Bougie eteinte

La perte du Feu sacré

Publié par Francis Frankeski

Quand je rends visite à mes frères et sœurs francs-maçons, j’entre dans le temple et j’y découvre souvent trois piliers surmontés de trois étoiles (bougies). Parfois ces dernières sont bien entamées et je me dis que la tenue risque vers la fin de manquer symboliquement de force ou de beauté. Je remercie cette étoile qui me souffle aussi que ma vie est bien avancée elle aussi et que le temps m’est désormais compté. L’apprenti ou le compagnon qui a sous les yeux pendant toute une tenue une étoile qui se consume inexorablement y voit nécessairement un jour ou l’autre le symbole de la force ou de la beauté vacillantes quand ce n’est pas la sagesse qui perd peu à peu de sa sérénité. Il comprend alors qu’il faut agir tant qu’il est temps car cela ne durera pas. Comme dit le poète : « Nous n’avons pas le temps, c’est le temps qui nous a ! »

La transmission parfois collective de ce feu initiateur est un réel symbole qui se décline dans toutes les sphères maçonniques, et semble au premier degré devoir être désormais remplacé par des étoiles high-tech factices imitant la flamme, commandées ou non par télécommande. La bougie alors, froide, immuable dans sa forme, quitte son rôle symbolique pour n’être plus qu’une abstraction. On peut la contempler longtemps, il n’en sortira rien, pas même une flamme tremblante au secours de laquelle un maçon proche se portait toujours. Encore un symbole qui s’éloigne. Depuis les temps anciens, le gardien du feu était une figure essentielle pour la conservation du feu illuminateur, du feu purificateur et régénérateur. Le voici remplacé par un grand expert gardien de la télécommande !

Il y a quelques années de cela, ma loge avait organisé une tenue comme au XVIIIe et nous étions « éclairés » par des chandeliers couverts de bougies. Le grand expert avait mis un certain temps à les illuminer toutes, mais quelle beauté que ces tons chauds et vivants, bien loin des éclairages d’ambiance ou même des néons que l’on rencontre encore parfois !

Quelle nouvelle idée va germer chez les tenants des normes à tout prix et du risque zéro pour l’épreuve du feu ou la destruction par le feu d’un testament philosophique ? Ce dernier sera-t-il écrit sur tablette numérique, et à la fin de l’initiation le Vénérable Maître sera-t-il chargé de le faire glisser avec émotion vers la poubelle puis remettre solennellement l’objet à l’impétrant afin que celui-ci garde ce moment unique et les cendres virtuelles, mais à quel point symboliques, en mémoire électronique ?

Photo de la bougie soufflée : blog mabulle78.centerblog.net

mercredi 4 novembre 2015
  • 22
    LINEA RECTA
    6 novembre 2015 à 16:02 / Répondre

    « C’est se priver d’un apport au nom d’une pureté primitive ».

    C’est là un problème récurrent au sein de la maçonnerie. Le danger est de verser dans le folklore. Je suis affligé de voir des FF s’affubler, en toute bonne foi, de chapeaux tricornes, d’épées de chevalier, de capes à la Zorro, et d’apertintailles du plus haut bling-bling… Ce débat sera sans fin. La Maçonnerie est bien souvent une activité ludique qui permet de jouer à être « autre chose ».

    Cela ne fait de tort à personne, et j’ai moi-même répété souvent que « c’est à la source que l’eau est la plus pure ». J’en suis beaucoup moins certain aujourd’hui. La Maçonnerie est un épiphénomène de la vie sociale ; elle en est issue, elle la reflète et s’en nourrit.

    Nous sommes au monde, du monde et dans le monde. Il n’y a pas de Lost Paradise. Il y a une marche en avant de l’Humanité, en dépit des terribles exemples du contraire…

    La Maçonnerie m’a fait rencontrer quantité de personnes très différentes de moi, de mon milieu social, de mes idées politiques et de mes goûts artistiques. Grâce soit rendue à cette institution, issue d’une idée qui demeure peut-être la plus noble de toutes celles que l’Homme ait jamais eues.

    • 23
      gil
      7 novembre 2015 à 12:42 / Répondre

      Mon Cher Frère
      Je suis d’accord sur l’essentiel de ce que tu dis; quelques observations pourtant; tu pointes le folklore de la maçonnerie mais pourquoi pas?
      Pour moi c’est un point de vue réducteur mais que je respecte. tu évoques le côté ludique des costumes,décors etc; et alors? ne sommes-nous pas de grands enfants? et l’esprit d’enfance qui caractérise les créateurs et les découvreurs?
      Enfin, je dirais que in fine c est le ragard que nous portons sur les choses qui les grandit, les rapetisse ou les fait ou non exister…
      De plus en plus je pense que le monde est ce que nous en faisons; il apparait tel que nous apparaissons…

  • 19
    LINEA RECTA
    6 novembre 2015 à 11:01 / Répondre

    @ LUCIOLE qui écrit : « L’œil, l’oreille sont sollicités tout comme l’esprit dans une cérémonie maçonnique et vouloir tout moderniser casse quelque chose dans son déroulement. Tout le Rituel d’ouverture des travaux procède de détails nécessaires, musique comprise ». Un peu contradictoire…
    Moderniser casse quelque chose, en effet, et notamment la présence de la musique.

    Un rituel maçonnique n’est pas construit comme un livret d’opéra ; il ne comporte pas de musique.
    Certaines loges ont commencé à en introduire ab initio, et même Anderson aurait composé deux airs maçonniques(cfr. Constitutions de 23). Mais il semble bien que ces interventions, se produisaient « hors rituel », c’est à dire avant ou durant l’ouverture et la fermeture des travaux. Elles se répandent en loge avec l’avènement du disque et du pick-up. Mozart a bien entendu joué en loge, mais pas en cours de cérémonie. On connaît ses célèbres Pour l’ouverture et pour la Fermeture de la loge. Mais dès lors que la loge est ouverte, silence !
    Il y a bien entendu des exceptions et on trouve des témoignages affirmant que l’on chante –en Autriche notamment– durant le déroulement du rituel. Mais les anciens rituels du XVIIIe siècle qui mentionnent cette habitude sont rares. Un rituel rectifié accompli en musique me semble incongru.

    • 21
      Luciole
      6 novembre 2015 à 14:51 / Répondre

      @Linea Recta
      Sans doute as-tu raison en ce qui concerne le rituel rectifié et peut-être aussi pour les autres mais c’est se priver d’un apport au nom d’une pureté primitive.
      C’est surement une question de proportion et d’à propos.Ce peut être un bien,je ne suis pas juge.Merci de la précision.

  • 18
    jean van win
    6 novembre 2015 à 10:35 / Répondre

    @ Blazing Star : ce sera un peu long, désolé. Il faut y assister dans une bonne loge du Rite.

    Martinès de Pasqually est un chrétien d’origine juive, ce qui explique sans doute son attachement viscéral à un strict monothéisme. Les trois attributs divins qui composent le triple chandelier du Vénérable Maître n’ont rien de chrétiennement trinitaire ; ils symbolisent en loge la pensée, la volonté et l’action du Grand Architecte, Dieu unique, et nullement de la Sainte Trinité chrétienne. On se borne souvent à qualifier le RER de rite chrétien, ce qui est très réducteur. DE plus, ils l’étaient tous à l’époque. Le RER en a gardé certaines formes.

    Or donc, l’ouverture des travaux au RER représente la création du monde par un merveilleux jeu de lumières qui lui est propre et exclusif :

    le Vénérable Maître allume, seul, en secret et dans l’obscurité, les trois lumières du chandelier d’Orient, et les introduit solennellement dans une loge obscure et totalement silencieuse, représentant ainsi l’introduction, dans la Manifestation, des trois facultés émanées du monde divin ;

    ensuite, la pensée, la volonté et l’action de Dieu sont transmis aux trois flambeaux d’angle du tapis, toujours dans un silence « intersidéral » absolu mais une lumière grandissante, ce qui représente l’apparition du monde intermédiaire des Esprits angéliques ;

    enfin, le Secrétaire et les deux Surveillants rapportent cette même lumière à leurs plateaux respectifs, éclairant ainsi le monde matériel, qui est celui de l’homme et de la loge au travail.

    Il est donc clair, à mes yeux, que les loges rectifiées qui (1) procèdent à l’allumage des trois flambeaux en disant « Sagesse, Force, Beauté », (2) qui «agrémentent » le rite d’allumage des neuf lumières d’Ordre avec de la musique, ou (3) qui l’exécutent en pleine lumière, ne saisissent pas bien de quoi il est en réalité question à ce moment-là.

    La théogonie inventée par Martinès est très particulière et constitue un démarquage radical de la doctrine chrétienne classique. D’où provient cette vision personnelle, originale et finalement assez hérétique par rapport à la théorie paulinienne, que l’on peut elle-même considérer comme très originale par rapport aux corpus des Ecritures ?

    • 20
      blazing star
      6 novembre 2015 à 13:20 / Répondre

      @ J V Win : merci, compris le principe. Faudra que je visite le RER

  • 17
    Lionel MAINE
    6 novembre 2015 à 08:28 / Répondre

    Au début de la maîtrise du feu, il y a certainement eu des palabres sur les mérites de l’obscurité de la caverne et les vertus du cru !

  • 14
    jean van win
    5 novembre 2015 à 18:01 / Répondre

    Deux petites observations si vous permettez :
    (1) toute l’iconographie du XVIIIe siècle nous montre nos ancêtres recourant aux chandelles (et aux bougies, beaucoup plus chères, Mozart en sait quelque chose) parce qu’il n’y avait rien d’autre. Le gaz est postérieur. Les chandelles étaient donc nécessaires et irremplaçables .
    (2) Tout dépend, à mon avis, du SENS que l’on donne aux attitudes, postures, gestes etc. dans un rituel. Je ne connais rien de plus beau et de plus SIGNIFICATIF que l’ouverture des travaux au Rite Ecossais Rectifié, grâce au rôle symbolique (et « sacré », si vous y tenez) qu’y joue l’allumage rituel des Lumières, allumées et apportées très mystérieusement en Loge obscure par le Vénérable Maître en chaire, et répandues dans la Manifestation en trois phases.
    Willermoz fut un grand metteur en scène. Car ce qui était en jeu en valait bien … la chandelle.

    • 15
      blazing star
      5 novembre 2015 à 20:10 / Répondre

      J V Win – peux tu nous expliquer la scénographie de l’ouverture avec les lumières.

    • 16
      Luciole
      5 novembre 2015 à 22:20 / Répondre

      La scénographie participe étroitement de l’ambiance,de la mise en condition et de la transmission hors du temps et de l’espace.
      L’œil,l’oreille sont sollicités tout comme l’esprit dans une cérémonie maçonnique et vouloir tout moderniser casse quelque chose dans son déroulement.Tout le Rituel d’ouverture des travaux procède de détails nécessaires,musique comprise.
      Cordialement

  • 12
    Lionel MAINE
    5 novembre 2015 à 08:43 / Répondre

    Sauf s’il s’agit d’un établissement de type L :

    Tout programme comprenant l’emploi d’artifices ou de flammes doit faire l’objet d’un examen spécial de la commission de sécurité compétente ; il ne peut être autorisé que si des mesures de sécurité, appropriées aux risques, sont prises.

    Toutefois, lorsqu’il s’agit de bougies, aucune demande particulière n’est à effectuer si le nombre de bougies allumées est inférieur ou égal à 50. Les bougies doivent être éloignées de tout matériau combustible. De plus, un membre du personnel de l’établissement, équipé d’un moyen d’extinction adapté au risque, doit être spécialement désigné pour intervenir rapidement en cas d’incident.

    Lorsque l’on a équipé notre Temple d’extincteurs, l’installateur profane savait précisément, … où se déroulait « l’épreuve du feu » !

  • 11
    357
    5 novembre 2015 à 07:22 / Répondre

    Je trouve le point de vue de Francis Frankeski très intéressant. Il m’est arrivé aussi de regretter cette exclusion, de plus en plus fréquente, des candélabres et des bougies des locaux maçonniques à ceci près que je ne conditionne pas le caractère sacrée à la présence effective de bougies. Je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde et qu’il y a des maçons qui y attachent une importance fondamentale parce qu’ils sont, au fond, plus fétichistes que réellement symbolistes. Comme le dit justement Olivier Maine, même les curés ont adopté la fée électricité. Et il y a une raison très simple à cela : les compagnies d’assurance exigent le respect de normes de sécurité de plus en plus tatillonnes en ce qui concerne les locaux accueillant du public. Et c’est plutôt une bonne chose car tous les locaux maçonniques ne sont pas aux normes (absence d’accès pour les personnes handicapées, de sorties de secours, vétusté, etc.) et une bougie mal éteinte et rangée précipitamment après une tenue pourrait provoquer un sinistre. C’est d’ailleurs le cas de beaucoup de locaux associatifs profanes qui, eux aussi, ne respectent pas la réglementation. La SOGOFIM, qui gère et administre l’immobilier du GODF, s’est d’ailleurs lancée depuis plusieurs années dans un plan ambitieux de mise aux normes jusqu’en 2025 si je ne m’abuse. Ce sont donc des investissements de sécurité très importants. Ceci dit, ce n’est pas parce que la flamme n’est pas présente physiquement qu’elle n’y est plus symboliquement.

    • 13
      gil
      5 novembre 2015 à 10:23 / Répondre

      Bonjour mon F.
      Libre à toi bien entendu de donner ton avis qui n est pas toujours pas le mien; cette affaire du feu et de son puissant symbolisme est réduit à un problème de normes, de sécurité, de rationalité; on en étouffe de ces normes, régulations, de toute cette technobureaucratie invasive insécurisante dans le fonf.
      Je suis entré en maçonnerie pour cultiver mon humanité, pas toi?
      J’en arrive à la triste conclusion que décidément il n’y a plus d’ailleurs (Julien Green)et la FM, n’étant plus ce qu’elle était n’a plus qu’à disparaitre puisque tout ce qui la fonde semble récusé
      Fraternellement
      Gil

  • 10
    Yasfaloth
    4 novembre 2015 à 21:41 / Répondre

    Vu la façon avec laquelle les F. MC que j’ai pu croiser dans mon obédience, et même ailleurs, allument, protègent et entretiennent amoureusement leurs petites étoiles, je pense qu’il reste quand même pas mal de lieux où on est pas prêt de le perdre notre « feu sacré »…

  • 7
    portet renée
    4 novembre 2015 à 13:11 / Répondre

    Bravo pour tous ces commentaires courageux et sincères. Au moins ces frères sont-ils des cœurs « purs » et ils donnent dignité et crédibilité à la FM.
    J’avoue avoir été très déçue aussi dès les deux premières tenues et n’avoir entendu, de la part (par exemple, de trois sœurs), que des textes de planches « copié-collé », sans réflexion, sans sentiment, débités à toute allure sur un ton monocorde ET surtout: qui n’apportaient rien de nouveau, ni un élan vers des améliorations souhaitées.
    Alors, les symboles ??? Et leur « richesse » métaphysique ???

    • 9
      Chicon
      4 novembre 2015 à 16:19 / Répondre

      @renee portet – comme les francs macons ne sont pas mieux que les vicieux interesses par l’argent et le pouvoir comme les évêques, les pédégés, les députés,les syndicalistes, faut il des francs maçons surtout qu’une part se berce de politique surranée et l’autre de symbolisme inutile.
      C’est peut être Gil qui a raison .

  • 5
    NAU
    4 novembre 2015 à 12:51 / Répondre

    Si nous faisions un peu de SYMBOLISME,MES FF.!!!

    • 8
      Luciole
      4 novembre 2015 à 13:51 / Répondre

      En principe les blogs ne sont pas faits pour du Symbolisme (mais je peux me tromper) pour cela il y a les loges et le travail en FM, à couvert.
      Cela dit il est aussi réconfortant de voir des personnes capables de voir les faiblesses, les déviances d’une belle idée. Nous avons toujours su qu’il y a en FM des gens qui n’avaient rien à y faire. Nous espérions que le pourcentage serait plus réduit que dans le monde dit « profane » et je crois que c’est quand même le cas.
      Mais il y a du travail !

  • 4
    Didiere Leroi
    4 novembre 2015 à 10:54 / Répondre

    Quel pessimisme!

  • 3
    Chicon
    4 novembre 2015 à 09:35 / Répondre

    Pendant trente ans j’y ai cru et j’allumais les bougies a l’ouverture avec le sentiment que j’apportais la lumiere, la connaissance avec un grand C , ou le logos, la lumiere divine, dans le temple qui s’embrasait peu a peu. Il etait alors midi et la lumiere se repandait partout. C’etait une image pour montrer qu ‘on entrait dans un espace-temps particulier.
    .
    Mais un peu a la fois j’ai decouvert que le temple etait aussi le lieu de routes les lachetes afin de conserver des avantages illusoires. L’avancement, les titres honorifiques, les Medailles de pacotille , les petits arrangements complainer bien plus que la recherche de la connaissance a travers le regard des autres.
    .
    Quand j’ai vu mes trois precedents GM adouber un president africain au cours d’une grande fete soi disant maconnique, je me suis rendu compte que j’avais estime, cru, trois brigands interesses par les petro-dollars.
    .
    La franc maconnerie c’est quelque milliers de braves types, manipules par quelque centaines de filous interesses par les honneurs et l’argent, me suis je dit.
    .
    C’est horrible de voir s’ecrouler en quelques annees un petit monde qui avait toute ma con fiance depuis si long temps. Les Eglises, les politiciens c’est pareil me suis je dit aussi.

    Dans le fond les anglais qui ont un GM prince, plein de pognon, d’honneurs et inamovible, c’est peut etre la solution plutot que nos petits bourges republicains ronges par la cupidite.

    • 24
      Lamouline
      8 novembre 2015 à 14:55 / Répondre

      Je te trouve fort pessimiste. Dans ma petite loge, je n’ai pas l’impression d’être manipulé par des filous. Les grand maîtres et apparentés, je m’en fous et en 40 ans de maçonnerie, je n’ai jamais eu de contacts avec eux !

  • 2
    Makhno
    4 novembre 2015 à 09:29 / Répondre

    j’ai même vu dans une loge, remplacer les étoiles par des ustensiles électroniques imitant le feu, en fermant les yeux, je n’avais même plus l’odeur de la flamme. Si, si je l’ai vu !

    • 6
      Lionel MAINE
      4 novembre 2015 à 12:54 / Répondre

      Les curés ont depuis longtemps adopté la fée électricité pour manifester la « présence divine » dans leurs locaux!

  • 1
    gil
    4 novembre 2015 à 07:31 / Répondre

    Je suis bien d’accord avec Francis Frankeski: au nom de la modernité, bien des traditions respectables se perdent inexorablement; tant qu’à faire, avec la transparence impérative de tout et de tous, l’irruption du tout-technologique achève l’oeuvre de destruction et bientôt il ne restera rien, avec le symbolisme (et quoi du plus éloquent que le symbole immémorial du feu?) qui se délite, les recrutements à tout prix, l’affairisme, de la grandeur de la maçonnerie, savoir sa spécificité dans un monde en désarroi.
    Bientôt si l’on n’y prend garde ne restera qu un champ de ruines et adieu FM.
    A la place des loges « discrètes », des clubs, des think tanks, pourquoi pas un salon de bridge (au moins ce serait drôle)…

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