            A l’époque j’étais socialiste variété en voie d‘obsolescence car ex socialiste tiers-mondiste.
            Je n’étais donc pas un fan de Pr Mitterrand qui avait ministre des gouvernements « Algérie Française » de Guy Mollet et consorts,.
            Bien que j’ai vécu de près cette époque je m’en suis remis pour en faire un descriptif à Gemini3, il est très ressemblant.
            A ce sujet j’en ai un peu soupé des hypocrites qui l’utilisenr depuis longtemps tout e crachant dessus officiellement.
            Gemini :
            La question de l’influence de François Mitterrand sur l’ascension du Front National (FN) est un sujet brûlant de l’histoire politique française, mêlant stratégie électorale et conséquences à long terme.
            Voici les points clés pour comprendre cette relation complexe :
            1. Le calcul politique : « Diviser pour régner »
            L’idée dominante chez les historiens et les observateurs de l’époque est que Mitterrand a perçu très tôt l’utilité du FN pour affaiblir la droite parlementaire (RPR et UDF).
            • L’objectif : En favorisant l’émergence d’un parti d’extrême droite fort, Mitterrand créait une concurrence sur le flanc droit de ses adversaires, les forçant soit à s’allier avec Jean-Marie Le Pen (ce qui les décrédibilisait auprès des centristes), soit à le rejeter (ce qui divisait leurs voix).
            • La célèbre lettre de 1982 : Mitterrand aurait personnellement écrit aux patrons de chaînes de télévision pour demander que le FN, alors marginal, soit davantage invité dans les médias au nom du pluralisme.
            2. Le levier de la Proportionnelle (1986)
            C’est l’acte concret le plus souvent cité. En 1985, face à une défaite annoncée aux législatives de 1986, Mitterrand change le mode de scrutin pour passer à la proportionnelle intégrale.
            • Résultat : Ce changement permet au Front National de faire une entrée fracassante à l’Assemblée nationale avec 35 députés.
            • Impact : Cela a privé la droite d’une majorité écrasante et a institutionnalisé le parti de Jean-Marie Le Pen, lui offrant une tribune nationale et des moyens financiers.
            3. Le piège moral et idéologique
            Mitterrand a également utilisé le FN comme un « épouvantail » moral.
            • En érigeant la lutte contre le racisme et le fascisme au rang de priorité absolue (notamment via le soutien à des associations comme SOS Racisme), il a placé la droite classique dans une impasse : toute critique de la politique migratoire du gouvernement risquait d’être assimilée aux thèses du FN.
            • Cela a permis de scinder le débat politique entre le « camp du bien » (la gauche) et le « péril brun », au détriment des questions économiques qui auraient pu nuire au PS.

            Nuances et contre-arguments
            S’il est indéniable que Mitterrand a « joué » avec le FN, il n’est pas le seul responsable de sa montée :
            1. Le contexte socio-économique : La fin des Trente Glorieuses, le chômage de masse et le sentiment d’insécurité étaient des moteurs puissants que Mitterrand n’a pas créés, mais qu’il n’a pas su endiguer.
            2. L’usure du pouvoir : Après le tournant de la rigueur en 1983, une partie de l’électorat populaire s’est sentie trahie par la gauche et s’est tournée vers le vote de protestation.
            3. Le talent oratoire de Le Pen : Le leader du FN a su exploiter les brèches médiatiques qui lui étaient offertes avec une efficacité redoutable.
            En résumé : François Mitterrand n’a pas créé le Front National, mais il a indiscutablement facilité sa visibilité et son implantation institutionnelle pour des raisons de tactique politicienne, au risque de transformer durablement le paysage politique français.

        • 9
          Arnaud Laehert
          23 avril 2026 à 19h53 / Répondre

          Mitterrand. Vous êtes donc en possession de scoops.
          On a tout entendu sur Mitterrand, vraiment tout, mais qu’il ait introduit la haine dans la politique française, c’est une première.
          Quelle chance de pouvoir vous lire.

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