prix laicite 2019 GCG
Les lauréats du Prix de la Laïcité 2019 du GCG du GODF pendant le discours de Philippe Guglielmi.
De gauche à droite, Caroline Mecary, Jean-Pierre Weisselberg, Zohra Bitan et Samuel Aguilar.
A l'arrière plan Jean-Philippe Hubsch, Grand Maître du GODF et le ministre Olivier Dussopt, invité d'honneur.

Remise du Prix de la Laïcité du GCG du GODF

Publié par Géplu
Dans Divers

Ce vendredi 9 décembre, le Grand Chapitre Général du Rite Français du Grand Orient de France et son Parfait Grand Vénérable Philippe Guglielmi ont remis leurs traditionnels « Prix de la Laïcité », national et international.

Pour le prix national, cette année la priorité a été donnée aux actions de terrain avec deux responsables associatifs en banlieue : Jean Pierre Weisselberg (Oise) et Madame Zohra Bitan (Hauts-de-Seine), par ailleurs chroniqueuse des « Grandes Gueules » à RMC. Un prix « Spécial Femmes » a été attribué à l’avocate Caroline Mecary, militante pour l’égalité des genres, la PMA et la GPA, et le « prix International » a été décerné au Grand Maître du Grand Orient du Mexique, Samuel Aguilar pour la promotion de la laïcité au Mexique.

L’invité d’Honneur était Monsieur Olivier Dussopt, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’action et des Comptes Publics. Les précédents lauréats du Grand Prix de la laïcité étaient Jean-Louis Debré (2018), Marlène Shiappa (2017), Yvette Roudy (2016), Henri Caillavet (2015) et Jean Pierre Foucault (2014).

dimanche 1 décembre 2019
  • 8
    Noët
    8 décembre 2019 à 09:00 / Répondre

    Je me.demandais pour quelle raison la militante PMA GPA féminisme et autres combats sociétaux recevait un prix de l association pour la laïcité. Je constate que d autres amis se posent la même question. Les militants ont juste un défaut, celui de détenir la vérité et de vouloir l imposer aux autres. Le dogmatisme n est pas la laïcité.
    Pour devancer certaines critiques, n allez pas conclure que je suis contre la PMA GPA, je pense que les avancées de la science méritent réflexion quant à leurs utilisations. Les travaux de la commission de bioéthique montrent les difficultés à proposer des textes législatifs protecteurs.
    Pour conclure, n oublions pas que le secteur économique de la santé attirent les financiers. Regardez l etat de la biologie médicale aux mains des financiers internationaux.

  • 6
    réboussié
    6 décembre 2019 à 17:48 / Répondre

    une question ? un homme , trans …..devient une femme , facile ? se met en couple avec un cas semblable au sien ? pourquoi pas ? le problème ? pour la PMA ? on fait comment ? au nom des droits de l’homme et de la femme ? à part la GPA ? dieu reconnaitra les siens ..problème ?,les autres ? crées par qui ? car créer , bon , on peut admettre , mais après ? service après vente ? si ça ne vous fait pas sourire , je m’en excuse , mais j’ai appris il y a fort longtemps la différence entre le discours entre gens de bonne compagnie et la réalité du terrain , que ce soit social ou médical ( opinion développé aussi en loge grâce à la diversité et un réel vivre ensemble )..il en est de même de la laïcité , pour ce qui est des adultes , la responsabilité personnelle ça existe , ou ça devrait , mais pour les enfants , la responsabilité est encore plus grande pour chacun de nous , au nom de ma liberté ? rappelons que les droits sans les devoirs , c’est un damier monocolore et aujourd’hui , à lire certains penseurs ,,le bilan n’est pas …monocolore ?

  • 4
    KASSIAN
    6 décembre 2019 à 15:24 / Répondre

    On peut citer la religion hindoue et le confusianisme. Ni l’un ni l’autre de ces cultes ne sont sensibles au thème de « genre », il est donc difficile à expliquer à leurs pratiquants que le genre ait quoi que ce soit en commun avec le principe de séparation entre l’Eglise et l’Etat.
    Vous citez 1905 à juste titre. Mais à mon sens, pour comprendre l’esprit de la laïcité une analyse historique est nécessaire. Si la Renaissance et le protestantisme étaient précurseurs dans l’idée, c’est chez nous la Révolution Française qui a été la première tentative visible de bousculer l’ordre établi. Entendez moi bien : je ne défends pas la religion catholique, me tiens aux faits historiques. La loi de 1905 est une conséquence de la Révolution Française, le travail d’un long cheminement, une sorte de mutation du gêne anti-religieux produit par l’échec de l’éradication définitive de l’influence catholique lors de la Révolution (cf. par exemple le massacres des prêtres de 1792). Napoléon déjà, un siècle avant la fameuse loi de 1905, enlevait à l’église le statut de « Religion d’Etat », et instituait dans les textes l’égalité des cultes devant l’Etat. La Loi de 1905 a donc officialisé dans la République un état d’esprit qui était déjà à l’œuvre depuis longtemps.
    Je partage vos craintes quant à la restauration d’une religion d’Etat, mais à bien y réfléchir n’y sommes-nous pas déjà ? Au motif de mettre une distance égale entre les religions connues et l’Etat, notre régime laïc ne met-il pas en avant un autre culte, plus discret, non dit, et opérant dans notre inconscient, qu’on pourrait résumer de « droits de l’homme » ? Evidemment personne ne lie la nécessité de donner à chacun le respect et les chances qu’il mérite. Mais ces principes deviennent un culte lorsqu’ils se transforment en dogme, c’est-à-dire une vérité révélée et donc indiscutable. Quand des lois sont votées contre le sentiment du peuple, on est dans le dogme. Quand la liberté d’expression s’arrête à certaines personnes, on est dans le dogme. Lorsque Greta Thunberg est reçue par Emmanuel Macron, c’est une prêtresse des droits de l’homme qui est écoutée religieusement. Quand les racailles d’extrême droite sont traités de « fachos » et les racailles d’extrême gauche d’«antifas », n’est-on pas dans une caricature du bien et du mal ?

    • 7
      Désap.
      6 décembre 2019 à 18:49 / Répondre

      4 – Oui, en effet les massacres de septembre ne sont pas glorieux.
      Cependant, c’est un évènement ponctuel de la République et circonscrit à la période révolutionnaire.
      Je me permet également de vous rappeler qu’un certains nombres des donneurs d’ordre et des auteurs ont été jugés, certes avant la loi d’amnistie du 4 brumaire, et pour certains passés à la guillotine.
      En revanche, votre mémoire est-elle aussi précise au sujet des massacres perpétrés par le catholicisme sur plus d’un millénaire ? Ils se comptent par millions et je n’ai pas souvenir d’une repentance de Rome.
      Quand à ce que vous évoquez des considérations supposés de l’Islam aujourd’hui, car il s’agit bien de ce culte dans votre propos, c’est la vue d’un esprit qui ne comprend pas les nécessités de la paix civile, et qui sur-amplifie d’autant plus le phénomène car, si vous l’ignoriez ou avec plus d’objectivité, vous constateriez qu’en dehors de la population musulmane française, cette religion est très peu populaire en France, beaucoup d’entre nous, dont je fais partie, sont méfiants, observateurs de son évolution et très critiques à l’égard de ses clercs qui acceptent, par exemple, la présence des Frères musulmans dans leurs instances.
      Enfin, « fachos », d’extrême droite ou gauche, nous sommes d’accord, la même racaille qui partage depuis toujours, et autre autres, l’antisémitisme si cher à l’Eglise jusqu’à une période très récente, je suis bon prince.

  • 2
    Désap.
    5 décembre 2019 à 18:51 / Répondre

    1 – Il serait intéressant de définir le « tas d’autres cultes » qui ne reconnait pas la notion de genre.
    Il semble que ce soit moins une réalité qu’une assertion visant à étayer la victimisation du catholicisme. Je n’en connais aucun qui soit significatif d’une culture ou d’une civilisation ayant marqué l’Histoire.
    Il n’y avait aucune volonté occulte de réduire l’influence du catholicisme en 1905, il y avait tout au contraire une volonté ferme et jamais niée par les parlementaires, et plus encore de supprimer son caractère étatique, c’est le fondement de la loi.
    Plutôt que gloser, il serait utile d’en lire le texte.
    Je ne suis pas plus d’accord avec la suppression de la notion de genre, sorte de falsification philosophique de l’ordre naturel pour satisfaire des raisonnement artificiels, qu’avec la PMA envisagée comme un « droit à l’enfant » ou la GPA dans tout les cas, mais de là à restaurer une religion d’Etat, Dieu nous en garde ! 🙂

  • 1
    KASSIAN
    5 décembre 2019 à 17:12 / Répondre

    Je ne suis pas sûr d’adhérer au fait que le militantisme pour l’égalité des genres, la PMA et la GPA soit mis à l’honneur dans le cadre du combat pour la laïcité. Il me semble qu’il y a là un mélange des genres, sans mauvais jeux de mots, qui amoindrit la puissance conceptuelle de la laïcité en l’associant au progrès technologique ou à l’évolution de la société en général. On peut discuter du bien fondé du genre, concept protéiforme et en même temps clivant puisqu’en célébrant les minorités sexuelles, il exclut toutes les autres minorités: de couleur de peau, de confession, de physique (culte de la beauté) etc. Quant bien même il serait légitime dans la société, il ne témoigne en rien des progrès enregistrés en matière de séparation entre société civile et société religieuse. Selon la laïcité, l’Etat observe un devoir de neutralité à l’égard des confessions religieuses. Pour autant la diffusion des idées du genre, si tant est qu’elle s’oppose au corpus idéologique de la religion catholique, n’est aucunement en contradiction avec tout un tas d’autres cultes. Ce faisant, la promotion du genre établit une distorsion dans le traitement des religions qui va a l’encontre du principe même de laïcité. Il me semble dès lors que le concept de laïcité est soit mal défini, soit répond à une volonté occulte de réduire l’influence de la religion d’Etat (catholique pour le cas de la France).

    • 3
      marcos testos
      6 décembre 2019 à 12:38 / Répondre

      Kassian.
      Tout à fait d’accord avec ton analyse. Le mélange des genres nuit aux principes même de la laïcité et ouvre la porte aux extrémistes de tout bord.

      • 5
        Désap.
        6 décembre 2019 à 15:38 / Répondre

        3 – Ah très bien, il est donc inutile de militer pour l’égalité des genres ?
        Et je suppose qu’il faut considérer le masculin supérieur au féminin, sens du commentaire KASSIAN, n’est-ce pas ?
        Vous feriez bien, chacun, d’aller faire un tour dans les principes de l’initiation, où Actif Passif, Haut Bas, Positif Négatif, ne sont aucunement des échelles de valeur, mais des directions dont la valeur est parfaitement égale.

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