Humanisme N°328, d’août 2020

Publié par Géplu
Dans Edition

Il y a deux ans, Humanisme consacrait son dossier à Clemenceau, « le laïque, l’écrivain, l’humaniste ». Il fallait donc s’attendre à l’inévitable prolongement que serait un Jaurès, « le philosophe, le socialiste, l’humaniste ». Ce moment est venu avec le dossier du numéro 328, coordonné par Bruno Antonini, et consacré au fameux tribun.

Jaurès, ce « monument » politique multiforme. Le « continent Jaurès » pour Madeleine Rebérioux, le « mythe Jaurès » pour Max Gallo, le « travailleur titanesque » pour Stefan Zweig, le « génie symphonique » pour Léon Blum. Il n’est pas de formule trop lyrique pour dire l’admiration, la dévotion même, qu’inspirent la culture immense, l’éloquence magique, la puissance de travail et l’éthique exemplaire du grand homme.

Huit spécialistes se sont donc attachés à le resituer dans son temps et à le restituer dans son actualité. Car Jaurès est actuel lorsqu’il nous parle de laïcité, lorsqu’il pense la séparation des Eglises et de l’Etat, lorsqu’il s’interroge sur la religion et sur ce qu’il juge être une donnée de la condition humaine : le besoin de transcendance. Et puis Jaurès, c’est aussi une icône qu’un instant photographique immortalise au meeting du Pré-Saint-Gervais, un bretteur qui s’affronte à un bretteur d’un même calibre, Clemenceau, et c’est aussi un historien que son Histoire socialiste de la Révolution française installe parmi les plus grands. Jaurès n’était pas franc-maçon mais il était un « maître ».

Dans ce numéro d’Humanisme, on relève encore deux entretiens de belle facture. Pierre-Yves Beaurepaire répond aux questions de Charles Coutel à propos de son ouvrage, Les Lumières et le monde (Belin, 2019) et Stéphanie Roza s’entretient avec Marc Riglet sur son livre, La gauche contre les Lumières ? (Fayard, 2020).

Enfin, outre les chroniques habituelles, Humanisme a tenu à rendre hommage dans ce numéro à deux grands disparus. Philippe Foussier évoque la haute figure de l’éminent dix-huitiémiste, ami et frère, Roland Desné (hommage publié ici le 13 juillet). Et puis, pour dire la considération qu’on lui doit, Humanisme republie l’entretien que Zeev Sternhell avait accordé à Jérémy Mercier lors de la publication de son maître livre : Les Anti-Lumières, une tradition du XVIII° siècle à la Guerre froide (Fayard, 2006, Gallimard, Folio histoire, 2010).

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Humanisme peut être commandé chez Conform édition. 12 € le numéro, 33 € l’abonnement annuel (4 n°)

lundi 14 septembre 2020
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  • 1
    MG RENAULT
    14 septembre 2020 à 22:23 / Répondre

    Pour saluer et remercier, à la mémoire de JEAN JAURES et de Madeleine Rebérioux qui a beaucoup fait pour diffuser ses oeuvres voici quelques mots :
    JEAN JAURES
    Nous avons tous quelque chose de Jaurès
    Il est des pères de la Nation qui sont des repères
    Jaurès père de la FRATERNITE

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