La photo maçonnique du dimanche 26 décembre 2021

Publié par Géplu
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dimanche 26 décembre 2021
  • 5
    Will Iam
    27 décembre 2021 à 17h08 / Répondre

    Perché sur les cimes de l’ultracrépidarianisme, Désap ose tout même, et surtout, quand il n’entend rien au sujet. Mieux renseigné et moins délétère compulsif, il aurait simplement pu apporter une nuance : le couple lune-soleil associé à un thème central n’a pas attendu le christianisme et encore moins les représentations de la crucifixion, puisqu’on le trouve en abondance, sous différentes formes, dès l’antiquité (cf. entre autres choses, les travaux de Waldemar Deonna sur le sujet). Nuance qui n’enlève strictement rien à la pertinence du commentaire de J.M. Mathonière.

    • 8
      Jean-Michel Mathonière
      29 décembre 2021 à 9h31 / Répondre

      Merci Will Iam pour cette remarque tout à fait pertinente concernant l’antiquité du couple symbolique Lune-Soleil que je n’avais pas voulu souligner pour éviter à nos SS et FF de laisser tout de suite divaguer leur imaginaire sur d’autres territoires, chronologiques comme géographiques, qui leur posent beaucoup moins problème dans leurs croyances que ce christianisme qui, pourtant, que l’on soit ou non croyant, n’en a pas moins nourri les deux derniers millénaires du monde occidental… Comme toutes les traditions, le christianisme a condamné, récupéré, digéré et reformulé à sa manière celles qui l’ont précédé, voire concurrencé. La Maçonnerie en fait de même…

  • 3
    Désap .
    26 décembre 2021 à 23h18 / Répondre

    L’Histoire,
    qui constate une critique fondamentale du Christianisme depuis déjà deux siècles, tout aussi fondamentale du Judaïsme avec Spinoza,
    des Moderns, des maçons américains de cette obédience à qui les maçons d’York refusent les derniers hommages, les reproches féroces des Antients à leur encontre durant soixante ans sans faiblir, les principes du rituel bleu et une iconographie qui se révèle être consensuelle et certainement pas révélatrice, tout ceci -et j’en oubli- est contraire à ce qu’expose JM Mathonière comme étant les fondements de la maçonnerie et notamment sa conclusion sur laquelle les faits et la réalité maçonnique jusqu’en 1751 s’inscrivent en faux, mais ce n’est pas grave, continuons d’enfermer la maçonnerie Modern dans l’obscurantisme religieux qu’elle combattra résolument jusqu’à l’acte d’union de 1813.
    Ne serait-ce pas plus honnête intellectuellement de préciser qu’il s’agit de la description (très juste à ce moment-là) de celle des Antients ?
    Par avance, Merci !

    • 4
      Jean-Michel Mathonière
      27 décembre 2021 à 11h42 / Répondre

      Mon TC Désap, ton commentaire illustre une nouvelle fois l’incapacité de nombre de personnes de lire un texte pour ce qu’il dit et non pour ce que lecteur a envie d’entendre : où ai-je parlé dans mon commentaire de « fondements de la Maçonnerie » ? J’ai simplement rappelé une évidence : la naissance de la Maçonnerie spéculative s’inscrit de toutes les façons dans un contexte culturel chrétien. Point. Vas-tu maintenant m’accuser de truisme pour pouvoir clamer haut et fort la légitimité de ta remarque du point de vue qui en l’occurrence t’obsède mais n’est pas le propos ni de la photo, ni du commentaire documentaire que j’en fais ?

    • 6
      Désap .
      28 décembre 2021 à 14h15 / Répondre

      4 – TC JM Mathonière, je te cite et critique, dernier paragraphe de ton commentaire documentaire n°2 qui ne concerne plus la photo mais bien un avis assez définitif sur les fondements de la maçonnerie :
      – « la Maçonnerie s’inscrit dans l’histoire des idées religieuses », je regrette, en 1723 elle s’en émancipe.
      Ce sont les Antients qui inscriront la maçonnerie dans les idées religieuses.
      Antérieurement, qu’elle soit opérative ou acceptée le sujet n’est pas plus les idées religieuses.
      Les opératifs travaillent le métier, la religion est un cadre disciplinaire imposé donc ne s’inscrivant pas dans le cadre de quelconques discussions.
      Les acceptés réfléchissent à l’interprétation symboliques des outils, certes dans le cadre de la chrétienté européenne, cependant la Renaissance a eu lieu avec ses interrogations et aux XVIIè et XVIIIè ses idées s’épanouissent, le modèle se dirige plus vers l’antiquité et la science que vers la religion, cette époque est charnière dans le changement des repères en Europe, et les Îles britanniques n’y échappent pas.
      – « et avant que d’être, plus ou moins, l’héritière au moins virtuelle des mystères antiques ». La maçonnerie acceptée puis Modern était donc à contre courant intellectuel ? Non seulement les faits le démentent, mais il y aurait une certaine incohérence.
      – « elle est concrètement celle de la tradition chrétienne dans la diversité de laquelle s’inscrivaient, en tant que croyants, la majorité des spéculatifs des XVIIe et XVIIIe siècles. »
      Si tant est que l’on pu être dans le cadre d’une autre tradition, voilà pour le truisme.
      Mais essentiellement dans le cadre et de moins en moins dans l’imprégnation, cela fait plus de deux siècles que la scolastique a laissé la place aux humanités et à la science. Les acceptés puis les Moderns sont plutôt des esprits libres, ce qu’il se passe au XVIIIè est assez pré-révolutionnaire tout de même dans le domaine des idées, même (et surtout) en Angleterre.
      – « croyants » , rien n’est moins sûr mon cher JMM, l’athéisme, s’il ne s’est pas exprimé chez les acceptés, il s’exprime chez les Moderns, en Angleterre comme en Amérique, et pas chez d’obscures membres de loge, chez des personnalités.
      Donc non, la maçonnerie opérative, acceptée et Modern ne s’inscrit pas dans l’histoire des idées religieuses.
      Celle des Antients, oui, à telle point qu’il s’agit aujourd’hui de la maçonnerie régulière et que d’aucuns s’interrogent, ne serait-elle pas la quatrième religion du Livre ?

      • 7
        Jean-Michel Mathonière
        29 décembre 2021 à 9h21 / Répondre

        TC Désap, comme moi, Will Iam a bien cerné ta problématique majeure : il te faut à tout prix exprimer un avis…

        Au-delà de cette réponse, je ne perdrai donc pas mon temps à ferailler avec toi dans l’espace hors-jeu que tu as créé de toutes pièces à partir d’une de tes obsessions identitaires.

        Je soulignerai simplement, une nouvelle fois, que tu ne lis que selon le sens convenant à ton irrépressible désir de polémiquer et ramener ainsi ta parole sur le devant de cette scène. Je persiste et signe : j’ai écrit que « la Maçonnerie s’inscrit dans l’histoire des idées religieuses » et, justement, tu le démontres toi-même dans ta logorrhée justificative. Car en résumé, si l’on t’en croit, l’athéisme des Moderns serait caractéristique et discriminatoire. De fait, peu importe pour le raisonnement la proportion réelle entre adhérents passifs à cette position et militants actifs, en quoi une telle opposition ne s’inscrirait-elle pas elle aussi dans l’histoire des idées religieuses ? Au demeurant, tu reconnais toi-même dans ta conclusion : au moins une partie de la Maçonnerie, que clairement tu réprouves (mais qui n’en existe pas moins), s’y inscrit bel et bien…

  • 2
    Jean-Michel Mathonière
    26 décembre 2021 à 17h05 / Répondre

    La représentation des deux luminaires célestes de part et d’autre de la croix est un élément extrêmement courant dans l’iconographie de la crucifixion depuis ses origines, élément qui renvoie, d’une part, à la dimension universelle, cosmique, de la Passion, et, d’autre part, à l’épisode du déchirement du voile du Temple et aux ténèbres qui s’abattent sur Jérusalem au moment où le Christ pousse le dernier soupir. Ce sont les francs-maçons qui ont emprunté ces éléments à l’iconographie chrétienne au XVIIIe siècle, de la même manière et dans le même temps qu’ils lui ont également emprunté le delta rayonnant et la voûte étoilée qui complètent ce thème universel, relatif à l’astronomie. Il n’y a donc dans cette présence du soleil et de la lune ici rien d’exceptionnel, et, comme l’a souligné Géplu, rien qui soit en rapport organique et significatif avec la franc-maçonnerie.

    En revanche, la posture du Christ est en effet pour le moins inhabituelle. L’explication de la chose est plus probablement à chercher dans les méandres de l’iconographie chrétienne que dans le labyrinthe de l’hermétisme, auquel le gloubi-boulga des discours zozotériques se réfère avec délectation tandis qu’il dédaigne le b.a.-ba de l’iconologie chrétienne. Si cette posture de Jésus est en effet peu commune, elle n’est pas sans faire immédiatement penser à une forme rare du “Ecce homo” : le Christ est ici représenté assis sur la pierre du Golgotha, exténué par les souffrances endurées lors de sa Passion, juste avant la crucifixion. Si l’on connaît mieux les figurations du Christ “aux liens” ou “de Pitié”, où il se tient droit, couronné d’épines, les mains liées devant lui, assis sur la “pierre froide” qui affecte tantôt une forme cubique, tantôt celle d’un rocher brut (hé, hé, hé, cadeau de Noël), cette image où il pose sa tête dans sa main droite est également attestée. Un beau dessin du graveur flamand Nicolas Hogenberg (v. 1500-1539), conservé par le musée du Louvre, nous montre Jésus assis sur la croix posée à terre tandis qu’un charpentier perce le pied de celle-ci à l’aide de la tarière (voir l’image ici : https://collections.louvre.fr/en/ark:/53355/cl020602569). Sa tête repose sur sa main droite exactement comme dans l’exemple de cette stèle slovène de 1578. Une gravure du même artiste, conservée par le Metropolitan Museum et datant de 1523, montre exactement le même geste d’abandon, Jésus étant ici représenté appuyé contre la colonne (zut, encore un symbole maçonnique ?) de la flagellation, le coude posé sur un bloc de pierre contre lequel il a déposé sa couronne d’épine (voir l’image ici : https://www.metmuseum.org/art/collection/search/336277).

    Il s’agit en fait d’un détail appartenant à un type iconographique qui était assez commun à cette époque, celui de la juxtaposition entre plusieurs moments et symboles de la Passion du Christ, que le sculpteur de cette stèle funéraire aura choisi d’illustrer. Une croix en pierre datée de 1528 et située à Ameuvelle dans les Vosges illustre à merveille cette juxtaposition anachronique : tandis que la croix nous montre le Christ crucifié, à sa base, c’est le Christ aux liens qui est assis sur la pierre (voir les photos ici : https://www.eclats-de-lorraine.fr/2013-09-23-croix-au-christ-assis-ameuvelle-vosges/).

    On pourrait sans aucun doute disserter longuement sur la signification chrétienne de cette image, qui met l’accent sur l’acceptation par Jésus de ce qui appartient à la condition humaine. On pourrait aussi, à partir de là, méditer sur les analogies présentes dans la tradition maçonnique. Chacun est à même, dans son intimité, de le faire : Memento mori !

    Le tout reste cependant, comme y invite Géplu dans son avant-propos, de ne pas tout mélanger en voyant du symbolisme maçonnique partout et en commettant des anachronismes : que cela plaise ou déplaise aux Maçons de toutes sensibilités aujourd’hui, la Maçonnerie s’inscrit dans l’histoire des idées religieuses et avant que d’être, plus ou moins, l’héritière au moins virtuelle des mystères antiques, elle est concrètement celle de la tradition chrétienne dans la diversité de laquelle s’inscrivaient, en tant que croyants, la majorité des spéculatifs des XVIIe et XVIIIe siècles.

  • 1
    etiennemicha
    26 décembre 2021 à 10h17 / Répondre

    Un peu d’humour : une publicité pour une firme de clous ? P ex,: Avec des clous de la marque aux, ceci ne serait pas arrivé !

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