lesoirmag 290617
illustration soirmag.be, Belgaimage

Comment les francs-maçons recrutent…

Par Géplu dans Dans la presse

Dans la série des articles de presse consacrés au ou provoqués par le tricentenaire de la création de la franc-maçonnerie moderne, le magazine belge soirmag.be a mis en ligne hier une « enquête », titrée « Comment les francs-maçons recrutent ».

Celle-ci est en fait une suite d’interviews. Tout d’abord d’un frère anonyme « Bruxellois, amateur de livres et de débats d’idées », qui est « devenu franc-maçon il y a dix ans. Il raconte, sous le couvert de l’anonymat, les premiers contacts, la réflexion qui a présidé à son engagement, et les garanties demandées ». Concernant son admission, il déclare « Ce furent deux ans de réflexion avec des obédiences différentes. La maçonnerie n’est pas monolithique. On y apprend au plan symbolique « à polir sa pierre ». Mais les sensibilités et attentes vous guident vers une certaine obédience. Je ne voulais pas regretter un mauvais choix. » 

Le soir interview ensuite Pierre Guelff, présenté comme « Maçon, journaliste, chroniqueur et écrivain ». Il présente ainsi son entrée en maçonnerie : « Quand, en 1982, un membre du Grand Orient me proposa d’entrer en franc-maçonnerie, à l’exception de lectures éparses et superficielles, je n’en avais qu’une vision tronquée : celle d’une mafia ou d’une secte ! Durant cinq ans, je me suis renseigné et documenté et j’ai été intimement convaincu que la franc-maçonnerie n’en était pas une. Trois décennies plus tard, j’en reste persuadé. »  Et il conclut son propos par « Mais, le principal, en définitive, est que chaque Sœur ou chaque Frère se sente au mieux dans son Obédience (Maçon(ne) libre dans une Loge libre), sachant que la franc-maçonnerie est universelle, non dogmatique, philosophie humaniste…, dont le but primordial est de construire un temple intérieur afin de réaliser le temple extérieur, celui d’une société vraiment fraternelle. Un but qu’il est de plus en plus urgent de réaliser, selon moi. »

C’est ensuite Philippe Liénard, auteur d’un récent « Histoire de la franc-maçonnerie belge » qui est questionné : Le soir : La franc-maçonnerie fête ses 300 ans : mais laquelle exactement ? PL : On parle clairement de celle qui s’est organisée institutionnellement à Londres, dite moderne ou spéculative. Mais la date de 1717 donne lieu à quelques controverses car on n’en est pas totalement certain. (…) Le Soir : Pourquoi la Grande-Bretagne fut-elle le berceau de la franc-maçonnerie ? PL : Elle présentait une triple caractéristique : le pays a vu naître la Royal Society grâce à Robert Moray et Isaac Newton, avec une forte influence intellectuelle. Elle se voulait lieu de rassemblement via les constitutions d’Anderson de 1723 au-delà des querelles religieuses qui ont ensanglanté l’Europe. On adopta le modèle corporatiste, en s’inspirant de la maçonnerie opérative et des Lumières. La maçonnerie se projette alors comme une école de sagesse. (…) Le Soir : Est-elle majoritairement conservatrice ou progressiste ? PL : Elle est travaillée par des courants divers et contradictoires. Il faut se reporter à l’origine de la maçonnerie en 1717. On sort de deux siècles d’affrontements sanglants dans toute l’Europe. À Londres, la maçonnerie propose alors que des gens venus d’horizons politico-religieux différents se réunissent pour échanger. Être maçon est donc aussi important aujourd’hui qu’il y a trois siècles. (…)

Et Le Soir de conclure, avec un humour sans doute bien involontaire : Cela fait un peu penser à Emmanuel Macron rassembleur, en qui certains, en France, ont cru voir de la sympathie pour la franc-maçonnerie…  🙂

vendredi 30 juin 2017 7 commentaires
  • 7
    Désap. 1 juillet 2017 à 17:20 / Répondre

    De ce reportage très bateau, je retiens cette phrase de Philippe Liénard :
    – Elle s’ouvre à tous, fort bien, mais encore faut-il remplir des critères de culture permettant de comprendre et féconder les idées maçonniques.
    .
    Les maçons ne doivent pas craindre d’assumer la réalité et les nécessités de la pratique d’un art, jouer d’un instrument ne fait pas le musicien.

  • 6
    NEKAM 1 juillet 2017 à 14:15 / Répondre

    Ce dossier est exécrable et sert les intérêts d’un éditeur qui vit de « littérature » à sensation. Les deux « auteurs » cités ne sont aucunement crédibles et il y aurait beaucoup de choses à dire à leur endroit. Mais cela n’intéresse personne, ni en France ni en Belgique, sauf à ce niveau, en effet, primaire.
    Cet article inconsistant et ridicule s’inscrit dans une incompréhensible politique de bavardages tous azimuts auxquels le 300e anniversaire (?!) sert de prétexte. Il ne s’agit que de propagande et de commerce. Gémissons…

  • 4
    walter vanstraelen 30 juin 2017 à 13:47 / Répondre

    Lorsque j’ai fait remarquer à un directeur du « Soir » que ce « dossier » était du niveau de l’école primaire, il m’a répondu que c’était le niveau moyen des lecteurs du « SoirMag ». Tout est dit…
    Walter

  • 2
    tartuf_rit 30 juin 2017 à 11:13 / Répondre

    Mes amis belges sont merveilleux d’ailleurs j’envisage sérieusement d’y demander l’asile politique depuis mai et juin 2017!

    • 3
      Lionel MAINE 30 juin 2017 à 12:52 / Répondre

      Pour un asile maçonnique … pourquoi pas !!!
      Pour le reste, sans objet.

    • 5
      lazare-lag 1 juillet 2017 à 09:54 / Répondre

      Pourquoi demander l’asile politique en Belgique?
      La liberté d’expression est menacée en France?
      Expliquez-nous ça.
      Pourtant la majorité des Français s’est reconnue dans cet appel du 18 juin (Désole, je n’ai pas su résister…)

  • 1
    Julien 30 juin 2017 à 11:08 / Répondre

    Au vu du titre accrocheur, je me suis ruer chez mon marchand de journaux, et j’ai été très déçu par le dossier.
    Pour ma part, j’ai fais une candidature spontanée aux différentes Obédiences, et au fils des rencontres et des enquêtes, c’est moi qui ai choisi de recevoir la lumière dans l’Obédience qui me correspondait le mieux.

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