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GLFF : Pour une sortie de confinement éthique

Publié par Géplu
Dans Divers

Communiqué de la Grande Loge Féminine de France

Paris, le 7 mai 2020

Pour une sortie de confinement éthique

La Grande Loge Féminine de France souhaite alerter avec discernement, conformément aux principes de dignité, de justice, d’équité et d’autonomie, sur les risques des mesures proposées dans le cadre du suivi de l’épidémie de COVID.

La Grande Loge Féminine de France s’inquiète des risques d’un suivi numérique de surveillance permanente du patient infecté, de son entourage et des personnes contacts même supposées volontaires. Etre à portée d’un bluetooth n’a qu’un lien tenu avec le processus de contamination. Le croisement éventuel des fichiers, utilisé à d’autres fins que celles annoncées est un risque majeur pour la préservation des libertés individuelles qui sont d’ordre Constitutionnel.

La surveillance épidémiologique relève avant tout du corps médical, garant de la préservation du secret professionnel, qui est d’ordre public et qui protège les patients.

La transmission des données personnelles, sans l’accord de toutes les personnes impliquées, apparaît comme une violation disproportionnée du principe constitutionnel de respect de la vie privée. La Grande Loge Féminine de France souhaite que l’Agence Nationale de Sécurité des systèmes d’information (ANSSI) puisse vérifier la fiabilité de l’intelligence artificielle et que la CNIL puisse avoir tout pouvoir pour vérifier la conformité du traitement de ces données à l’objectif strictement déterminé ainsi que leur suppression effective de tout fichier, à l’expiration du délai fixé par la loi.

La Grande Loge Féminine de France, s’élève contre la volonté de mettre en place des mesures de quarantaine ou d’isolement par simple décision administrative de représentants de l’État. Ces mesures ne devraient pouvoir être prises que conformément à un avis médical et avec information simultanée du Juge des Libertés. L’autorité judiciaire est, constitutionnellement, la gardienne des libertés.

La Grande Loge Féminine de France demande, dans le cadre de la gestion de cette crise, en accord avec ses principes et le respect de la dignité des personnes, de recueillir préalablement l’avis des organismes institutionnels concernés : Ordre des médecins, ANSSI et CNIL ; afin de rétablir une relation de confiance construite sur la responsabilité individuelle, collective et étatique respectueuse des droits et des devoirs de chacun.

Téléchargez le communiqué de la GLFF : Communiqué GLFF 070520

vendredi 8 mai 2020
  • 10
    Peter Bu
    9 mai 2020 à 14:02 / Répondre

    La GLFF a raison de se préoccuper de l’aspect moral des mesures de surveillance envisagées.
    Mais elle ne réalise pas qu’en réalité, la GLFF en tant que telle, ses adhérentes comme tout le monde, nous offrons bêtement aux GAFAM et compagnie, ainsi qu’aux services secrets, bien plus de données que celles qui pourraient être collectées par la surveillance électronique des malades du COVID19.
    Pour vous en convaincre, veuillez lire Le nouvel esclavagisme américain ?
    https://blogs.mediapart.fr/peter-bu/blog/210420/le-nouvel-esclavagisme-americain
    et les dossiers qui y sont cités.

  • 9
    JiDi
    9 mai 2020 à 09:36 / Répondre

    André-Comte Sponville : « J’aime mieux attraper le Covid-19 dans un pays libre qu’y échapper dans un État totalitaire »

  • 8
    Revauger Cécile
    9 mai 2020 à 08:35 / Répondre

    Bravo la GLFF! Enfin un point de vue clair, que je partage tout à fait.

  • 7
    Tao
    9 mai 2020 à 00:06 / Répondre

    Le problème n’est-il pas plutôt que des « gens » (ici des Sœurs, plus souvent des Frères) s’expriment sur tout et n’importe quoi au prétexte qu’elles ou ils seraient francs-maçon-ne-s, alors qu’ils ou elles ne sont spécialistes en rien ?
    .
    Amitiés,

  • 6
    MONIC'SVIEW
    8 mai 2020 à 14:45 / Répondre

    Ce communiqué me semble manquer d’éthique ! Une fois de plus la minorité « bien-pensante » radicalisée de la GLFF a frappé. Mieux vaut consulter le document de la CNIL : « deliberation_du_24_avril_2020_portant_avis_sur_un_projet_dapplication_mobile_stopcovid »

  • 5
    Altec
    8 mai 2020 à 10:52 / Répondre

    Depuis le temps qu’il le dit ! mais à qui ?
    Flicage généralisé !!
    Ce virus est une maladie pas un prétexte ….le complotisme aussi est une maladie.
    Si un peu de surveillance temporaire peut sauver des vie ….pourquoi pas ?

  • 4
    Luciole
    8 mai 2020 à 09:33 / Répondre

    Et une théorie du complot de plus.Olé

  • 3
    Lazare-lag
    8 mai 2020 à 09:09 / Répondre

    Je ne suis pas certain qu’il faille être aussi radicalement affirmatif; qu’il faille être prudent, réservé, vigilant, certainement, mais il me semble qu’il ne faudrait pas confondre l’effet et la cause.
    Cette pandémie qui pensait, ou savait, sérieusement et il y a seulement quatre ou cinq mois, à l’automne 2019 donc, qu’elle allait nous pourrir la vie ainsi?
    Affirmer que c’était un prétexte laisse sous-entendre une quelconque préméditation dans ce projet de suivi numérique.
    De ce que j’ai pu comprendre ici ou là à ce sujet, je crois sentir plutôt une impréparation dans un projet pas tout à fait abouti, éventuellement qui pourrait être encore mal ficelé à l’instant présent.
    Pas abouti, mal ficelé n’empêche évidemment pas une intentionnalité. Toute la difficulté tenant au fait qu’il faut surveiller que cette intentionnalité demeure uniquement sanitaire.
    La vigilance consiste à s’assurer que dans la réalisation de ce suivi numérique sanitaire n’apparaissent pas des possibilités de tentations autres, de dérives voire d’aubaines exploitables à d’autres fins.
    C’est toute la difficulté de l’exercice.
    C’est toute la difficulté d’une idée pas mauvaise au départ.
    C’est toute la difficulté qu’une idée bonne au départ ne se transforme en fausse bonne idée.
    Et que, on me pardonnera ce commentaire compte-tenu du thème sanitaire qui est en cause, que le remède ne soit pas pire que le mal.
    Par contre, étant en démocratie, il nous appartient en tant que citoyens d’être attentifs, et méfiants, sur de possibles évolutions futures de ce projet.
    Nous avons quelques outils et quelques relais pour cela.
    En tant que citoyens et francs-maçons, émettons le voeu que nos obédiences, puisqu’elles sont désormais consultées en haut lieu, profitent de ces rendez-vous pour communiquer les inquiétudes qui se font jour à ce sujet.
    Nous sommes en France et en Europe, pas en Chine, démocratiquement notre parole n’est pas soumise au port du masque.

  • 2
    Jean_de_Mazargues
    8 mai 2020 à 08:30 / Répondre

    Une fois de plus, une idéologie de gauche s’exprime au nom de la maçonnerie. Et en plus, une naïveté confondante : demander des contrôles à la fois à l’ANSSI, qui est le service de sécurité numérique de l’Etat et à la CNIL, qui est une autorité administrative indépendante… mignon. Les SS feraient mieux de retourner travailler la pierre brute.

  • 1
    Emanuel
    8 mai 2020 à 00:07 / Répondre

    Depuis le temps que je dis que le covid19 n’a été qu’un prétexte pour le flicage généralisé de la population. Il semble bien en effet qu’on y arrive.

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