L’article I des Constitutions d’Anderson

Publié par Pierre Noël

Les Charges de 1723 (en six articles) sont l’œuvre de Desaguliers, de Payne et d’Anderson. Elles ont été modifiées en 1738 et bien souvent par la suite par les différentes obédiences selon leurs usages. Celle dont tout le monde parle, c’est le premier article « concernant Dieu », le plus court et le moins important. Il dit simplement qu’un maçon doit obéir à la Loi Morale [1], être bon et sincère, homme d’honneur et honnête.

Là commencent les difficultés Pour un libre-penseur, cette loi n’est imposée par personne car elle s’impose d’elle-même par les seuls concepts de la raison. Elle est indépendante de toute Révélation et n’a besoin d’aucun clerc, d’aucun livre, d’aucune Parole. Toute différente est l’attitude du chrétien pour qui la loi morale est inscrite par Dieu dans le cœur de l’homme. Pour beaucoup, cela revient au même et n’a aucune importance pratique !

Si on considère la franc-maçonnerie pour ce qu’elle est, une société conviviale et fraternelle qui adopte le langage d’un métier qu’elle n’a jamais pratiqué, on peut constater que les croyances ou l’absence de croyances de ses membres ne contribuent en rien à son fonctionnement. Depuis l’apparition de la franc-maçonnerie institutionnelle en 1717 [2], les documents, divulgations ou règlements, rituels, traités et développements anglais, écossais, français, allemands et autres parlent incidemment de Dieu et tiennent son existence comme allant de soi. Il fallut la moitié du XIX° siècle pour que cette belle unanimité soit remise en question en Belgique [3] et en France, Jusque là, cette affirmation allait de soi et ne préoccupait personne. Et pour cause puisque la FM est d’abord une construction de l’esprit, complexe et fragile comme un château de cartes ou de sable (A castle in the air disent les Anglais). Son architecture, son articulation géométrique, sa représentation symbolique d’un monde idéalisé … impliquent une construction qui renvoie à un plan, donc à un architecte, soit postulat soit hypothèse, habituellement désigné dans notre langue par un mot de quatre lettres.

Le Premier Devoir (Charge I) d’Anderson (1723)

Que n’a-t-il fait couler d’encre, surtout en France et en Belgique d’ailleurs ? Il est pourtant simple si on veut bien lire sans a priori ce qu’il dit réellement.

A Mason is oblig’d by his Tenure, to obey the Moral law; and if he rightly understands the Art, he will never be a stupid Atheist, nor an irreligious Libertine. But though in ancient Times Masons were charged in every country to be of the Religion of that Country or Nation, whatever it was, yet ’tis now thought more expedient only to oblige them to that Religion, in which all Men agree, leaving their particular opinions to themselves, that is to be good Men, or Men of Honour and Honesty, by whatever Denomination or Persuasions they may be distinguish’d; whereby Masonry becomes the Centre of Union, and the means of conciliating true Friendship among persons that must have remain’d at perpetual Distance ! (Anderson 1723, p 50)[4]

Un Maçon est obligé de par sa condition, d’obéir à la loi morale ; et s’il entend exactement l’Art, il ne sera jamais un stupide athée ni un libertin irréligieux. Mais quoique, dans les temps anciens les Maçons fussent tenus, dans chaque pays d’être de la religion, quelle qu’elle fût,  de ce pays ou de cette nation, on considère maintenant comme plus à propos de les obliger seulement à cette religion sur laquelle tous les hommes sont d’accord, laissant à chacun ses opinions particulières, c’est à dire d’être gens de bien et loyaux, autrement dit des hommes d’honneur et de probité quelles que soient les dénominations ou croyances qui puissent les distinguer. La Maçonnerie devint ainsi le centre de l’Union et le moyen d’assurer une fidèle amitié entre des personnes qui seraient restées perpétuellement éloignées l’une de l’autre. (traduction de Mgr Emile Jouin, 1930).

On n’a pas manqué de souligner que cet article « concernant Dieu » n’en parle nulle part ! A quoi bon en une époque où tous « croyaient » en Dieu, même si pour certains cette croyance n’était qu’adhésion lointaine et théorique à une convention sociale, revue par une des Denominations [5] existantes, acceptée par tous sinon par de rares marginaux (John Toland, par exemple). Bien autrement significative était l’injonction d’être Homme de bien et loyal.

Good men and true’ était une expression déjà fossilisée du temps d’Anderson, archaïque mais familière. Dans sa formulation latine, ‘Discreti & Fideles Homines’, elle correspondait à l’ancien anglo-normand ‘prodes homes’ (preud’homme [6]), titre attribué aux barons appelés au conseil du roi. En ancien anglais, ‘good’ (“discretus” en latin) signifiait distinguished [7]. ‘True’ (“fidelis’ en latin) signifiait faithful ou loyal’, comme “I sware to hym to be good and true [8]” ou “Good men, and true to the King’. “good men and true’ avait d’ailleurs une connotation juridique encore bien vivace en 1710 quand on disait d’un jury qu’il était composé de « 12 good Men and true ».

Respecter la Loi morale (naturelle) est la seule religion sur laquelle les hommes d’honneur, sincères et loyaux sont d’accord. Le maçon y est tenu par sa tenure, vieux mot français qui désigne le lien féodal qui unit le suzerain à son vassal. L’un donne une propriété, une terre ; l’autre, en échange, lui doit obéissance, soumission et assistance (notamment militaire). C’est un contrat, contraignant et personnel.

Contrairement à ce que beaucoup disent et répètent avec une assurance déconcertante et une satisfaction évidente, l’article I d’Anderson n’est ni condition d’admission ni motif de rejet (les conditions d’admission sont décrites dans les articles III et IV : être né libre, d’âge mûr, ni femme ni invalide, ni immoral ni scandaleux). C’est un constat, sans plus. Un maçon membre de la fraternité doit respecter la loi morale, cette religion dont tous conviennent. L’article I n’interdit pas d’être athée ou libertin, il dit simplement qu’un maçon cohérent ne sera ni l’un ni l’autre.

La formulation de notre pasteur est-elle autre chose que l’expression involontaire du son désir profond que tous soient comme lui, chrétien trinitaire, presbytérien et anti-papiste ? Je ne sais pas mais si tel fut le cas, cela resta vœu pieux et illusoire. Il y avait de tout parmi les franc-maçons londoniens de 1720, des déistes (comme Newton qui n’était pas maçon et que cela n’intéressa jamais), des libertins comme Wharton, des religieux comme Stukeley, des athées comme Folkes, Montagu ou Richmond et aussi (surtout ?) des latitudinaires, indifférents à tous ces problèmes (sauf peut-être à l’article de la mort !).

L‘intransigeance de John Pennell (1730)

La franc-maçonnerie irlandaise fut, institutionnellement, une copie de celle d’Angleterre. La première édition des Constitutions y fut une copie du livre l‘Anderson, éditée en 1730 par John Pennell avec quelques différences notables. Pour les Irlandais, plus conservateurs, un maçon doit obéir à la loi morale et ne peut en aucun cas être athée ou libertin. Il n’est pas possible d’ergoter sur le sens de l’article I ! L’injonction était sans équivoque de l’autre côté de la mer d’Irlande.

A Mason is oblig’d, by his tenure, to obey the Moral Law, and not to be a stupid Atheist, nor an irreligious Libertine: that is, Masons are to be good Men and true, or Men of Honour and Honesty, by whatever Denominations or Persuasion they may be distinguish’, whereby Masonry becomes the Center of Union and the Means of conciliating true Friendship among Persons that must otherwise have remain’d at a perpetual Distance. (John Pennell, Constitutions, 1730, p 42) [9]

Un maçon est obligé par son engagement, d’obéir à la Loi Morale, et de ne pas être un stupide athée, ni un libertin irréligieux : c’est-à-dire que les maçons doivent être des hommes bons et sincère (good and true), ou des hommes d’honneur et d’honnêteté, quelles que soient les dénominations ou confessions qui les distinguent, en sorte que la maçonnerie devienne le centre de l’union et le moyen de concilier une véritable amitié entre des personnes qui autrement seraient restées à une perpétuelle distance.

La phrase s’il comprend bien l’art d’Anderson n’apparaît pas.

Le Premier devoir en 1738

La formule utilisée dans le Nouveau Livre des Constitutions de 1738, suggère qu’Anderson n’était pas satisfait du texte de 1723 (lui avait-il été imposé par Désaguliers et les autres commissaires de la Grande Loge ?). Par le biais de la loi des Noachides, il réintroduisit sans avoir l’air d’y toucher le Dieu créateur du Livre de la Genèse, commun aux trois religions monothéistes. Il ne s’agissait plus seulement, dans le texte de 1738, de respecter la loi naturelle mais de le faire en véritable enfant de Noé. La deuxième phrase réintroduisait le christianisme traditionnel des Old Charges [10] qui avait disparu en 1723. Les anciens maçons étaient chrétiens et devaient se conformer aux usages chrétiens des pays où ils travaillaient. La différence est loin d’être anodine.

A Mason is oblig’d by his tenure to observe the Moral law, as a true Noachida; and if he rightly understands the Craft [11], he will never be a stupid Atheist, nor a irreligious libertine, nor act against conscience.

In antient times the Christian Masons were charged to comply with the Christian usages of each country where they travelled or worked; but Masonry being found in all nations, even of divers religions, they are now only charged to adhere to that religion in which all men agree, (leaving each brother to his own particular opinions,) that is to be Good Men and True, Men of Honour and Honesty, by whatever Names, Religions or Persuasions they may be distinguish’. For they all agree in the 3 great Articles of Noah, enough to preserve the Cement of the Lodge. Thus Masonry is the Center of their Union and the happy means of conciliating Persons that otherwise must remain’d at a perpetual Distance…. (Anderson 1738, p 143)[12].

Un maçon est obligé par son engagement d’obéir à la Loi Morale en véritable Noachide ; et s’il comprend correctement l’Art (le métier) il ne sera jamais un stupide athée, ni un libertin irréligieux, ni n’agira contre (sa) conscience. Dans les temps anciens, les maçons chrétiens devaient se conformer aux usages chrétiens de chaque pays où ils voyageaient ou travaillaient ; mais la maçonnerie se trouvant dans toutes les nations, même de religions différentes, ils doivent à présent seulement adhérer  à cette religion que tous les hommes acceptent (laissant à chaque frère son opinion particulière), c’est-à-dire d’être homme bon et sincère, d’honneur et d’honnêteté, car ils acceptent tous les 3 grands articles de Noé comme suffisants pour maintenir le ciment de la loge. Ainsi la maçonnerie est le centre de l’union et le moyen heureux de concilier des gens qui autrement seraient restés à une perpétuelle distance.

Ces modifications d’Anderson¸ proposées à la Grande Loge en janvier 1738 et approuvées par elle en juin de la même année, ne furent retenues ni par J. Entick qui édita les troisième et quatrième édition des Constitutions en 1756 et 1767, ni par J. Northouck qui publia la cinquième édition en 1784. Ils reprirent tel quel l’article d’Anderson de 1723 qui resta d’actualité jusqu’à l’union de 1813.

Ahiman Rezon (1756)

Est-ce le laxisme (le latidunarisme) anglais ou plutôt londonien [13] qui suscita la réprobation des immigrés irlandais et, parmi eux, celle de Lawrence Dermott, les incitant à créer une Grande Loge rivale dite des anciens [14], respectueuse des usages irlandais ? J’ose le penser. On dit si aisément que les Irlandais constatèrent que la maçonnerie de la (première) Grande Loge d’Angleterre s’était éloignée de la « pratique pure et ancienne » sans parler d’autre chose que de points de détail [15] qu’il est permis de relever cette différence essentielle. En tout cas, la formule des « Anciens », puisque c’est le nom qu’il est convenu de leur attribuer, insiste plus lourdement encore sur l’obligation de vénérer Dieu. Déisme [16] et athéisme y sont condamnés sans appel, comme toutes les hérésies d’ailleurs, sans préciser de quelles hérésies il s’agit.

Le livre des Constitutions de la Grande Loge d’Angleterre selon les vieilles Institutions, appelée familièrement Grande Loge des Antients, fut publié pour la première fois en 1756. Le Grand Secrétaire de cette Grande Loge fut Lawrence Dermott de 1752 à 1771. Le nom complet de cette première édition [17] est Ahiman Rezon; or a Help to a Brother; showing the Excellency of Secrecy, and the first cause or motive of the Institution of Masonry; The Principles of the Craft; and the benefits from a Strict Observance thereof, etc., etc.; Also the Old and New Regulations; etc. To which is added the greatest collection of Masons’ Songs, etc.

La première édition en 1756 de cette Constitution « antient » fut publiée la même année que la réédition « modern » d’Entick qui revenait à la réaction initiale d’Anderson.

Dans Ahiman Rezon, l’introduction est un texte de vingt-huit pages d’un seul tenant dont les premières sont pseudo-historiques (et humoristiques). Le texte qui suit comporte à quelques pages d’intervalle deux rubriques bien différentes : les Constitutions [18] de la franc-maçonnerie et les Anciens Devoirs.

Le premier présenté dans les Constitutions est le texte dévot bien connu :

A Mason is obliged by his Tenure to believe firmly in the true Worship of the eternal God, as well as in all those sacred Records which the Dignitaries and Fathers of the Church have compiled and published for the Use of all good Men: So that no one who rightly understands the Art, can possibly tread in the irreligious Paths of the unhappy Libertine, or be induced to follow the arrogant Professors of Atheism or Deism; neither is he to be stained with the gross Errors of blind Superstition, but may have the Liberty of embracing what Faith he shall think proper, provided at all Times he pays a due Reverence to his Creator, and by the World deals with Honour and Honesty ever making that golden Precept the Standard-Rule of his Actions, which engages, To do unto all Man as he would they should do unto him: For the Craft, instead of entering into idle and unnecessary Disputes concerning the Different Opinions and Persuasions of Men, admits into the Fraternity all that are good and true; whereby it hath brought about the Means of Reconciliation amongst Persons, who, without that Assistance, would have remained at perpetual Variance (Ahiman Rezon 1756, p 17).

J’hésite à traduire ce texte qui paraîtra révoltant à beaucoup mais je ne doute pas qu’ils en saisissent l’inconvenance. La Loi Morale est devenue le culte du Dieu éternel et la vénération des écrits sacrés (sacred records) publiés par les pères de l’église. Voilà ce qu’il faut comprendre pour ne pas s’égarer dans les voies de l’erreur. Les athées et déistes sont également condamnés. Cela dit, on peut embrasser n’importe quelle foi pour autant qu’on révère le créateur. Je trouve ce texte incohérent, absurde et contradictoire. Après les horreurs du début, le conseil final surprend par sa modération (abstenez-vous de vous engager dans des disputes futiles sur les questions de croyance ou de foi, excluant tout prosélytisme) et la conclusion de la diatribe (faites aux autres ce que voudriez qu’ils vous fissent) paraît pure hypocrisie après les fulminations liminaires. Le loup s’est fait agneau.

Après ces 27 pages, viennent les Anciens Devoirs et là, surprise, on retrouve les termes exacts de l’article d’Anderson de 1738 (voir la traduction supra)

A Mason is oblig’d by his tenure to observe the Moral law, as a true Noachida; and if he rightly understands the Craft, he will never be a stupid Atheist, nor a irreligious libertine, nor act against conscience.

In antient times the Christian Masons were charged to comply with the Christian usages of each country where they travelled or worked; but Masonry being found in all nations, even of divers religions, they are now only charged to adhere to that religion in which all men agree, (leaving each brother to his own particular opinions,) that is to be Good Men and True, Men of Honour and Honesty, by whatever Names, Religions or Persuasions they may be distinguish’. For they all agree in the 3 great Articles of Noah, enough to preserve the Cement of the Lodge.Thus Masonry is the Center of their Union and the happy means of conciliating Persons that otherwise must remain’d at a perpetual Distance. (ibid, p 28)

Comment expliquer le contraste entre un texte ouvertement religieux, bigot et franchement réactionnaire de notre fougueux Irlandais et, dans la foulée, le rappel innocent du nouveau Devoir, emprunté au scrupuleux docteur de 1738 ? La question est rarement, voire jamais, posée sans doute parce qu’elle dérange comme une incongruité qu’un interlocuteur viendrait à lâcher sans crier gare dans une conversation entre gens bien élevés, attirant au plus un discret mouvement de réprobation et quelques sourires gênés.

En guise d’épilogue

Je ne ferai que rappeler l’existence du texte de 1813 car il ne concerne que la Grande Loge Unie d’Angleterre et elle seulement. Elle n’apparaît dans aucune autre Constitution, ni dans celle de la Grande Loge d’Ecosse ni dans les autres auxquelles je suis un peu habitué. Je ne crois pas judicieux de jeter en pâture aux commentateurs d’hiram.be un texte toujours d’actualité dans un pays qui nous est proche !

En échange, je rappellerai ce que l’article premier d’Anderson était devenu à Paris sous l’égide des maçons jacobites, sans entrer dans la querelle sur les premiers Grands Maîtres des loges de France, Wharton, Macleane, Derwentwater … qui ne m’intéresse pas vraiment, moins encore que la rivalité supposée des jacobites et des partisans du roi George aux alentours du St. Germain-des-prés de l’époque.

Règlements généraux modelés sur ceux donnés par le très haut et très puissant prince Philippe, Duc de Wharton, grand-maître des loges du royaume de France, avec les changements qui ont été faits par le présent grand-maître Jacques Hector Macleane, chevalier, baronnet d’Ecosse, et qui ont été donnés avec l’agrément de la Grande Loge à la grande assemblée tenue le 27 décembre 1735, jour de St. Jean l’Evangéliste, pour servir de règles à toutes les loges dudit royaume.
Les Devoirs enjoints aux Maçons libres, extraits des anciens registres des loges à l’usage de celles de France, qui doivent être lues à la réception d’un frère, et lorsque le maître de la loge le jugera à propos.

Article 1er : Un Franc-Maçon est Obligé par son Etat de se conformer à la Morale et s’il entend bien l’art, il ne sera jamais un Athée, ni un Libertin sans Religion. Quoique dans les siècles passés les Francs-Maçons étaient obligés d’être de la religion du pays où ils vivaient, depuis quelque temps on a jugé plus à propos de n’exiger d’eux que la religion dont tout chrétien convient, laissant à chacun leurs sentiments particuliers, c’est-à-dire d’être bons frères et fidèles ; d’avoir de l’honneur et de la probité, de quelque manière qu’ils puissent être distingués d’ailleurs : par ce moyen la Maçonnerie devient le centre et l’union d’une amitié solide et désirable entre les personnes qui sans elle seraient pour toujours séparés les uns des autres [19].

 

[1] Je laisse aux philosophes professionnels les arguties sur Loi Morale et Loi Naturelle.
[2] Je n’entrerai pas dans le débat éternel de la naissance réelle de la franc-maçonnerie.
[3] En 1872 en B, cinq ans plus tard soit en 1877 en F.
[4] Edition dédiée au duc de Montagu par J.T. Desaguliers
[5] Le mot désigne l’une ou l’autre des branches rivales du christianisme.
[6] « Preud’ homme vaut autant que vaillant et chevalereux », vient de Prudens et d’Homo.
[7] Commanding great respect. (OED)
[8] Citation de 1523.
[9] Ces Constitutions furent dédiées par Pennell au baron George Hartley lord Saint George, membre du Privy Council, furent les premières à officialiser la division en trois degrés distincts Entered-Apprentice,  Fellowcraft, Master-Mason.
[10] N’oublions pas que le livre des constitutions d’Anderson se dit « collected from the general records and faithful traditions » de la très respectable fraternité des maçons libres et acceptés.
[11] Le mot Craft a remplacé le mot Art !
[12] Cette édition fut dédiée au Prince de Galles, Frederick Lewis, fils du roi George II.
[13] Sans oublier le snobisme des classes dirigeantes de la métropole, toujours bien vivace.
[14] Elle fut créée en 1751. Lawrence Dermott en devint grand secrétaire en 1752.
[15] La position des colonnes, la présence de diacres, la disposition des lumières ….
[16] Je n’emploie jamais le mot théisme dont trop se gargarisent, pas plus que spiritualité servi aujourd’hui à toutes les sauces.
[17] Une deuxième édition fut publiée en 1764 et les suivantes en 1778, 1787, 1800, 1801, 1807 et 1813.
[18] Elles ne sont pas appelées de ce nom dans la première édition mais le seront dans les suivantes, en tout cas dans celle de 1807 dont je me sers.
[19] K.C.F. Feddersen, Constitutionen, herausgegeben von der freimaurerischen Forschungvereinigung Frederik der Grossen Landesloge der Freimaurer von Deutschland, 1989, p. 161.

mardi 13 octobre 2020
  • 39
    pierre noel
    20 octobre 2020 à 21:21 / Répondre

    Pour ceux qui l\’ignorent voici l\’article II du traité d\’union (1813) des deux grandes Loges d\’Angleterre (Il n\’est pas d\’Anderson ni de Dermott !).
    II. It is declared and pronounced, that pure Ancient Masonry consists of three
    degrees, and no more, viz. those of the Entered Apprentice, the Fellow Craft, and
    the Master Mason, including the Supreme Order of the Holy Royal Arch. But this
    Article is not intended to prevent any Lodge or Chapter from holding a meeting in
    any of the degrees of the Orders of Chivalry, according to the constitutions of the
    said Orders.

  • 36
    Etienne Hermant
    18 octobre 2020 à 12:51 / Répondre

    -34- Dans la veine de ce qui est justement exprimé, voici comment un maçon nommé Martin Clare, membre de la Royal Society, aborde le « bon vivre ensemble entre Franc-maçon ».
    Il présenta une Planche (appelé discours à l’époque) sur ce thème à la Grande Loge de Londres en 1735.
    Il y traite des plaisirs de la compagnie et de la conversation aimable et courtoise qui doit régner dans les assemblées de Francs-maçons dont elles sont le ciment.
    Il fait part du fait que l’harmonie peut être facilement brisée quand s’y introduisent les défauts qu’éviteront toujours « des gentlemen unis par les liens de la fraternité ».
    Les manières extérieures et la civilité sont nécessaires, mais bien plus encore la tolérance des opinions d’autrui qui conduit à ne jamais offenser un Frère, ce qu’il le ferrait se sentir mal à l’aise ou blessé.
    Il cite quatre points qu’il estime inacceptables dans une société de gens « bien élevés » car source inévitable de confits.
    – La grossièreté dans les propos, dépourvus de toute déférence ou de respect de l’autre et de ses opinions.
    – Le mépris, incompatible avec la bonne éducation. Perceptible dans les mots, les gestes, les regards, il ne peut qu’amener la gêne et le malaise.
    – L’inclination à trouver des défauts dans tout ce que dit l’autre et à les exposer sans aucune attention à son éventuelle susceptibilité.
    – La raillerie. Manière plus raffinée, plus spirituelle parfois, moins agressive en apparence, d’exposer le ridicule de la victime aux yeux des assistants parfois bien disposés à l‘accepter. Mais le moindre dérapage du discours risque de causer un mal irréparable.
    – La contradiction est bonne en soi. On ne peut pas laisser dire n’importe quoi, des opinions infondées, d’autres insensées. Mais il faut toujours le faire avec sincérité et charité, pour garder l’harmonie de nos assemblées.
    – Il faut enfin garder à l’esprit la règle essentielle qu’il ne faut jamais interrompre celui qui parle. Cette règle doit être sévèrement respectée dans nos assemblées et c’est le rôle du président de la faire respecter avec le plus grand soin bien que ce ne soit pas une tâche facile.
    .
    Voilà qui donne à méditer…
    Nous pouvons également regarder dans notre propre jardin et en toute conscience faire un état des lieux de nos propres dérives.
    Mais la systématisation d’attitudes grossières et irrévérencieuses souvent préservées par l’anonymat, semble bien être une entrave aux « nouveaux progrès » à accomplir en franc-maçonnerie et donne une bien piètre image de nos cénacles…

    • 37
      pierre noel
      18 octobre 2020 à 15:00 / Répondre

      Voir ce que j’ai écrit sur le sujet dans mon articulet sur Martin Clare (sur hiram.be). C’est exactement la même chose !

  • 34
    pierre noel
    16 octobre 2020 à 21:43 / Répondre

    Ne parlons pas de ‘l’article 2 ignoré par la plupart des maçons. Traitant de l’attitude des maçons vis-à-vis du pouvoir civil, Il est pourtant le plus important et significatif, bien plus que l’article 1, pont aux ânes des oncles Sosthène. Quant aux articles 3 et 4, qui en a jamais entendu parler ? Tous trois ont été modifiés, raccourcis et simplifiés de 1723 à 1738, bien que sans changement fondamental si ce n’est la division en 3 grades et l’omission que le GM doive être de noble naissance.
    Restent les articles 5 et 6, les plus longs et les plus importants, qui devraient être récités à chaque tenue et retenus par tous. Ils se résument en un mot : courtoisie, qualité du « gentleman » d’autrefois.
    .

  • 31
    pierre noel
    16 octobre 2020 à 16:16 / Répondre

    Quand je vois la largesse d’esprit dont font preuve certains commentateurs (toujours les mêmes !), j’ai envie de relire les cinq autres Devoirs d’Anderson ! Le sixième de ceux-ci n’est que rarement appliqué par ces (supposés) « francs-maçons libérés » (sur leur clavier).
    Heureusement ils n’osent dire le tiers du quart de ces excès verbaux quand ils sont en « tenue » pour de vrai !!! Notre aimable société ne résisterait pas longtemps à ces déballages de grogne et de mauvaise foi.

  • 30
    MarcosTestos
    16 octobre 2020 à 14:48 / Répondre

    Mon cher William, si tu as été initié (quelle obédience ? ) tu devrais savoir de quoi je parle. Si ce n’est pas le cas, tu verras ci dessous le parcours d’un éventuel candidat à l’initiation à la GLNF:
    1- candidature présentée par un parrain sensé connaître le candidat ou au moins avoir parlé avec lui des spécificités de la GLNF/autres obédiences et notamment la croyance en un Dieu révélé.
    2- plusieurs visites sont effectuées chez le candidat pour s’assurer de son choix et de l’obédience.
    3-Lors de la cérémonie de son initiation, il est à nouveau fait rappel à la croyance en Dieu.
    4- Si malgré toutes ces précautions pour éviter une mauvaise orientation, ce F., devenu soudainement athée ou agnostique, serait tout à fait libre de partir pour une autre obédience. Un autre attitude serait contraire à son obligation.
    Je n’ai donc pas besoin de fichiers de données pour affirmer que les assertions de certains sur ce blog ne reposent sur rien.

    • 32
      William
      16 octobre 2020 à 18:47 / Répondre

      Je serais très curieux de connaître la proportion de parrains et d’enquêteurs de la GLNF qui parlent de « Dieu révélé » aux candidats. Ça doit être à peu près équivalent à la proportion de frères de la GLNF qui se préoccupent ou simplement connaissent l’article 2 des Basic Principles de 1929… C’est à dire infime.

      • 35
        MarcosTestos
        16 octobre 2020 à 22:00 / Répondre

        32-William
        Pour répondre à votre curiosité: c’est 99,99 % des parrains et des enquêteurs. Contrairement à certains on préfère être transparent avec les candidats, quitte à les orienter vers d’autres obédiences plus proches de leurs recherches.
        Et chez vous, quelle est la proportion qui professe le contraire ? Au fait, maintenant qu’on commence à se cotoyer, de quelle obédience est vous ?

      • 38
        Joab’s
        18 octobre 2020 à 20:56 / Répondre

        Si on écoute les militants de la Glnf(ne pas confondre avec nos ff de la Glnf) on a droit au discours de la propagande officielle péremptoire et mensongère.
        Dans le mond réel, nos ff de la Glnf sont des FM respectables et normaux.
        La question de la croyance en Dieu est secondaire. Par contre il faut s’assurer que chaque f ne sera pas malheureux ce qui peut être le cas dans un monde religio-sectaire.
        J’ai constaté pour ma part, que nombre de ff de ma loge Glnf comme à glua sont totalement indifférents à toute croyance addictive ?De plus, de quelle croyance parlent-ils ? L’univers créé en 7 jours ? La naissance virginale ? La redemption des pêchés? Un vague sentiment d’une transcendance.?
        Faute de préciser, ce n’est que baratin.

  • 27
    MarcosTestos
    15 octobre 2020 à 15:47 / Répondre

    Affirmer comme certains sur ce blog qu’il y a des athées et des agnostiques à la GLNF est une tartuferie sans nom ! Ces assertions ne reposent sur rien et ne sont que des chimères venant de personnes aigries.

    • 29
      William
      15 octobre 2020 à 22:07 / Répondre

      Ah ? Vous disposez d’un fichier de données personnelles répertoriant les croyances religieuses de chaque membre, ou c’est juste une contre-assertion qui ne repose sur rien et n’est que chimère ?

  • 24
    MarcosTestos
    15 octobre 2020 à 14:53 / Répondre

    Why Job’s and Joaben isn’t the same ?

    • 25
      MarcosTestos
      15 octobre 2020 à 14:56 / Répondre

      Sorry :
      Why Joab’s and Joaben isn’t the same ?

  • 21
    pierre noel
    15 octobre 2020 à 12:10 / Répondre

    Il faut savoir que les « Anglais » (et leurs congénères) ne parlent jamais de ces Constitutions du XVIII° siècle. Pour eux, elles ne sont qu’ anecdotiques, étapes de l’élaboration d’une structure solide et durable, la GLUA. Ils accordent bien plus d’importance au traité d’union de 1813, avec sa clause définissant le Craft « authentique » en trois degrés « incluant » le Royal Arch, En un certain sens, « Joaben » n’a pas tort de dire que parler d’Anderson est très « frenchie ». C’est comme parler de la mixité !

    • 22
      Joab’s
      15 octobre 2020 à 14:19 / Répondre

      Pourquoi déformer le pseudo choisi ? En plus de déformer-inverser mon propos ?
      Parler du sexisme (et non de mixité comme tu le pretends insidieusement) est au contraire tout à fait d’actualité y compris à la glua.
      Tu analyses encore en “mode Glnf” la glua. Donc en mode frenchie catholique, totalement inadapté. Oui la glua est “de facto” la référence, par hégémonie, mais certainement pas l’acte de 1813, inconnu de la plupart des Ff. Qui à 90% te parleront de 1717.
      La encore, 1813 correspond à un constat et non une norme, dogme à appliquer.
      Pour nos FF anglais c’est “la GL”, point ! Et ils ne voient aucun problème à visiter nos loges y compris les non-sexistes.
      La encore la mixité n’est pas un sujet de discussion. Le sexisme en FM, oui …

      • 26
        pierre noel
        15 octobre 2020 à 15:21 / Répondre

        Permettez-moi simplement de souligner (pour qui cela intéresse) que je ne connais la GLNF que de nom et que je suis étranger (dans tous les sens du terme) aux développements « frenchies » (terme que je n’emploierai jamais spontanément)

    • 23
      Jules
      15 octobre 2020 à 14:44 / Répondre

      Donc si pour les anglais 1717 est sans importance, ou disons anecdotique, et la création de « la » (leur) franc-maçonnerie est 1813, seuls les continentaux, et notamment ceux qui travaillent au Rite dit Français, le descendant le plus direct de celui de la GL de L&W de 1717 travaillent en respect des origines ?…

  • 12
    Joab’s
    13 octobre 2020 à 22:33 / Répondre

    Article très frenchie pour analyser un texte anglais dommage !

  • 11
    Joab’s
    13 octobre 2020 à 22:31 / Répondre

    Faux ! Rébellion de monmouth en 1685.
    Et ensuite l’Angleterre est loin d’être pacifiée. Et les antients c’est une forme de remontée Irlande écossaise.

    • 13
      pierre noel
      14 octobre 2020 à 09:18 / Répondre

      L’affaire de Monmouth n’est pas « religieuse » ! c’est une tentative par un cousin bâtard de ravir le trône à son détenteur « normal » (James II, frère de Charles II décédé (père par la mai gauche de Monmouth). Ce n’est d’ailleurs pas une « guerre »
      mais une rébellion vite réprimée qui n’a pas touché « le peuple ».
      C’est une affaire courante (pour ne pas dire une manie !) en Angleterre déjà bien avant la réforme qui a fait les choux gras de Shakespeare ( Richard II, Henry VI, Richard III).
      La France, pays de la Raison et du Bon Sens, a échappé à ce genre de choses (Vrai ou Faux ?)

      • 15
        Joab’s
        14 octobre 2020 à 11:43 / Répondre

        Le motif, prétexte d’une guerre est un autre sujet. Mais prétendre que les guerres, rebellions se terminent en 1660 est un arrangement avec l’histoire. Et les jacobites c’était sans rapport avec le catholicisme écossais et irlandais ?
        Quels étaient les soldats dans ces rebellions ? Pas le peuple ?
        Pour analyser l’Angleterre faut sortir des clichés franchouillards.
        Bravo, pierre d’aborder la question rationnellement mais dommage de vouloir l’interpréter vers un vision bien classique française. Ça hérisse quelque peu le vécu de mon 2e pays..
        La FM anglaise (et non Irlando-écossaise) est profondément en phase avec l’esprit anglais et son pragmatisme adaptif.
        Y compris en 1813, le rite STYLE émulation est plus une musique, un vécu , une invitation au rêve, une évasion spirituelle irrationnelle qu’un discours intello. D’où l’incompréhension avec reaa très frenchouillard, cartésien, dogmatique.

        • 28
          MarcosTestos
          15 octobre 2020 à 19:36 / Répondre

          15
          Le rite STYLE émulation n’existe pas.
          Par contre le Rite Émulation lui a été élaboré en 1823, et non en 1813, à la suite d’un concile maçonnique à Londres, destiné à réunir les 2 Grandes Loges qui se combattaient depuis un siècle, à savoir les « Antients » et les « Modernes »
          Le RE n »est pas une invitation au rêve ou à je ne sais quelle évasion spirituel irrationnel. C’est de la méconnaissance pure. Le RE à été construit pour être un système universel, reprenant les sédiments, les mythes, les légendes des autres rites pratiqués à l’ époque en Angleterre.
          L’objectif de ce rite était qu’il puisse être compris par toutes les couches de la société : « élites »,bourgeois et artisants
          « Emulation Lodge » est la Loge chargée de préserver le bon déroulement de toutes les cérémonies dans le strict respect du rituel.

      • 16
        pierre noel
        14 octobre 2020 à 19:08 / Répondre

        La discussion devient débile. On parle de « guerre de religion », on répond par une lutte de succession dynastique qui se termine par l’exécution du vaincu.
        On ajoute alors le problème des Stuarts qui est un autre conflit dynastique aggravé par l’antagonisme traditionnel des Ecossais et des Anglais.
        On ajoute à tout cela un salmigondis Emulation et REAA anachroniques, sans relation avec la question !
        D’un autre côté, l’aveuglement empêche de voir que dans la jeune république des USA, les Moderns étaient les pro-Anglais (autrefois favorisés et dominants), les Antients les partisans de la liberté et de l’indépendance, libérée de l’Angleterre honnie (la revanche des colons contre l’establishment côtier), sans que le bon dieu (également révéré) y ait rien à faire.

        • 17
          Joab’s
          14 octobre 2020 à 21:07 / Répondre

          Difficile de devoir argumenter plutôt qu’affirmer…. c’est toi qui affirmé une fin de guerre en 1660. Souffre que cette idée soit contestée… perso, si je n’ai pas de sympathie pour la tendance antient, je ne vais pas balayer ce qui ne va pas dans mon sens.
          Je suis sensible a la mentalité anglaise pour y avoir baigné et je suos effaré de discours où on applique une approche française a l’examen de textes anglais. Pas par colère mais oarce que ca conduit à n’importe quoi, comme cette excitation frénétique autour de la croyance en dieu totalement hors sujet en gb.

          • 18
            pierre noel
            14 octobre 2020 à 22:02 / Répondre

            # 17 « cette excitation frénétique autour de la croyance en dieu totalement hors sujet en gb » !!!! # 17
            Podfermil ! Depuis que je fréquente hiram.be (et les loges britanniques, càd depuis 40 ans) je n’ai JAMAIS dit autre chose.

          • 19
            Désap.
            15 octobre 2020 à 09:00 / Répondre

            17 – Oui, totalement hors sujet sauf qu’ils l’imposent !
            A la limite, les Anglais imposeraient un postulat, une hypothèse, celle de partir du principe que l’univers n’est pas le produit du hasard, mais d’un Principe originel transcendant, cela se concevrait parfaitement, d’ailleurs je ne vois pas ce qu’on peut faire en maçonnerie en partant de l’hypothèse du hasard, qui est ni plus ni moins que synonyme de néant à cette échelle, en effet rien ce n’est rien et de rien, rien ne sort.
            Il faut être cohérent, c’est peut-être le sens de « athée stupide » de Désaguliers.
            Or les Anglais, non seulement imposent une croyance (ce qui est déjà surréaliste), de plus au Dieu de la bible.
            C’est, d’un point de vue maçonnique, incohérent. Ceci enferre l’esprit dans une conception particulière qui, de facto, soit ignore toute autre conception, soit que tout converge vers la bible (j’opte pour la seconde hypothèse.
            Comme si l’ère chrétienne n’était pas précédée de cinq mille ans de civilisation, cinq mille ans qui ne sauraient aboutir au Christ.
            On se souviendra que la « conversion » de Constantin ne fût qu’un acte politique, et qu’il faudra attendre Justinien pour que cela devienne religieux, avec son lot d’autodafés, rien d’autre que la destruction de l’intelligence.

            • 20
              Joab’s
              15 octobre 2020 à 11:15 /

              La , typiquement, tu discours en français. Dans les faits ils n’imposent strictement rien. Y compris la “régularité” est un faux discours en gb. Ils n’ont aucun moyen d’imposer ni contrôler la continuité de quelque croyance.
              C’est le monde frenchouillard religio-sectaire imprégné de catholicisme obtus de la Glnf (des dirigeants en fait)qui se raconte ces fadaises . Il y a de très nombreux athées et agnostiques à la Glnf.
              Cette idée est profondément stupide puisque toute croyance est volatile alors que l’engagement maçonnique est permanent. D’ailleurs la démaconnisation jusques sur blog st typique de cette perversion, les militants des groupes maçonniques catholico sectaires projetant bêtement un “excommunication” au gré de leurs contrariétés.

        • 33
          Sylvain
          16 octobre 2020 à 19:24 / Répondre

          Pas si évident que cela si on en croit ce document https://digitalcommons.liberty.edu/honors/31/

  • 9
    Désap.
    13 octobre 2020 à 17:21 / Répondre

    Je pense que les Moderns étaient contre la religion, contre son principe dogmatique, contre l’obligation de croyance, convaincu que ses conceptions « scientifiques » étaient entièrement fausses et écoeuré de la guerre civile religieuse qui venait de s’achever.
    De mon point de vue, c’est ce qui ressort du texte de 1723 si l’on admet que rien n’est écrit au hasard.
    Il me semble que chez les maçons nous n’écrivons rien au hasard, accuser 1723 de fantaisie est vraiment d’une incorrection sidérante et montre un défaut d’analyse de texte pourtant de la compétence d’un lycéen.
    Considérer la partie « historique » comme une fable c’est refuser de la lire.
    Il y a une relation de cause à effet entre cette partie et l’article 1 des obligations, le reste n’étant que discipline et règlement, d’aucune importance philosophique.
    Pour résumer, le message diffusé par les Moderns à la société anglaise s’arrête à la fin de l’article 1.
    Parce qu’il s’agit bien de cela, les Moderns de 1717/1723 délivre un message à la société anglaise. Pour le comprendre il faut cesser de considérer la partie « historique » fantaisiste, je me répète.
    Si les Moderns ne sont pas contre la religion, il parait limpide qu’ils sont totalement indifférents.
    Nous savons que la GL a connu un déclin marqué entre 1735 et 1740, R. Dachez nous dit qu’elle faillit disparaitre.
    En 1738 sortent de nouvelles Constitutions, et non une nouvelle édition (ceci c’est pour 1756, 1767 et 1784), où apparait ce fameux article faisant la part belle, non seulement à Dieu, mais également à la révélation biblique avec Noé.
    Une GL en déclin c’est un cruel besoin d’effectif, ainsi on le satisfait en rassurant tout le monde si on ne veut pas disparaitre.
    Ceci me semble d’autant plus se vérifier que les Moderns, revigorés et néanmoins refusant d’enferrer leur maçonnerie dans la religion, sortent une nouvelle édition, cette fois-ci, des Constitutions de 1723, qu’ils assortissent des PV d’assemblées de GL dans lesquels, c’est à noter, aucune mention d’une présence de la bible n’est portée, pas plus d’ailleurs qu’il n’était fait état, en 1738, de serments prêtés sur ce même livre. L’absence est cruel, mais c’est la réalité des textes.
    1756, c’est l’année de sortie des Constitutions des Antients qui contestaient la valeurs maçonnique des Moderns.
    Personnellement, si j’avais été Modern, face à des gens qui me traitaient allègrement de ruffian et de faux maçon parce que n’associant pas la maçonnerie à la bible (Ahiman Rezon ne parle QUE de cela, le reste est un recopié d’Anderson) et que j’avais voulu passer un message, comme celui d’affirmer que la maçonnerie n’a rien de commun avec la religion et donc que cette dernière n’a rien à y faire, j’aurais sans doute réédité le texte de 1723 la même année d’édition des Constitutions de mes contestataires.
    Dans tous les cas, le fait et la coïncidence sont troublants.

    • 10
      pierre noel
      13 octobre 2020 à 20:24 / Répondre

      La guerre civile anglaise se termine en 1660 au plus tard (avec la restauration de la monarchie).
      Cela veut dire 57 ans ou 61 ans (au choix) avant l’institution de la GL de L&W.
      Ecrire « qu’elle venait de s’achever » en +/- 1720 revient à dire que la 2° guerre mondiale s’est achevée en 2005.

      • 14
        Désap.
        14 octobre 2020 à 11:03 / Répondre

        Certes, bien que la paix sociale fut tardive, très tardive.
        Cependant :
        – Pour quelles raisons l’édition de nouvelles Constitutions en décalage avec celles de 1723 ?
        – Quid du déclin de la GL entre 1735 et 1740 ?
        – Pourquoi être revenu au texte de 1723 pratiquement dès la création de la GL des Antients ?
        – Pourquoi avoir réédité par deux fois le texte de 1723 au plus fort de la querelle avec les Antients ?
        Toutes questions auxquelles il faut répondre.

  • 8
    Aazam Zanganeh
    13 octobre 2020 à 17:05 / Répondre

    L’article est très intéressant :
    L’origine de franc maçonnerie vien de MITRAISME persan
    1717/23 maçonnerie spéculative à volue harmoniser
    Les divers pratiques , c est pourquoi constations Anderson , mais des 1717/23 au 2021 Il y a un changement de considérable pour interprétation de ce constitution dans chaque pays et des loges Maconic

  • 5
    Christophe Dioux
    13 octobre 2020 à 13:31 / Répondre

    Merci de ces précisions.
    C’est toujours intéressant de savoir ce que croyaient ou ne croyaient pas nos prédécesseurs, que ce soit en matière de religion, de philosophie, de morale, voire de racisme et d’esclavage (cf le sujet sur Pike et les débuts du REAA).
    Mais, de mon point de vue en tout cas, que ces conceptions du passé ne sont que cela:
    Des conceptions d’un passé qu’il ne faut pas oublier (car «Nulle chose n’est compréhensible que par son histoire» Teilhard de Chardin) mais qu’il faut regarder sans condamnations anachroniques, ni idolâtrie romantique, ni sans leur donner plus d’importance qu’elles n’en ont.

    • 6
      yasfaloth
      13 octobre 2020 à 14:22 / Répondre

      Bravo, bien d’accord, la Maçonnerie c’est ce que NOUS en faisons, ICI et MAINTENANT !
      .
      Mais nous avons aussi le devoir de continuer à faire vivre, en le respectant, l’esprit qui a présidé à sa création…

    • 7
      pierre noel
      13 octobre 2020 à 15:55 / Répondre

      Je suis bien d’accord avec Christophe que tout cela est un ensemble de conceptions du passé, qui doivent être prises telles qu’elles sont
      Mais la phrase finale reste d’actualité : permette que se rencontrent des gens qui sans cela ne se seraient jamais rencontrés.

  • 4
    NOET Gérard
    13 octobre 2020 à 12:56 / Répondre

    Remarquable !

  • 2
    William
    13 octobre 2020 à 10:58 / Répondre

    Merci pour cet article !
    .
    Rappelons que c’est dès le 24 février 1735 qu’Anderson prit l’initiative de proposer une modification des Constitutions de 1723 (page 133) :
    .
    « Brother Anderson, Author of the Book of Constitutions, representing that a New Edition was become necessary, and that he had prepared Materials for it (…) ».
    .
    Après présentation, de cette nouvelle version, le 25 janvier 1738, la Grand Loge en fit officiellement ses constitutions (page 138) : « The Grand Lodge approved of,this New Book of Constitutions, and order’d the Author Brother Anderson to print the same with the Addition of the New Regulation IX (see Approbation below ») ».
    .
    Entre 1735 et 1738, Anderson et ses commanditaires ont eu largement le temps de travailler leur texte et de s’accorder sur les modifications adoptées en 1738 (qui, d’ailleurs, ne le furent qu’après quelques corrections – dont nous ignorons évidemment la teneur puisque, par définition, elles ne furent pas pubiées). Cette édition ne peut donc être considérée comme anecdotique, quoi qu’en pensent certains esprits aveuglés par leur militantisme politico-romantique.

    • 3
      pierre noel
      13 octobre 2020 à 11:42 / Répondre

      On peut ajoute que la révision du texte fut revue et corrigée par, entre autres grands officiers, le duc de Richmond, Désaguliers, Cowper (1° grand secrétaire en 1723) et Payne, donc trois anciens Grands Maîtres, dont un à moitié Français et un autre né en France.
      L’édition de 1738 est fondamentale, avec ses erreurs, ses non-dits, mais aussi ses semi-mensonges (dans sa partie concernant les premières années de la GL).

  • 1
    NEGRIER
    13 octobre 2020 à 07:00 / Répondre

    J’ai beaucoup apprécié votre article que je rejoins dans sa quasi-totalité sauf sur des points de détail secondaires (les « Devoirs » de 1723 en 6 points semblent n’avoir été rédigés que par le docteur en droit Désaguliers comme le confirme l’identité de pensée et de style de cet auteur avec un passage de sa lettre à Chamberlayne du 2 février 1718 ; et la « loi naturelle », qui désigne habituellement la « loi morale » naturelle et non pas le « droit naturel », même si ce droit est lui aussi une loi, cette loi morale naturelle qui « s’impose d’elle-même » n’est pas « indépendante de toute révélation » car elle est une expression de la « révélation naturelle » qui, évidemment, se distingue et se différencie des révélations culturelles même si dans le meilleurs des cas ces dernières émanent parfois de la révélation naturelle qu’elles reflètent). Enfin la différence de teneur doctrinale que vous constatez aujourd’hui entre le texte de 1723 et l’Ahiman rezon de 1756 est précisément ce que j’exposais lorsque je retrouvais naguère cette même divergence de fond entre le rituel des Modernes de 1730 et le rituel des Antients de 1760.

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