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Géplu.
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Depuis toujours j’aime les réunions dans un resto, dans le bar attenant à un « temple », chez des amis, lors d’un voyage … où on discute maçonnerie avec des copains, des « bonnes femmes », des semi-inconnus, des épouses fana de leur maçonnerie féminine sans mecs, des convaincues heureuses, sans trolls pour les agresser, dans plusieurs langues, tout en se moquant comme de notre première chaussette de nos obédience respectives puisque l’échange est libre, sans contrainte.
Nous n’en avons rien à cirer puisque nous sommes hors tenue fermée (tyled meeting). j’en ai tellement connus de ces moments heureux, en Europe, en UK, aux US, en Israël, en Australie … sans jamais sombrer dans le débat éternel des Joabs et des oncles Sosthène.
Pourquoi chercher un problème là où il n’y en a aucun ? Obédiences masculines, féminines ou mixtes : à chacun et chacune ses affinités, tout comme on choisit son chocolat.
À Jmmo amateur de ségrégation…Pourquoi pas des obédiences avec que des noirs, d’autres que des blancs (ça existe encore aux US), ou que des blonds et que des roux ?
@ 41 JMMO. En effet, il n’y a aucun problème, mais voilà il y a deux ou trois amateurs bourrus et obtus (toujours les mêmes, qui n’ont pas grand-chose à dire) de polémiques creuses et stériles. C’est ainsi que la citation de Pierre Dac prend tout son sens : « Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir. » les pôvres 😂
Oui , dans bus “White only” en Afrique du Sud … il n’y avait “pas de problème “ Qui étaient donc ces affreux bourrus qui osaient trouver ça honteux , inhumain?
Semble t il ceux qui défendent une civilisation respectueuse d’autrui, des droits de l’homme qui l’ont payé de décennies en prison.
Bon , les pouvoirs maçonniques “nonmixismes” n’ont pas ces moyens d’oppression, heureusement!
Mais ils montrent un aspect honteux qui entache toute la FM!
Je comprends et accepte que certaines Obédiences refusent la mixité. Mais alors qu’elles l’assument pleinement: je suis choqué que des ff d’Obediences refusant les visites des Sœurs se permettent de visiter des Loges mixtes, voire féminines !
J’y trouve une lourde part d’incohérence, d’hypocrisie ou de manque de respect.
A 35 Tout à fait ! mais voila, d’aucuns ont toujours la conscience pure — il ne s’en servent jamais. 🤣
Je partage totalement cet avis. Je ne parviens pas à comprendre qu’on puisse être partisan d’une maçonnerie strictement masculine, qui ne reçoit aucune soeur en visite mais qu’on s’autorise soi-même à visiter des loges féminines ou mixtes. Ce « je viens chez vous mais ne venez pas chez moi » a quelque chose de dérangeant.
Toutefois et c’est du vécu, je ne refuserai jamais la visite d’un frère âgé de la GLDF qui vient écouter plancher sa compagne et qui, attaché à sa loge mère, y reste mais regrette qu’elle ne reçoive pas les soeurs en visite.
Je ne refuserai pas non plus la visite d’un frère issu de la GLNF qui vient assister à l’initiation d’un filleul qu’il accompagne au GODF, là encore c’est du vécu.
Pour ma part (GLDF) je ne vais visiter une Loge mixte (ou féminine) QUE quand je suis explicitement invité par celles-ci… bien au fait de ces susceptibilités, et aussi dans un esprit de concordance avec mes choix maçonniques, jamais je ne me permettrai de « m’imposer » là où je ne suis pas, sans ambiguïté, le bienvenu. En outre je me l’interdit totalement pour ce qui concerne les grades au dessus du 3ème, à la fois par loyauté et par cohérence.
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Pour le reste combien de ceux qui ont la réponse lapidaire ont réellement lu (et compris) le texte de jean Dumonteil ?
Étrange approche! Pourquoi un maçon (ayant toutes les caractéristiques attendues) ne serait pas bienvenu dans une tenue? Parce qu’il pratique ce qu’il ne faut pas appeler par son nom mais “non-mixité “ ?
Ce ne serait pas serieux! On ne peut combattre le s…me(oops nonmixité) et pratiquer une autre ségrégation .
Donc , Yasfa, malgré tout ce qui nous oppose, tu es le bienvenu, ne serait-ce pour que tu constates l’absurdité de la pratique sus-citée.
Les mots clés c’est « explicitement » et « invité ». D’autre part vous insinuez constamment que notre choix mono-genre est un signe de mépris pour la gent féminine et un déni de leur qualité de maçons, alors que cela n’a rien à voir et cela depuis fort longtemps déjà.
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C’est peut être notre faute, je pense que les Loges de mon obédience devraient mieux communiquer sur la façon dont nous travaillons en Loge, et ce que nous y faisons qui est peut être différent de ce que vous connaissez et pratiquez.
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Pour notre part nous organisons dans ce but, une fois pas an une « Cérémonie de réception des Sœurs et des Frères des obédiences amies » où toute la partie ‘travaux » et « échanges » est virtuellement identique à ce que nous faisons habituellement, et où se déroulent (notamment aux agapes) des débats fructueux sur cette question..
Dont l’utilité reste à démontrer, la position de la GLDF restant intangible.
Par ailleurs, pardon, mais il faudrait arrêter avec cette légende d’un travail ou méthodes de travail différents selon que l’on soit homme ou femme. C’est lassant de lire de tels faux arguments.
Ah les interprétations fallacieuses (et fatigantes) !
A propos… vous dites appartenir à Alpina, mais si je ne m’abuse cette obédience aussi est strictement masculine… ça ne vous donne pas des boutons ?
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Loge_suisse_Alpina
A Yasfaloth,
Il y a deux attitudes face à des règles restrictives, soit on cherche à les justifier plus ou moins adroitement comme vous, soit on souhaite leur évolution. C’était d’ailleurs l’un des objets principaux en 1717, si ce n’était le principal.
J’ai du mal à percevoir Alpina. C’est une grande loge reconnue par la GLUA mais par son fonctionnement, elle semble assez ouverte. J’ai ainsi entendu à plusieurs reprises évoquer des visites de loges Alpina de frères de passage en Suisse qui ne sont pas membres de la GLNF mais qui néanmoins travaillent « régulièrement ». Je crois me souvenir qu’il ne s’agissait pas de visites libres mais plutôt de visites sur invitations et de frères travaillant au RER. Mais peut-être ne s’agit-il que de rumeurs ? Je n’en ai jamais discuté directement avec des frères concernés.
@ Yvan d’Alpha (50):
Tu as du mal à percevoir Alpina?
Une recherche ici-même sur Hiram.be pourrait t’aider à approfondir.
Faire les recherches avec comme entrées: Alpina, GRA, Suisse.
Être attentif aux noms de Didier Planche, Dominique Freymond, Michel Jaccard, par exemple.
Le guide suisse du franc-maçon, en 2 tomes, est des plus intéressants.
La revue Masonica, du GRA, est des plus intéressantes.
Hiram-be en parle assez fréquemment.
Ainsi que de la revue Alpina, celle de la GLSA.
La GLSA est une GLR qui ne reçoit dans ses loges que des maçons R&R.
Cet interdit contre maçonnique est LE problème.
Pourquoi vouloir y ajouter un autre interdit tout aussi contremaconnique.
Je ne souhaite pas faire de démonstrations, philosophique ou autre, juste donner mon avis qui ne vaut que ce qu’il vaut.
Je suis entrée dans une obédience mixte il y aura bientôt 51 ans, trouvant la chose normale.
Pendant toutes ces années, j’ai donc connu des frères et sœurs de toutes obédiences.
Je ne trouve pas incongru qu’on veuille travailler entre hommes, entre femmes, plutôt qu’en mixité.
Quand on travaille entre frères, ce n’est pas pour recevoir des sœurs à toutes les tenues, et réciproquement, me semble-t-il.
Mais, pour les bonnes relations, une tenue par an, par exemple, pourrait recevoir frères et sœurs.
Pourquoi la mixité devrait-elle être obligatoire?
Vouloir travailler entre frères ou entre sœurs , est-ce une manifestation de sexisme? Pour moi, pas du tout. Peut-on être tolérant?
La seule chose que je souhaite, c’est que, frère ou sœur, on puisse être reconnu comme tel/ telle.
Il me semble que ce que dénonce Joab’s, à juste titre selon moi, c’est l’interdiction. Il ne prône pas l’obligation.
Par ailleurs, prononcer l’interdiction de recevoir les femmes, c’est l’une des deux définitions du sexisme. La seconde concernerait les hommes.
Le contraire, une GL féminine interdisant de recevoir les hommes, je n’en ai pas connaissance.
A un moment, il faut dire les choses telles qu’elles sont. La modération aura beau interdire l’emploi du mot, cela ne change rien au fait. Les mots ont un sens et leur application décrit la réalité des situations.
Et puis l’avantage, c’est que là c’est du littéral hein, pas d’interprétation ésotérique possible.
En d’autres termes, il faut arrêter de tourner autour du pot.
Tout est mixte en ce pays, sauf une bonne partie de la maçonnerie
Cherchez l’erreur
C’est quoi « Tout »?
La mixité n’est pas une particularité, une caractéristique à défendre.
C’est le fonctionnement banal , sain, pacifique de la société.
Donc, le sujet FM est bien l’interdiction de mixité qu’imposent des obédiences ! Je sais… pas commun de l’aborder ainsi!
Pour ma part, je me retrouve pleinement dans la position de notre F Jean DUM.
J’ai été initiée il y a 26 ans dans une Loge féminine (GLFB) dans laquelle je travaille toujours. Et depuis 6 ans, je suis affiliée à une Loge du DH qui je fréquente également avec assiduité. Cette double appartenance ne relève pas d’une difficulté à choisir, mais plutôt du désir de mener en parallèle deux démarches maçonniques qi se complètent, et ne s’excluent en aucun cas.
Dans ma loge féminine, la démarche est symbolique, voire spirituelle – et cette démarche exige pour moi un niveau de fragilisation que seule rend possible une forte intimité genrée. Il arrive souvent que je me retrouve partageant avec mes SS.: des réflexions, des doutes, des émotions, qu’il me serait difficile d’exposer en mixité. Certain·e·s me rétorqueront sans doute qu’il s’agit là de mes propres limites, ce que je conçois fort bien. Mais quoi qu’il en soit, nous sommes nombreuses à avoir choisi, au départ, un travail en milieu féminin pour cette raison. Et je peux imaginer qu’il en est de même, en miroir, pour certains de nos FF.: qui ont fait le même choix.
J’ajouterais que là où nos FF .: disposent depuis des siècles de systèmes où se retrouver « entre hommes » et s’exercer par là à bâtir entre eux des relations de solidarité et de fraternité (même s’il s’agit parfois de ce qu’aucuns nomment la « fraternité dure » 😉 ), je pense que nous, femmes, avons encore pas mal à apprendre en termes de sororité. Dépasser une rivalité intégrée depuis la nuit des temps, trouver entre nous un mode relationnel favorisant l’authenticité, intégrant nos parts d’ombre comme nos parts de lumière, la juste affirmation de soi, la confiance, est un » travail en progrès » qui se conçoit plus aisément à l’abri des stéréotypes et autres biais de genre, fussent-ils bienveillants.
Quant à ma loge du DH, j’ai pu y découvrir qu’à côté de la démarche symbolique, existaient d’autres voies d’accès à l’amélioration de son temple personnel et de celui de l’Humanité, un autre type de travail, amenant à développer une réflexion tout aussi profonde, plus directe, plus simple sans pour autant être plus facile, sans que le symbole y soit un passage obligé. Un travail essentiellement axé vers la pensée sociétale et citoyenne, le partage de questions et de réflexions visant à une meilleure compréhension du monde, de ses mécanismes et de ses leviers sociaux, économiques et politiques – de manière à pouvoir assumer des choix citoyens plus éclairés. Et ce travail-là se conçoit parfaitement dans la richesse de la mixité de genre. Il serait même souhaitable que celle-ci s’affirme et se complète par davantage de diversité de générations, d’origines, de cultures … là aussi, « travail en progrès ».
En conclusion, pour ma part je suis heureuse que notre vénérable institution offre à chacune et chacun d’entre nous la possibilité de mener le chemin initiatique qui lui convient à un moment de sa vie, et celle de bifurquer vers un autre qui a plus de sens pour elle ou pour lui selon son parcours de vie et son histoire personnelle, sans subir l’exclusion, le jugement et les prises de position abruptes de celles et ceux qui ont fait d’autres choix.
Quant aux questions de reconnaissance et de « régularité », elle me semblent non seulement d’un autre âge, mais en profond antagonisme avec l’essence-même de la démarche maçonnique.
A l’orthodoxie de la « régularité », j’ai tendance à préférer son contraire – c’est-à-dire l’esprit vivifiant et libérateur des « fondamentaux maçonniques » – une conception de la Maçonnerie qui s’instruit de sa raison d’être spirituelle et de son idéal de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Les Maçons « éclairés » se trouvent dans toutes les obédiences. Ils sont animés seulement de purs sentiments maçonniques, se distinguent par leur compréhension vécue de l’Art Royal et la pratique de ses vertus ; nombreux de par le monde, ils ignorent les divisions susceptibles d’entamer l’unité de la « Maçonnerie de l’esprit ».
Les Compagnons voyageurs le savent bien, pour avoir reconnu lors de leurs visites hors sentiers battus non seulement ces fondamentaux maçonniques – qui donnent à tous nos rituels un air de famille, mais aussi et peut-être surtout, pour avoir fait l’expérience de ces liens fraternels qui se moquent bien de la régularité et de la reconnaissance « officiels », puisqu’ils nous viennent de l’initiation et transcendent donc les choix ultérieurs et moins fondamentaux.
A 27 Mireille, Bravo pour ce bel éclectisme – exemplaire … de ne pas t’enfermer dans une case pour pouvoir tout découvrir.😊
Merci beaucoup pour ces quelques mots, qui ouvrent à la découverte au lieu d’enfermer dans des « certitudes ».
Bonjour à toutes et à tous,
Jeune compagnon, avec seulement quelques années de taillage de pierre à mon compteur, je me pose la question inverse ; Ma Loge, membre du GODF, est mixte.
Néanmoins, je gagnerai en connaissance, en étude et en appréciation de visiter des loges non mixtes, car il s’y déroule sans doute de passionnants travaux menés avec d’intéressantes – et instructives – méthodes. Mais, car il y a un « mais », ce faisant ne suis-je pas en train de trahir ma Loge Mère ? Ne suis-je pas en train de dire « j’accepte chez les autres ce que je refuse chez moi », ce qui serait presque une qualité si ce n’était pas une sorte de marque de soumission ?
Cette question me taraude l’esprit, malgré les réponses de mon premier et de mon VM, sur le principe même de non-mixité visitée.
Bonne Journée
Oto (23) tu te poses bien des questions.
Nous sommes tous dans une loge, souvent dans notre loge mère.
C’est également mon cas, au GODF, mais dans une loge masculine acceptant les Sœurs. Depuis un peu plus de deux décennies dans mon cas.
La loge où nous sommes, est ce qu’elle est, mixte ou pas, peu importe.
De tel rite ou de tel autre, peu importe. Tu es compagnon, dis-tu, donc libre de visiter à ta guise.
Et surtout il n’est pas nécessaire de se dire que l’herbe est plus verte ailleurs.
Car ce n’est pas le statut, je dirai même les attributs de la loge qui en font ou non la qualité, ce sont ses membres. Mais pas uniquement au sens de la somme réunie des qualités de chaque membre. Fussent-elles excellentes (mais elles ne le sont jamais toutes) les pierres ne suffisent pas à bâtir un édifice. Il y faut un ciment, bien dosé Et qui tienne. Longtemps. Et ça, c’est le plus dur à obtenir dans la durée. Je ne connais pas de loge qui n’ait pas connue de crise à un moment de son parcours.
Mais si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, elle n’empêche pas, compagnon Oto, de voyager pour aller voir ailleurs. Comparer, s’instruire, s’éveiller, découvrir.
Et retourner, plein d’âge et de raison goûter à la douceur de l’origine, pour paraphraser bien maladroitement un de nos fameux poètes.
Voyager c’est partir d’un point de départ, suivre un chemin, parfois s’émanciper du plan, mais remplir son sac à chaque havre atteint, et revenir ensuite au point de départ, plus riche d’expérience à partager.
Et se demander, éventuellement, si le goût de l’herbe retrouvée n’est pas légèrement différent.
OTO23@ Questionnement particulièrement intéressant dans lequel se révèle un changement complet de paradigme. Désormais la mixité serait elle devenue un landmark à respecter au risque de se parjurer à l’égard d’un serment d’appartenance? Ou bien s’imposerait elle de fait comme un critère de moralité, voire une vertu?
Nous entrons en maconnerie notamment pour retrouver la liberté de penser par nous mêmes et d’agir en pleine conscience, dont le carcan du monde profane nous prive dans notre vie quotidienne. Ce n’est certainement pas pour nous imposer d’autres frustrations issues de nouvelles règles comportementales fondées sur des valeurs subjectives.
NB: Un compagnon doit voyager certes mais il ne peut se présenter à la porte des loges de manière impromptue. Une loge est un lieu privatif qui ne se « visite » pas. Il faut y être invité avant d’envisager de s’y rendre. C’est en tout cas la règle que je me suis toujours imposée. Question de savoir vivre…
« la non-mixité féminine est généralement perçue comme légitime, «
Dit l’auteur !
Non ! C’est tout aussi absurde ! Mais c’est moins critiqué (Glff, glfmm)
– car plus moderé, acceptant des visites…
– car une réaction au se… (oops, non mixité) de FMs mâles.
– car moins arrogant
En un sens, cet article est une bonne nouvelle : il reconnaît un « embarras » chez ceux qui pratiquent la « non mixité « , embarras qu’il faudrait combattre…
L’article est destiné à ces frères embarrassés et encourage les militants à plastronner que, non ! Ce qu’ils font avec application.Tout va bien…
Il est compréhensible que pour les autorités qui imposent cette non mixité , difficile d’expliquer que ce qu’ils ont imposé avec acharnement etait en fait … sans valeur !
Reste donc à s’agripper.
Quand on vient me seriner que la mixité en Loge est un sujet « sans histoire », je ne peux que ricaner… Ayant été cavalier bien avant d’être Maçon, je revois toujours les boute-en-train des haras. Il faut dire qu’avec nos tabliers, nous, les Frères, leur ressemblons furieusement !
Yadeb : Bizarre ! Comment font les militaires, les policiers ou il y a bien plus de promiscuité …
Ah ! l’humour très limité de la majorité des fms …. ils n’aiment pas être moqué … une petite érection n’a pourtant jamais fait de tort à personne … surtout enfouie derrière un tablier de boutre-en-train … mais en plus il insiste !!! dehors !!!
???
Il y a de la place pour tout le monde… Même en Maçonnerie ! Pourquoi se disputer encore sur ces questions maintes fois abordées ? Lorsque j’étais au GOB, j’ai eu quelques fois l’occasion d’aller « plancher » au Droit humain et, à chaque fois, au moment des questions/réponses, je me suis fait reprocher mon appartenance à une Obédience qui n’était pas encore mixte à l’époque ! Il y a une espèce d’intolérance des partisans de la mixité qui devient franchement insupportable !
L’attitude la plus faux-cul vis à vis de la non mixité vient de la Grande Loge de France.
Ses Frères s’autorisent pour la plus part de visiter les loges de la GLFF (où beaucoup ont leurs épouses), et prennent un air gêné quand on leur demande pourquoi il n’y a pas de réciprocité. Ils répondent généralement que leurs travaux perdraient leur qualité maçonnique s’ils étaient faits avec des femmes. Ah bon ? Les tenues chez les Sœurs n’auraient donc pas de qualité maçonnique ? Absurde et indéfendable.
Si ces FF refusent de recevoir les SS parce que les travaux mixtes ne seraient pas réguliers, qu’ils aient alors l’honnêteté d’un minimum de cohérence et qu’ils s’abstiennent de nous visiter comme ils exigent de ne travailler qu’entre Frères.
A la GLFF nous autorisons les visites de FF, mais nous aimerions qu’elles soient réservées à ceux qui admettent la réciprocité.
Effectivement c’est la non réciprocité des visites qui me gêne le plus
Il revient de s’interroger sur le « cadre » évoqué pour justifier cette pratique discriminatoire.( par definition).
Y a-t-il quelque exposé ancien qui exposerait quelque incompatibilité entre l’activité initiatique des FM et la mixité ? Non !
Le cadre culturel et civilisationnel des débuts etait esclavagiste, homophobe, raciste, dévot.
Et en particulier, les femmes ne pouvaient prêter serment, voter.
Ce « cadre » a largement évolué, pour le bonheur de tous.
Sauf certains milieux nostalgiques de ce « cadre ».
Il faut faire la différence entre des slogans militants « ne soyez pas embarrassés « et le monde réel : oui les visiteurs des milieux FM … nonmixtes sont honteux (… oups embarrassés) de ne pouvoir apporter un respect réciproque.
On notera déjà l’hypocrisie d’appeler ça « nonmixité » alors qu’il y a un mot précis et plus adapté… mot interdit ici pour ménager les militants de cette pratique…
L’interdiction de ce mot démontre l’embarras (euphémisme) que dément l’auteur.
Et l’auteur se limite à affirmer, sans étudier le fond.
Fidélité à une méthode, donc. Et de préférence traditionnelle. Très bien.
Pour être fidèle à cette méthode traditionnelle, Jean Dumonteil pratique quel rituel ? Il me semble qu’il faudrait que ce soit au minimum le Corps complet de Maçonnerie, mieux encore le Prichard reconnu le plus proche celui de la GLdL&W jamais écrit, mais l’excellence devrait être le Mot de Maçon, en toute logique.
Bref, que de prétextes pour expliquer ce qui fut conforme à un état de fait et à la Constitution 1717, les femmes était mineures et n’était donc pas libres, mais bien totalement dépassé aujourd’hui.
Le plus cocasse, c’est que le tout premier principe maçonnique consiste en un dépassement, que dis-je, un largage des contingences. Si le masculin et le féminin sont des principes métaphysiques, ils ne déterminent en aucun cas la nature humaine dont le propre, découvert par l’initiation justement, est d’être parfaitement androgyne, les fonctions satisfaisant les nécessités de perpétuation n’étant, une fois de plus, que d’ordre contingent.
Un plaidoyer aporetique qui tente de justifier l injustifiable.
Merci Liberté, je viens d’apprendre un nouveau mot: aporétique.
Merci même si je ne suis pas certain d’en avoir un usage fréquent.
Quant au fond, justifier l’injusticiable, c’est un vieux débat qui me fatigue. Car en général chacun campe sur ses positions sans convaincre quiconque. L’important ce n’est pas toujours le théorique, l’idéal, ce sont les actes.
Au GODF, mon obédience, on écrit sur le sujet (mixité) une nouvelle page depuis presque 15 ans maintenant.
Petit à petit, assez sereinement me semble-t-il, on avance. Certes à un pas de sénateur, et de sénatrice, mais on avance.
Quinze années après, le débat se deplace désormais au delà de l’obédience, donc au delà des trois premiers grades.
Le vivier des Sœurs est devenu tel, même si elles y sont minoritaires, que chacune des des juridictions des différents rites (je connais surtout le REAA) se doivent de penser au cursus complet dans les autres grades. J’ai connaissance d’initiatives fort encourageantes dans ce sens.
Le paradoxe étant que l’on peut, en tant que frère, appartenir à une loge bleue masculine, recevant les Sœurs mais ne les initiant pas, tout en participant activement à la fondation de structures mixtes dans les grades au-delà de celui de maître.
Je suis de ces fondateurs paradoxaux.
Mon TCF j’ai été comme toi membre d’une loge bleue masculine du GODF région 15 Marseille (de rite français) puis reçu dans un atelier de perfection masculin du grand collège des rites écossais. Pour des questions d’emploi du temps, j’ai rejoint une loge de perfection mixte. Sans regret. Puis ma loge bleue s’est transformée en loge mixte. Avec les années j’ai participé à l’évolution de la mixité au GCREGODF intégrant un chapitre mixte à sa création puis un aréopage mixte à sa création. J’ai progressé en même temps que progressait la mixité au suprême conseil REAA du GO. On parle désormais de la création d’un 31 mixte.
Également membre de l’Alliance, je partage sans réserve aucune les propos de Jean Dumonteil non par sujétion mais par conviction.
Toute voie initiatique suppose un cadre
Or la non mixité fait partie de ce cadre
Donc la non mixité est une voie initiatique
Comment s’appelle un tel raisonnement, déjà ?
Un syllogisme? Il en existe de célèbres.
C’est très bien d’être cohérent avec sa propre méthode à condition d’aller au bout de cette cohérence et de ne visiter que des loges auxquelles tu peux rendre une contrepartie totale : si ta loge n’accepte pas les sœurs en visite, abstiens toi de visiter des loges mixtes ou féminines.
La non-mixité n’est pas une question embarrassante, attendu que chacune et chacun est libre de choisir. C’est un faux problème. Il y a mieux à faire. Beaucoup mieux à faire.
😉
Toujours inexplicable ! Toujours incompréhensible !
Je suis moi aussi membre de l’Alliance. Je suis prudent mais ouvert sur cette question. A mon âge, bientôt 75 ans, la présence de femmes ne me plongerait pas dans des émois incontrôlables. Je serais enclin à une politique d’inter-visites plus ouverte, permettant à des maçons de toutes obédiences, hommes ou femmes, de venir voir comment nous travaillons, et d’enrichir ainsi leur propre pratique maçonnique. Cette ouverture pourrait être réservée aux loges qui le souhaitent pour un nombre de tenues limité.
🙂