La Liberté d’expression selon le GODF, la GLDF, la GLMF, la GLFF et la Frapar

Publié par Géplu
Dans Divers

Communiqué du Grand Orient de France, de la Grande Loge de France,
de la Grande Loge Mixte de France, de la Grande Loge Féminine de France,
et de la Fraternelle Parlementaire

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LIBERTE D’EXPRESSION

Le 23 septembre, à l’initiative de Riss, directeur de la publication de « Charlie Hebdo », plus d’une centaine de médias français ont publié une lettre ouverte à leurs lecteurs et à nos concitoyens pour défendre la liberté d’expression.

Les obédiences et structures maçonniques signataires entendent répondre à cet appel et exprimer leur soutien et leur solidarité aux journalistes et aux citoyens menacés de mort sur les réseaux sociaux et dans l’espace public, à l’instar de Zineb El Rhazoui et Marika Bret. La pensée que l’on puisse mourir ou être menacé pour des idées est inacceptable et doit le rester, en France et ailleurs, aujourd’hui comme demain.

Dans nos sociétés traversées par les tensions et les épreuves, nous avons conscience que la liberté d’expression est à la fois la condition de la démocratie et la garantie de toutes les autres libertés. Comme le rappelle régulièrement la Cour européenne des droits de l’homme, l’exercice effectif de cette liberté implique naturellement des mesures positives de protection physique, mais aussi de créer un environnement favorable à la participation aux débats publics de toutes les personnes concernées, leur permettant d’exprimer sans crainte leurs opinions et idées, même si elles peuvent paraître irritantes. La construction de cet environnement incombe évidemment à l’Etat, mais aussi à l’ensemble des citoyennes et des citoyens. Pour paraphraser Charb, la liberté d’expression doit être utilisée par ceux qui ont les moyens de s’en servir.

C’est parce qu’elle est essentielle au débat démocratique et à la vitalité de la nation que la liberté d’expression vaut aussi pour les idées qui heurtent, choquent et inquiètent, ainsi que l’exigent les principes de pluralisme et de tolérance qui s’imposent avec force à une époque caractérisée par la coexistence de nombreuses croyances et confessions au sein de la nation, selon la belle formule des juridictions françaises.

La liberté d’expression concourt ainsi à l’intérêt général et doit être fermement distinguée des injures ou attaques personnelles contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leurs appartenances religieuses ou de leurs origines, de telles injures étant inacceptables et pénalement répréhensibles. Le pluralisme et l’altérité ne sont pas des obstacles mais des enrichissements au bénéfice de chacun, et c’est pourquoi la liberté d’expression concerne tous les citoyens, de toutes les origines, de toutes les conditions, de toutes les croyances.

Face à la terreur et à la peur, qui s’opposent à la lucidité et à la rationalité, l’exercice de la liberté d’expression est enfin le creuset permettant de redéfinir les liens qui nous unissent, en faisant face concrètement aux défis et aux réalités de notre temps, afin de toutes et tous nous retrouver dans une même République, juste et fraternelle.

Jean-Philippe HUBSCH, Grand Maître du Grand Orient de France
Pierre-Marie ADAM, Grand Maître de la Grande Loge de France
Édouard HABRANT, Grand Maître de la Grande Loge Mixte de France
Marie-Claude Kervella-Boux, Grande Maîtresse de la Grande loge Féminine de France
Christophe-André FRASSA, Président de la Fraternelle Parlementaire

lundi 28 septembre 2020
  • 28
    Matéo
    1 octobre 2020 à 09:10 / Répondre

    Ce communiqué suscite deux commentaires

    – D’une part, je trouve ce communiqué de presse très courageux : en faisant un distinguo entre la liberté d’expression et « les injures ou attaques personnelles contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leurs appartenances religieuses ou de leurs origines », ce communiqué montre nettement la spécificité maçonnique qui associe liberté et respect. On pourrait regretter qu’un autre distinguo n’ait pas été fait entre liberté d’expression et liberté de la presse, car la presse bénéficie d’une liberté d’expression totale qui autorise aussi les excès sous réserve du respect de la loi en particulier en matière de diffamation.

    – D’autre part, il suscite une interrogation : pour quelle raison le Droit Humain n’a pas voulu s’associer et a jugé de bon de produire son propre communiqué de presse qui n’a pas une grande originalité et pour quelles raisons les autres obédiences maçonniques sont restées dans l’ombre de l’attentisme ?

    Au total sur un sujet fondamental pour le « Vivre ensemble », comme la liberté d’expression, les obédiences maçonniques apparaissent comme divisées ce qui est regrettable !

  • 24
    joab's
    30 septembre 2020 à 17:12 / Répondre

    On emploie à tort et à travers le terme « guerre » de Hollande à Macron pour appuyer une politique qui n’a rien à voir avec une « guerre ». Ainsi les faits de terrorisme ne sont pas des faits de guerre, mais s’apparentent plus à des délits de droit commun, que ce soit par leur nature et leur impact.
    Quant la « guerre contre le virus », çà reste une expression sans rapport avec une guerre contre des ennemis humains.
    Alors pourquoi ?
    – pour donner une gravité à une action politique ?
    – pour s’autoriser des mesures d’exception ?
    – pour eloigner les débats autres ?
    – elargir le débat ?
    Pourquoi pas ? Mais quels effets secondaires ?
    – Ca donne une forme de légitimité à l’action de voyous qui se parent d’un combat « de guerre »
    – Des droits aux voyous (convention de Genève ?)
    Pourquoi ne pas rester plus sobres ?

    • 25
      MarcosTestos
      30 septembre 2020 à 18:26 / Répondre

      24- Joab’s
      Parler pour polémiquer est, tout le monde le sait, ta spécialité. Mais oser écrire que les faits de terrorisme ne sont pas des faits de guerre mais de simples délits de droit commun, il fallait oser. Pour ne prendre que l’exemple de Charlie Hebdo, j’imagine la réaction des proches des victimes devant tes élucubrations !!!

    • 26
      Lazare-lag
      30 septembre 2020 à 22:23 / Répondre

      @ Joab’s (24):
      Déjà, je ne suis pas certain de partager ton point de vue selon lequel les faits de terrorisme ne seraient pas des faits de guerre, où alors il faudrait s’entendre sur ce que l’on qualifie de terrorisme et de guerre….
      Mais surtout, trouver un apparentement avec des faits de droit commun parce qu’ils seraient de nature voisine, et avec un impact comparable.
      Mais de quel impact parles-tu?
      A quoi penses-tu en écrivant cela?
      Quel type de délit de droit commun te semble pouvoir être comparé à un acte de terrorisme?
      J’avoue être assez troublé par ce type de raisonnement.
      J’ai presqu’envie de te demander dans quel monde vis-tu?
      Quant à la sobriété, peut-être y penserai-je quand les terroriste en feront preuve.
      MTCF Joab’s, tu connais des « terroristes sobres »? Tu peux nous en citer?
      Nous avons hâte d’apprendre!

      • 29
        joab's
        1 octobre 2020 à 19:22 / Répondre

        J’ai déjà exposé en quoi qualifier de « guerre » ces faits peut être négatif. Je t’invite à t’y reporter.
        « Quant’ à » … Ca signifie que tu calques ton attitude sur celle des terroristes … ?
        Pas moi … donc baratin « terroriste sobre » …hors sujet.
        La lutte contre le terrorisme n’est pas affaire d’exclamations, clameurs pour exciter la population.
        Mais une lutte habile, pesée, raisonnée. Ce que font les services secrets, les policiers anti-terroristes et leurs autorités.
        Si tu prends un peu de distance, en traitant de droit commun les assassins islamistes (ou autres) ne sont plus des combattants d’une guerre … (c’est eux qui pretenndent à la « guerre sainte », pourquoi leur donnes-tu atisfaction ?) mais des voyous meurtriers, à traiter comme tels.
        Lutter contre le terrorisme, c’est aussi de la com.
        L’impact mortifère du terrorisme islamiste est infime en comparaison d’autres fléaux ! Ils ont échoué !(c’est aussi de la com).
        L’impact mediatique est porté surtout par l’extreme droite francaise et les medias.
        Dire celà c’est justement vouloir lutter contre cetter éalité … pas agiter « la populace » (ce que voudraient les terroristes)

  • 13
    Lazare-lag
    29 septembre 2020 à 10:52 / Répondre

    @ Yonnel:
    Cher Yonnel,
    Ici un double merci, à tes messages 4 et 8.
    Dans les deux cas, un complément d’information n’est jamais inutile, et de la discussion à plusieurs peut jaillir une augmentation de lumière.
    Et, comme je le disais à l’instant à Astérix, il s’agit d’une information partagée au-delà de nos seules personnes, et c’est ça qui est intéressant, positif et productif.
    Une pierre est posée, une autre suit, l’édifice évolue, l’échafaudage révèle son utilité..

  • 9
    Jeantintin
    29 septembre 2020 à 10:17 / Répondre

    Bonjour à tous,
    Je prends « un peu le train en marche », un petite rappel, selon Amnisty internationale la France, concernant la Liberté de la presse, est passée de la 32ième place à la 36ième ! Regardez qui est devant nous, vous risquez d’être surpris.
    A mon avis, une action efficace aurait été que TOUS les journaux, magazines etc…Republient les fameuses caricatures.
    Et pourquoi pas les afficher sur les murs de l’Elysée ?
    Très bonne journée à vous tous.
    Jeantintin
    PS : bien entendu, selon le règle je ne polémiquerais pas sur le sujet.

  • 6
    Lazare-lag
    29 septembre 2020 à 09:14 / Répondre

    Désap, tu nous dis, je te cite:
    « Le temps des déclarations doit prendre fin immédiatement et faire place sans délai à l’action. »
    Puis tu ajoutes:
    « Si les associations de défense des libertés, la franc-maçonnerie partie intégrante, peuvent rappeler les principes de la Républiques chaque fois qu’elles le jugent nécessaire, ceci ne suffit plus. »
    Et enfin tu assènes:
     » (…), chers Grands Maitres, (…), vous ne faites que rappeler la Loi qui s’impose à tout citoyen, et pour cela personne n’a besoin de vous.
    Soit.
    Si le rappel des principes de la République fait par les associations, dont la F.M. ne suffit plus, que peut faire de plus en ce domaine la F.M.? Déjà que certains vont lui reprocher de s’exprimer sur des questions politiques…
    Es-tu vraiment sûr que pour un rappel à la Loi on n’a vraiment pas besoin de la parole des obédiences?
    Au cas d’espèce, tu aurais préféré qu’elles se taisent?
    Et si elles s’étaient tu, de quoi les auraient tu traité, les ayant déjà traité de « mollassonnes » quand elles parlent?
    N’as-tu pas l’impression qu’en ajoutant parmi les signataires de ce communiqué la Fraternelle parlementaire, ce qui est totalement inédit, ces obédiences avancent un pion de « détermination » (sic) et de « courage » (re-sic)? Je dirais même d’efficacité.
    Et que ce communiqué, même s’il n’est pas repris par la presse, (peut-être même surtout s’il n’est pas repris par la presse) peut cependant atteindre les bons destinataires, dans les bons ministères?
    Certaines efficacités passent par beaucoup plus de discrétion que tu ne sembles l’imaginer.
    Tu vitupères, tu vocifères, mais à part émettre des décibels devant ton clavier, où est ta plus-value?
    D’ailleurs quand tu dis que « personne n’a besoin de vous », je ne savais pas que tu bénéficiais d’un mandat collectif te permettant de parler au nom de beaucoup d’autres.
    N’est-ce pas plutôt, en vérité: « Désap n’a pas besoin de vous? »
    Finalement, je me demande, à y réfléchir, si ton message n°2 n’est pas également une déclaration à classer parmi celles dont le temps doit prendre fin immédiatement, pour te citer.
    Quant aux « chers Grands Maitres » auxquels tu t’adresses, il n’est pas certain qu’ils te lisent, d’une part, et, d’autre part aucun des trois repris ici n’est le GM de ton obédience actuelle.
    Pourquoi t’écouteraient-ils, toi en particulier.
    D’ailleurs, auprès de quelle obédience es-tu actuellement? Tu lui as écrit à celui-là?

    • 10
      Désap.
      29 septembre 2020 à 10:38 / Répondre

      6 – Je regrette que tu n’aies pas saisi le sens de mon message.
      Le problème posé aujourd’hui à notre pays n’est pas la défense des libertés, celles-ci sont garanties par la loi, le problème est la menace terroriste sur notre société, menace qu’il faut maintenant traiter avec la plus extrême détermination et par des moyens extrêmes et définitifs dans leurs conséquences ponctuelles, moyens dont nous disposons pleinement et devant être mis en oeuvre totalement, ce qui n’est pas le cas et me révolte, d’autant plus lorsqu’un ministre ne fait finalement que de la com., du vent en somme !
      Tes critiques qui se veulent vexation, dont j’ai le regret de te dire qu’elles échouent, me font penser à une scène de ce magnifique film Un Dimanche de Fiançailles : des gens se retrouvent sur une colline éloignée et surplombant le champ de bataille ; et l’un dit à un autre qui arrive sur cette colline : on est bien là, on peut voir la guerre.
      Et puis j’aime bien également le mot de Pialat lorsqu’il reçut la Palme d’Or à Cannes en 1987.
      Ne m’interroge pas comme à ton habitude, prend la peine de chercher sur internet, tu vas trouver.

  • 4
    yonnel ghernaouti, YG
    29 septembre 2020 à 06:06 / Répondre

    Non, mon cher Lazare-Lag notre Frère Christophe-André Frassa ne semble pas avoir reçu la lumière au sein de la Grande Loge Nationale Française.
    Wikipédia indique :
    « … Franc maçon, il a été initié en 2002 au sein de la loge parisienne Téthys, appartenant au Grand Orient de France et le 25 octobre 2017 il a été élu président de la Fraternelle parlementaire, qui réunit 410 membres de toutes obédiences dont 150 députés et sénateurs3, dont il est membre du bureau depuis le 13 novembre 2012, d’après le journal Le Figaro… »
    Ladite Loge est présente du Facebook https://bit.ly/3kVgS8X et son dernier grand événement public, a priori, a été la coorganisation de la conférence de l’essayiste et philosophe Bertrand Vergely qui traita du thème « Quand les Sages Grecs nous aident à vivre », le mercredi 26 avril 2017.
    À noter d’ailleurs, nous n’entendons pas beaucoup parler du Cercle Iéna, la Fraternelle du Conseil économique, social et environnemental (CESE) dont, en 2016, 52 des 233 membres de cette assemblée constitutionnelle étaient adhérents.

  • 3
    Astérix
    28 septembre 2020 à 20:17 / Répondre

    Bonne initiative, mais je ne suis pas certains que certains signataires représentants les organes de presse sous toutes leurs formes et qui appartiennent à 7 à 8 milliardaires, bénéficiant des aides de l’Etat donc de l’argent de nos impôts, soient si enclins à cette liberté de la presse. Il y a ce qu’on exprime et il y a ce qu’on occulte dans l’un et l’autre cas la liberté de la presse a souvent bon dos…Souvenons nous de la propagande éhontée avant le référendum de 2005. Par ailleurs, et pour la France, le classement concernant la liberté de la presse est en recul. Il t a ce qu’on dit, ce qu’on signe, et il y a ce qu’on fait…

    • 5
      Lazare-lag
      29 septembre 2020 à 08:26 / Répondre

      Le classement concernant la liberté de la presse en France est en recul.
      Quelles sont tes sources? Où peut-on vérifier cela?
      S’agit-il de sondages? D’études ou d’analyses? Sérieuses, fiables ou pas?

      • 7
        Astérix
        29 septembre 2020 à 09:56 / Répondre

        MTC F Lazare lag
        Mes sources sont de deux ordre, L’observatoire du journalisme d’une part, et reporters sans frontières de l’autre. Les rapports sont assez précis sur le recul dans le classement nous arrivons aujourd’hui derrière la Namibie et d’autres pays.
        LA FRANCE RECULE DE DEUX PLACES
        Concernant la France, elle passe à la 34e place dans cette édition, soit un recul de deux places par rapport à l’année dernière.

        “L’année 2019 a été marquée par une hausse très inquiétante d’attaques et de pressions contre les journalistes. Nombre d’entre eux ont été blessés par les tirs de LBD (lanceurs de balles de défense) ou de gaz lacrymogène des forces de l’ordre, et agressés par des manifestants en colère pendant le mouvement des Gilets jaunes puis lors des manifestations contre la réforme des retraites” explique RSF, ainsi qu’un “nombre croissant de cas d’intimidations judiciaires visant les journalistes d’investigation afin d’identifier leurs sources”.

        Sans oublier, rappelons-le, la loi Avia ou les expériences douteuses entre Macron et Facebook, qui laissent présager que la chute dans le classement ne devrait pas s’arrêter.

        • 11
          Lazare-lag
          29 septembre 2020 à 10:43 / Répondre

          Merci MTCF Astérix pour ces précisions.
          Et quand je dis merci, ce n’est pas uniquement pour moi seul.
          La question était posée de telle façon que la réponse ainsi obtenue soit un partage avec tous ceux qui nous lisent. Avec quelques 330 lecteurs au compteur, tu fais donc oeuvre utile, ta pierre profite à déjà trois centaines de lecteurs, soit grosso modo à l’équivalent de 10 ou 12 loges. Elle n’est pas inutile, elle permet une progression pour chacun de nous.

        • 12
          Désap.
          29 septembre 2020 à 10:47 / Répondre

          7 – Ce matin sur France Culture, Guillaume Erner interrogeait une universitaire précisément sur ces cas d’intimidations judiciaires des journalistes.
          A écouter.

        • 14
          William
          29 septembre 2020 à 11:34 / Répondre

          Cher Asterix, Lazare-Lag a bien raison de te remercier comme il l’a fait.

          Une question cependant car il me semble que ta réponse ne va pas dans le sens de ton affirmation initiale :

          – tu commences par lier un recul de la liberté de la presse en France au fait que les principaux médias sont détenus par « 7 ou 8 milliardaires » ;
          – tu justifies ensuite cette affirmation par les ‘attaques » de journalistes lors de manifestations et les « intimidations judiciaires afin d’identifier leurs sources ».

          Or, je ne sache pas que les « 7 ou 8 milliardaires » soient, directement ou indirectement, les donneurs d’ordre des forces de l’ordre pour nuire au travail des journalistes à coups de LBD.

          Par ailleurs, l’accroissement des « intimidations judiciaires » dont tu te fais l’écho semble plutôt démontrer que les journalistes conservent leur indépendance en dépit de la détention du capital de leurs employeurs : si les « 7 ou 8 milliardaires » avaient tant de pouvoir sur la ligne éditoriale et le travail des journalistes, il n’y aurait pas besoin de procéder à des « intimidations judiciaires » pour entraver leurs enquêtes.

          • 15
            Désap.
            29 septembre 2020 à 12:06 / Répondre

            14 – Mais quel sophisme !
            Nier la réalité d’une presse aux mains des grandes fortunes, n’ayant d’autres intérêts que de défendre les leurs, ce qui fut l’objet d’une quasi révolte de la Société des journalistes du Monde.
            Ecoute ce qu’il s’est dit ce matin sur FC.

            • 20
              William
              29 septembre 2020 à 15:38 /

              Quelqu’un a nié cette évidence que les principaux actionnaires de la presse française sont de riches entrepreneurs ? Pas moi en tout cas.

              Pour autant, je ne verse pas aussi facilement que toi dans la conclusion simpliste. Car prétendre que la structure de l’actionnariat de la presse attente, ipso facto, à la liberté de la presse révèle un cruel manque de confiance envers les journalistes et leur sens de l’indépendance (pour la plus grande majorité en tout cas). Ce d’autant plus que, comme tu le rappelles, ils sont capable de ‘quasi révolte » quand cela s’avère nécessaire.

              De plus, sans ces entrepreneurs dont tu conchies la fortune, il y a belle lurette que la pluralité de la presse et son indépendance en France seraient réduites à peau de chagrin…faute de presse.

            • 21
              Désap.
              29 septembre 2020 à 17:17 /

              20 – Je ne conchie rien du tout, mais penser que des entrepreneurs achètent des sociétés irrémédiablement déficitaires pour la beauté du geste, consentent à perdre de l’argent sans aucun espoir d’en gagner un jour, que les banques acceptent de financer ces achats qui ne produisent et ne produiront jamais que des pertes, cela pour garantir l’indépendance de la presse, franchement il faut être soit directement intéressé, soit très naïf.

          • 22
            Astérix
            29 septembre 2020 à 18:44 / Répondre

            Mon Cher Wiliam,
            Il m’arrive de me tromper et donc de dire des inepties, et cela m’est déjà arrivé même sur ce blog. Cependant, en principe, j’essaie de vérifier mes sources.
            La question que je me pose…Quel est l’intérêt pour des grandes fortunes d’acheter des journaux et autres revues pratiquement tous déficitaires sauf aide publique (nos impôts) pour combler les trous.
            Les mêmes qui à longueur de colonnes viennent nous vendre « il y a trop d’Etat » (sauf pour la province ou les provinciaux qui eux trouvent qu’il n’y en pas assez) et qui nous réitèrent qu’il faut que l’Etat fasse des économies, en supprimant des maternités par exemple, des lits dans les hôpitaux, des services publics tels les impôts et Trésorerie, etc ..tant pis pour la province, et ne trouvent ou ne présentent aucun contradicteur dans cette même presse. C’est donc qu’elle est bien fagocitée..c’est la conclusion que j’en tire.

            • 23
              William
              29 septembre 2020 à 19:30 /

              Cher Astérix,
              .
              Je ne crois pas qu’il y ait vérité en la matière, en tout cas pas que nous puissions connaître toi ou moi. Il n’y a donc pas d’ineptie.
              .
              Pour expliquer mon point de vue : si je relativise les critiques que je juge un peu faciles contre la presse (en invoquant son actionnariat comme si cela se suffisait à soi-même comme argument), c’est précisément parce que cela entretien une défiance très (trop) facile envers la presse. Défiance qui se traduit par le « climat de violence » (notamment en ligne) rapporté par Reporters Sans Frontières dans son rapport…Or, ayant une vraie passion pour l’information et, donc, la presse, cette défiance trop facile me gêne en ce qu’elle est symptôme pas très enthousiasmant de l’état de notre démocratie.
              .
              Par ailleurs, ton constat a sa justesse. Je t’en livre un autre : la presse est autant décriée par les citoyens de tous bords, de toutes opinions, de toutes origines et de tout lieu de résidence (pour reprendre Paris/Province). L’exemple des manifestations des gilets jaunes est criant : les « contre » se plaignent que la presse donne trop de visibilité ; les « pour » se plaignent que la même presse leur réserve un traitement partial et parcellaire pour minimiser leur visibilité. Si tout le monde arrive à s’en plaindre, c’est peut être qu’elle n’est pas si fagocitée ?

      • 8
        yonnel ghernaouti, YG
        29 septembre 2020 à 10:14 / Répondre

        Cher LAZARE-LAG,
        Je ne connais pas la source de Astérix mais voici les miennes.
        Le classement mondial de la liberté de la presse 2019 de Reporters Sans Frontières (RSF) place la France à la 32e place dans le monde en matière de liberté de la presse et à la 34e en 2020… https://rsf.org/fr/classement?nl=ok, à retrouver aussi sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_mondial_de_la_libert%C3%A9_de_la_presse
        Des résultats alarmistes pour l’Europe et notamment pour la France, selon certains. Rappelons que le classement dressé par RSF repose sur sept indicateurs : niveau des exactions, étendue du pluralisme, indépendance des médias, environnement et autocensure, cadre légal, transparence et infrastructures.

        • 19
          pierre noel
          29 septembre 2020 à 14:39 / Répondre

          Très amusant ! Les premiers placés sont les Scandinaves, les Hollandais et les Suisses.
          La B est 9°, juste après la Jamaïque.
          La perfide Albion suit la France.

          • 27
            Lazare-lag
            30 septembre 2020 à 22:35 / Répondre

            Et sur les 27 Etats membres de l’Union Européenne, la France n’en a « que » 10 devant elle, donc 16 après elle….
            Et tu aurais pu dire aussi que la France était juste après l’Afrique du Sud.
            Et on aura pu observer que cette Afrique du Sud n’est plus tout à fait celle de Mandela
            Cela tout le monde l’avait remarqué, à part Ted bien sûr.
            (désolé, honte sur moi, j’ai eu fait beaucoup mieux…).

  • 2
    Désap.
    28 septembre 2020 à 18:52 / Répondre

    Le ministre Gérald Darmanin a déclaré ce dimanche : «Nous sommes en guerre contre le terrorisme islamique».
    Le temps des déclarations doit prendre fin immédiatement et faire place sans délai à l’action.
    Les réseaux islamistes doivent être entravés, les réseaux terroristes, ennemis déclarés et reconnus de la France, présents sur notre sol éliminés sans autre procédure que des opérations militaires au seul motif de ce qu’ils représentent.
    Si les associations de défense des libertés, la franc-maçonnerie partie intégrante, peuvent rappeler les principes de la Républiques chaque fois qu’elles le jugent nécessaire, ceci ne suffit plus.
    Ces associations représentatives doivent clairement réclamer la mise en place des moyens appropriés à l’éradication de la menace terroriste, au même titre que nous mettons en oeuvre les protocoles visant à la suppression de la menace virale COVID 19, c’est à dire sans aucun sentiment et par des actions définitives sans coût budgétaire postérieur.
    En d’autre termes, chers Grands Maitres, vos déclarations n’ont rien de courageux et ne méritent aucune reconnaissance particulière, vous ne faites que rappeler la Loi qui s’impose à tout citoyen, et pour cela personne n’a besoin de vous.
    Je vous serais très reconnaissant de bien vouloir faire preuve de détermination et de courage, le temps n’est plus aux mollassons.

  • 1
    Lazare-lag
    28 septembre 2020 à 18:35 / Répondre

    Sauf erreur de ma part, il me semble que c’est bien la première fois que nous voyons un communiqué inter-obédientiel (ici: GODF, GLDF et GLMF) auquel s’ajoute es-qualité une fraternelle (ici: la Fraternelle Parlementaire).
    C’est intéressant à plus d’un titre.
    – – –
    1/ D’une part, si trois GM d’obédiences différentes acceptent ce voisinage de signatures au bas d’un document commun, est-ce à dire que certains discours pas vraiment tendres qu’on a pu entendre à l’égard des Fraternelles, et il y a encore peu de temps, seraient en cours d’évolution?
    On se souvient que pour certains appartenir à une fraternelle désigne encore ipso facto de vilains petits canards, de mauvais compagnons, des frangins et/ou frangines bons à excommunier séance tenante.
    (Avec une « tolérance » quasiment égale à celle de l’Eglise de Rome vis-à-vis de tout franc-maçon débusqué).
    S’agit-il, de ce point de vue, de faire passer aussi un message interne? Posons-nous la question?
    – – –
    2/ Le propre d’une fraternelle, et peut-être de celle-ci en particulier (et je sais que le magma des fraternelles n’a rien d’homogène, certaines ne sont pas très nettes quand d’autres demeurent honorables, mais ce n’est pas le moment d’aborder cet aspect en priorité), le propre d’une fraternelle donc est de rassembler des FF et SS de tous horizons maçonniques, permettant ainsi des « rencontres » entre FF et SS dont les obédiences peuvent avoir décidé par ailleurs que ces échanges étaient pourtant à proscrire.
    Je ne sais pas où maçonne le sénateur Frassa, étant LR est-il indécent de le supposer initié à la GLNF?
    Mais ces deux immédiats prédécesseurs comme présidents de la Fraternelle parlementaire étaient l’un PS et GODF, l’autre LR et GLNF.
    Ce faisant, étant par nature interobédientielle, lorsque le président de la Fraternelle Parlementaire s’engage ainsi, il entraîne dans son sillage (de manière implicite) un peu petit peu plus que les seules obédiences apparaissant ici de manière explicite.
    – – –
    P.S.: sauf à être peu informé sur la Fraternelle Parlementaire, je n’ai vu qu’ici, sur le site Hiram.be, la curieuse expression FRAPAR pour désigner la susdite fraternelle. Je ne suis pas certain que cette abréviation soit des plus usitées, de mon point de vue je trouve que FRAPAR ne frappe pas beaucoup.
    Mais ce n’est que mon avis.

    • 16
      GépluAdministrateur
      29 septembre 2020 à 12:07 / Répondre

      La Fraternelle Parlementaire, aussi appelée la FRAPAR (comme on dit la FRABAT pour la fraternelle du bâtiment), est la seule Fraternelle reconnue, au moins par le GODF (je ne sais pas pour les autres obédiences).

      • 17
        Lazare-lag
        29 septembre 2020 à 14:12 / Répondre

        @ Géplu(16):
        S’agissant des fraternelles, il me semble qu’on peut en dire un peu plus.
        A cet égard, je te renvoie à :
        1/ l’article que tu faisais, comme par hasard, pour annoncer l’accès du F:. et sénateur Frassa à la présidence de la Fraternelle parlementaire.
        Le lien est le suivant :
        https://www.hiram.be/senateur-christophe-frassa-nouveau-president-de-fraternelle-parlementaire/
        – – –
        2/ au commentaire que j’y faisais à l’époque, il y a trois ans :
        – – –
        lazare-lag
        26 octobre 2017 à 22:11 / Répondre
        Il me semble que la question des fraternelles est très rarement évoquée sur Hiram.be.
        C’est dommage, car comme souvent ce peut être un thème à « fantasmes » les plus divers, même parmi les frères et les soeurs..
        Il me semble aussi, qu’après avoir été souvent décriées, il y a eu un peu de reprise en main en la matière depuis une douzaine d’années, avec la création d’une Fédération de fraternelles dite F.C.E.F., laquelle ne regroupe je crois bien que quelques 30 ou 35 fraternelles et qui environ tous les deux ans tient une journée des fraternelles au sein même des obédiences (sauf erreur au siège parisien du G.O.D.F. en 2013, puis à celui de la G.L.N.F. en 2015).
        La fédération F.C.E.F. est donc reconnue ou acceptée par les obédiences même si elles tiennent parfois un discours officiel anti-fraternelles.
        Et surtout la trentaine de fraternelles ainsi reconnues, ainsi fédérées, sont en quelque sorte estampillées « label rouge » si je puis dire.
        A cet égard, je note que les fraternelles politiques, la Fraternelle parlementaire, ici nommée, ou le Cercle Ramadier (qui regroupe les parlementaires francs-maçons et socialistes , mais existe-t-elle toujours après la bérézina des dernières législatives?) ne sont pas membres de cette fédération « labellisante » F.C.E.F.
        Que faut-il d’ailleurs en penser?
        Car a priori, en se limitant à un nombre restreint de fraternelles en son sein, la F.C.E.F. ne veut-elle pas ainsi distinguer les fraternelles les plus respectables, au détriment des autres?
        Bref, être membre de cette fédération F.C.E.F. n’est-ce pas comme une plus-value aux plus méritantes d’entre elles? C’est aussi une question.
        – – –
        Donc, me relisant, je résume :
        – existence avérée d’une fédération de fraternelles (F.C.E.F.) à laquelle ne peuvent adhérer que des fraternelles triées sur le volet,
        – les deux fraternelles parlementaires ne semblent pas en être, pourquoi?
        – je ne sais plus qui est l’actuel président de cette F.C.E.F., mais le précédent était, de mémoire, Michel Cicille, qui auparavant était Conseiller de l’Ordre du G.O.D.F., chargé des Relations Extérieures, sauf erreur.
        – donc je crois qu’on peut dire que pour le G.O.D.F., implicitement, et via le filtre F.C.E.F., il y a reconnaissance d’environ 35 à 40 fraternelles revêtues du  » label » F.C.E.F.
        – – –
        Tout ça mériterait une actualisation.
        Et peut-être même, Géplu, que je t’ouvre des perspectives de futur article : pourquoi pas se renseigner auprès de la dite Fédération et de sa gouvernance actuelle ?

      • 18
        Lazare-lag
        29 septembre 2020 à 14:27 / Répondre

        @ Géplu encore :
        Complément à mon message immédiatement précédent.
        Géplu tu as fait un autre article sur Frassa et la Fraternelle parlementaire, à quelques jours d’écart, en novembre 2017.
        Là aussi, en voici le lien :

        https://www.hiram.be/christophe-frassa-donne-quelques-precisions-frapar/

        Et là aussi, j’étais intervenu. Voir texte ci-dessous.
        Ce complément permet de voir la « palette » des fraternelles labellisées F.C.E.F.
        – – –
        lazare-lag
        4 novembre 2017 à 14:31 / Répondre
        Si l’on se met à évoquer la Fraternelle parlementaire, avec donc ce deuxième article en quelques jours, est-ce à dire que l’on pourrait avoir ici d’autres articles sur d’autres fraternelles?
        Commentant le premier de ces deux articles, j’avais alors signalé l’existence depuis une douzaine d’années, d’une Fédération de Fraternelles dite F.C.E.F., laquelle fédère donc puisque tel est le rôle d’une fédération, quelque chose comme 35 fraternelles.
        Et qu’une journée de ces fraternelles est organisée annuellement au siège parisien de l’une ou l’autre des obédiences (sauf erreur ces dernières années G.O.D.F. , G.L.D.F. et G.L.N.F. ont loué ainsi leur locaux à la fédération F.C.E.F.).
        Même sans bénéficier d’une gratuité des locaux, on peut donc considérer qu’il y a ainsi de fait comme une reconnaissance par les obédiences du phénomène – ou pour le moins d’une partie du phénomène – des fraternelles. Puisque nulle obédience n’est contrainte à louer si elle ne le souhaite pas.
        La Fraternelle parlementaire, ayant donc eu les honneurs de l’interview de son président, alors qu’elle n’est pas fédérée au sein de la sélective F.C.E.F., peut-on imaginer également un entretien avec le président actuel de la F.C.E.F.?
        Ou avec un représentant d’une des fraternelles membres de la F.C.E.F.?
        Parmi les 35, on peut y relever ainsi une fraternelle de la Défense, une de la Police, une de la Gendarmerie, de la Fonction Publique, mais également de secteurs privés. toute info accessible assez facilement, sans vraiment chercher, ni sans être membre de l’une d’entre elles.
        Enfin, jusqu’au dernier convent du G.O.D.F., le président de la dite F.C.E.F. était d’ailleurs un membre éminent du G.O.D.F., élu Conseiller de l’Ordre lors du convent de 2017 et, à vérifier, désormais chargé des affaires extérieures au G.O.D.F.
        On peut cependant imaginer que ses responsabilités au Conseil de l’Ordre aient pu ensuite entraîner un passage de témoin à la tête de la F.C.E.F.
        A voir…

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