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16 commentaires de haine, agressifs, méchants, qu’on croirait écrit en 1934 !
La haine attire la haine, c’est comme ça. Vous savez très bien qu’on ne recolte jamais que ce que l’on sème. Le principe est universel, il ne concerne pas que la gauche.
La victime était membre des pires mouvements d’extrême droite, les plus violents, ceux qui pratiquent l’entraînement au combat physique, les suprémacistes blancs, ouvertement et revendiquant être néo-fascites et intégristes catholiques. Il s’agirait de ne pas tenter de faire croire que cela est négligeable.
Si la victime n’a pas de casier judiciaire, faisant partie de ce genre de mouvances c’est soit qu’il ne s’est jamais fait attraper, soit qu’il joue un rôle d’idéologue. Dans tous les cas, on ne fait par partie de ses groupes radicaux par hasard. Ceux qui le croient sont naïfs.
Nous ne sommes pas des Américains. Nous savons ce qu’est l’extrême droite au pouvoir pour l’avoir vécu.
C’est une erreur de croire qu’à l’élection de ses leaders au pouvoir suivra une période paisible. Je serais très surpris que les Français acceptent des événements tels que ceux de Mineapolis et des propos tels que ceux tenus par le Président américain et son vice-président sur les étrangers.
En attendant, il est inacceptable que des réunions politiques fassent systématiquement l’objet d’attaques, de véritables attaques. C’est ce que LFI vit depuis maintenant plus de trois ans sans qu’une seule mesure pour l’empêcher ne soit prise. Je ne suis pas un électeur LFI. L’extrême-droite est une maladie. C’est une idéologie dangereuse qui menace les démocraties et mène à la guerre.
Tu parles de l’idéologie des mouvances d’extrême droite auxquelles adhérait l’innocente victime du militant ?
Ou de la polémique d’exploiter la triste mort de ce militant?
« Assidu de l’église traditionaliste Saint-Georges dans le quartier du vieux Lyon, Monsieur Quentin Deranque est aussi passé par les conférences d’Académia Christiana. Cette école de foi est l’un des points de convergence des extrêmes droites radicales [ndlr : comme si être d’extrême droite n’était pas déjà radical], partisan de la remigration et de l’entraînement au combat physique, et dont la liste de lectures recommandées présente nombre d’auteurs antisémites.
Il militait dans la mouvance nationaliste-révolutionnaire (NR), aujourd’hui dominante dans l’ultra-droite lyonnaise.
Avant de se joindre au défilé du Comité du 9-mai, rassemblement annuel organisé par la mouvance néo-fasciste, Monsieur Deranque est passé par les royalistes de l’Action française. Mais aussi par Audace Lyon, groupe néo-fasciste qui fait de l’entraînement à « l’autodéfense blanche » un pilier de son engagement. Il est décrit par son co-locataire Rémy Chemain comme étant « sérieux et pondéré », « absolument pas violent ». »
Source : enquête en cours sur les événements du 14 février 2026, reprise par le journal Le Monde.
En effet le déchaînement pilitico-mediatique actuel est indécent:
Sont-ils affligés par la mort de ce jeune homme qui a sombré dans un militantisme violent et qui a payé de sa vie la participation à des bagarres entre « ultras ».
Ils ne s’intéressent qu’à trouver prétexte pour abattre un parti politique, très criticable.
Comment doit-on comprendre cette dernière phrase?
Est-ce ce parti politique qui est très critiquable ?
Ou le fait de s’intéresser à trouver prétexte pour l’abattre?
Il me semble que les deux interprétations sont ici possible.
Tu as raison Lazare. Mon propos initial etait de dire que le programme politique de LFI est très criticable. Mais à y reflechir suite à ton interpellation ..Le fait de vouloir « abattre LFI » par les moyens politiques classiques et les scrutins fait partie du jeu démocratique.
Par contre, basculer vers l’exploitation d’émotions fabriquées, pratiquer de l’amalgame est minable.
Donc, tu as raison … les 2 …
A 16 Lazare. Très jute
Violence en politique : ce que dit la mort de Quentin Deranque
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins/violence-en-politique-ce-que-dit-la-mort-de-quentin-deranque-7047996?at_medium=newsletter&at_campaign=culture_quoti_edito&at_chaine=france_culture&at_date=2026-02-18&at_position=1
>>>>>>>>>> @ Laehert 12 – Ce « Monsieur » comme vous dites : Quentin Deranque, était seulement âgé de 23 ans – et ne vous déplaise – cet « Homme » aurait pu être votre fils ou votre petit fils. Il n’était pas connu de la justice. Ses amis décrivent un garçon « non-violent », préférant « la confrontation des idées » à celle des poings. « La haine (la vôtre) confond tout, et, quoiqu’on lui propose, en son propre aliment convertit toute chose ».
C’est l’extrême droite qui a introduit la haine, l’insulte et l’irrespect en politique, au mépris de toutes les règles républicaines. Je vous invite à écouter les interventions du groupe RN à l’Assemblée, celle du député Tanguy par exemple, le nouvel aboyeur après Madame Lavalette et Monsieur Jacobelli condamné pour injure raciste à l’adresse d’un député socialiste d’origine algérienne.
Qu’elle se débrouille avec le climat pourri qu’elle a créé. C’est d’ailleurs historique. L’extrême droite d’aujourd’hui est parfaitement en ligne avec ce qu’elle a toujours été : une entreprise de haine et de violence.
Quentin Deranque n’y est pour rien. La vie de cet Homme qui aurait peu être votre fils ou petit fils vaut plus que ça. Et du reste ça à bien l’air de vous faire plaisir.
Quentin Deranque n’y est pour rien ? Vous plaisantez ou quoi ? Vous avez vu son pédigrée ? A quelle mouvance il appartenait ? Dans les années 30 cela s’appelait les ligues et l’Action française en France, les corps francs et les SA en Allemagne.
Et non, il n’aurait pu être, ni mon fils, ni mon petit-fils. Nous ne mangeons pas de ce pain-là. Tout est une question d’éducation, pas de fumée sans feu.
Il suffit de les héler pour qu’ils se manifestent.
La propagande d’extrême-droite me manquait. Ses jérémiades de victimes aussi.
Pourtant, que la montagne serait belle si, depuis 2022, trente et une personnes n’avaient pas été reconnues par la justice victimes d’activistes d’extrême-droite, dont onze l’ont payé de leur vie.
Outre qu’il est tout à fait déplorable qu’un militant identitaire, raciste et xénophobe ait perdu la vie, on peut remercier les auteurs de ce crime d’avoir permis que tout le monde se trouve à plaindre l’extrême-droite, victime de la violence en politique qu’elle réintroduisait au fur et à mesure de sa progression électorale après quelques décennies d’apaisement où les opposants politiques se considéraient adversaires et non ennemis tel que nous l’expliquent ses leaders.
7@A. LAEHERT
» Donne lui tout de même à boire dit mon père » Victor Hugo.
@ 8 « Jésus dit qu’il a soif et on lui tend une éponge imbibée de vinaigre sur un roseau et il expire »… (Matthieu 27:48) Et il en est capable le bougre – et ses amis…
Vous êtes en concours de mépris et dédain ? Quelle mentalité !
La semaine dernière un militant catholique réactionnaire d’extrême droite prénommé Quentin s’est précipité sur des membres non violents du service d’ordre de la Fac de Lyon pour les agresser. Heureusement ces jeunes gens propres sur eux étaient entraînés à faire face à ce type de personnage et de comportement et à se protéger de sa vindicte. Ils ont tenté de le raisonner mais celui ci est malencontreusement tombé tête en avant sur le trottoir. Ils ont tenté de le relever à coup de pieds mais malgré leur insistance à appeler les secours il a préféré rentrer chez. Suite à cette décision il est décédé le lendemain. Heureusement que la presse de gauche impartiale et bien pensante, en particulier le service public de radio et tv, tels France Pravda, a donné très vite une version équilibrée et impartiale de ce triste accident parce qu’à en croire les médias conservateurs ou d’extrême droite (c’est a dire tous sauf Libé, Le Monde, Mediapartet le Nouvel Obs) on aurait pu imaginer que les coupables étaient les 6 personnes penchées sur lui aperçues dans les vidéos. Nous avons bien de la chance dans ce beau pays de bénéficier d’une presse libre et indépendante.
On n’aura pas attendu longtemps pour le lire.
Tout d’abord PERSONNE ne devrait mourir pour ses opinions, pas plus ce jeune militant que d’autres, on pourrait dire de manière sage laissons faire la justice ce qui en démocratie est la meilleure réponse.
Juste pour rappeler que la mémoire peut être très sélective :
« Ismaël Aali, pour lequel une information judiciaire a été ouverte pour meurtre en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), de Djamel Bendjaballah, tué par un membre d’un groupe d’extrême droite à Dunkerque (Nord) ou encore de Hichem Miraoui, abattu à Puget-sur-Argens (Var) par un sympathisant du RN. »
En toute transparence cet exrait vient de Médiapart.
Nous assistons à une réthorique d’inversion :
Ainsi la droite et extrême droite s’empare du concept de « liberté « .
C’est le comble : de par sa nature profonde, la droite défend l’ordre, la répression, l’interdiction, la culture de l’homme fort, les discrimination, l’obéissance.
La liberté a gagné péniblement du terrain depuis ka Grande Charte, l’abolition de l’esclavage, des privilèges, les droits des femmes, la contraception etc … tout cela contre des forces conservatrices (des oppressions).
Alors qu’elle est donc cette « liberté « dont se prévalent les forces conservatrices (ou réactionnaires) ? Il suffit de les lire : la liberté d’oppresser, interdire, discriminer, brutaliser, diviser.
Faut oser ! Mais la aussi, ce serait la liberté de propager de telles aberrations.
Et en FM aussi ces comportements se propagent.
La liberté de la presse en danger ? Oui, parfaitement.
Tout d’abord, la presse est un contre-pouvoir, qui bénéficie, constitutionnellement il me semble, d’une indépendance au titre de la séparation des pouvoirs qui caractérise la démocratie (un contre-pouvoir étant lui-même un pouvoir, celui d’informer en l’espèce) et de la liberté d’exercice, constitutionnellement il me semble également.
Sa mission la plus importante est l’information, principalement politique, économique et judiciaire, constituant sa nature de contre-pouvoir.
Cette information est produite par des journalistes. Profession règlementée qui répond d’une déontologie. Cette déontologie oblige notamment le journaliste à s’assurer de la validité de ses sources et à vérifier l’information qu’il diffuse.
Quant à la liberté d’informer dans les conditions déontologiques, c’est à dire relater des faits vérifiés et, la cas échéant, en établir les conséquences objectives, lorsque les principaux organes d’information, les journaux qu’ils soient papiers ou numériques, sont entre les mains d’acteurs économiques majeurs ayant des intérêts particuliers autres que le souci d’informer telle que définit par la déontologie journalistique, il y a effectivement tout lieu de penser que sa liberté et son objectivité sont en danger.
Quant au fait de savoir si l’information est nationale, régionale, départementale ou local, sa mission d’informer est la même, sa liberté et l’obligation déontologique sont les mêmes, et l’importance de l’objectivité de l’information diffusée relève de la même importance fondamentale en démocratie, démocratie qui s’applique partout et dans tous les secteurs de la vie du pays avec les mêmes exigences constitutionnelles. La loi s’applique à tout et à tous et nul n’est censé l’ignorer.
La presse est-elle vraiment un contre-pouvoir?
Sur le papier (sic) oui, mais pas de manière homogène. C’est très dispersé, la presse. C’est plein de seigneuries, de baronnies, de chapelles les plus diverses et variées. Quand ce n’est pas fait de jalousies, de concurrences, d’antagonismes.
C’est déjà ce que j’ai essayé de faire comprendre avant-hier en évoquant les influences nationales ou locales. Ou en évoquant le type de média. Le format utilisé jouant énormément dans la capacité d’influence et de pénétration dans l’opinion.
Une chaîne de télévision à une heure de grande écoute a un impact autre qu’un article, aussi bon soit-il, dans un mensuel voire un trimestriel à l’audience relativement discrète.
D’autant que, le téléspectateur, l’auditeur ou le lecteur exrce un choix, ou une sélection, qui le porte plus volontiers vers ses propres penchants.
Phénomène hautement amplifié avec les réseaux dits sociaux où beaucoup vont rechercher des infos pas toujours délivrées par des professionnels, ni dans le respect d’aucune déontologie.
Il se dit même que plus on s’intéresse à un sujet, à un thème, et plus on reçoit des infos sur ces points là. Avec comme effet pervers de recentrer, de mettre le focus là, de conforter un point de vue plutôt que d’élargir la perspective.
Effet pervers donc en matière d’ouverture d’esprit.
Sinon, si l’information est, je cite, principalement politique, économique, judiciaire il me semble qu’elle doit être tout aussi principalement culturelle. Car l’appréhension et l’appréciation du présent politique, du présent économique et du présent judiciaire se trouvent facilités si l’on sait d’où l’on vient et ce qui nous précéde. Et, dans ĺe présent, ce qui se produit ailleurs. Au double sens de production d’événements et de production de pensées.
Mais tout ceci n’est que mon avis.
La liberté de la presse en danger.
Voilà une formulation beaucoup moins simple qu’il n’y paraît.
D’abord définir la presse.
Laquelle n’est pas si homogène que ça.
Quoi de commun entre presse écrite, radiophonique ou télévisuelle?
Quoi de commun, dans la presse écrite, entre quotidiens, hebdomadaires, mensuels, etc.
Quoi de commun entre presse parisienne, dite nationale, et la presse régionale?
Du coup, devant une telle diversité, comment définir la liberté? Une liberté commune à tous les médias? A tous les moyens?
Et du coup, comment définir le ou les dangers qui les guettent?
Sans compter les évolutions techniques qui peuvent fragiliser tel ou tel secteur.
Par exemple quel avenir pour la presse écrite? Quel avenir pour le support papier? Est-il vraiment condamné?
Dit autrement, tous les dangers sont-ils uniquement sur les principes? Liberté d’expression, protection des sources, etc.
Les Illusions perdues, féroce analyse de la presse française du 19ème siècle, ne sont-elles cantonnées qu’à ce siècle là, et qu’iau seul pays de France?