Albert Camus sous le bandeau

Publié par Géplu
Dans Edition

L’année 2020 marque le 60e anniversaire de la mort d’Albert Camus, et de nombreux ouvrages et émissions célèbrent le grand écrivain humaniste. Celui-ci ne fut jamais initié et pourtant son nom a été donné à une Loge du Grand Orient de France, et plusieurs autres font référence à son œuvre dans leur titre distinctif (Sisyphe etc.). Eric Amis, un maçon camusien, publie dans le dernier numéro de La Chaîne d’Union, une sympathique fiction littéraire : il imagine le passage sous le bandeau d’Albert Camus. L’intérêt de l’exercice est bien sûr de n’utiliser que des éléments tirés de la vie et l’œuvre de Camus. Hiram.be vous propose aujourd’hui de découvrir la première enquête…

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Cédons aux charmes d’une histoire qui aurait pris d’autres chemins et imaginons Albert Camus sous le bandeau, sur les pas des maîtres de sa jeunesse. Nous sommes en février 1956, dans la lumière adoucie d’un Temple de la rue Cadet. Il y a à l’ordre du jour ce midi-là le passage sous le bandeau du profane Albert Camus, que le Grand Orient de France a orienté vers cet Atelier à la suite de sa candidature spontanée. Après la lecture de la singulière lettre de motivation du profane, écrite dans un style mêlant le classicisme au lyrisme, Le Vénérable transmet les deux premières Enquêtes aux officiers assis à l’Orient. Comme de tradition dans cet Atelier, c’est au Frère Secrétaire qu’incombe la tâche de lire la première, relative à la vie et à la personnalité du profane. Précisons que, bien sûr, toutes les réponses apportées dans le cadre des trois enquêtes sont tirées des textes du grand écrivain.

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Enquête n°1

C’est dans une célèbre Brasserie du Boulevard Montparnasse que je rencontre le profane. C’est un homme de 42 ans, séduisant et très élégant qui m’accueille chaleureusement, la cigarette à la main, à une table discrète où il a visiblement ses habitudes. Cette chaleur par moment lumineuse, sera présente tout au long de cette rencontre. Albert Camus est né en Novembre 1913 dans le village de Mondovi, Département de Constantine en Algérie, il a un frère de 2 ans son aîné. Il n’a pas connu son père, ouvrier agricole, mort en 1914 dans les tranchées et enterré au cimetière de St Brieuc. Il évoque sa mère avec une visible émotion, en avouant qu’elle ne sait ni lire ni écrire, et qu’une surdité précoce l’a rendue en partie mutique.  Il cite à son sujet une habitude tendre, qui prend tout son relief dans le cadre de cette enquête : « C’est une mère de velours, douce et aimante, qui m’embrasse toujours trois fois ». Elle habite encore le quartier de Belcourt à Alger, où il a vécu avec elle chez sa grand-mère jusqu’à l’âge de 17 ans.

Il dit avec beaucoup de retenue et de pudeur être issu d’un milieu extrêmement modeste, mais affirme avoir été heureux dans la beauté et sous le soleil de sa terre natale, dont la situation actuelle le préoccupe et même l’angoisse visiblement. « La pauvreté n’a jamais été un malheur pour moi, car la lumière répandait ses richesses. Je fus placé à mi-distance de la misère et du soleil : la misère m’empêcha de croire que tout est bien sous le soleil et dans l’histoire, le soleil m’apprit que l’histoire n’est pas tout ».

Bachelier en 1930 au lycée Bugeaud, puis Diplômé d’Etudes supérieures en philosophie à la Faculté d’Alger, Albert Camus me dit avoir une dette incommensurable à l’égard de deux hommes, son Instituteur Monsieur Louis Germain et son professeur de philosophie Monsieur Jean Grenier. Il a des jumeaux (Jean et Catherine) issus d’un deuxième mariage, qui ont aujourd’hui onze ans. Son épouse n’est pas au courant de sa démarche, mais il ne semble pas que ceci pose problème à notre profane, d’évidence très libre en la matière …

La notoriété du postulant ne m’ayant pas échappé, je sais bien entendu qu’il est écrivain, mais il me précise journaliste-écrivain, étant depuis un an rédacteur de chroniques et éditoriaux au journal l’Express. Il insiste aussi beaucoup sur son activité de metteur en scène de théâtre, au sujet de laquelle il se révèle intarissable et me confie même : « Le peu de morale que je sais, je l’ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités. Les coulisses d’un théâtre un soir de Générale, le stade plein de soleil le jour du grand match, et le marbre d’un journal à l’heure de la tombée de l’édition sont les trois endroits du monde où je me sens innocent ».

J’ai dit.
Un Frère de l’Atelier

Le Vénérable transmet ensuite à l’Orateur le manuscrit de la seconde enquête, relative aux opinions politiques du Candidat… (Les enquêtes 2 et 3 sont à retrouver dans le numéro 94 d’octobre 2020 de La Chaîne d’Union)

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Eric Amis rencontre pour la première fois Albert Camus à 20 ans, par la lecture de ses œuvres de jeunesse : Noces et L’envers et l’endroit. C’est un choc qui l’entraîne très vite à dévorer les romans, les essais, les carnets, le théâtre….., et à ressentir intimement l’indissociable grandeur de l’homme et de l’écrivain. En 1998, il adhère à la Société des Études Camusiennes. Quelques mois plus tard, par pure coïncidence, il est initié dans une Loge du Grand Orient de France. Cette fiction est un moyen pour lui de relier ces deux engagements intellectuels et spirituels, qui l’aident à vivre debout, à la fois solitaire et solidaire.

samedi 5 décembre 2020
  • 8
    JEAN VAN WIN
    6 décembre 2020 à 09:21 / Répondre

    De plus, je ne comprends pas pourquoi mon dernier post est signé NSNS. Il était trop tard. …Du reste, j’aurais tout simplement du écrire « sans accent aigu svp ».

  • 6
    nsns
    5 décembre 2020 à 23:28 / Répondre

    @LAZARE-LAG et al
    « Sans accent », ni provençal, ni belge, signifie que Luberon, si j’en crois un auteur qui a beaucoup écrit sur le Luberon, ne se dit pas Lubééééron, comme le font la plupart des « estrangers ». Rien d’autre, alleï, une fois…
    Seigneur, je ne l’avais pas prévue, celle-là !

    • 7
      Lazare-lag
      6 décembre 2020 à 07:31 / Répondre

      Mince! C’est pour moi tellement évident que Luberon se prononce tel qu’il s’écrit, que je suis parti du mauvais pied et que je n’ai pas saisi qu’il était question d’accent écrit et pas d’accent parlé.
      Du coup, je comprends mieux le propos de Pierre Noël à propos de Charleroi (son message n°5).
      Finalement, d’un certain point de vue nous restons un peu dans un esprit camusien, puisque frisant l’absurde.

    • 9
      pierre noel
      6 décembre 2020 à 10:04 / Répondre

      # à LL et autres taquins : l' »alleï, une fois… » comme disent les humoristes et autres condescendants qui veulent faire « belge » n’est employé par personne : Allei, c’est « allez » avec l’accent bruxellois d’antan; « une « fois », c’est la traduction du flamand « eenmaal », expression usitée chez eux.
      Le Français qui, « pour faire malin » (comme on dit ici) utilise ce poncif se rend ridicule aux yeux des autochtones ! « N’avès djamès sti à Tchalèrwè ? Fot d’allè rwété in co ».

      • 10
        Lazare-lag
        6 décembre 2020 à 10:45 / Répondre

        MTCF Pierre, tu nous es cependant témoin que personne ici n’a utilisé le poncif décrié.
        Par contre, le pauvre Français que je suis avoue capituler devant ta dernière phrase au-delà des deux premiers mots.

        • 11
          Brumaire
          7 décembre 2020 à 16:21 / Répondre

          Lazare, Pierre t’a donne une bonne indication, au moins pour le 5° mot, dans le post 5. Je ne suis ni belge, ni suisse, mais avec un accent entre les deux, du coup j’ai compris les 2 phrases interrogatives de Pierre au post 9.
          Ce qui ne mérite tout de même pas une médaille…

        • 12
          Lazare-lag
          7 décembre 2020 à 19:12 / Répondre

          Oui, Brumaire, j’y ai mis un bon moment, mais j’avais à force quand même réussi à repérer la « tenue de camouflage » de Charleroi sous « Tchalerwé ».
          J’espère que seront préservés Dinant, Namur, Liège et même Rédu, premier village d’Europe consacré au Livre, où j’avais eu l’occasion d’aller lorsque mes occupations professionnelles me tenaient bien plus près de la Belgique qu’actuellement, en début de carrière.
          Comme tu dis, ça ne mérite peut-être pas une médaille, mais une petite bière fraîche, belge of course, suffirait.
          Santé, avec ou sans confinement!
          On voit par là que bière et Lazare ont très souvent partie liée.
          (ça m’ennuierait d’avoir à l’expliquer celle-ci…).

          • 13
            pierre noel
            8 décembre 2020 à 11:21 / Répondre

            La réponse n’est-elle pas un peu dédaigneuse, flairant bon les hussards noirs de la république ?
            Tchalèrwè n ‘est pas une »tenue de camouflage », mais le nom de la ville en wallon hennuyer , comme « Lidge » est celui de Liège en wallon liégeois. Le wallon est une langue d’oïl, essentiellement orale.

            • 15
              Lazare-lag
              8 décembre 2020 à 21:22 /

              @ Pierre Noël (13):
              Certainement pas dédaigneuse! Loin de là.
              A la limite maladroite, si tu veux, parce que les arcanes et les subtilités du wallon me sont totalement inconnus.
              De même que ceux de la langue d’oïl, étant un sudiste, plus habitué aux langues d’oc, ou d’inspiration latine.
              De toute façon, comme tu le dis toi-même, étant essentiellement une langue orale, un terme wallon comme Tchalèrwè ne peut être connu spontanément d’un français, (ou de tout autre non belge d’ailleurs) lequel, qu’il se rende en Belgique ou pas, ne connaît pas (ou plutôt ne peut avoir connaissance) d’un autre terme que celui de Charleroi.
              C’est celui là qu’il verra sur une carte ou un panneau indicateur, ou un guide touristique ou entendra à la télé ou à la radio.
              Il y a donc si peu de visibilité, pour ne pas dire si peu de lisibilité, que forcément étant fort peu connu, il y a donc comme une sorte de camouflage d’un terme comme Tchalèrwè..
              Ca va mieux comme ça?
              Il ne s’agissait nullement de froisser quelque susceptibilité que ce soit.
              Ca ne se voulait désobligeant à l’égard de personne.
              A aucun moment.
              Et je ne dirai rien de la référence aux hussards noirs de la république car je ne comprends vraiment pas bien ce qu’elle vient faire ici.

            • 16
              pierre noel
              8 décembre 2020 à 22:31 /

              Les hussards noirs de la république ne contribuèrent-ils pas à l’extinction des langues régionales ?

          • 14
            pierre noel
            8 décembre 2020 à 20:31 / Répondre

            « Redu » s’écrit sans accent.

          • 17
            Brumaire
            8 décembre 2020 à 23:51 / Répondre

            Lazare, j’aime beaucoup ton humour au 3° degré (au moins)…
            La bière, je veux bien la partager avec toi, avec Pierre, qu’elle soit belge, lorraine, tchèque…et on laissera l’autre pour beaucoup plus tard, quand nous serons tous très très vieux.
            Pierre, mon père était un vrai hussard de la République, qui nous a appris le respect de l’autre, dans tous ses aspects, (origines, convictions, accents ou autres), fidèle à l’esprit de la fameuse lettre de Jules Ferry aux instituteurs, une lettre que tous les jeunes enseignants devraient avoir, non seulement entendu parler, mais intégrée.
            A tous deux, salut, et fraternité.

      • 18
        pierre noel
        9 décembre 2020 à 10:30 / Répondre

        Pour en revenir à Camus, un souvenir qu’il aurait pu reconnaître !
        Pendant mes années d’école primaire, lorsque j’apprenais à lire, écrire et calculer (c’était dans les années d’après-guerre), j’étais dans une classe d’une vingtaine d’écoliers, 3 Belges (dont un parlant flamand) et 17 d’origine variée, Italiens, Estoniens, Ukrainiens. Au départ, nul ne se comprenait (même pas les Italiens au dialecte différent selon leur région natale). Pendant six années, les institutrices (celle de première année avec une touche sur une ardoise) et instituteurs successifs ont réussi (sans interprète ni manuel ad hoc) à enseigner la langue française à tout ce petit monde, à la parler, à la lire et à calculer en s’en servant. Tous (si je me souviens bien) ont réussi le certificat d’études primaires à la fin du cycle.
        J’ai la plus grande admiration (a posteriori) pour ces instituteurs, leur patience, leur zèle et leur conscience professionnelle. Aucun, sans doute, n’avait lu la lettre de Jules Ferry et aucun ne se prenait pour l’apôtre d’un nouveau « genre humain » (en un temps où les sympathies communistes étaient fréquentes).

  • 2
    JEAN VAN WIN
    5 décembre 2020 à 16:27 / Répondre

    https://www.hiram.be/app/uploads/2020/12/tombe-a-camus-lourmarin.jpgDébut 1962, jeune apprenti, je préparais mon travail obligatoire pour être passé compagnon. J’ai choisi de le faire porter sur la pensée et l’action d’Albert Camus, l’étoile flamboyante du panthéon philosophique de mes 27 ans.

    J’écrivis par le truchement de mon obédience, le GOB, au GODF, qui m’informa hélas de ce qu’Albert Camus n’était pas membre de l’obédience. Je ne le voyais pas ailleurs ; il était donc profane.

    Durant mes études, j’avais lu à peu près tout de lui, articles, romans, théâtre, et je conserve encore comme un trésor un disque 33 tours où il s’exprime et disserte sur un grand nombre de sujets, sur ses propres textes et sur sa conception du théâtre.

    Mes vacances se sont très souvent épanouies dans le Luberon (sans accent svp), paradis terrestre constellé de villages tous perchés et où l’on croise beaucoup de maçons de diverses nationalités, tous amoureux de cette région. Camus adorait lui aussi ce territoire provençal exceptionnel. Le seul village de plaine qu’on y dénombre s’appelle Lourmarin. Il y allait souvent et l’on sait la tragédie qui s’est produite. Lourmarin est proche de hameaux affublés de noms parfois insolites, tel à l’est Cucuron, au nord-ouest Saint-Pantaléon, et aussi Lacoste, où régna le marquis devenu le comte de Sade, et l’étrange village de Lumières qui vient bien à propos dissiper l’impression vraiment morbide laissée par Lacoste.

    C’est à Lourmarin que je vais, à chaque fois que mes pas m’y conduisent, méditer en son modeste cimetière, sur la pierre brute marquée « Albert Camus 1913-1960 ». Une simple pierre brute, sous le soleil, dans un tapis de fleurs des champs.

    Comment un mozartien ne ferait-il pas le rapprochement avec la Rauhensteingasse (rue de la Pierre Brute) où s’éteignit à Vienne Wolfgang A. Mozart, à 36 ans, dont on ne sait même pas exactement où il fut inhumé…

    Deux génies, deux pierres brutes. Voilà qui suffit, non ?

    • 3
      Lazare-lag
      5 décembre 2020 à 18:33 / Répondre

      @ Jean Van Win (2):
      MTCF Jean, peut-on s’autoriser un léger trait d’humour par rapport à ton commentaire?
      – – –
      Lorsque tu nous dis: « Mes vacances se sont très souvent épanouies dans le Luberon (sans accent svp) », tes pensées vont-elles à l’accent provençal ou à l’accent belge?
      – – –
      Signé: un F:. légèrement taquin et iconoclaste, originaire du Midi Toulousain, marié à une provençale, et qui bien entendu parle sans aucun accent non plus, cela va sans dire!

      • 5
        pierre noel
        5 décembre 2020 à 20:42 / Répondre

        Notre ami légèrement taquin sait il comment un natif du coin prononce « Charleroi » ?

    • 4
      Désap.
      5 décembre 2020 à 19:16 / Répondre

      2 – Mon cher frère, une petite précision d’un provençal de vieille souche, de naissance et exilé à la capitale que depuis vingt neuf ans :
      Au nord de Cavaillon, on prononce LubÉron
      au sud de Cavaillon, on prononce LubEUron
      et en Provençal on dit Loubeilleroune
      L’ensemble et qui les réunis tous : avé l’assent, noune di Diou !
      😊

  • 1
    Lazare-lag
    5 décembre 2020 à 11:30 / Répondre

    Il me semble (mais c’est peut-être évoqué dans les deux autres enquêtes…) que deux détails auraient pu apparaître ici.
    D’une part, surtout si l’enquête se situe en 1956, son activité de journaliste ne saurait se résumer à celle de l’Express, sa notoriété journalistique le doit surtout, et déjà, à son action à la tête du journal de résistance « Combat ».
    A cet égard, on lira utilement la parution de ses chroniques, éditoriaux et articles parus en poche (Folio n°582) en 2013 sous le titre « A Combat » et qui couvrent les années 1944 à 1947.
    Par ailleurs, surtout dans le cadre d’une enquête maçonnique (certes fictive) on s’étonnera qu’Albert Camus ne cite pas son oncle Gustave Acault aux côtés de Louis Germain et de Roger Grenier, d’autant que Gustave Acault. est franc-maçon dans une loge à Alger.
    Certes Gustave Acault n’est pas un intellectuel comme on pourrait le dire de Germain et de Grenier, étant boucher de profession. Mais c’est un boucher un peu spécial, peut-être un original, et pas seulement parce qu’il a été initié en loge.
    C’est un grand lecteur, qui dispose d’une bibliothèque, et d’aucuns le disent anarchiste sur les bords et anti-bourgeois.
    Pour raison de santé fragile, le jeune Albert Camus sera placé chez son oncle et tante à Alger: manger de la viande quotidiennement étant de nature à le fortifier et à rassurer sa mère.
    Le jeune Albert verra chez Gustave Acault comme un père de substitution d’une part, et surtout il bénéficiera de l’énorme trésor que constituait la bibliothèque de l’oncle. C’est chez Acault que, par exemple, Camus découvre les écrits d’André Gide.
    Enfin, sans ce placement familial en ville, à Alger même, la scolarité d’Albert Camus aurait pu être tout autre et son destin littéraire également.
    Je n’ai pas trop de mérites à pouvoir préciser ici ce genre de petits détails car, il y a quelques années, j’avais présenté une planche sur Albert Camus. Si cela peut éventuellement intéresser notre frère Eric Amis…

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