La GLMF et les visites dans les Temples de la CMF

Publié par Jiri Pragman
Dans Divers

Comme l’a observé Gérard Contremoulin dans son blog Sous la Voûte étoilée très attentif à la question des intervisites et de la RPMF (recomposition du paysage maçonnique français), la Grande Loge Mixte de France avait réagi à propos des intervisites et avait, le 19 juillet 2013, exprimé son étonnement face à la décision de la Confédération Maçonnique de France d’imposer aux visiteurs, qu’ils soient ou non membres de la confédération, la signature d’un engagement de respect des principes de « la Franc-maçonnerie traditionnelle ». 
 
Après avoir rappelé que le respect des principes de la Franc-maçonnerie traditionnelle est consubstantiel à la qualité de Franc-Maçon et évoqué le respect par le GLMF des choix de certaines Obédiences ou Loges, le Grand Maître, François Padovani, précise: nous ne pouvons cautionner la signature de ce document par les Frères de notre obédience lors de leurs visites, car celui-ci entretient volontairement ou non une confusion entre les principes traditionnels de la Franc-maçonnerie, que nous respectons tous, et des exigences de « régularité » qui n’appartiennent pas à l’écosystème maçonnique français, animé essentiellement par les principes de liberté, d’égalité et de fraternité.

mardi 30 juillet 2013
  • 28
    Peter Bu
    5 août 2013 à 14:23 / Répondre

    Mais arrêtez donc de nous bassiner avec la « régularité ». La Grande Loge Unie d’Angleterre reconnait 50 Obédiences américaines comme « régulières » malgré le fait qu’il y ait presque autant de « régularités » que d’Obédiences. Par contre, elle ne reconnait pas les Obédiences des Noires, tout aussi anciennes et « régulières ». (Cela devrait changer: en juillet, un haut dignitaire d’UGLE a annoncé qu’il était question de reconnaitre plus qu’une Obédience par État.) Inversement, les mêmes Obédiences américaines reconnaissaient encore récemment la GLDF et le GODF même si UGLE ne reconnaissait pas:

    u[Reconnaissance américaine des Grandes Loges françaises dans les années 1900]u

    « Parmi les Francs-Maçons américains rien ne provoque autant de disputes que la question de reconnaissance et de régularité. (…) En fait, pour comprendre ce sujet les maçons ont besoin de plus d’informations. C’est le propos de cet article qui apporte certaines données sur la reconnaissance, dans les années 1900, des Grandes Loges françaises par des Grandes Loges américaines et suggère des questions pour poursuivre ces recherches et réflexions. »

     » Régulières, irrégulières, reconnues et illégales. »

     » Tout d’abord, il y a des questions à propos de définitions. Qu’est-ce qui est « régulier » ou « irrégulier »? Que signifie « illégales » (Bessel utilise le mot « clandestines ») et qui décide de la « reconnaissance » ?

    L’Encyclopédie maçonnique de Coil définit comme régulière une loge qui a été « légalement constituée » et se conforme aux lois d’une Grande Loge « reconnue ». Chaque Grande Loge est reconnu par certaines autres Grandes Loges: ainsi, si une Loge respecte les règles d’une Grande Loge, cela signifie-t-il qu’elle est « régulière »? « 

    « Régulière » peut vouloir dire qu’une Grande Loge suit les « Anciennes règles » (note du traducteur: « Landmarks », donc « anciennes règles », « bornes », « limites », « points de repère ») de la Franc-Maçonnerie qui, d’après certains, sont immuables. Mais quelles sont ces « Anciennes règles »? Chaque Grande Loge donne une réponse différente. Les unes énumèrent des dizaines de « Landamarks » (Kentucky en a cinquante-quatre, Nevada trente-neuf, Minnesota vingt-six, Connecticut dix-neuf), d’autres en listent juste quelques-unes (Vermont en a sept) et d’autres n’en ont pas du tout mais affirment, sans dire ce qu’elles sont, que les maçons devraient les observer (parfois en ajoutant que ces règles sont immuables, tout en acceptant des changements, et parfois en adoptant elles-mêmes des modifications). Dans certaines Grandes Loges la politique concernant les « Anciennes règles » n’est pas du tout claire, même pour leurs Grands Secrétaires. Mais s’il n’y a pas d’accord sur les « Landamarks » de la Franc-Maçonnerie et si, pour être « régulières », les Grandes Loges doivent les respecter, on ne peut arriver à aucun accord universel, ou à peu près universel sur ce qui constitue la « maçonnerie régulière ».

    L’Encyclopédie maçonnique de Coil définit « illégaux » les organismes qui n’ont pas reçu de « charte » (note du traducteur: document attestant qu’elles correspondent à la Loi, confirmant leur légalité) de la part d’une entité supérieure ayant le pouvoir de l’accorder. Mais elle admet que ce mot induit souvent en erreur et n’est certainement pas clair.

    Freemasons’ Guide and Compendium affirme qu’une loge est « illégale » si elle n’a pas été dûment approuvée, ou dotée d’une « charte » par une Grande Loge. Ainsi, une Loge pourrait-elle être « régulière » dans son fonctionnement, mais « illégale » parce qu’elle n’a pas été constituée « régulièrement ». Ou bien, elle pourrait être « irrégulière » parce qu’aux yeux de quelqu’un elle ne suivrait pas les pratiques maçonniques « appropriées », même si elle ne serait pas « illégale » parce qu’elle aurait été dûment agréé par une Grande Loge, cette dernière pouvant éventuellement ne pas être reconnue par certaines autres Grandes Loges…

    Il n’y a pas de règles claires qui permettent à quiconque de décider quelles Grandes Loges sont régulières ou irrégulières ou illégales. L’utilisation de ces mots embrouille simplement toute discussion raisonnable. » (p. 226)
    …………………..
    « En alléguant que
    – la GLDF (Grande Loge de France) et le GODF (Grand Orient de France) n’ont pas la Bible sur les autels de leurs loges;
    – n’exigent pas de leurs candidats la croyance en Dieu;
    – acceptent des femmes comme membres ou visiteuses;
    – se livrent à des activités politiques;
    – n’utilisent pas de rituel maçonnique;
    certains prétendent, que ces Obédiences sont irréguliers et illégales (p. 222).
    Le GODF n’exige pas (mais admet) l’usage de la Bible dans les Loges et n’exige pas de ses membres la foi en Dieu. Dans le passé, certains auteurs maçonniques américains et certaines Grandes Loges ont écrit que c’était plus conforme aux Constitutions maçonniques d’origine et aux principes fondamentaux de la maçonnerie avant qu’on n’y introduise des modifications (p. 234).
    Il est largement admis par les maçons américains que, suite à l’abandon par le GODF, en 1877, des exigences maçonniques « régulières » concernant le Grand Architecte de l’Univers et la Bible sur les autels, les Loges américaines lui ont retiré leur « reconnaissance » (…)
    La plupart des maçons américains seront probablement surpris de découvrir qu’au XXe siècle la GLDF a été reconnue, ou des visites mutuelles de leurs membres ont été approuvées par vingt-trois, (donc) près de la moitié des Grandes Loges des États-Unis.
    Puisque depuis les années 1870 le GODF est décrit comme totalement à l’extérieur du champs de la franc-maçonnerie et « manifestement irrégulier », il est encore plus surprenant de constater qu’au cours du XXe siècle douze – plus d’un quart des Grandes Loges des États-Unis ont reconnu cette Obédience ou ont admis les visites mutuelles. » (p. 222).
    « Quand les Nazis ont conquis la France, ils ont persécuté les Francs-Maçons et en ont déporté certains dans des camps de concentration sans se demander s’ils appartenaient au GODF, à la GLDF ou à la GNLF. (…) Après la guerre une partie des maçons considéraient qu’à cause de cette commune persécution par les Nazis il était raisonnable de dialoguer et d’être cordiaux avec le GODF, tandis que d’autres pensaient que même dans ces circonstances il n’était pas approprié d’avoir quoique ce soit de commun avec cette Obédience. Pour quelqu’un qui n’a pas souffert de cette inimaginable persécution il est vraiment difficile de dire ce qui est juste. » (p. 234)

    Extraits de: U.S. Recognition of French Grand Lodges in the 1900s
    [publié dans Heredom, The Transactions of the Scottish Rite Research Society — volume 5, 1996, pages 221-244] by Paul M. Bessel, 32° http://bessel.org/masrec/france.htm

    Vous faut-il une nouvelle guerre pour vous rappeler l’idéal de la fraternité universelle?

    JULES BOUCHER LA SYMBOLIQUE MAÇONNIQUE

    Paris,Dervy livres,1988, pp.197-8

    3. LA REGULARITE MAÇONNIQUE
    Les Maçons de toute Obédience croient, de bonne foi, que seule l’Obédience à laquelle ils appartiennent est « régulière », et pour­tant…
    « Chaque Rite, dit Papus1, a la singulière prétention d’être seul régulier. De là des querelles et des excommunications sans fin.
    « II est évident que chaque Puissance maçonnique constituée verra toujours d’un mauvais œil la naissance ou l’arrivée dans son lieu d’action d’une Puissance nouvelle ou venant d’ailleurs. Oubliant brusquement tous les enseignements de Fraternité, de Tolérance et de Vérité enseignés dans les discours officiels, on va se conduire avec la nouvelle création exactement comme une Église se conduit avec une nouvelle Église. Appel à l’irrégularité, excommunication majeure ou mineure, défense aux Frères de fréquenter les nouveaux venus, enfin tout ce qu’on reproche aux sectaires religieux.
    « Que vaut l’excommunication du Rite à l’égard d’un autre Rite? Exactement ce que vaut l’excommunication d’une Église à l’égard d’une autre. Les Réformés sont irréguliers pour les catholiques, qui eux-mêmes ainsi que les Réformés sont irréguliers pour les orthodoxes et tous s’accablent de documents historiques pour affirmer leur seule régularité.
    « Ceux qui parlent d’irrégularité sont obligés de jeter un voile discret sur leurs propres origines, car l’histoire n’a pas les complai­sances des fabricants de Rituels et elle remet cruellement à leur propre place les excommunicateurs d’aujourd’hui qui furent souvent, sinon toujours, les irréguliers d’hier. »

  • 27
    Iphraim
    5 août 2013 à 00:18 / Répondre

    Un peu plus de 600 loges sont parties de la GLNF en laissant tout derrière elles (quoi qu’en dise la proagande de Servel) et certaines, avec les baux signés à l’époque de la GLNF qui ne vous considérait même pas comme Maçons. Certains des caciques de cette belle époque vous disaient « monsieur ». Dommage que vous ayez la mémoire courte et laisiez entendre qu’avec eux il n’y avait pas de problème, c’est vraiment un comble.
    Quant à la régularité, je ne vais pas continuer, mais vous aussi considerez que vous êtes réguliers, mais dans le cadre d’une pratique….différente, mon frère!

  • 26
    Geplu
    4 août 2013 à 17:29 / Répondre

    Cher Iphraim.
    Pour les baux, ne mélange pas le lard et le cochon. Les temples partagés « depuis parfois très longtemps » concernent des Loges de la GLNF. Les Obédiences GLAMF et GLIF ne sont que très récentes. Entre le GO et la GLNF, et bien qu’il n’y ait jamais eu de convention immobilière de signée entre les deux obédiences (à la différence de la GLDF ou de la GLTSO), il existe depuis fort longtemps des pratiques d’accueil croisées. Une Loge du GO dans un temple GLNF par-ci, et l’inverse par-là. Tu devais sans doute être, avant, dans une Loge GLNF qui bénéficiait de ce type d’échanges. Mais ce qui était valable avec la GLNF, tout simplement parce qu’il y avait une réciprocité possible qui arrangeait les deux Obédiences, ne s’applique pas aujourd’hui aux GLAMF et GLIF.
    Une fois encore, si tu peux y avoir accès, va lire les fameux baux entre la SOGOFIM et ta nouvelle Obédience, ou demande à ce qu’ils soient communiqués aux Loges. Le GO avait été méfiant et prudent. Pas de problème pour accueillir vos nouvelles Obédiences, à la condition…

    Quant au Convent du GO de 1877, attention mon Frère. Soit précis. Il ne s’agit pas l’abandon de la référence au GADLU qu’a fait voter le pasteur Frédéric Desmons, mais de l’abandon de l’obligation de sa référence. Référence qui reste donc possible, et est d’ailleurs pratiquée dans beaucoup de Loges du GODF. Car je te signale, si tu ne le sais, que près de 20% des Loges du GO travaillent au REAA, et donc à la gloire du Grand Architecte de l’Univers. Eh oui. Et pour info, José Gulino est d’une Loge qui travaille au REAA depuis toujours. Pour les Loges qui travaillent au Rite Français, je n’en connais aucune qui l’invoque et ne sais s’il y en a, mais c’est réglementairement et rituellement parlant tout à fait possible…
    Quant à la différence entre reconnaissance er régularité !… Pour avoir l’une il faut pratiquer l’autre.

  • 25
    Iphraim
    4 août 2013 à 13:02 / Répondre

    La question des baux n’est pas si simple que tu sembles le penser, car il y avait depuis parfois très longtemps des temples partagés, et pas en bail précaire. Mais, laissons-là, nous trouverons des terres d’accueil.
    Par contre tu dis être d’accord, mais, en bon zélateur de ton obédience, tu fais semblant de ne pas voir que les choses évoluent. Ainsi, tu emploies le terme reconnaissance, en faisant la même erreur que la GLNF que nous avons quitée.
    Depuis 1877, et l’abandon par le GODF de la référence au GADLU, il y a de fait une maçonnerie conforme aux principes des origines (et jusqu’à cette date régularité valait par nature reconnaissance.
    Nous ne commentons pas le choix, historique, respectable et politiquement inscrit dans son époque de quitter la référence au GADLU. Elle a cependant eu pour conséquence qu’une différence entre maconnerie spiritualiste et maçonnerie dite adogmatique s’est mise en place dès 1878. C’est juste un fait.
    Mais les conséquences sont évidentes. Le GODF a fait des émules, les grandes loges spiritualistes aussi. Jusqu’à présent, et en France avec la GLNF, il n’était pas imaginable pour un maçon de cette obédience de reconnaitre comme tel un frère du GO.
    A l’inverse celui-ci considérait que la référence au GADLU entrainait une adhésion à un dieu révélé, et il était (est) fréquent d’entendre parler de curés à propos de cette maçonnerie qui n’est pas la vôtre. C’est méconnaitre les différents courants qui habitent cette maçonnerie spiritualiste, en pleine évolution après la débacle scandaleuse de la GLNF (qui au passage continue de s’enfermer dans un « dogmatisme » dont on a vu, pour la plus grande honte de la FM en général, les résultats..)
    Mais ceux qui, par milliers ont quitté ce vaisseau vermoulu par la suffisance, n’ont pas-du tout- la même vision. Ils savent bien que votre maçonnerie est respectable, mais aussi que ce n’est pas la leur, et ils considérent que ses valeurs valent les vôtres. Etre éloignés sur la pratique n’interdit en rien, hors de cette pratique, au cours de laquelle le mélange des genres ( TGV contre Tarot , pour reprendre nos exemples), n’interdit pas que nous puisions de part et d’autre de cette ligne de partage, nous reconnaitre comme frères, bien sur, et travailler ensemble sur de sujets extérieurs à ce qui nous faitmaçons, chacun à notre manière ( TGV / Tarot).
    C’est tout simplement une tolérance réciproque, mais sans faux semblant, puisqu’il est un fait que, en France particulièrement, le mot Maçon a plusieurs acceptions. Depuis 1877. Et que ceux qui comme nous ont quitté la GLNF parce que son GM vendait ses frères au pouvoir politique, nous ne voulons, en aucun cas retomber, fut-ce pour d’excellentes raisons historiques, dans un système, qui bien que resoectable une fois encore, ne nous convient pas. Et nous devrions nous réjouir que la France nous offre, contrairement à bien d’autres pays, ce choix extraordinaire.

  • 24
    Geplu
    4 août 2013 à 11:41 / Répondre

    Eh bien Iphraim, puisque nous sommes d’accord sur l’essentiel, restons en là.

    Une dernière précision tout de même à propos de ces fameux baux qu’avaient la GLIF et la GLAMF dans les locaux SOGOFIM. Il s’agissait de baux à titre précaire, dont la pérennité était conditionnée à la position que prendraient ces obédiences vis à vis des visites à accorder ou non aux membres du GO. Tu peux vérifier, et les Obédiences en question le savaient évidemment très bien. Fais attention à la désinformation.
    Le Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France (et non son seul Grand Maître, il n’a pas ce pouvoir,) n’a donc pas trahi sa parole, pas plus que ces Obédiences. Il a juste appliqué ce qui avait été prévu dès le départ.

    Libre à vous de préférer (l’hypothétique) reconnaissance internationale liée à la GLUA à la fraternité sur le terrain avec les Obédiences adogmatiques françaises, que vous croiserez tous les jours, mais il vous faut alors tirer les conséquences de vos décisions. Vous vivrez repliés sur vous mêmes. Si vous ne voulez pas reconnaitre le GO (et les autres Obédiences libérales), pourquoi voulez-vous que celles-ci vous reconnaissent ?…

    La GLDF et la GLTSO ont (pour l’instant) une position beaucoup plus « diplomatique », qui consistera à mettre en tête de la feuille de présence à signer par les Frères visiteurs les fameux 7 engagements. Personnellement cela ne me gêne absolument pas de signer cela. Depuis toujours lorsque l’on fait une visite on accepte de fait de se mettre, le temps de cette visite, sous l’autorité du maillet du VM de la Loge visitée, et donc de celle de son Obédience. Et c’est parfaitement normal. Si on accepte pas cela, on ne visite pas.
    (…)

  • 23
    Iphraim
    3 août 2013 à 23:22 / Répondre

    Nous sommes donc d’accord pour dire qu’il y a des maçonneries différentes, ce qui est d’ailleurs une très bonne chose, car nous avons le choix.
    Alors après, les conséquences sur le ton paternaliste prétendu d’un côté, ou de l’autre le rejet violent (nous avons des baux et nous payons un loyer dans les temples du GO) d’un GM colérique et qui se veut médiatique.. cela n’a pas plus d’importance que celle qu’on veut bien lui concéder, pour faire des vagues et marquer comme des roquets énervés le territoire de chacune de nos obédiences. Une chose est sure, je n’ai rien à dire sur les horaires du TGV, mais je crois que la Maçonnerie n’a pas grand-chose à gagner à coller comme un mauvais journaliste au moindre (le mot est choisi) évènement agitant le bocal de nos institutions respectives (et dans respectives, il y a respect).

  • 22
    Geplu
    3 août 2013 à 17:05 / Répondre

    Ca dérape effectivement de plus en plus.

    Permettez-moi tout d’abord, chers Iphraim et Yasfaloth, de vous renvoyer au début de cet échange, à mon commentaire n°6. Vous verrez que je suis tout à fait d’accord avec l’indépendance, les souverainetés revendiquées et les droits de chacun d’entre nous de vivre la maçonnerie qu’il souhaite, et bien évidemment aux obédiences d’édicter les règles qu’elles veulent.

    Là où ça va plus c’est quand, avec des propos quasi paternalistes, aux pauvres petits qui n’ont rien compris de ce qu’est la « vraie » maçonnerie, on vient donner des leçons de fraternité alors qu’on est pas capable de la mettre en pratique. Mes FF des machins issus de l’implosion de la GLNF, les oukases et les rejets ne viennent pas du GO, qui dans un premier temps vous a ouvert ses temples, mais bien de vous qui ne voulez pas lui reconnaitre la qualité de franc-maçon.

    Vous vous dites pour une maçonnerie spiritualiste. Comme si vous étiez les seuls. Mais mes FF, crénom d’un GADLU, la spiritualité n’est pas que dans le religieux, et heureusement. Elle concerne tout ce qui touche à l’esprit, (re)lisez ce qu’on écrit à ce sujet Comte-Sponville, Luc Ferry, Claude Saliceti et tant d’autres…

    Et cessez de dénigrer ceux qui ne « maçonnent » pas comme vous. Moi je préfère nettement les travaux de société, comme ceux sur la bioéthique ou ceux sur l’influence des nouvelles technologies de l’information sur nos libertés par exemple. Et un travail sur les conséquences de l’arrivée du TGV dans une région avec ses retombées économiques et sociales peut aussi, au GO, avoir une dimension maçonnique. Le tout est d’y mettre l’homme et la société au centre de la réflexion.
    Je préfère ce type de travaux à de stériles masturbations sur les cartes du tarot, comme j’ai pu l’entendre un soir pendant plus de deux heures dans une loge d’une obédience de la nouvelle confédération, que je ne citerai pas. J’avais visité cette loge, dans le parfait respect de leur rituel (en l’occurrence le RER) parce que j’y compte des amis, mais ne suis pas près de m’y affilier !
    Ceci dit je ne regrette pas cette visite qui m’a fait découvrir une autre façon de vivre la maçonnerie. Une fois encore chacun est libre, à condition qu’il respecte l’autre et la maçonnerie de l’autre.

    Quelques mots enfin pour féliciter Peter Bu pour sa très belle intervention sur le blog de Médiapart, « la franc-maçonnerie a-t-elle encore un sens au XXIe siècle », soulignée d’ailleurs par Jiri hier. C’est simple, et clair. J’invite Iphraim et Yasfaloth à lire ce post. Un seul regret Peter, tu finit un peu sèchement. Il aurait peut-être été bon de rappeler en quelques mots quels sont ces fondamentaux que tu évoques, à commencer par la liberté de conscience… 😉

  • 21
    Yasfaloth
    3 août 2013 à 16:02 / Répondre

    @Peter Bu

    Je me permettrais juste de t’inviter à relire l’article de Jiri qui lance ce fil.

    Tu peux aussi aller faire un tour, si ce n’est déjà fait, sur le blog de Gérard Contremoulin et y parcourir, par exemple, l’article que je cite, de JD Reffait.

    Il y a aussi bien sûr le propos de J. Gulino :

    http://blogs.lexpress.fr/lumiere-franc-macon/2013/07/18/godf-a-gldf-gltso-choisissez-votre-camp/

    N’ayant pas encore, comme je l’ai déjà écris, la sagesse de nos dirigeants, à titre personnel, il m’est difficile de ne pas réagir, dans la mesure de mes possibilités, face à cette déferlante…

    Quand à toi, je comprends mal que, pour quelqu’un qui semble se vouloir un rassembleur, tu ne comprennes pas le désir (approuvé à plus de 90% par nos délégués de loges lors du convent 2013), de renouer des liens fraternels, et les échanges, avec, d’abord nos frères européens des 5 loges « de Bâle », puis, plus tard peut être, avec le reste de la Franc Maçonnerie universelle.

    Et ce malgré les problèmes posés par notre volonté de loyauté vis à vis des frères « adogmatiques », matérialisée par notre attachement aux inter-visites.

    Peut être aussi (et cela n’engage là encore que moi), y a t’il dans nos rang, une certaine préoccupation, de voir dans le monde profane l’image de la Maçonnerie monopolisée par l’expression politico-sociétale, de plus en plus affirmée depuis quelque temps par la « première obédience maçonnique de notre pays ».

    Et ressentons nous la nécessité de faire connaitre et d’afficher haut et fort notre propre conception, synthétisée dans les « 7 principes », qui constituent clairement le socle fondateur et le ciment de la CMF.

    Cordialement.

  • 20
    Peter Bu
    3 août 2013 à 14:09 / Répondre

    Mes chers, comme vous me fatiguez! Ras le bol de ces échanges manichéens : « tout est blanc ou noir », « qui n’est pas avec nous est contre nous »…

    Au début de ces débats sur la Déclaration de Bâle j’apprenais beaucoup de choses sur l’histoire de la franc-maçonnerie (entre autres de Yasfaloth). Ces derniers temps, les partisans de la GLdF tournent en rond en défendant leur Obédience comme si, la pauvre, ne pouvait pas y arriver toute seule. Contre qui, au juste, devrait-elle se défendre ? A part quelques « éclaireurs » rapportant et commentant leurs observations je ne vois aucune armée sous ses murs.

    D’où vous vient-il ce sentiment de vivre dans une forteresse assiégée ? De la mauvaise conscience ? Il est vrai qu’en acceptant de négocier avec les auteurs de la Déclaration de Bâle les dirigeants de la GLdF ont pris le risque de semer l’orage – et de récolter la tempête. Mais ils ont souvent manifesté leur volonté de ne pas lui permettre d’éclater. Calmez vous donc et attendez l’issue de ces palabres. « Le pire n’est jamais sûr »…

  • 19
    Iphraim
    3 août 2013 à 10:43 / Répondre

    Les réactions de Geplu ou Peter Bu sont symptomatiques des mouvements contradictoires qui poussent le GO aux extrémités verbales du moment. De Alain Bauer à Gulino, on voit le même processus d’exclusion à l’oeuvre, car l’idée même qu’une autre Maçonnerie que » la leur » puisse exister leur est insupportable. Pourtant au sein même du GODF, tout le monde sait bien que les clivages existent, et depuis longtemps. Bruno Etienne déjà regrettait la dérive sociéto-politique de son obédience au détriment de la recherche spirituelle, pourtant inscrite historiquement dans les gènes de la FM. Et être héritier de la grande lutte entre l’Eglise de France,, et une conception politique de reprise en main de l’enseignement dans notre société de la fin du 19 éme siécle ne justifie pas l’exclusion de tout un pan de la FM, pour laquelle le Grand Architecte représente une aspiration vers la spiritualité, sans autre condition préalable.
    J’avais entendu, lors d’une de mes rares visites dans un loge du GO un travail sur l’impact de l’arrivée du TGV dans la région. Soit, mais je peux comprendre que ceux qui chez vous pratiquent les hauts grades du REAA par exemple, désormais ouverts à la mixité, ne trouvent dans ce genre de travaux qu’un relatif intérêt. C’est pourquoi, chez nous, ce genre de sujet ne sera jamais traité en tenue, mais dans des colloques, que nous souhaitons ouvrir à tous et à toutes. Mais que ceux qui viennent nous visiter dans un atelier du REAA, qui, comme les votres sont plutôt tournés vers la spiritualité, avant de se tourner vers le sociétal, signent une fiche de présence pour confirmer leur intérêt partagé avec leurs frères d’une FM spiritualiste ne peut gêner que ceux qui sont bloqués sur 1877.
    Depuis notre société a évolué. Le questionnement spiritualiste existe en son sein, et c’est pour cela qu’il y a bien plusieurs « métiers » en Maçonnerie.
    Pour autant le côté universaliste de la Maçonnerie, que nous pourrions partager, ne consiste pas à dire « c’est moi qui détiens la vérité », mais sur la base du constat évident des chemins différents qui existent chez les uns et les autres, à voir ce qui au delà de nos différences nous rapproche.
    Nous ne sommes pas en « concurrence » avec le GO, nous sommes semblables et différents à la fois, et regrettons que cela ne soit pas bien compris.
    Le paysage maçonnique évolue, et cela n’est pas fini. Comprenez que contrairement à la GLNF, nous ne souhaitons en aucun cas devenir un GO bis, qui parlerait politique, religion, et proposerait à F. Hollande des conseils, comme Stifani proposait à N. Sarkosy 45000 soldats à son service. Cela est pour nous, au delà du ridicule qui consiste à penser que un, ou même quelques uns sont representatifs de x milliers de frères supposé godillots, cela est contraire à une démarche discrète de progression spirituelle, qui relativise beaucoup ce genre de gesticulation médiatique.

  • 18
    Iphraim
    3 août 2013 à 10:20 / Répondre

    Les réactions de chaisières de Geplu ou peter bu sont symptomatiques de la crise morale qui pousse le GO aux extrémités verbales du moment. De Alain Bauer à Gulino, on voit le même processus d’exclusion à l’oeuvre, car l’idée même qu’une autre Maçonnerie que » la leur » puisse exister leur est insupportable. Pourtant au sein même du GODF, tout le monde sait bien que les clivages existent, et depuis longtemps. Bruno Etienne déjà regrettait la dérive sociéto-politique de son obédience au détriment de la recherche spirituelle, pourtant inscrite historiquement dans les gènes de la FM. Et être héritier de la grande lutte entre l’Eglise de France,, et une conception politique de reprise en main de l’enseignement dans notre société de la fin du 19 éme siécle ne justifie pas l’exclusion de tout un pan de la FM, pour laquelle le Grand Architecte représente une aspiration vers la spiritualité, sans autre condition préalable. (Certes vous pouvez aussi demander aux quelques loges RER du GO ce qu’elle pensent de tout ça…mais ce rite est minoritaire à peu près partout aujourd’hui)).
    J’avais entendu, lors d’une de mes rares visites dans un loge du GO un travail sur l’impact de l’arrivée du TGV dans la région. Soit, mais je peux comprendre que ceux qui chez vous pratiquent les hauts grades du REAA par exemple, désormais ouverts à la mixité ne trouvent dans ce genre de travaux qu’un relatif intérêt. C’est pourquoi, chez nous, ce genre de sujet ne sera jamais traité en tenue, mais dans des colloques, que nous souhaitons ouvrir à tous et à toutes. Mais que ceux qui viennent nous visiter dans un atelier du REAA, qui, comme les votres sont plutôt tournés vers la spiritualité, avant de se tourner vers le sociétal, signent (et ils le font que cela vous plaise ou non) une fiche de présence exprimer leur intérêt partagé avec leurs frères d’une FM spiritualiste ne peut gêner que ceux qui sont bloqués sur 1877.
    Depuis notre société a évolué. Le questionnement spiritualiste existe en son sein, et c’est pour cela qu’il y a bien plusieurs « métiers » en Maçonnerie.
    Pour autant le côté universaliste de la Maçonnerie, que nous pourrions partager, ne consiste pas à dire « c’est moi qui détiens la vérité », mais sur la base du constat évident des chemins différents qui existent chez les uns et les autres, à voir ce qui au delà de nos différences nous rapproche.
    Nous ne sommes pas en « concurrence » avec le GO, nous sommes semblables et différents à la fois, et regrettons que cela ne soit pas bien compris. Le paysage maçonnique évolue, et cela n’est pas fini.

  • 17
    Yasfaloth
    2 août 2013 à 23:29 / Répondre

    @Peter Bu

    Quand j’ai voulu employer les termes de « hérétique » ou de « conversion » j’ai eu comme une hésitation… et puis je me suis dis, bah tu as quand même affaire à des initiés, le second degré ils doivent connaitre…

    Enfin…

    Et non, si tu avais lu quelques autre de mes posts tu saurais que je ne suis pas (encore ?) un « grand dignitaire », je ne le serai probablement jamais, incapable que je suis de couler comme l’eau à travers toute cette bêtise qui nous entoure.

    Eh, oui j’étais un amoureux du Godf, je le suis resté longtemps, mais non, je n’ai pas été éconduis… je suis parti… avec un goût amer dans la bouche, au moins celui de la déception, si ce n’est parfois celui de la trahison… mais je me soigne !

    « Que les visiteurs devront-ils signer – pour n’y croire que « le temps de leur présence dans nos temples »? Imaginez une religion qui vous demanderait à l’entrée de son église de croire en Dieu juste « le temps de leur (votre) présence » sous son toit… »

    Sincèrement ? tu crois à ce que tu écris là Peter ? Tu « nous » crois réellement stupide à ce point, avec tes références de cours de récrée ?

    Allons… un petit effort… ça ne peut pas être ça… c’est donc autre chose…

    Allez bonne réflexion !

    Cordialement

  • 16
    Peter Bu
    2 août 2013 à 17:33 / Répondre

    Bonté divine! Je l’évoque car le texte n 15 de Yasfalot ressemble fort à une déclaration d’église: Ai-je bien lu que les francs-maçons pouvaient être « hérétiques »? S’il le lisait, le Pape jubilerait, mais les fondateurs de la franc-maçonnerie moderne doivent se retourner dans leur tombe.

    Ils doivent y tourner comme des girouettes en poursuivant leur lecture: « nous faisons consciemment un sacrifice majeur à la cause des inter-visites. » C’est comme cela que Yasfalot comprend-il la « fraternité universelle »? Heureusement, je n’ai jamais entendu dans aucune loge de la GLDF qu’elle ferait un sacrifice en me recevant sur ses colonnes.

    La plus drôle est la suite: « nous complique singulièrement la tâche par rapport aux projet issu de la déclaration de Bâle, et nous barre probablement pour longtemps l’accès à la plus grande part de la maçonnerie mondiale inféodée à la UGLE. »

    1) Il y a peu, insinuer que UGLE serait derrière les cinq auteurs de la Déclaration de Bâle était considéré comme une calomnie. A présent, c’est devenu « notre grand projet du moment ».

    2) « Grand projet » de qui, au juste? Derrière le pseudonyme de Yasfalot se cacherait-il un grand dignitaire de la GLDF? Les négociations de la Déclaration de Bâle peuvent difficilement être considérées comme le « grand projet » de l’ensemble des frères de cette Obédience qui n’en ont été informés qu’à posteriori. Le convent 2012 les a confiées à une poignée de personnalités qui discutent avec leurs partenaires suisses, allemands et autres derrières les portes fermées.

    3) Je n’aurais jamais imaginé qu’être « inféodé » à qui que ce soit mérite tous ces efforts que certaines Obédiences déploient pour plaire à UGLE.

    Pour finir, Yasfalot pousse son habituelle complainte contre le GODF. On dirait un amoureux éconduit…

    P.S. Quant à « On ne leur demande pas de connaitre la bible par cœur, ni de se convertir au Gadlu, non, juste d’accepter nos principes de travail le temps de leur présence dans nos temples… »

    – La Bible est une, mais les définitions du Grand Architecte de l’Univers sont multiples… Il y en a juste une, implicite dans le texte de Yasfalot, qui est refusée par à peu près tout le monde, à savoir que le GADLU serait le synonyme de Dieu. Comme ce n’est pas Dieu, on ne peut pas se « convertir » en sa religion.

    – Suite aux négociations actuelles, les « principes de travail » de la GLDF devront être enrichis par des règles de la « régularité » – mais lesquelles? Il y en a tant, suivant les pays et Obédiences! Que les visiteurs devront-ils signer – pour n’y croire que « le temps de leur présence dans nos temples »? Imaginez une religion qui vous demanderait à l’entrée de son église de croire en Dieu juste « le temps de leur (votre) présence » sous son toit…

    Le ridicule ne tue pas, mais il ne fait pas toujours rire non plus.

  • 15
    Yasfaloth
    2 août 2013 à 15:17 / Répondre

    Bonjour

    Je suis franchement admiratif devant la retenue de Marc Henry et de Jean Dubar vis à vis du déballage d’outrances et de mauvaise foi qui déferle depuis quelques temps sur la CMF.

    « Geplu » juste ci dessus en est un parfait exemple, mais aussi l’interventions de José Gulino, ou dans une veine plus subtile celle de François Padovani.

    Je mets hors concours le pamphlet va t’en guerre et scandaleux de JD Reffait mis en ligne par GC. Après avoir été un artisan de duperie mixiste au Godf, le voilà qui se permet de juger et de menacer la CMF, votée à la quasi unanimité des frères des obédiences concernées.

    Et tout ça, oh mon dieu (sic), parce qu’on a choisi d’affirmer haut et fort les valeurs et les principes qui dirigent les travaux que nos frères visiteurs se proposent de partager avec nous. Et dont on leur demande de reconnaitre implicitement avoir pris connaissance en signant la feuille d’émargement (comme ça c’est toujours fait) les affichant en préambule.

    On ne leur demande pas de connaitre la bible par cœur, ni de se convertir au Gadlu, non, juste d’accepter nos principes de travail le temps de leur présence dans nos temples… apparemment c’est trop demander, et cela justifie l’immixtion indignée des plus hautes personnalités (et là je ne parle pas de JD Reffait) dans nos affaires spirituelles intérieures.

    Et on ose nous faire un procès en fraternité !

    Alors que, ce faisant nous faisons consciemment un sacrifice majeur à la cause des inter-visites.

    En effet vous ne croyez quand même pas que nos GM sont dupes du fait que continuer à accepter des frères en provenance d’obédiences aussi hétérodoxes (voire hérétiques) du point de vue des principes de la UGLE, nous complique singulièrement la tâche par rapport aux projet issu de la déclaration de Bâle, et nous barre probablement pour longtemps l’accès à la plus grande part de la maçonnerie mondiale inféodée à la UGLE.

    Non seulement la Cmf ne se monte pas « contre » les frères adogmatiques, mais, en plus, sa composante historiquement ouverte (Gltso et Gldf) leur prouve clairement sa loyauté au prix d’une complexification évidente de notre grand projet du moment !

    Je pense qu’après de telles réactions, certains frères de la Gldf et de la Gltso vont se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle…

    Mais peut être faut il voir là, en fait, une volonté délibérée de certains d’établir un clivage entre les frères, de monter les « blocs » les uns contre les autres afin de préserver son pré carré… la CMF fait peur, la maçonnerie « adogmatique » habituée à se représenter vis à vis du pouvoir et des médias comme un interlocuteur unique et naturel, voit son statut menacé.

    Désarroi peut être inconsciemment dévoilé par le touchant « première obédience maçonnique de notre pays » affiché dans les premières lignes de la récente lettre du frère Gulino au Président de la république.

    Dès lors toutes ces gesticulations seraient en fait une affaire intérieure au Godf et à ses affidés, et nos GM ont bien raison d’avoir la sagesse de garder le silence…

    Cordialement

  • 14
    Geplu
    1 août 2013 à 22:58 / Répondre

    Gonflé le camarade Iphraim. Faudrait arrêter cette victimisation pleurnicharde : Je ne te reçois pas, je ne te reconnais pas, mais c’est toi qui m’excommunie. Pour moi qui suit de la GLIF, de la GLAMF, peut-être demain du GLOUF, le GO n’existe pas, mais il DOIT tout de même me prêter ses temples, sinon c’est lui le salaud !
    Pourtant, je suis ouvert, et on peut se voir « hors des tenues, pour travailler sur plein de choses, sans rejet, de l’un ou de l’autre ». Dans la cour de récréation quoi…
    Ben non mon vieux, dans ces conditions on se verra pas. Car rejet il y a, puisqu’il y a interdiction unilatérale de visite. Une rupture d’égalité si tu préfères. On est tous égaux, mais toi un peu moins que moi. Donc on vivra chacun sa maçonnerie dans son coin.
    Et comme ont très logiquement réagi José et le Conseil de l’Ordre du GO, si vous ne voulez pas des Frères du GO dans vos Tenues, vous irez maçonner ailleurs que dans leurs temples. Cela n’a rien d’une décision « obscurantiste » comme dit plus haut ! Un peu de cohérence et de dignité que diable. Cessez de vous encanailler dans les locaux de ces petits sous-maçons qui n’existent pas, et restez entre gens de qualité.
    Et surtout ne faites pas semblant d’être surpris, car c’est dès le mois d’avril, dans un article paru dans Humanisme, la revue du GO, et connu de tous et surtout des principaux intéressés, que José Gulino déclarait : « Pour ce qui est de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française et de la Grande Loge Indépendante de France, que nous accueillons dans nos locaux, si elles refusaient aux frères du Grand Orient de rentrer dans leurs propres locaux, je leur demanderais d’aller s’héberger ailleurs. »

  • 13
    Peter Bu
    1 août 2013 à 17:14 / Répondre

    « Comme il est dit plus haut, chacun doit être libre de voyager où bon lui semble, et de se conforter aux usages de l’hôte. » (8.Posté par fluo le 01/08/2013 00:56)

    Doit être libre sûrement, mais vous devez tout de même savoir que ce n’est pas le cas. Peu importe l’Obédience à laquelle vous appartenez, vous ne pouvez pas visiter les Loges « où bon vous semble ». Arrêtez de faire semblant de croire le contraire.

    Ceux qui défendent le droit d’exclure une Obédience par une autre ont tout aussi tort, sinon plus. La Franc-Maçonnerie a été créée « pour réunir ce qui est épars » au-delà de toutes les différences de pays, de religion, de conviction philosophique etc. Elle est universaliste. Les exclusions et excommunications ne font pas partie de ses valeurs – mais cela ne l’empêche pas de les pratiquer..

    Les églises ont mis la pédale douce sur les exclusions et tout le monde peut assister à n’importe quel office religieux. Et les Francs-Maçons, « avant-garde de l’humanité » continuent leurs guéguerres picrocholines.

    Ces débats tournent en rond. Répéter toujours et « Une fois encore, constatons qu’il existe bien deux grands métiers dans la FM: un chantier sociétal (…) et un chantier spiritualiste qui met le perfectionnement de l’homme comme préalable à l’amélioration de la société. » est une autre idée aussi fixe que fausse.

    Toute la maçonnerie «  met le perfectionnement de l’homme comme préalable à l’amélioration de la société », même si certaines Obédiences considèrent l’individu plutôt en tant que tel, en dehors de son contexte social, tandis que les autres insistent sur ses liens avec les autres. Mais aucune ne vit en dehors de la société et toutes essaient d’agir sur elle. L’exemple de la GLDF, cité dans la première contribution du forum suivant en est une bonne illustration : https://www.hiram.be/La-perspective-d-une-confederation-francaise-d-Obediences-maconniques_a7050.html

    Je sais que d’après Érasme « le plaisir suprême de la vie est de bavarder » (Éloge de la folie), mais ici, il ne s’agit même plus de bavarder. « Que de pinaillage, que de pinaillage! » (8.Posté par fluo le 01/08/2013 00:56) En effet.

  • 12
    Iphraim
    1 août 2013 à 17:10 / Répondre

    L’un de nos Frères a entendu Gulino dire récemment que la seul chose qui compte pour la FM, c’est la défense des valeurs de la République, à savoir Liberté, Egalité, Fraternité auxquells a-t-il dit il faut ajouter Laïcité. C’est bien, mais je ne suis pas en FM pour faire de la politique, il y a des partis pour cela, et je conteste totalement que cela soit la « seule » Maçonnerie. Qui ne reconnait pas l’autre?
    Nous sommes différents, frères (et soeurs) sans nul doute, mais une fois encore les métiers de la FM s’exercent sur des chantiers différents. Et alors, quoi de plus normal, pour autant que nous sachions nous retrouver, hors des tenues, pour travailler sur plein de choses, sans rejet, de l’un ou de l’autre, mais enrichis par nos différences au niveau du travail en loge.
    Cen’est pas parce que je préfère la travail spiritualiste à la politique ( qu j’exerce ailleurs) que cela donne le droit au GM du GO de…. m’excommunier.

  • 11
    Rethy
    1 août 2013 à 15:29 / Répondre

    Pour faire comprendre à vos mamamouchi qu’ils ne sont là que pour administrer leur obédience faut-il que vous manifestiez en cordon dans les rues.

  • 10
    Geplu
    1 août 2013 à 14:58 / Répondre

    « Dans cette affaire, qui est le plus fermé à la différence? »
    réponse : celui qui ne reconnait pas l’autre. 🙂

  • 9
    Iphraim
    1 août 2013 à 12:29 / Répondre

    Une fois encore, constatons qu’il existe bien deux grands métiers dans la FM: un chantier sociétal, respectable, même dans ses excès (lettre au Pape, lettre à F. Hollande, exclusion des loges del CMF des locaux du GO…j’en passe et des meilleurs), et un chantier spiritualiste qui met le perfectionnement de l’homme comme préalable à l’amélioration de la société. J’appartiens à la deuxiéme catégorie, et si l’envie me prenait d’aller visiter lors d’une Tenue, un atelier du GODF ou de la GLMF, me demandant de signer un document sur le rejet du Grand Architecte de l’Univers, et bien…je ne le signerais pas, et j’irai visiter une loge proche de mes convictions, tout simplement, car le choix est vaste et ma liberté totale, comme celle de mes frères et soeurs du GO ou de la GLMF. Ce qui les choquent c’est de regarder les chose en face? Ils ont tort, car rien ne nous empêche de nous rencontrer HORS des tenues pour parler de laïcité, par exemple, mais en voulant bien considérer que ce n’est pas un dogme, peut-être. La réaction du GM du GODF de chasser les frères de la CMF des temples qui leur étaient loués est obscurantiste, d’un autre age, et pour tout dire en contradiction avec le ressenti de beaucoup de Frères de sa propre obédience. Lui faut-il pour exister face à la montée d’une maçonnerie spiritualiste, faire dans la surenchère?
    La CMF souhaite simplement travailler dans ses tenues avec des Frères partageant la même conception de la FM. Hors des tenues, tout est possible, et se met d’ailleurs en place (colloques, ateliers de recherche, etc). Dans cette affaire, qui est le plus fermé à la différence?

  • 8
    fluo
    1 août 2013 à 00:56 / Répondre

    Que de pinaillage, que de pinaillage! Comme il est dit plus haut, chacun doit être libre de voyager où bon lui semble, et de se conforter aux usages de l’hôte. Je considère, AMTHA, que tout est source d’enrichissement. Il m’est arrivé de voyager dans des Ateliers affichant des règles plus strictes que le mien, d’autres moins, et que ce soit contraignant ou pas, que ce soit ou non notre tasse de thé, l’essentiel, est qu’on en retire quelque chose. Je suis à la GLMF, je m’y sens bien, mais qu’importe pour moi d’avoir à signer un papelard si au bout du compte je passe une belle soirée en toute fraternité! Une belle Tenue, des Planches de qualité, et de chaleureuses Agapes, que veut le peuple!
    C’est mon avis, et il vaut ce qu’il vaut…

  • 7
    PB
    31 juillet 2013 à 16:15 / Répondre

    Si les visiteurs doivent signer « un engagement de respect des principes de la Franc-maçonnerie traditionnelle », combien de pages ce document devra-t-il avoir? Il y a autant de compréhensions de ces principes que de pays et d’Obédiences.

  • 6
    Geplu
    31 juillet 2013 à 15:54 / Répondre

    Mathieu a raison, et on ne devrait faire cet humour de potache sur ces sujets, mais des fois c’est sympa de se lâcher un peu…
    Chaque Obédience est parfaitement libre de fixer ses règles, traditionnelles ou plus libérales et adogmatiques, et si elles ne plaisent pas à certains, eh bien ils vont voir ailleurs. L' »offre » maçonnique française (et belge) et suffisamment vaste pour que chacun puisse y trouver son bien être.

  • 5
    mathieu
    31 juillet 2013 à 15:02 / Répondre

    Personne ne vous oblige a venir visiter les loge de la CMF…

  • 4
    Rethy
    31 juillet 2013 à 12:12 / Répondre

    Ne nous y sommes-nous pas tous engagé par serment, de respecter les principes de « la Franc-maçonnerie traditionnel » ?

  • 3
    Geplu
    31 juillet 2013 à 11:24 / Répondre

    et concubin… Les deux dans le même bain ! ;-))

  • 2
    vladaboom
    31 juillet 2013 à 08:47 / Répondre

    @ Horam
    un peu comme dans concupiscent
    🙂

  • 1
    Horam
    30 juillet 2013 à 23:40 / Répondre

    Dans confédération, y’a… fédération

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