Trois maillets Mailly

La photo maçonnique du dimanche 5 juillet 2026

Publié par Géplu
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dimanche 5 juillet 2026
  • 5
    Henri CAICEDO
    5 juillet 2026 à 20h56 / Répondre

    Trois maillets sur un blason épiscopal renverrai à quelque chose maçonnique, alors que l’archevêque de Mailly a vécu avant la naissance de la FM en tant que telle ?
    J’avais retenu que l’habit ne fait pas le moine, pas plus que le tablier ne fait pas le Maçon !
    Héraldique et iconographie maçonnique se parlent en chien de faillance

    MAILLY-MAILLET se trouve dans la Somme et les MAILLY sont une vielle famille de la noblesse picarde
    Les armes parlantes sont associées au nom de famille du possesseur de ces rames : les maillets sont à rapprocher phonétiquement du nom de famille et non pas de l’usage de l’outil

    Mailly et maillet renvoient à mail, marteau et encore mallus qui était un tribunal médiéval et au tribunal l’autorité est associée au coup de maillet ! Comme à la salle des ventes !

    Quoi qu’il en soit, l’archevêque d’Arles appartenait par filiation à la famille picarde

  • 4
    Jacques Declercq
    5 juillet 2026 à 9h46 / Répondre

    Ce sont ce qu’on appelle en héraldique, des armes parlantes qui évoquent directement le nom du porteur: Mailly / Maillet comme le dit Pierre Mollier.

  • 3
    Lionel MAINE
    5 juillet 2026 à 9h21 / Répondre

    Il y a aussi une « rue des maillets » dans notre bonne Ville de Valenciennes !

  • 2
    Pierre MOLLIER
    5 juillet 2026 à 7h00 / Répondre

    Tout au long des trois siècles d’histoire de la franc-maçonnerie en France, il y a aussi une transmission des étonnements et des enthousiasmes… L’intérêt de notre Frère pour les armoiries des Mailly n’est pas nouveau. Dans son livre « Franciscus, eques a capite galeato, 1753-1814, un initié des société secrètes supérieures », (1913), Benjamin Fabre rappelle l’anecdote suivante (pp. 125-126) :

    « Pour nous donner quelque méfiance sur l’authenticité et l’importance des prétendus monuments maçonniques, rappelons-nous l’aventure du Révérend Frère de Langes. Il voyageait en Picardie ; il entra dans la maison d’une commanderie de Malte ; il apprit qu’elle avait appartenu aux Templiers. Imbu des contes que font beaucoup de gens, des rapports qu’il y a entre les Templiers et les Francs-Maçons, ainsi que des traces qu’on prétend en avoir trouvées en quelque mausolée, il recherche et visite tout avec la plus grande attention.
    Il fut dans les transports de joie, lorsque, dans une cuisine et sur le vaste chambranle d’une cheminée, il découvrit trois gros maillets sculptés en relief. Le Frère Radel était avec lui et fut, à l’instant, prié de tracer le croquis de la cheminée, et, surtout, des sacrés maillets.
    Le Frère de Langes se proposa de dresser lui-même le procès-verbal de cette découverte précieuse, et, bientôt, ce monument incontestable, vérifié par un maçon aussi éclairé que zélé, et qui jouissait de la plus grande considération, allait rendre pour jamais inexpugnable la liaison des Templiers avec une des trois lumières d’une Loge de Francs-maçons.
    Mais heureusement, ou malheureusement, un commandeur qui était au fait de l’historique de son local, vint dissiper l’illusion, et apprit à nos Frères que la maison avait été restaurée anciennement par un commandeur du nom de Mailly, dont on avait mis les pièces d’armoiries sur cette cheminée, aussi bien qu’en d’autres endroits qui s’étaient moins conservés.
    Si l’on examine attentivement cette anecdote, et que l’on apprécie tous les autres monuments maçonniques, d’après l’événement de celui-ci, on ne pourra se dispenser de convenir, que d’après les préventions établies en faveur du système des Maçons-Templiers, les trois maillets étaient plus propres que toute autre chose à faire illusion à un maçon, quelque éclairé et réfléchi qu’il puisse être. »

    Le Révérend Frère de Langes est bien sûr Charles-Pierre-Paul, marquis de Savalette de Langes (1745-1797), un des dirigeants du Grand Orient de France et l’organisateur du Convent des Philalètes dans les années 1780. Nul ésotérisme ou transmission secrète dans le blason des Mailly bien-sûr, ce sont simplement des « armoiries parlantes » jouant sur les mots Mailly/Maillet. J’utilise ce très intéressant témoignage dans l’article que je viens de rendre sur : « La mise en doute de la filiation templière dans la franc-maçonnerie du XVIIIe siècle ».

  • 1
    REMI
    5 juillet 2026 à 6h46 / Répondre

    La franc-maçonnerie est elle une religion de substitution malgré elle ?

    https://theconversation.com/la-franc-maconnerie-est-elle-une-religion-malgre-elle-262390

    • 6
      JMMO
      6 juillet 2026 à 11h54 / Répondre

      Le jour où les obédiences de conception britannique qualifieront ouvertement la franc-maçonnerie de religion, son existence touchera à sa fin.

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