130 ans Tour Eiffel

La Tour Eiffel sauvée par les francs-maçons ?

Par Géplu dans Dans la presse, Edition

C’est l’aussi surprenante qu’amusante théorie soutenue par l’auteur Philippe Lemaire qui, comme nous en informe Jean-Marc Laurent journaliste du Journal du Centre, vient de publier aux éditions De Borée un roman titré « Des nerfs d’acier » .

Selon l’auteur, la Tour Eiffel, plus haute tour du monde à l’époque de sa construction (inaugurée le 31 mars 1889 elle vient de fêter ses 130 ans), a failli ne pas voir le jour tant les oppositions à sa constructions étaient nombreuses à l’époque : Une pétition signée par les plus grands artistes de l’époque dénonce cette monstruosité. On peut sourire quand on découvre parmi les signataires les noms de Maupassant, Charles Gounod, Alexandre Dumas fils ou encore Emile Zola qui fit heureusement preuve de plus de clairvoyance dans l’affaire Dreyfus.

Alors, selon Philippe lemaire, S’il n’y avait pas eu toute la puissance et l’extraordinaire solidarité de la Franc-­Maçonnerie, il n’y aurait peut-­être jamais eu de Tour Eiffel. C’est un ministre franc-­maçon, Edouard Lockroy, qui sauve et impose le projet.

A la question du journaliste : Que vous permet de dire la fiction sur cette époque ?, l’auteur répond : C’est d’abord la force de la liberté qui a engendré cet extraordinaire foisonnement de génies. Liberté de penser, d’aimer, de créer qui a pu s’épanouir dans l’essor du monde industriel et aussi culturel. (…)  A l’univers technique de la Tour Eiffel répond en quelque sorte, sur la Butte, celui de l’imagination et de la création.

________________________
Des nerfs d’acier
, Philippe Lemaire, éditions De Borée, chez Amazon ou de préférence dans la librairie la plus proche de votre domicile. ISBN : 978-2812925528.

dimanche 04 août 2019 35 commentaires
  • 33
    Désap. 16 août 2019 à 20:36 / Répondre

    Définitivement, j’adore lire Lazare-Lag et Luciole ! Ils me réconcilient avec la nature humaine.
    Je vous embrasse très fraternellement, mes BAAFF !

    • 35
      Luciole 23 août 2019 à 18:36 / Répondre

      Tu es trop bon,cher Desap.Pour avoir été si souvent en désaccord avec toi,j’apprécie!
      (mon ordi m’a laissé en panne toute une semaine).Je crains que ce que nous constatons
      soit simplement un conflit de générations,les nouveaux barbares ne sont pas géographiques mais culturels.G,G, je n’ose écrire la suite.

  • 25
    Xavier Corday 13 août 2019 à 22:07 / Répondre

    Un jour cette tour arrogante tombera, comme toute autre construction humaine.

    • 26
      yonnel ghernaouti, YG 14 août 2019 à 11:23 / Répondre

      Pourriez-vous nous donner vos scénarii ?

      • 29
        Xavier Corday 15 août 2019 à 12:44 / Répondre

        Le temps fait son travail, et avec lui les crises et les guerres

    • 27
      lazare-lag 15 août 2019 à 11:34 / Répondre

      1/ Arrogante cette tour?
      En quoi est-elle arrogante? Pourquoi l’est-elle? Par rapport à quoi? Selon quels critères? En vertu de quels principes?
      1 Bis/ Qu’est-ce que l’arrogance?
      Décréter que cette tour est soit-disant arrogante, n’est-ce pas implicitement déjà et aussi une forme d’arrogance?
      2/ Tombera comme toute autre construction humaine?
      Toutes les constructions humaines tombent? Tout disparaît?
      L’Histoire balaye tout?
      Toute civilisation est-elle mortelle (emprunt à Paul Valery)?
      Le temps emporte-t-il tout? Que sont les siècles pour la mer?(merci Victor Hugo).
      Si toute construction humaine disparaît, pourquoi le progrès? Si toute construction humaine disparaît pourquoi l’Histoire se souvient, ou s’efforce de se souvenir des disparitions intervenues?
      Si toute construction humaine tombe, pourquoi en garde-t-on la mémoire? Ou pourquoi en retrouve-t-on la trace un jour? Et pourquoi l’Humanité s’attache à en conserver le souvenir?
      Faisons-nous vraiment table rase de tout?
      Est-ce là notre ambition humaine?
      3/ Toute construction humaine tombe…
      Je crois me souvenir que Charlotte aussi est tombée.
      Sans détourner le déroulement de la Révolution Française.
      Sans détourner l’influence du Siècle des Lumières.
      Sans détourner l’installation, et l’ancrage, de la République et de la Démocratie.
      Pauvre Charlotte, elle ne se marat pas toujours, si je puis dire…

      • 30
        luciole 16 août 2019 à 10:01 / Répondre

        Cette tour est aussi une magnifique illustration de « savoir faire » et un hommage aux Compagnons qui l’ont montée.
        Elle est unique, un signe distinctif de la ville de Paris et les Parisiens y sont très
        attachés.
        (Je suppose que Xavier préfère le « Sacré Coeur »)

        • 31
          lazare-lag 16 août 2019 à 13:36 / Répondre

          @ Luciole:
          Un petit bémol par rapport à ce commentaire, son côté parisiano-parisien me gêne un peu.
          Construite dans le cadre d’une exposition universelle, de 1899 si je ne m’abuse, elles avaient (la tour comme l’exposition), vocation à illustrer, vanter, mettre en avant, illustrer le rayonnement de la France. De la France.
          Pas De Paris uniquement, même si c’est à Paris que cela se passe.
          Et il s’agit donc d’un rayonnement universel, pas uniquement destiné aux seuls domiciliés des XX arrondissements parisiens.
          Il n’y a donc pas que les parisiens qui y sont très attachés, loin de là.
          Nous sommes, en tant que Français, issus d’une histoire bien particulière, faite de centralisme (pas uniquement jacobin, le centralisme est déjà d’essence royale)où tous les chemins, géographiques comme intellectuels ont tendance (on n’aime, on n’aime pas, là n’est pas la question)à converger vers Paris.
          A contrario, et le natif d’à peine 25 km de la frontière espagnole que je suis, issu d’une région (Midi-Pyrénées, désormais Occitanie) qui par bien des aspects (catharisme, protestantisme, rugby aussi!) a historiquement marqué sa distance, voire sa résistance, par rapport à Paris, ce natif d’une région périphérique donc est toujours étonné par les manifestations un peu parisiano-centrées lorsqu’on les attendraient bien plus ouvertes, à horizon plus large, à hauteur de vues plus haute.
          Loin de moi l’idée de chercher à heurter qui que ce soit, Luciole en particulier, mais on a parfois l’impression que l’étranger, que l’exotisme, que la barbarie (au sens romain du terme si je puis dire) commence pour les parisiens dès la Porte d’Italie.
          Je me permets de rappeler également que:
          – Gustave Eiffel, né Bonickhausen, à Dijon, est d’ascendance allemande,région de Cologne,
          – Stephen Sauvestre, l’architecte principal de la Tour, est sarthois d’origine,
          – Maurice Koechlin, ingénieur-concepteur de la Tour, est d’origine franco-suisse et issu de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich,
          – le fer puddlé utilisé à sa construction vient de Lorraine (forges et aciéries Dupont et Fould à Pompey).
          Pour ces motifs, et vraisemblablement bien d’autres encore, la Tour Eiffel dépasse (dans tous les sens du terme évidemment) la seule ville de Paris et les seuls Parisiens, et qu’ils ne sont donc pas les seuls en France à y être très attachés.
          Il me paraissait utile de le souligner

          • 32
            luciole 16 août 2019 à 16:54 / Répondre

            @ Lazare.
            J’admire ton érudition,banlieusard,né en banlieue,je n’ai habité Paris qu’épisodiquement.
            Je reconnais volontier que notre tour est française autant que parisienne.Pour ce qui est des ascendances les miennes sont européennes et je suis le second à être né en Ile de France,mon frère, né à Paris, avait du choisir d’être Suisse pendant la guerre afin d’éviter de partir aussitôt travailler pour les nazis.J’ai compensé en faisant mon service militaire dans notre armée nationale, ce qui n’intéresse personne au demeurant.

            • 34
              lazare-lag 17 août 2019 à 13:23 /

              Mon érudition est peu admirable au sens où: est-ce encore de l’érudition que de venir ici étaler un peu de vernis obtenu préalablement grâce aux complices Internet et Wikipedia?
              Il y a trois jours à peine je ne connaissais pas encore le nom et le pedigree des collaborateurs d’Eiffel que j’ai cité, ni la réalité du fer puddlé, n’étant personnellement ni scientifique, ni ingénieur, ni technicien.
              Me souviendrais-je d’eux dans un mois? Rien n’est moins sûr.
              Par contre ton intervention m’a permis de rebondir, de me poser des questions, de progresser, éventuellement d’apporter quelques pierres à l’édifice.
              Pour ne pas dire souder quelques rivets aux poutres d’acier de la tour…
              Quant au service militaire, (le tien, le mien, voire le concept pris dans son ensemble), pourquoi cela n’intéresserait-il personne au demeurant?
              Je suis de ceux qui pensent que le service militaire participait à cimenter la Nation, à mélanger… comment dirais-je?… des gens épars qui ne se seraient pas rencontrés autrement.
              Mélange géographique, brassage social, camaïeu de cultures, d’éducations, de formations. Confrontation d’horizons les plus divers pour consolider une certaine idée de la Défense, une certaine idée de la République aussi, et je crois surtout.
              Dans une fraternité d’armes, d’épreuves subies ensemble, aux mêmes moments, dans une fraternité également de la sueur, il peut y avoir aussi de la fraternité réelle.
              Qui peut, certes très différemment, parler à la fraternité franc-maçonne.
              La fin du service militaire a fait disparaître un ciment qui me semble important à la cohésion sociale de notre communauté nationale.
              A-t-il été remplacé par un ciment, par un fixateur, par un révélateur aussi fort?
              Je n’en suis pas certain quand j’observe les communautarismes en expansion, voire les individualismes exacerbés.
              Et d’une certaine manière Tour Eiffel et Service Militaire ont ainsi plus d’un point commun en matière de cohésion, de liant national et d’un vouloir vivre ensemble.
              Il me vient subitement une idée.
              En plein mouvement des gilets jaunes,entre mille autres exactions commises, on aura remarqué le saccage, à Paris, de l’Arc de Triomphe, et plus particulièrement du moulage de la Marseillaise sculptée par Rude.
              Peut-on imaginer qu’un tel saccage pourrait être le fruit de minables ayant perdu (ou jamais acquises)toutes valeurs?
              Valeurs acquises ou renforcées par exemple par un passage de quelques mois en service national?
              C’est une question.

  • 18
    Désap. 6 août 2019 à 09:59 / Répondre

    Grotesque de réduire la maçonnerie aux conceptions religieuses.

    • 20
      Jules 6 août 2019 à 10:47 / Répondre

      Hé oui, hélas…
      La GLUA de 1813 n’a fait que reprendre les concepts des pseudos « Anciens » de Dermott, c’est-à-dire de réintroduire par la fenêtre le poids et l’oppression de la religion (catholique mais une autre ça aurait été pareil) que Desaguliers et les « Modernes » avaient su évincer au profit d’une approche de la société plus « laïque », proche de la philosophie des Lumières et surtout prônant et respectant la liberté de conscience, concept sans lequel la franc-maçonnerie, qui se veut libérer l’Homme pour lui permettre de s’améliorer, n’a à mes yeux aucun sens.
      .
      Une fois encore la franc-maçonnerie n’est pas un ersatz de religion… !
      Elle en est même l’exact contraire.

      • 21
        Désap. 6 août 2019 à 11:22 / Répondre

        20 – Oui mon BAF, précisément l’exact contraire !

      • 28
        lazare-lag 15 août 2019 à 11:52 / Répondre

        Je dirais même plus que la franc-maçonnerie n’en est pas l’ersatz contraire…

    • 22
      Emmanuel 6 août 2019 à 14:47 / Répondre

      Grotesque de réduire la foi religieuse à une mascarade pour attardés du bulbe… alors que nous les FM……

      • 23
        Désap. 6 août 2019 à 18:59 / Répondre

        22 – Il ne s’agit pas de qualifier la foi religieuse, elle n’a simplement pas voix au chapitre en maçonnerie.
        Ceci est précisé systématiquement de 1723 à 1929 en passant par 1813.
        « Le GADLU qui est Dieu », celui des religions, est simplement une conception contraire à tout principe maçonnique.

  • 17
    Issa COMPAORE 5 août 2019 à 20:04 / Répondre

    Joyeux anniversaire à ce joyau qu’est la Tour Eiffel de Paris. Cette Tour qui était la plus haute du monde en son temps. Maintenant quelle place occupe t- elle de nos jours ?

    • 24
      yonnel ghernaouti, YG 6 août 2019 à 20:23 / Répondre

      Cher Issa,
      Aujourd’hui, la tour Eiffel, c’est d’abord une belle société « La Société d’Exploitation de la Tour Eiffel » (SETE), créée le 13 décembre 2005, société publique locale (SPL) cotée en bourse, qui l’exploite (animation, entretien, etc.).
      Mais surtout, la tour Eiffel, toutes les heures, scintille durant 5 minutes.
      Elle sert aussi tous les 14 juillet, jour de fête nationale de notre République, de support au feu d’artifice.
      Souvenons-nous que la tour Eiffel est souvent éteinte en hommage aux victimes des attentats. Emblème de la capitale, elle marque ainsi la solidarité du peuple de Paris aux victimes de la barbarie. Un hommage symbolique, mais réel !

  • 16
    yonnel ghernaouti, YG 5 août 2019 à 13:40 / Répondre

    Mon TC & BAF,
    Mon TC Jean-Charles,

    Quand les Frères sont Francs-Maçons de la Grande Loge Nationale Française, ils ont, pour référence et Landmarks (borne, point de repère, limite – cf. « Les Cahiers Villard de Honnecourt N°110 L’Esprit des Landmarks »), la déclaration de 1929 de la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA) à propos des Basic Principles (Principes de Base – Basic Principles for Grand Lodge Recognition ; 4th September 1929) édicte huit critères de régularité maçonnique, dont voici les points 2 & 3 :
    – « 2. La croyance au Grand Architecte de l’Univers et en Sa volonté révélée. Cette croyance doit être une condition déterminante de l’admission des nouveaux membres.
    – 3. Les initiés doivent prendre leurs Obligations en présence du Volume de la Loi Sacrée ouvert, qui symbolise la révélation venue d’en haut, établissant un lien entre la conscience de l’initié et cette révélation. »

    Par ailleurs, voici ce que dit la Règle en douze points de la Grande Loge Nationale Française (GLNF), en son premier point :
    « 1- La Franc-Maçonnerie est une fraternité initiatique qui a pour fondement traditionnel la foi en Dieu, Grand Architecte de l’Univers. »

    La Règle en douze points, qui, faut-il le dire et le redire, ne date pas de 1723… mais trouve son origine dans la nécessité de réaliser rapidement l’intégration, au sein de la Franc-Maçonnerie régulière, du millier de Frères du Rite Écossais Ancien et Accepté venus, en 1965, de la Grande Loge de France.
    C’est finalement le vendredi 6 décembre 1968 que le Souverain Grand Comité (SGC) de la GLNF, approuva à l’unanimité le texte de la Règle en douze points, lors de la séance de la Commission des Affaires Intérieures, puis le samedi 7 décembre 1968, lors de l’Assemblée Annuelle et Plénière de Grande Loge.
    Si tel est ton désir, tu peux prendre connaissance des douze points : https://www.glnf.fr/fr/regle-en-douze-points-franc-maconnerie-238

    À la Grande Loge de France (GLDF), par exemple, la référence est tout autre, puisque cette belle Obédience laisse la libre conception du Grand Architecte de l’Univers (GADLU) à ses membres : « À la fois principe et symbole, il permet aux Frères de toutes origines, qu’ils soient croyants ou non croyants, de travailler en référence aux principes fondateurs de la maçonnerie de tradition. Il respecte toutes les sensibilités et croyances sans imposer une croyance particulière… »

    Et comme l’écrit notre BAF Alain Graesel, Grand Maître de 2006 à 2009 et Président de la Confédération Internationale des Grandes Loges Unies depuis juin 2010 : « … Cette conception est métaphysique et non religieuse, mais sur le plan symbolique, chaque frère de la Grande Loge de France pourra la prendre à la manière qui lui convient… »

    Je t’inviterai bien à consulter le glossaire sur le site de la GLDF (http://gldf.org/), mais celui-ci est en cours de maintenance, du moins je l’espère et non fermé pour un tout autre motif (« Le site web est actuellement indisponible. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée. – Grande Loge de France » – consulté ce jour à 13h20).

    Avoir l’espoir d’avoir répondu à ton post quant à la notion de «… GADL’U, qui est Dieu… »

    La chance des Francs-Maçons(nes) continentaux est que nous avons, en Europe en général et en France en particulier, la possibilité de maçonner en fonction de notre propre sensibilité.

    • 19
      luciole 6 août 2019 à 10:18 / Répondre

      Merci mon cher frère de l’honnêteté de tes réponses.

  • 14
    Désap. 5 août 2019 à 10:10 / Répondre

    13 – Elle est forte celle-là !
    C’est tout de même toi qui suggères que la Tour Eiffel est la réponse au Sacré Cœur d’une République maçonnique anticléricale.
    Quant à tes justifications s’agissant de la construction de cette basilique, il faut arrêter avec le révisionnisme, on sait à quel point Saint Nicolas du Chardonnay d’aujourd’hui fait figure de grand défenseur des libertés et de la démocratie en comparaison de l’Eglise de France de l’époque qui se serait bien chargée de l’éradication physique de la gueuse …

  • 12
    Tonnellier 5 août 2019 à 02:30 / Répondre

    La tour Eiffel est une laideur infinie
    de mon Paris.. Elle n’a fait plaisir qu’à vous-même.. Desolee

  • 8
    yonnel ghernaouti, YG 4 août 2019 à 17:05 / Répondre

    Le roman, genre littéraire le plus lu à l’heure actuelle, se caractérise essentiellement par une narration fictionnelle. Une place devrait donc être faite à l’imagination et transparaître, peut-être, dans cet ouvrage de Philippe Lemaire – que je n’ai pas encore lu, et à qui nous devons – riche idée ! -, d’avoir consulté le Fonds Eiffel du musée d’Orsay et dont le journaliste Jean-Marc Laurent se fait l’écho dans « Le Populaire du Centre » du 31 juillet dernier.
    Magnifique monument de fer puddlé de 324 mètres de hauteur (avec antennes) et construite par Gustave Eiffel et ses collaborateurs pour l’Exposition universelle de Paris de 1889, et initialement nommée « tour de 300 mètres », la tour Eiffel est devenue, en quelque sorte, le symbole de Paris.
    Une question cependant taraude toujours les esprits car nous pouvons, ici et là, encore et toujours lire que Gustave Eiffel était Franc-Maçon.
    La famille de Gustave Eiffel (1832-1923) est originaire de Rhénanie et s’établie à Paris au début du XVIIIe siècle comme maître tapissier en changeant le nom de Boenickhausen contre celui d’Eiffel, en souvenir du plateau d’Eifel près de Cologne (orthographié à l’époque Eiffel). Son père, Alexandre, s’engagea dans l’armée napoléonienne en 1811 à l’âge de 16 ans avant de devenir secrétaire à l’intendance militaire à Dijon en 1823 où il épousa, en 1824, Catherine Moneuse, femme d’affaires avisée dans le commerce de la houille.
    Gustave Eiffel, ingénieur centralien et entrepreneur français qui a été responsable pour la construction de ponts dans le monde entier, mais aussi de la structure intérieure de la Statue de la liberté, n’a jamais été Franc-Maçon.
    Par contre son chef de chantier Eugène Milon (1859-1917), Compagnon charpentier « Guépin le Soutien de Salomon » (cf. l’excellent blog de Jean-Michel Mathonière « Compagnons & Compagnonnages ») aurait reçu la lumière et aurait même été un Maçon très actif.
    En fait, la tour Eiffel a longtemps été présentée comme LE monument maçonnique par excellence.
    Il est vrai que la tour a bien été voulue et financée par des Frères. En cette fin de XIXe siècle, il fallait bien répondre de façon monumentale à la construction du Sacré-Cœur sur la butte Montmartre. Gardons à l’esprit, qu’à cette époque, la « République maçonnique » est en plein anticléricalisme.
    Un beau cadeau que ce livre pour les 130 ans de la Dame de fer, inaugurée le 31 mars 1889.

    • 11
      Désap. 4 août 2019 à 18:54 / Répondre

      8 – Mon cher Yonnel, avant de considérer que la «République maçonnique» construisit la Tour Eiffel parce qu’en plein anticléricalisme, je t’invite à te rappeler les raisons indignes qui ont mené à l’édification de ce bâtiment du plus pure style pompier nommée Sacré Cœur.

      • 13
        yonnel ghernaouti, YG 5 août 2019 à 05:33 / Répondre

        TCF,
        TC DÉSAP.
        Je constate que de mon post, qui n’avait pour but que d’informer nos amis(ies) profanes et Sœurs et Frères quant à la genèse de la tour Eiffel et, surtout, de la non qualité de Franc-Maçon de Gustave Eiffel (cf. les posts de Patrick et Vincent), tu n’as retenu que la partie liée à la Basilique du Sacré-Cœur.
        Malheureusement, tu n’étaies pas tes propos d’une argumentation justifiant ce que tu écris au sujet de « les raisons indignes qui ont mené à l’édification de ce bâtiment du plus pure style pompier nommée Sacré Cœur. »

        Pour mémoire, redonnons quelques faits historiques :

        Concernant Montmartre tout d’abord.
        Depuis la nuit des temps, Montmartre a été un lieu de culte : les Druides gaulois, les Romains avec les temples dédiés à Mars et Mercure, l’Église Saint-Pierre, la plus ancienne de Paris, reconstruite près de l’Abbaye Royale de Montmartre au XIIe siècle par le roi Louis VI dit « le Gros » ou « le Batailleur » (1081-1137) et sa femme Adélaïde de Savoie (c. 1100-1154), qui en 1153, obtient de son époux, de se retirer à l’abbaye de Montmartre qu’elle avait fondée avec son fils le roi Louis VII, Louis VII, dit « le Jeune » puis « le Pieux » (1120-1180). Adélaïde de Savoie y meurt même en novembre 1154. D’ailleurs, son tombeau est toujours en l’église Saint-Pierre-de-Montmartre.
        Rappelons que Louis VI, cet arrière-arrière-petit-fils de Hugues Capet (c. 939-996), élu roi des Francs, est à l’origine de la nation française.
        Enfin, le Sacré-Cœur, y est érigé à la fin du XIXe siècle. Il semble donc bien que le GADL’U, qui est Dieu, soit toujours présent au sein de ce haut-lieu de prière.

        De par son histoire aussi.
        Montmartre est le « mont des martyrs », et cela depuis le Ve siècle. Du reste, c’est par sainte Geneviève (c. 420-c. 500), patronne de la ville de Paris, du diocèse de Nanterre et des gendarmes, que nous connaissons l’existence de saint Denis – l’hagiographie le fait mourir en martyr entre 250 et 27-, ce saint tutélaire à la vie légendaire et le premier évêque de Paris. C’est par elle que saint Denis entre dans l’histoire ; car il est raconté dans la vie de cette sainte écrite par un de ses contemporains que, vers 475, elle décida le peuple parisien à élever une chapelle sur le lieu où il fut martyrisé. Saint Denis, premier évêque et martyr de Paris, ainsi que sa légende, illustrent cette période où les disciples du Christ triomphèrent « non en combattant, mais en mourant ».

        La chapelle primitive construite sur la Butte en l’honneur de saint Denis tombait en ruine au IXe siècle. Elle fut reconstruite à cette époque, la colline de Montmartre étant un lieu de pèlerinage extrêmement fréquenté. Outre saint Denis, on y vénérait les ossements d’un grand nombre de chrétiens anonymes martyrisés au cours des persécutions et qui ont contribué à faire appeler la colline : « mont des Martyrs » (Montmartre).
        Pour faire court, quelques autres faits historiques, concernant la fréquentation de Montmartre.
        À la fin du XIVe siècle, le roi de France Charles VI, après la guérison momentanée d’un premier accès de folie et après avoir échappé par miracle aux flammes d’un incendie, accomplit un pèlerinage d’action de grâces au Martyrium de Montmartre.
        Au début du XVe siècle, dans Paris en proie à la lutte des Armagnacs et des Bourguignons, les scènes d’égorgements et de pillage furent telles que les paroisses parisiennes se rendirent en procession sur la colline de Montmartre pour demander à saint Denis de sauver la capitale.
        En 1525, quand François Ier eut été fait prisonnier à la bataille de Pavie, le peuple de Paris en foule vint à Montmartre prier le patron du royaume pour que cesse la grande désolation.
        Le 15 août 1534, c’est à Montmartre que saint Ignace, saint François-Xavier et leurs compagnons fondèrent, en quelque sorte, la Compagnie de Jésus.
        Enfin, rappelons le contexte de la construction de la basilique qui est le fruit c’un « vœu national ».
        En 1870, la guerre éclate entre la France et l’Allemagne.
        Le Concile qui se tenait au Vatican est interrompu et le pape, qui n’est plus protégé par les troupes françaises, se considère prisonnier dans la cité du Vatican ! En France, c’est la défaite militaire et l’occupation d’une partie du pays par les troupes allemandes.
        La démarche de Messieurs Alexandre Legentil et Hubert Rohault de Fleury est spirituelle. Ils font vœu de construire une Église consacrée au Cœur du Christ « en réparation » (c’est-à-dire en pénitence pour les infidélités et les péchés commis) car pour eux, les malheurs de la France proviennent de causes spirituelles plutôt que politiques.
        Puis fin 1872, le Cardinal Guibert, archevêque de Paris, approuve ce vœu et choisit Montmartre.
        Enfin, en 1873, l’Assemblée Nationale vote une loi qui déclare d’utilité publique la Basilique, permettant ainsi que le terrain soit affecté à la construction d’une église.
        Les travaux sont financés par des collectes de dons dans la France entière – souvent des offrandes modestes – dont les noms des donateurs sont gravés dans la pierre.

        Fake news ?
        Le vœu national, en réaction à la Commune de Paris, est une idée fausse !
        Certains présentent encore le projet de construction de la Basilique comme une réaction aux exactions commises pendant la Commune de Paris.
        Afin de corriger cette idée communément répandue, parcourons de plus près l’histoire du Vœu National…
        Le vœu national a été projeté puis émis en 1870 :

        Fin novembre 1870, M. Beluze, membre du Conseil général des Conférences de Saint-Vincent-de-Paul à Lyon, écrit à Adolphe Baudon (1819-1888), président général de ces Conférences, pour l’informer du Vœu des Lyonnais et lui suggérer un Vœu semblable pour Paris. Ce dernier propose une campagne à « l’Univers », le journal de Louis Veuillot (1813-1883), qui dès le 13 décembre lance la suggestion d’une construction sur la butte Montmartre.
        Donc une suggestion qui a eu lieu bien avant la Commune de Paris, période insurrectionnelle, qui dura un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 à la « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871.

        De plus, la IIIe République est bien l’âge d’or de la Franc-Maçonnerie.
        Je t’invite à relire le °6 de l’excellente revue Franc-Maçonnerie Magazine qui consacre justement le dossier spécial à « l’âge d’or des francs-maçons », en référence à la Franc-Maçonnerie pendant la III° République. Extrait : « … En ce 4 septembre 1870 où est proclamée la République, la maçonnerie se compose de deux grandes obédiences : le Grand Orient de France (GODF), fort de ses 314 loges et 18 000 membres et le Suprême-Conseil de France (SCDF), de rite écossais ancien accepté, qui réunit environ 80 loges et 4000 membres. Elle connaît, depuis la libéralisation de l’Empire, une forte croissance car, moins surveillée, elle est devenue une réelle société de pensée où tous les sujets peuvent être débattus ; ainsi sur l’école, la morale, la question sociale, la paix… »

        • 15
          Jean-Charles 5 août 2019 à 11:41 / Répondre

          « Enfin, le Sacré-Cœur, y est érigé à la fin du XIXe siècle. Il semble donc bien que le GADL’U, qui est Dieu, soit toujours présent au sein de ce haut-lieu de prière. »
          .
          Surprenante cette affirmation « le GADLU qui est Dieu ». Je croyais que le GADLU était un principe, et rien d’autre, laissant ainsi à chacun la liberté de l’interpréter.
          Si c’est Dieu (ou Allah), pourquoi s’emm. à l’appeler GADLU ?…
          Maintenant tu es toi bien sûr libre de l’interpréter comme étant « Dieu », mais modère un peu ta phrase, genre « Le GADLU, que je considère comme… »

  • 7
    MOULIN Patrick 4 août 2019 à 16:53 / Répondre

    J’ai même lu une fois, que notre frère Gustave avait fait cette forme de Tour, en copié-collé, d’image d’une branche de l’Etoile Flamboyante.
    Mais j’ai des doutes, car ce n’est pas lui qui l’a INVENTÉE : ce sont 2 de ses ingénieurs , à qui il a racheté leurs dessins, déjà déposés, (?) après avoir remporté de concours de l’érection de ce monument en hommage à la Révolution Française de 89 ?!?!?!
    Bref , mais la Tour est quand même et toujours, la plus belle structure métallique du monde et un très beau symbole MAÇONNIQUE GEANT.
    J’ai dit.
    Patrick Moulin

    • 10
      Géplu 4 août 2019 à 17:15 / Répondre

      Même réponse qu’à Vincent, Patrick : rien ne permet d’affirmer que Gustave Eiffel était franc-maçon. Et devant l’absence de preuves, mieux vaut supposer qu’il ne l’était pas.

  • 6
    Vincent 4 août 2019 à 16:48 / Répondre

    Eiffel lui même était maçon !

    • 9
      Géplu 4 août 2019 à 17:13 / Répondre

      C’est loin d’être sûr Vincent.
      Même si cela est souvent affirmé, aucune preuve ne l’atteste.

  • 5
    PETAT Yvon Marie 4 août 2019 à 16:02 / Répondre

    Nous œuvrons pour l’évolution de l’humanité en apportant la Connaissance aux masses médias ,en toute équité , liberté et sans dogme 。。。

  • 4
    bojahir 4 août 2019 à 14:48 / Répondre

    Oui, on peut se moquer des opposants à la tour Eiffel.
    Mais ces voix opposantes montrent d’abord que la-Liberté-de-penser n’est pas plus admise aujourd’hui que sous cette troisième république qui ne connait pas le suffrage universel, et où les Loges surveillent leur recrutement de très près.
    La Tour est un phénomène (gratuit -encore que !-) unique dans l’histoire (elle est la réponse au  »Chrystal palace » de 1851 (montrer ses  »muscles » industriels).
    Il faudrait se replonger dans cette époque où la bonne bourgeoisie, fiérote, barbue et sûre d’elle-même, (post 1848 et Communarde) régnait sur les moeurs, les affaires, le goût, le politique, la colonisation, la préparation de la revanche contre l’Allemagne de Guillaume II, et la défense de ses petits intérêts de rentière.
    la Tour mérite plutôt d’être vue et appréciée à travers le regard de Guillaume Apollinaire, ou l’affaire confrontant Courbet à la colonne Vendôme ! Vanité humaine !!!

  • 3
    Er bu 4 août 2019 à 14:21 / Répondre

    Le général Ferrié (mauriennais célèbre et oublié ) fut aussi un ardent défenseur de la tour qui était en tant qu’ antenne aussi utilisée pour les débuts de la communication sans fil….

  • 2
    Huguette 4 août 2019 à 13:44 / Répondre

    Nos frères sont au service de l’évolution de la société et nous le resterons et ferons l’éloge auprès des jeunes frères et sœurs.

  • 1
    GUERRY 4 août 2019 à 09:26 / Répondre

    Bonnes Vacances bien méritées
    BF
    Jean-François GUERRY

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