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Baron de Stassart
Le Baron de Stassart

Le GADLU dans le plat pays

Publié par Pierre Noël

Le Grand Orient de Belgique et la mort lente du Grand Architecte de l’Univers

Avertissement : Le travail qui suit ne prétend certes pas à l’originalité. Il vise à retracer la genèse d’une situation que les maçons contemporains connaissent bien, la fracture entre deux conceptions de la franc-maçonnerie, respectables mais antinomiques, sans toujours connaître ses causes.
Je connaissais mal cette histoire, j’ai voulu m’en faire une idée. Je n’ai pu me la faire qu’en lisant ce qui avait été écrit sur le sujet… Si mon récit contient des erreurs, ce qui ne me surprendra pas, je serai reconnaissant à tous ceux qui me les signaleront.

Pierre Noël

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Introduction

Dans la Belgique devenue indépendante [1], l’Eglise catholique, prédominante, participait activement aux luttes politiques pour le gouvernement du pays. Dans un premier temps, la trêve politique régna entre partis catholique et libéral, « unis » dans leur lutte commune contre l’oppression hollandaise et on vit les membres du clergé voter, avec les membres du parti libéral, pour les solutions les plus radicales. Mais cette trêve eut bientôt un caractère factice que rappela, en 1832, l’encyclique de Grégoire XVI, Mirari Vos. Elle condamnait pêle-mêle l’indifférentisme, la liberté de conscience, la liberté d’opinion et « certaines associations et réunions où l’on fait cause commune avec les gens de religion fausse».

Le 4 novembre 1834, l’université catholique était réveillée à Malines avant de déménager à Louvain. La franc-maçonnerie avait anticipé de peu puisque la loge bruxelloise, Les Amis Philanthropes, conduite par Théodore Verhaegen, avait décidé le 24 juin 1834 la création de l’Université Libre de Bruxelles, destinée à faire pièce à l’Université catholique.

Grande Maîtrise du baron de Stassart (1835-1841)
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Goswin de Stassart

Le Grand Orient de Belgique, successeur de la Grande Loge d’administration des provinces méridionales du Grand Orient des Pays-Bas, avait été solennellement « inauguré » le 23 février 1833 [2] en présence des députés de 13 loges de Bruxelles et de province. Le baron Gauvain Joseph Augustin de Stassart (1780-1854), président du Sénat et gouverneur du Brabant, fut élu Grand Maître le 30 mars 1835.

En décembre 1837 parut une Lettre pastorale des archevêques et évêques de Belgique qui condamnait l’appartenance à la franc-maçonnerie. Elle rappelait les condamnations pontificales, interdisait aux fidèles la fréquentation des loges et enjoignait aux prêtres de refuser l’absolution à quiconque n’aurait pas renoncé à la maçonnerie ou favoriserait l’action des Loges [3].

La réaction du Grand Orient [4] fut rapide. Quelques jours plus tard, il décidait de laisser toute latitude de se retirer aux Frères dont la conscience serait effrayée ou qui pourraient éprouver des chagrins domestiques par suite de leur présence active dans un Atelier. Une médaille fut frappée qui porte l’expression déiste « La Maçonnerie vivra – Dieu le veut ». Au revers étaient gravés les préceptes maçonniques, dont le premier est : Adore le Grand Architecte de l’Univers… Tiens toujours ton âme dans un état assez pur pour paraître dignement devant le Grand Architecte de l’Univers.

Stassart écrivit à Mgr Van Bommel, évêque de Liège : Je suis franc-maçon depuis trente-six ans, ce qui ne m’a pas empêché de remplir les devoirs de ma religion avec quelque exactitude et de saisir avec empressement les occasions de rendre à L’Eglise tous les services qui ont dépendu de moi … La Maçonnerie belge n’a jamais eu rien de commun avec les sociétés secrètes d’Italie et de quelques autres pays … Vous avez bien raison, Monseigneur, la Belgique est éminemment catholique…. Mais elle ne      souffrirait (pas) qu’on fit de la religion un instrument de domination temporelle [5].

Les conséquences de la proclamation épiscopale furent, à moyen terme, désastreuses pour l’Ordre. Les maçons catholiques, nombreux jusque là, abandonnèrent progressivement les loges dont le recrutement ne se fit plus qu’au sein du parti libéral. Tout naturellement, les loges allaient se radicaliser et certaines n’hésitèrent plus à réagir aux attaques du parti catholique [6]. La première victime en sera l’article 135 du Règlement du G.O. qui interdisait aux loges de s’occuper de matières politiques et religieuses.

L’attaque vint des loges de Liège, Huy et Verviers qui réclamèrent son abrogation dès 1838. N’obtenant pas satisfaction, elles firent sécession du G.O., sécession qui durera jusque 1854. Plus nuancée, la loge de Mons, La Parfaite Union, par la voix de son vénérable, le F. Dufuisseaux, demanda, la même année, « que l’on étudie les moyens de rendre l’Ordre Maçonnique plus utile et en harmonie avec les besoins du siècle ».

Le 30 juillet 1839, le G.O. interpréta l’article 135, estimant « qu’il n’est pas plus défendu de s’occuper en Loge de matières électorales et d’instruction publique que de celles de bienfaisance ».

Le Grand Maître, le baron de Stassart, proche du Roi, ne s’opposa pas à cette nouvelle lecture mais nia que la maçonnerie eût changé. Il écrivit dans le Courrier de la Meuse, le 23 novembre 1840 : La Franc-maçonnerie belge est encore ce qu’elle était sous le régime autrichien lorsqu’elle renfermait dans son sein toutes des illustrations : le prince de Ligne, le duc d’Arenberg, le duc de Beaufort, le duc d’Ursel … ! La Franc-maçonnerie en Belgique sera toujours ce qu’elle doit être. Elle se montrera constamment l’amie du bon ordre, plein de respect pour les principes religieux et le plus ferme appui des constitutions de la patrie.

Malheureusement ce soutien ne durera guère. Stassart, critiqué par certaines loges qui ne voyaient en lui que le mandataire du Roi et lui reprochaient son peu d’activité, démissionna de sa fonction le 16 juin 1841 [7]. Eugène Defacqz, président de « L’Alliance » [8], société profane mais fondée par les Amis Philanthropes et Les Vrais Amis de l’Union, lui succéda le 8 juillet 1842.

Grande Maîtrise d’Eugène Defacqz (1842-1854)
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Eugene Defacqz

Defacqz séparait nettement les domaines religieux et sociaux. Très attaché à la religion de ses pères comme la plupart des maçons de ce temps, il voulait que le clergé se limite à son rôle pastoral. Eugène Defacqz avait été initié le 25 janvier 1820 à la loge bruxelloise L’Espérance, dont il devient l’orateur en 1826 et le premier surveillant en 1829. Son père et ses frères Ernest et Victor étaient également des francs-maçons.

La révolution belge avait affaibli la franc-maçonnerie et surtout la loge L’Espérance, après le départ de ses membres du nord des Pays-Bas et la lutte interne entre orangistes et partisans du schisme entre la Belgique et les Pays-Bas. Defacqz n’a pas participé à la fondation du Grand-Orient belge en 1833. Ce n’est qu’après la lettre pastorale des évêques belges en décembre 1837, dans laquelle ils confirment la condamnation de la franc-maçonnerie, qu’il devint actif. Le 17 février 1838, il fonde à Bruxelles la loge Les Amis du Progrès et en devient le maître d’honneur.

Les luttes politiques autant qu’idéologiques redoublèrent. Une loi scolaire favorisant les écoles catholiques fut élaborée en 1842. Un premier Congrès libéral fut organisé par « L’Alliance » en juin 1846 tandis que Pie IX publiait, en novembre, son encyclique [9] inaugurale qui réitérait la condamnation de la Franc-Maçonnerie. Les élections législatives d’août 1847 donnèrent le pouvoir aux libéraux [10], portant Verhaegen à la présidence de la Chambre, succès qui marquait la fin de l’unionisme et pour quelque temps calma les esprits. En témoignent ces paroles du GM Eugène Defacqz, prononcées lors de l’installation de la Loge L’Espérance [11], le 26 novembre 1848 : Il est vrai que la maçonnerie n’est plus aujourd’hui, comme naguère elle le fut pour quelques instants, une puissance militante mêlée aux luttes profanes des partis politiques. Cela est vrai, et félicitons-nous qu’il en soit ainsi. Oui, dépositaire fidèle et vigilante des traditions de liberté, de tolérance et d’égalité, la Maçonnerie a, la première, poussé le cri d’alarme au jour du danger : la première, elle a osé résister à ce parti dont l’audace égalait l’ambition et avait entrepris, dans notre Belgique, d’enchaîner tout progrès, d’étouffer toute lumière, de détruire toute liberté pour régner avec quiétude sur une population abrutie d’ignorants et d’esclaves. Oui, elle fut alors le centre autour duquel se groupèrent les hommes dévoués à la cause de la vérité, de la civilisation, du progrès social. C’est elle qui les a enrégimentés, disciplinés ; qui leur a donné un drapeau, des chefs et un plan de campagne. Mais après leur avoir appris à vaincre, elle a déposé les armes, elle est rentrée dans ses temples, et, fermant les portes aux agitations du dehors, elle a repris le cours paisible de ses enseignements philosophiques et de ses travaux de bienfaisance.

Soucieux de réaliser l’union des fractions qui divisaient la maçonnerie belge, Defacqz, la même année tenta de réunir les Rites et de ramener dans le bercail du GO les loges liégeoises dissidentes.

La Maçonn∴ , qui est un type d’union, dont tous les éléments devraient être groupés en un seul et indissoluble faisceau, la Maçonnerie, en Belgique, est partagée en cinq fractions dont chacune a ses statuts propres, son administration distincte, son allure arbitraire ; et pourtant, elle ne sera forte, puissante et capable de grandes choses qu’autant qu’elle soit une.
Il faut donc que les cinq [12] membres détachés du tronc commun, ou qu’au moins les trois principaux, réguliers et reconnus dans le royaume, le rite moderne, le rite écossais anc∴ et acc∴ et le rite primitif se réunissent, s’identifient en un seul et même corps ; ou plutôt il faut que les mêmes lois organiques s’appliquent à tous, que tous n’obéissent plus qu’à un seul gouvernement maç∴

Les attaques cléricales reprirent de plus belle en 1848, année de toutes les révolutions, mais qui n’affecta que peu la vie des loges belges.

Le 18 mars 1849, le ministre de l’Intérieur, J.B. Nothomb, précédemment membre des Enfants de la Concorde Fortifiée de Luxembourg, s’en prit à Defacqz et Verhaegen au sortir d’une séance de la Chambre. Il déclara : Que la Franc-Maçonnerie, amusement longtemps inoffensif et paisible, était devenue, en Belgique, entre les mains de quelques hommes, un instrument puissant et dangereux …(et) que M. Defacq) et Verhaegen ne tarderaient pas à y tenter une razzia de jésuites.

Defacqz répondit par une lettre ouverte pleine de dignité. Après avoir affirmé que la Franc-Maçonnerie n’était pour rien dans une quelconque action contre les jésuites, il rappelait l’appartenance du ministre à l’Ordre : Vous le savez aussi bien que moi car vous aussi vous étiez des nôtres, vous aussi vous avez reçu l’initiation maçonnique, vous aussi vous avez participé à nos travaux dans les loges, où vous avez même exercé d’éminentes fonctions. Vous connaissez donc la mission de la Maç∴ et les moyens dont elle dispose. Quoique vous avez dit, vous n’êtes point de ces esprits superficiels qui n’y voient qu’un délassement où l’homme, pour se récréer, redevenait un enfant. Un esprit sérieux et méditatif comme le vôtre a pu y rechercher et a dû y trouver autre chose. 

Le Suprême Conseil [13] sortit de sa réserve dans une circulaire du 12 août 1852 adressée aux loges et chapitres de son obédience : La Franc-Maçonnerie qui se fonde sur la vérité et la justice, l’amour de Dieu et de l’humanité, est depuis quelque temps dans notre pays, l’objet d’attaques rendues odieuses par la calomnie qui les dirige. Dans un intérêt honteux de parti politique, notre Ordre est dénoncé comme l’ennemi de la religion et des institutions qui régissent la société civile. A quel titre, de quel droit sommes-nous représentés comme les fauteurs de l’irréligion et du renversement des lois de la patrie ? Alors que dans le traité d’union, d’alliance et de confédération arrêté à Paris le 21 février 1834 [14] et auquel nous avons pleinement adhéré, le Congrès Maçonnique a déclaré qu’un des points des doctrines antiques et imprescriptibles de l’Ordre, est l’adoration du Grand Architecte de l’Univers.
Comment serait-il donc permis de dire que la Franc-Maçonnerie est l’ennemie de Dieu, lorsqu’elle ordonne qu’on l’adore, ou l’ennemie d’une religion lorsqu’elle les tolère toutes et n’en proscrit aucune ? [15]

Les dignitaires du Suprême Conseil, sûrs de leur bonne foi, ne semblaient pas comprendre que le dernier paragraphe, cité ci-dessus, justifiait, à l’époque, toutes les condamnations épiscopales !

Defacqz en profita pour reprendre sa tentation d’unification de la maçonnerie belge et proposé l’organisation d’une Grande Loge centrale, sans plus de succès. Placés sur le terrain philosophique nous nous bornons à répandre et faire fructifier les idées morales et humanitaires. La religion, en général, objet de nos respects n’est pas de notre domaine. Nous laissons à ses ministres, chacun suivant sa croyance, la haute mission dont ils sont investis, comme nous laissons à l’autorité publique le souci de gouverner les peuples.

Grande Maîtrise de Théodore Verhaegen (1854-1862)
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Théodore Verhaegen

Théodore Verhaegen est initié en franc-maçonnerie au sein de la loge « l’Espérance » à Bruxelles en 1818, il s’affilie à la loge Les Amis philanthropes dans la même ville. 23 fois vénérable maitre de loge de 1833 à 1862, il devient grand-maitre du Grand Orient de Belgique de 1854 à 1862. Il reste franc-maçon durant toute sa vie tout en restant catholique et membre de la fabrique d’église. Le 1er mars 1854, Théodore Verhaegen devint Premier Grand Surveillant et Grand Maître du GO [16]. Elevé dans la religion catholique, attaché au message chrétien, il n’en était pas moins le plus farouche défenseur de la liberté de pensée et du libre examen, déterminé à lutter contre l’oppression que faisait régner l’Eglise sur les consciences. Son action à la tête de l’Université Libre de Bruxelles en témoigne. 

Dès juin 1854, il annonça l’abrogation de l’article 135. Le Suprême Conseil, par la voix de son Grand Commandeur, Stevens, appela à plus de prudence invoquant l’universalité de la Maçonnerie et la nécessité de respecter les traités. En vain. La décision fut communiquée à toutes les loges, ce qui eut pour effet immédiat la fin du schisme liégeois.

Deux loges bruxelloises, Les Vrais Amis de l’Union et Les Amis du Progrès, refusèrent la réforme de Verhaegen et suspendirent leurs travaux au Rite Moderne. Attachées désormais au seul Suprême Conseil, elles fusionnèrent en janvier 1853, formant la loge toujours active Les Vrais Amis de l’Union et du Progrès.

La campagne anti-maçonnique ne désarmait pas. Le clergé attaquait plus violemment que jamais l’enseignement non-catholique et plus particulièrement l’Université Libre, fille de la maçonnerie. Une lettre pastorale des évêques de Gand et Bruges dénonça « la perversité des fondateurs de l’Université », les accusant « d’avoir concerté le plan d’arrêter le progrès religieux ; d’ouvrir à la jeunesse une source de maux incalculables, de verser le poison, d’afficher le drapeau de l’impiété, d’être l’émanation d’une société secrète qui se couvre de mystère », Verhaegen, en tant qu’administrateur de l’Université, répondit dignement lors de la réouverture des cours (1856) : Il y a un abîme entre l’intolérance et la critique raisonnée, prudente et loyale et cet abîme ne sera jamais franchi dans l’enseignement de l’Université de Bruxelles.

Le 29 mars 1858, à l’instigation de son GM [17], le GO publia une déclaration de principes dont je donne des extraits : La Maçonnerie Belge a toujours respecté toutes les religions, toutes les croyances. Elle n’a jamais attaqué, elle n’en attaquera jamais aucune, mais aussi elle ne donne la préférence à aucune car elle proclame avant tout la liberté de conscience…
Ainsi au point de vue du cosmopolitisme, elle ne s’occupe ni de politique, ni de religion. Elle s’abstient scrupuleusement de toute discussion à laquelle pourraient se rattacher des nations étrangères. Au contraire, lorsque les intérêts de la Belgique sont en jeu, lorsque Rome se permet d’inquiéter les consciences et de condamner toutes les religions autres que la religion catholique, lorsqu’elle va jusqu’à attaquer toutes les libertés proclamées par la constitution du Pays, il doit certes bien lui être permis, nous ajouterons même qu’il est de son devoir d’entrer en lice et de se défendre.
On se rappelle la bulle d’excommunication contre les Maçons et les divisions qu’elle a amenées dans les familles alors que le prêche et le confessionnal nous signalaient à nos femmes et à nos enfants comme des hommes pervers, comme des ennemis de la morale et de la religion, condamnés aux flammes éternelles ….

Jusque là, les loges observaient les anciennes traditions, les anciens rituels hérités du Régulateur du Maçon et du Rite Ecossais Philosophique, avec l’invocation au Grand Architecte de l’Univers, la présence du Nom sacré dans le Delta rayonnant et la référence à la croyance en Dieu. Bientôt elles ne le firent plus que du bout des lèvres. A partir de 1859, les tracés du GO ne portent plus la mention « A la Gl∴ du Gr∴ Arch∴ de l ‘U∴ »  et elle ne sera plus utilisée que dans les planches de particulière importance, à l’occasion de circonstances solennelle, la mort du roi Léopold Ier en 1865, par exemple.

La publication en décembre 1864 de l’encyclique de Pie IX « Quanta Cura » et de son « Syllabus » condamnant toutes les « erreurs modernistes » ne put qu’aggraver les choses. De même son rappel en 1865 de la condamnation de l’Ordre Maçonnique ne vint rien arranger. De plus en plus de voix s’élevaient pour remettre en cause les formules traditionnelles.

Même les loges du Rite Ecossais Ancien et Accepté, dépendant du Suprême Conseil, n’acceptaient plus que ne puissent être examinés les rapports de la maçonnerie et de la religion. Une circulaire de novembre 1862, émanant du Suprême Conseil, s’exprimait ainsi : La Franc-Maçonnerie a pour caractère essentiel l’universalité. Sa loi proclame l’existence d’un seul Dieu et l’immortalité de l’âme comme points de doctrine sur lesquels elle n’admet aucune controverse. Mais la question des rapports de l’homme avec la Divinité, qui est un des objets les plus importants de la philosophie, elle la laisse au libre examen, sous la réserve toutefois que les dogmes, l’organisation et les cérémonies des cultes établis, resteront en dehors de toute critique.

Le temps était mûr pour une révision des L’article 12 des Statuts et Règlements du Grand Orient de Belgique stipulait : Les actes du Gr∴ Or∴ seront intitulés « A la gloire du Gr :. A :. de l’U∴ et sous la protection spéciale de Sa Majesté Léopold, Roi des Belges » (Léopold 1er était mort en 1865).

Révision des Statuts et des Règlements généraux

Ce qui suit repose sur une plaquette anonyme conservée dans nos archives, difficilement accessible, « L’invocation au Gr∴ Arch∴ de l’U∴ dans les loges dépendant du Grand Orient de Belgique », publié en 1935. Elle se base sur de nombreux documents actuellement disparus, d’où son intérêt fondamental.

Depuis 1834, l’article 12 des Statuts et Règlements du Grand Orient de Belgique stipulait : Les actes du Gr∴ Or∴ seront intitulés « A la gloire du Gr∴ A∴ de l’U∴ et sous la protection spéciale de Sa Majesté Léopold, Roi des Belges » (Léopold 1er était mort en 1865).

Une demande de révision des statuts du GOB fut déposée, le 2 avril 1866, par cinq députés des Philadelphes de Verviers, demandant la révision « endéans l’année ». Le Grand Comité, examinant l’affaire, estima qu’elle devait être présentée par cinq loges au moins et en informa les signataires.  Rapidement, d’autres loges appuyèrent la demande verviétoise, Les Amis Philanthropes, les Vrais Amis de l’Union, le Réveil, les Amis de la Parfaite Intelligence, (Gr. Com. du 20 janvier 1867), la Persévérance (d’Anvers), la Bonne Amitié (de Namur) et l’Etoile Réunie (de Liège) (Gr. Com. du 3 mars 1867).

Le Grand Orient accueillit plutôt bien la chose, le GM Van Humbeek [18] y étant favorable, et constitua une Commission dont le premier projet visait à supprimer la formule « A la Gloire du Grand Architecte de l’univers » et d’adopter comme article 1er :

La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement progressive, a pour objet la recherche de la vérité et le perfectionnement moral de l’homme.
Dans la sphère où elle se place, elle respecte la foi religieuse ou l’opinion philosophique de chacun de ses membres : elle ne formule ou n’invoque aucun dogme.
Elle regarde la liberté comme un droit propre à tout homme et n’exclut personne pour ses convictions politiques.
Elle proclame la tolérance comme moyen suprême d’étendre son principe qui est la solidarité et la fraternité humaine [19]

La proposition fut imprimée et envoyée aux différents ateliers, suscitant un intérêt à la mesure de l’enjeu, des discussions passionnées et un échange de correspondance entre les loges.

Le tout fut réuni dans un cahier spécial, envoyé aux loges au début de l’année 1869. On y lit que l’avis n’était pas unanime et que nombre de loges considéraient la question comme de peu d’importance (Cette formule a-t-elle la moindre influence sur la valeur intrinsèque de (nos) actes ? Pour cette insignifiante question de forme, demande-t-on à la Maçonnerie Belge de statuer solennellement sur l’existence sur la nature du GA de l’U ? écrit la loge de Mons.). Les avis étaient partagés. La Parfaite Union (de Mons) et la Bonne Amitié (de Namur) ne voyaient pas d’inconvénient à garder cette formule, Les Amis Philanthropes (de Bruxelles) applaudissait à sa disparition.

Le 27 mai 1871, le Grand Orient s’assemblait et siégeait trois jours successifs pour l’examen de cette seule question.

Le discours du Grand Orateur, Eyerman, fut sans doute déterminant : Trois points seulement ont disparu des Statuts anciens. D’abord la formule du Grand Architecte de l’Univers… Si l’on pouvait voir dans la décision de la Commission une déclaration d’athéisme ou de matérialisme, on pourrait s’effrayer peut-être, mais nous sommes tous d’accord que la Maçonnerie n’est pas plus athée que spiritualiste ou matérialiste, et sous ce rapport, ce serait la négation la plus absolue du principe de tolérance que de considérer la suppression comme fatale à la Maçonnerie, c’est à dire fatale à la tolérance et au libre-examen. …. Je sais bien que les tendances anciennes, que les origines de la Maçonnerie sont le spiritualisme, mais nous sommes entrés dans une autre voie, basée sur le principe complet de la tolérance, et pour rester d’accord avec nous-mêmes, il est inutile d’imposer aucune formule, alors qu’on déclare n’accepter aucun dogme ni aucune formule.

Mais il ajoutait plus loin, ce qui est loin d’être négligeable : l’action directe de la maçonnerie : c’est la négation la plus formelle du principe de libre-examen et de tolérance. La maçonnerie devait être une tribune pour formuler les idées qui de là devaient rayonner dans le monde profane.

Ce discours clôturait le débat. Le préambule du projet fut rappelé par le Grand Orateur avant qu’il ne soit adopté à l’unanimité.

Ce préambule stipulait que « la Commission de révision a jugé nécessaire de substituer la formule nouvelle « Le Grand Orient de Belgique décide … » à celle du « Grand Architecte de l’Univers», changement donnant satisfaction à ses aspirations légitimes ».

L’art. 29 était adopté à l’unanimité. Il prévoyait que les actes émanés du GO de Belgique portent en tête l’inscription suivante : Au nom du Grand Orient de Belgique. [20] Quelques points accessoires furent remis à plus tard et examinés en octobre 1871 et janvier 1872. Les nouveaux Statuts furent enfin transcrits au Livre d’Architecture à cette dernière date.

Comme on le voit, la révision des statuts et la suppression de la formule déiste furent loin d’être une décision hâtive. Le travail de révision prit au moins cinq ans, avec un examen sérieux par les loges. La décision fut unanime. Bien sûr, formellement, elle n’était pas profession d’athéisme mais il est inutile de jouer avec les mots. Les maçons belges, dans leur majorité, étaient favorables à un athéisme de combat non pas philosophique et réfléchi, mais en guerre contre un parti politique puissant, clérical et bientôt dominant lorsque le suffrage censitaire sera remplacé par le suffrage universel en 1894.

Révision des rituels (1875-1881)

Curieusement cette révision fut déclenchée par les Préceptes non par les rituels eux-mêmes. La question fut posée par la loge La Constance de Louvain, en décembre 1875. La question paraissant accessoire puisque les Préceptes n’avaient aucun caractère officiel, c’est du moins ce que pensait le Grand Maître Bergé [21].

Malgré cela la discussion s’engagea entre les Frères partisans des deux tendances. Les uns ne voulaient pas d’un « évangile » et demandaient que liberté leur soit laissée, les autres voulaient au contraire que l’obédience imposât une vue univoque.

L’affaire fut, comme de juste, renvoyée à la Commission des Rituels, présidée par l’ancien GM Van Humbeek, en décembre 1875. Elle dépassait dès lors la simple question des Préceptes pour aborder le point plus épineux des rituels. La commission se hâta lentement et remit un premier rapport au GO le 18 mars 1877. La discussion n’était cependant pas close et elle durera jusqu’au 20 janvier 1878. La discussion au sein du GO fut vive. Le GM était d’avis que l’invocation ayant été supprimée par le GO, les loges individuelles ne pouvaient la rétablir, contrairement au vœu de La Liberté de Gand. Jottrand rappela que ce refus attiserait le conflit entre LL du Rite Moderne et LL du REAA, surtout après la proclamation du Convent de Lausanne de 1875. Goblet d’Alviella [22], pour atténuer le différend avec la GLU d’Angleterre, demanda que latitude fût laissée aux LL.

Le GM rétorqua que les LL du REAA [23] n’employaient pas la formule d’invocation au GA de l’U et que cela n’avait jamais provoqué d’incident avec le Suprême Conseil. Il insistait autant sur la liberté des FF. que sur celle des LL. Il termina son envolée par une superbe péroraison, à marquer d’une pierre blanche : Si un F éprouve le besoin d’invoquer le GA de l’U, il peut le faire mentalement. 

Finalement, la proposition du F. Vinche fut adoptée, qui prévoyait qu’il fût laissé aux LL la liberté d’adopter ou de repousser l’invocation. La raison avancée était le désir que les LL de Verviers continuent à recevoir les LL allemandes, relation qui serait rompue si les LL belges abandonnaient l’invocation au GA de l’U ! Bergé s’inclina à la condition expresse que les néophytes soient admis même s’ils refusaient l’invocation. La solution, bien belge, fut adoptée et est toujours de facto en vigueur aujourd’hui [24]. Elle permit sans doute la signature du traité d’Alliance entre le GO de Belgique et le Suprême Conseil en 1880 [25]. N’oublions pas, c’est capital, que le SC n’a jamais abandonné l’invocation au Grand Architecte de l’Univers.

Très curieusement, pour nous, on ne parla pas de la bible. Pour une raison sans doute simple. Les loges belges du Grand Orient, héritières du Grand Orient de France du premier empire, pratiquaient un rite descendant du Régulateur du Maçon de 1801, quoique mâtiné de rite écossais philosophique. Or le Régulateur ne prévoyait pas la bible sur l’autel mais le livre des statuts. Il est de fait que la bible n’était nulle part exposée lors des travaux des LL.

Il en allait de même pour les loges pratiquant le REAA au bleu. Si les Hauts-Grades du Suprême Conseil utilisaient (parfois) la bible, les ateliers symboliques ne le faisaient pas, suivant en cela l’exemple du Suprême Conseil de France depuis, au moins la Restauration.

La révision des rituels devait suivre. Les textes officiels qui suivent sont éclairants. Le premier décrit les modifications globales qui doivent être apportées à l’initiation d’apprenti et de compagnon (24 février 1878), le second au grade de maître en 1881. La révision allait dans le sens de la simplification !

Goblet raconta ce mouvement dans ses Souvenirs …. A mon retour en Belgique [26], je trouvai le Grand Orient occupé à réviser les rituels les plus pittoresques des trois premiers degrés. Il était question de supprimer, sinon la légende d’Hiram, du moins sa représentation symbolique. Je luttai énergiquement contre cette amputation d’une des cérémonies les plus pittoresques et les plus respectables du rite et ayant été chargé par un Comité spécial de préparer le nouveau Rituel, je réussis non seulement à préserver, mais encore à développer le grand drame rituélique du troisième degré [27].

Ne chicanons pas le Grand Homme, il avait adopté la vision « naturaliste » du mythe d’Hiram qui faisait du personnage une personnification du Soleil, suivant en cela l’exemple du SCDF depuis la Restauration.

Les conséquences internationales 

A l’époque, les relations internationales étaient loin d’avoir l’importance qu’elles ont aujourd’hui. Elles se résumaient à quelque correspondance et à des visites occasionnelles de FF voyageurs.

La création du GOB en 1834 avait été annoncée à Londres, Paris, Berlin et Stockholm mais cela ne signifiait pas que ces relations officielles étaient établies. La décision de 1854 avait amené l’annonce de la rupture de toutes relations éventuelles avec la Grande Loge de Suède et les Grandes Loges allemandes, notamment prussiennes. Les rapports avec le Grand Orient de France étaient précaires depuis que les autorités françaises avaient publié la rupture suédoise sans ménagement pour la position belge. D’autre part ; ceux-ci ne voulaient pas avoir de rapport avec un Grand Maître imposé par décret, ce qui était le cas du maréchal Magnan [28]. Les relations avec le Grand Orient des Pays-Bas ne pouvaient être au zénith, celui-ci ayant gardé sous son obédience L’importante loge Le Septentrion de Gand. En 1871, des relations existaient cependant avec le Suprême Conseil du Luxembourg [29], la Grande Loge suisse Alpina [30], le Grand Orient lusitanien, le Suprême Conseil de Louisiane [31] .

Restait l’Angleterre ! Assez paradoxalement, la décision de 1872 de supprimer l’invocation du GADLU dans les Statuts du GOB n’affecta pas les relations (ou plutôt la quasi-absence de relations) avec l’Angleterre. En 1844, le Grand Orient de Belgique avait envoyé ses condoléances à l’occasion de la mort du GM Anglais, le duc de Sussex. En 1849, il annonçait que les pourparlers en vue d’établir une correspondance régulière étaient en bonne voie. Il n’en fut rien, silence qui n’empêchait pas des FF Anglais de visiter librement les LL belges.

Une visite du prince de Galles dans notre pays permit un échange de correspondance sans doute amical puisque, le 28 avril 1875, Goblet d’Alviella était officiellement invité à assister à l’installation du prince comme GM, cérémonie dont il fit rapport au GOB. Ce voyage offrit à Goblet l’occasion d’un contact fructueux avec le Grand Secrétaire anglais, John Morant Hervey (1805–1880), GS from 1868 until his death. Il lui apprit, ce que feignit d’ignorer son interlocuteur, la suppression de l’article 135 et l’immixtion de la politique en loge (« Ce ne doit être un obstacle à des relations officielles, mais c’est regrettable et risque d’être source de scissions dans l’ordre ») et l’indépendance absolue du GOB qui ne dépendait d’aucun organisme de Hauts-Grades. Plus important, Hervey reconnut que dans tous les pays où l’église romaine était assez puissante pour former un parti politique, la franc-maçonnerie serait contrainte, pour sa défense, à se rapprocher du parti opposé, comme l’avait montré la démission forcée du GM précédent, Lord Ripon, lors de sa conversion au catholicisme. Goblet, en écrivant ce rapport [32], a-t-il pris ses désirs pour la réalité [33] ? Possible. N’empêche qu’une lettre officielle d’Hervey, en date du 21 mai 1875, annonçait l’établissement de relations officielles entre la GLUA et le GOB, relations qui n’allaient pas cependant jusqu’à l’échange de représentants.

Il suffit de rapprocher les dates, 1872 et 1875, pour constater que la suppression de l’invocation n’eut pas de conséquence immédiate sur les relations anglo-belges. Au contraire, en 1876 et 1884, des FF Britanniques résidant en Belgique demandaient à Londres une lettre de constitution pour une loge Neptune, à créer à Anvers. Les deux fois, la GLUA répondait de s’adresser au GO de Belgique.

En octobre 1893 se constitua une section anglaise des Elèves de Thémis (Anvers) qui devint en 1894 L’Anglo-Belge [34] ou Anglo-Belgian Lodge. Cette Loge dépendant du GOB sera plus tard autorisée à cumuler les Rites moderne et écossais (juin 1900) et sera reconnue par le Suprême Conseil le 11 novembre 1900. Ceci ne veut pas dire que les relations furent jamais suivies mais qu’elles existaient, en théorie sinon en pratique, malgré la décision concernant la France depuis 1878 sur un sujet similaire. La rupture définitive vint en 1921 [35].

Dès octobre 1914, des conversations eurent lieu entre maçons belges exilés et anglais parfois de haut niveau. Elles durèrent toute la guerre sans résultat. Une loge fut établie, Albert de Belgique, qui put disposer de locaux mis à sa disposition par la GLUA mais aucun contact ne fut possible. La question des débats, politiques, celle de la conception de Dieu, la situation française enfin étaient des obstacles insurmontables.

En octobre 1918, de nouvelles démarches auprès de sir Alfred Robbins (1856-1931), président du Board of General Purposes de 1913 à 1931, sonnaient le glas des espoirs belges. Dans un dernier sursaut, le GO constituait à Londres, le 7 décembre 1921, Albert de Belgique en loge officielle du GOB et le GM Magnette l’installait solennellement, exprimant le vœu qu’elle serve au rapprochement des deux obédiences. Le 8 décembre 1921, les journaux maçonniques anglais publiaient un avis officieux interdisant à tous les maçons d’encore visiter une loge belge. Albert de Belgique se mit bientôt en sommeil définitif.

Parenthèse française

Tout le monde connaît les démêlées du GODF avec la croyance en Dieu, la décision de 1877, la réaction anglaise et la modification des rituels 10 ans après. L’histoire fut racontée ici à maintes reprises. On connaît moins ce qui arriva au sein de la juridiction du Suprême Conseil de France.

Son histoire, au cours du XIX° siècle, fut loin d’être paisible. Depuis qu’en 1821 il avait pris sous son obédience des loges bleues, il rencontrait l’opposition des maçons de base qui n’acceptaient pas la tutelle hiérarchique très lourde d’un organisme formé de membres cooptés à vie et nécessairement réactionnaires, par leur position sociale comme par leur âge. Cette opposition se manifesta à plusieurs reprises, par la création de l’éphémère Grande Loge Nationale en 1848, par celle du Comité Central du Rite Écossais réformé en 1868, par celle enfin de la Grande Loge Symbolique Écossaise (GLSE) en 1879. Dans tous les cas, le rejet des hauts grades et des structures oligarchiques fit l’unanimité. L’exigence démocratique se traduisit par l’apparition du slogan naïf « le maçon libre dans la loge libre », imaginé au sein de la GLSE et destiné à faire recette.

Cette évolution alla de pair avec la tentation positiviste qui déborda largement le seul Grand-Orient. Les Maçons Écossais attaquèrent aussi le Grand Architecte et proposèrent sa suppression à la Grande Loge Centrale, en 1868, ce qui fut accepté le 29 novembre 1869 par 26 voix contre 6. Le Suprême Conseil empêcha cette exécution mais la fronde continua. Le Grand Commandeur, Adolphe Crémieux crut trouver un accommodement en produisant fin 1873 un décret qui se voulait conciliant :

Le Suprême Conseil,
Considérant que comme témoignage de la communauté des sentiments qui unissent tous les maçons, il convient d’affirmer la devise maçonnique : Liberté, Égalité, Fraternité ;
Considérant en outre qu’il est de l’intérêt du rite de ramener l’intitulé des planches à une formule uniforme :
Décrète : Toutes les pl∴ Maç∴ devront à partir de la date du présent décret, porter l’en-tête suivant
A.L.G.D.G.A.D.L’U.
Au nom et sous les auspices du Suprême Conseil pour la France et ses dépendances
Le nom de l’At∴ et son numéro.
Liberté, Égalité, Fraternité [36].

Si elles avaient fonctionné sur un mode démocratique, les loges Écossaises auraient supprimé l’invocation du G∴A∴D∴L∴U∴ dès 1869, décision que ne prit jamais le GODF qui se contenta de la déclarer facultative le 26 octobre 1878 [37]. Le Suprême Conseil ne put s’y résoudre et, au contraire, adopta la résolution du convent des Suprêmes Conseils, tenu à Lausanne en septembre 1875, qui prévoyait : La franc-maçonnerie proclame, comme elle l’a proclamé dès son origine, l’existence d’un principe créateur, sous le nom du Grand Architecte de l’Univers.

Conclusions

Les événements belges sont bien différents de l’exemple français.

La maçonnerie religieuse et catholique du XVIII° siècle est devenue une maçonnerie de combat anti-cléricale après la condamnation des évêques belges. Les hommes sont restés religieux à la mode de Voltaire mais en rejetant l’influence de l’Eglise, puis en s’engageant dans une lutte politique de plus en plus affirmée.

La suppression de la formule « A la gloire du GA de l’U » se fit aisément, quoiqu’après de longs débats entre les partisans de son maintien « parce que ça ne signifiait rien » et les irréductibles de sa suppression.  De Dieu, il ne fut pas question contrairement au Grand Orient de France où l’objet du convent de 1877 fut la suppression, non de la formule du GA de l’U, mais bien de l’obligation de la croyance en Dieu et l’immortalité de l’âme, introduites subrepticement dans les premières Constitutions du GODF en 1849.

L’évolution fut donc inverse : suppression de la formule avant que l’obédience ne devienne majoritairement athée en Belgique, liberté entière de pensée puis suppression de la formule en France. Le résultat fut sans conteste identique mais obtenu par des voies différentes.

Et ainsi subsistèrent, pendant un siècle, les « Rouges » et les « Bleus », source d’algarades, de querelles et de joutes verbales d’après-tenue, les partisans du Grand Architecte et les autres, majoritaires ; mon parrain qui me faisait promettre de ne jamais aller au chapitre, mon VM qui me faisait signer la déclaration de croyance en Dieu en ajoutant « ça n’a pas d’importance », mon père qui était passé d’un camp dans l’autre comme beaucoup d’autres.

Est-ce bien fini ? J’en doute un peu.

Pierre Noël

Bibliographie
Anonyme (1935) « L’Invocation au Gr :. Arch:. de l’U :. dans les Loges dépendant du Grand Orient de Belgique ».  Bruxelles, éd. du Gr. Or de Belgique
Bernheim A. (1989). « 1877 et le Grand Orient dans la crise » in Travaux de la Loge Nationale de Recherche Villard de Honnecourt, n° 19, 2ème série.
Borne F., Witte E. (1973) « Documents relatifs à la Franc-Maçonnerie Belge au XIX° Siècle » (1830-1855) Ed. Nauwelaerts (Paris-Louvain)
Clément F. (1937). « Contribution à l’étude des Hauts-Grades de la Franc-Maçonnerie et particulièrement à l’Histoire du Rite Ecossais Ancien et Accepté en Belgique ».  Ed. du Suprême Conseil.
Clément F., (1949). « Histoire de la Franc-Maçonnerie belge au XIX° siècle ». Imp. du Suprême Conseil. Première partie. De 1800 à 1850, (1940) ; Deuxième partie. De 1850 à 1900 (1948)
Goblet d’Alviella. E., (1920) « Souvenirs de cinquante années de vie maçonnique en Belgique » (1870-1920). Ed. du Suprême Conseil de Belgique. Rééd. 1960
Noël P., (2000) « Le Convent de 1877 et la modification de l’article premier de la Constitution du Grand Orient de France » in Acta Macionica n° 10
Wartelle J.C. (1993) « Les Tribulations de GADLU Grand Architecte de son état. Le problème de Dieu dans la Franc-Maçonnerie. ». Editions du Borrégo. Le Mans.

[1] En 1830.
[2] Deux des chandeliers monumentaux, utilisés pour l’occasion, sont l’un à la Rue Royale, l’autre au musée de la Franc-Maçonnerie situé Rue de Laeken, tous deux à Bruxelles.
[3] Le texte en fut publié dans les journaux de l’époque et dans l’Annuaire Maçonnique du G.O. de 1840.
[4] Ce choix devait beaucoup à l’influence du Roi Léopold dont le baron était un proche. (Clément, 1949, pp. 92-104)
[5] Lettre du 10 juin 1838, in Witte, pp. 136-137 (1973)
[6] L’attitude du clergé fut souvent peu « chrétienne ». A Gand, en 1838, un curé fit brûler les décors maçonniques du défunt entre la bière et l’autel.
[7] Stassart, après avoir refusé de démissionner de sa charge de Grand Maître comme le lui demandait l’archevêque de Malines en 1837, vint plus tard à résipiscence. Sa résistance à la circulaire lui ayant fait perdre la présidence du Sénat (1838) et sa charge de gouverneur du Brabant (1839), il chercha à « quitter la partie » sans sembler obéir trop servilement aux évêques. Un conflit qui l’opposait à Verhaegen lui permit d’abandonner la grande maîtrise en sauvant les apparences.
[8] Elle visait notamment une réforme électorale.
[9] Encyclique Qui Pluribus, 9 novembre 1846
[10] Ministère Rogier 12 août 1847-29 septembre 1852
[11] Ce fut une tentative de réveil de la loge homonyme de l’époque hollandaise.
[12] J’imagine qu’il parle du rite moderne, du rite écossais ancien et accepté, du rite écossais primitif (de Namur), du rite écossais philosophique et du rite d’Hérédom de Kilwinning.
[13] Le Suprême Conseil du Rite Ancien et Accepté, fondé en 1817, s’était peu manifesté dans la vie publique belge.
[14] Traité d’alliance conclu entre le SCDF, le SC du Brésil et celui du SC de l’hémisphère occidental. Le SC de Belgique y avait adhéré. Voir Clément F. (1937) 154-158
[15] Clément F. (1940). p. 150-151.
[16] Defacqz avait notifié en 1852 sa décision irrévocable de résigner ses fonctions de GM, démission que s’obstina à refuser le Grand Orient.
[17] Verhaegen mourut subitement en décembre 1862. Ses funérailles eurent lieu le 10. Joseph Van Schoor (1806-1895), administrateur de l’ULB, lui succéda de 1863 à 1865 en tant qu’intérimaire puis de 1865 à1868 en tant que Grand Maître.
[18] Van Humbeek, 1829-1890. Avocat, plusieurs fois ministre, initié aux Vrais Amis de l’Union et du Progrès Réunis en 1857, GM de 1865 à 1868.
[19] Plus loin, cette proposition demandait que le candidat ait l’instruction nécessaire « pour comprendre les principes maçonniques »
[20] Remplaçant « Les actes du Gr∴ Or∴ seront intitulés « A la gloire du G∴ A∴ de l’U∴ »
[21] Bergé, GM de 1868 à 1872
[22] Comte Eugène Goblet d’Alviella, né en 1846, initié en 1870 aux Amis Philanthropes, Vénérable en 1879 et GM du GOB de 1884 à 1887, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de 1900 à 1920, décédé accidentellement (renversé par une voiture à 79 ans) en septembre 1925.
[23] Notamment Les Vrais Amis de l’Union et du Progrès Réunis
[24] C’est en application de cette décision que La Parfaite Intelligence et l’Etoile réunies de Liège reprit en 1928 « le symbole » du GA de l’U abandonné en 1858, et que les FF des Trois Niveaux d’Ostende voulurent son rétablissement lors du réveil de la loge en 1932. Plusieurs LL suivirent leur exemple après la deuxième guerre mondiale dont Fraternité.
[25] Par celui-ce, les deux obédiences limitaient leur champ d’action, au « bleu » pour le GO, à la « rouge » pour le SC. Cela permettait en fait de limiter le politico-anticlérical aux grades symboliques, le traditionnel et déiste aux ateliers capitulaires. Cela fut aussi la source d’incessants conflits entre les tenants des deux tendances comme se le rappellent les « vieux » maçons.
[26] Il s’agit du voyage aux Indes que Goblet effectua dans la suite du prince de Galles.
[27] Goblet d’Alviella, E. « Souvenirs … » p.9
[28] Des relations plus suivies reprirent dès la fin du « despotisme impérial »
[29] « Suprême Conseil du Luxembourg » était le titre flamboyant qu’avait adopté la maçonnerie luxembourgeoise qui cependant reposait sur une loge unique Les Enfans de la Concorde Fortifiée. Elle deviendra Grande Loge du Luxembourg en 1926 (aimablement communiqué par Paul Rousseau)
[30] Léopold 1er avait été initié par communication (sans cérémonie donc) en 1813 pour le compte de la Loge Zur Hoffnung de Berne. Des rapports s’étaient établis lors du décès du roi.
[31] Il s’agit du très controversé SC- Foulhouze, considéré comme irrégulier par les SC de Washington et de Lexington. Cette reconnaissance empêchait que soient établis des relations avec les GL américaines.
[32] In Clément. F., 1948, pp. 76-77
[33] Dans ses Souvenirs …, rédigés bien plus tard, en 1920, Goblet est moins optimiste. « Je ne tardai pas à comprendre qu’il était inutile de poursuivre la négociation ». Tout ce qu’il avait pu obtenir était la promesse que les FF munis d’un diplôme du GOB seraient acceptés dans les loges anglaises.  (Souvenirs…p.7)
[34] C’est l’actuelle loge Wellington, toujours à Anvers mais inscrite au registre de la Grande Loge d’Ecosse
[35] Voir Loge Albert de Belgique, sur hiram.be
[36] Wartelle J.C.  1993, p. 51.
[37]Le convent de septembre 1877 supprima de l’article 1er des Constitutions du GODF l’obligation de la croyance en Dieu et l’immortalité de l’âme. Le GADLU ne fut pas évoqué.

lundi 18 août 2025
  • 53
    Walbras
    29 août 2025 à 20h19 / Répondre

    Pierre, comme d’habitude un excellent travail . Puis je quand même tirer votre attention sur l’article (en anglais!) de Jeffry Tyssens, VUB., « Historical Configurations of Freemasonry in Belgium: Secularity, Politics, Fragmentation ». (REHMLAC+, ISSN 1659-4223, Vol.8, no 1, Mayo-Noviembre 2016/112-129).
    Abstract
    « If Belgian freemasonry was a largely unproblematic sociability during the 18th century, it took a completely
    new direction since future Belgium’s annexation to France and the Netherlands at the end of the 18th century
    and in the first decades of the 19th. A set of new lodges with a largely new, mainly bourgeois membership
    gradually generated a freemasonry that was increasingly anticlerical and openly political as it was the
    backbone of the country’s liberal party. This article shows that, in its secularizing of its own discourse and
    practices, the Belgian Grand Orient was at the vanguard of what is commonly called “Latin” freemasonry.
    However, at the turn of the 20th century, when mass democracy changed the country’s institutions and when
    the first socialist sympathies developed within the lodges, a process of de-politicization was engaged that was
    more or less completed after World War I. The Belgian masonic configuration then tended to become more
    fragmented. This process started in the early 20th century and was continued into the early 21th, with debates
    on the regularity issue and even more with the contesting of the male gender-exclusiveness of the grand lodges by members of mixed or feminine freemasonry. Nevertheless, if the old organizational unity was broken, a relatively benign coexistence was developed.  »

    Je cite quand-même:
    « So it is clear that a certain fragmentation of Belgian freemasonry has taken place
    after the Second World War, mainly during the last decades, even if it has not become as
    outspoken as in France. Paradoxically, the last 25 years have generated a reverse tendency
    as well, not by dint of a fusion between different “Latin” or “liberal” grand lodges, but
    through the 1989 friendship treaty which comprises the four major Belgian masonic bodies,
    with the exception of the London-oriented Regular Grand Lodge and the new Lithos
    confederation. And even at that level things are changing. Grand Masters of the Grand
    Orient and the Regular Grand Lodge appeared together on television programmes, both
    acknowledging the fact that the respective projects are not the same, one spiritual and
    traditional, the other rather focused on active citizenship and laïcité, but nevertheless, the
    spirit is no longer one of hostility but rather one of informal, benevolent cooperation. As for
    Lithos, relationships with the older masonic bodies have not been formalized yet, its
    creation still being quite recent and its deliberate lack of central authority making the
    conclusion of treaties with the other grand lodges less evident: on an informal level though,
    contacts do exist and members visit mutually without significant problems. Apparently, in
    Belgium as well as in several other countries, masons are gradually leaving the older
    exclusive models in favor of a more pluralist approach, timidly perhaps, but nevertheless. »

  • 52
    Pierre Noël
    26 août 2025 à 18h00 / Répondre

    C’est en mai 1871 que le gob au terme d’une discussion animée décida la suppression de la mention du GADLU, sa mIse à mort en quelque sorte.
    AUCUN DE NOS HONORABLES CORRESPONDANTS N’A SOULIGNE LA COINCIDENCE DES DATES !

  • 51
    Yvan d'Alpha
    26 août 2025 à 14h32 / Répondre

    Personnellement ça me saoule un peu tous ces commentaires qui visent à convaincre les autres qu’on a raison et qu’ils se trompent. Ça c’est pour le monde profane. Les francs-maçons ne sont-ils pas censés d’une part, écouter les autres et s’en nourrir pour assembler une vérité dont ils sont en quête et d’autre part, nourrir le débat en apportant des arguments supplémentaires qui ne soient pas des redites et qui constituent une pierre apportée à l’édifice ?
    Alors les débats stériles sur « j’ai raison tu as tort » on pourrait peut-être s’en passer ici non ?
    Quznd on a la chance de pouvoir lire des intervenants de qualité, profitons-en pour apporter un éclairage supplémentaire si on le peut, ou éventuellement pour poser une question. Une vraie question. Pas un truc du genre « c’est qui le plus fort entre l’hippopotame et l’éléphant » mais une vraie question qui apporte un éclairage maçonnique.

  • 39
    Joab’s
    23 août 2025 à 15h27 / Répondre

    Il est à mon grand regret évident qu’il n’y a aucun échange, écoute autour de ce sujet, comme d’autres. Les tenants de la frange que je qualifie de religio-sectaire énonçant leur désir de “faire taire “ les commentateurs contrariant, les injuriant de “trolls” par exemple.
    Il est vrai que nous ne sommes pas coopérants, ne gobant pas les affirmations péremptoires et leurs prétentions de “régularité” par exemple.
    C’est désolant entre maçons qui prétendons à l’ouverture et même à fraternité!
    Cela peut-il changer? Sans hypocrisie?

    • 41
      Arnaud Laehert
      23 août 2025 à 18h56 / Répondre

      Cher Joab’s, vous découvrez que les tenants du dogme n’accordent leur fraternité qu’à ceux qui le partagent et leur mépris aux autres ?
      Je vous croyez aguerri au cuir bien tanné.
      Je ne partage, quant à moi, de sentiment qu’en réciprocité.
      D’où tout l’intérêt de cette fameuse phrase : Messieurs les Anglais, tirez les premiers.
      On est ainsi sûr de ne jamais se tromper.
      Vive l’Empereur 🙂

      • 43
        Remi
        24 août 2025 à 7h30 / Répondre

        A 41 – Laehert, ne vous embêtez pas à jouer au plus fin ni à l’étonné – c’est idiot et ça ne marche pas ici. mais peux être que vous ne le saviez pas, vous venez à peine d’arriver. La mentalité sectaire, victimaire est insupportable chez les maçons.

        • 44
          Arnaud Laehert
          24 août 2025 à 10h17 / Répondre

          Cher REMI, je ne comprends pas où vous voulez en venir ? Soyez plus clair, je vous remercie.

          • 46
            Yasfaloth
            24 août 2025 à 12h51 / Répondre

            Pour info :

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Sealioning

            Ne vous faites plus avoir 🙂 !

            • 47
              Remi
              24 août 2025 à 14h46 / Répondre

              @ 46 Merci Yasfaloth ! 👍mais j’avais fini par détecter le comportement vicieux, fourbe et toxique de ce personnage – avec ses gros sabots à deux balles. A l’instar de 450 fm, il est grillé ici.

            • 48
              Joab’s
              24 août 2025 à 17h22 / Répondre

              Il est cocasse de voir la fine équipe prêter à autrui leur comportement.
              Chacun peut constater qui insulte les personnes ici et fuit les discussions sur des sujets maçonniques comme Gadlu ici pour faire basculer la discussion vers des querelles individuelles. Leur reste a manifester solidarité entre eux dans la détestation et le mépris.
              Donc Yasfa refuse d’exposer son idée sur “mot substitué “ et c’était juste une manifestation de mépris…
              Mais puisqu’il est félicité par Rémi tout va bien…

            • 49
              Yasfaloth
              24 août 2025 à 20h27 / Répondre

              Toute ressemblance… etc… :
              .
              « Le sealioning (litt. « faire le lion de mer ») est un type de trollage ou de harcèlement qui consiste à importuner des gens par des demandes insistantes d’arguments ou bien des questions répétées, tout en maintenant une apparence de courtoisie et de sincérité. Il s’agit parfois d’invitations à engager un débat, faites de façon incessante et en toute mauvaise foi. Le néologisme vient de l’anglais sea lion, « otarie », et fait référence à une bande dessinée où figure un dialogue dans lequel une otarie harcèle son interlocuteur.
              .
              Description du comportement :
              .
              Le troll internet feint l’ignorance et la politesse de telle sorte que sa cible soit poussée à produire une réponse colérique ; le troll peut ensuite prétendre être offensé. Le sealioning peut être pratiqué par un troll isolé ou par plusieurs trolls agissant de concert… »

            • 50
              Arnaud Laehert
              24 août 2025 à 21h11 / Répondre

              Et bien, cher Yasfaloth, vous voudrez m’expliquer le sens du commentaire 43 de REMI, ainsi que le rapport qu’il a avec mon commentaire 41 auquel il prétend répondre. Moi je ne le vois pas.
              Ni je ne vous remercie, ni je ne vous salue, puisque vous associez la politesse à du « sealio… » je ne sais quoi et dont vous avez le secret.
              J’ai connu des cuistres, mais vous vous posez là.

  • 38
    Yasfaloth
    23 août 2025 à 11h02 / Répondre

    Toutes ces arguties trollesques de la part d’intervenants qui devraient avoir intégré depuis longtemps la notion de « mot substitué »… ça fait un peu de peine à lire, mais c’est aussi très instructif !

    • 45
      Joab’s
      24 août 2025 à 12h08 / Répondre

      @yasfa : n’hésites pas à nous exposer ta compréhension du “mot substitué “ à nos pauvres larves, trolls incultes!

  • 21
    Joab’s
    21 août 2025 à 19h51 / Répondre

    Chacun peut constater de la part des fans de Gadlu-Dieu :
    La réplique aux critiques se limite à “ceux qui nous contrarient sont nuls, on les aime pas, on les méprisent “
    J’exagère? Vérifiez ! On a tous sous les yeux.
    Dommage qu’après un travail aussi érudit de Pierre on sombre si bas.

    • 22
      Pierre Noël
      22 août 2025 à 10h01 / Répondre

      Quand Joaben se taira-t-il sur des sujets qu’ il ignore ?

      • 23
        Remi
        22 août 2025 à 10h22 / Répondre

        A 22 Il ne se taira jamais, mon cher Pierre. Force nous est de conclure que « comme le scorpion de la fable, c’est dans sa nature ». 😂

      • 24
        Arnaud Laehert
        22 août 2025 à 14h12 / Répondre

        Je ne sais ce qu’ignore ou connaît Joaben, mais vous avez en tout cas résolu le problème : le GADL’U est Dieu, celui de la Bible, point.
        Chose que vous ne pouvez contester, c’est dans tous nos rituels réguliers. Comme cela, c’est simple, pas de recherche sur le sujet.
        Cela reste pour autant très dommage.
        Peu parmi les profanes ayant demandé l’accès à la loge l’ont fait pour s’améliorer. L’humilité caractérise peu cet état premier, dans le cas contraire le rituel du premier grade ne s’y attarderait pas. Or, voilà bien la vertu dont il se charge prioritairement de nous en commander l’apprentissage, sans quoi pas de Maçon.
        A l’inverse, nous sommes nombreux pour qui la nature de ce principe créateur décrite par les religions était insatisfaisante, et l’une des principales raisons pour laquelle nous avons demandé la Lumière, pour connaître ce que la Maçonnerie en dit.
        Si c’est pour ce retrouver avec ce Dieu des Écritures, quelle déception. Il y a heureusement plus dans la Maçonnerie que ce landmark dogmatique. Et il faut le dire !

        • 27
          Baphomet
          22 août 2025 à 15h11 / Répondre

          Je ne sais non plus ce qu’ignore ou connaît Joaben, mais on peut déjà évoquer avec certitude son ignorance de l’orthographe… 😜

        • 40
          Luciole
          23 août 2025 à 15h47 / Répondre

          à 24 Pour une fois,ce n’est pas coutume,je partage ton propos Arnaud.tu te sentiras moins seul peut-être.

      • 26
        ERGIEF
        22 août 2025 à 14h53 / Répondre

        22@Pierre Noël
        Ni Joaben ni Arnaud L ne se tairont. Ils sont irréductiblement certains de détenir la vérité, sur quelque sujet que ce soit. Lorsqu’ils publient un commentaire c’est dans l’espoir d’être contredits afin de pouvoir réattaquer en montant le ton et en dénigrant leurs contradicteurs. L’escalade nourrit leurs convictions et ne cesse que lorsque leurs opposants lassés passent à autre chose. De plus ils campent sur leurs lubies: le GADLU, la Bible et la mixité. Si nous avons le malheur de nommer le premier ou de citer la seconde nous sommes d’irrécupérables bondieusards. Si nous défendons le principe de 2 voies initiatiques distinctes masculine et féminine nous sommes d’abominables sexistes. Ils ont fait de notre conversion à leurs principes un objectif de réalisation personnelle et ils risquent fort de quitter un jour ce monde dans l’amertume de l’échec.

        • 28
          Joab’s
          22 août 2025 à 17h26 / Répondre

          Commentaire intéressant d’Ergief. Ainsi son désir, partagé avec ses compères est de “faire taire” ses interlocuteurs contrariants..
          Ensuite il lui déplaît que l’on commente des sujets pourtant importants comme Gadlu, Bible, sexisme…
          NB : je suis contre une mixité imposée et contre le sexisme imposé!
          Les commentaires sur ces sujets devraient donc être réservés à leur groupe?
          Pour ma part, je souhaite inversement que Ergief comme tout autre s’exprime sur tous les sujets y compris si ça va à l’encontre de ce que j’exprime.
          Par contre les avis sur les personnes supposées, les intentions prêtées me semblent polluer l’échange, ouvrir des querelles stériles.
          J’invite donc Ergief à défendre ses convictions . Ça enrichit ma connaissance des opinions variées.
          Et je comprends aussi l’irritation de ceux qui pensent que leurs écrits auraient une valeur définitive, non commentable.
          Acceptons tous que des opinions multiples, faits rapportés gênant des convictions soient publiés et laissons chaque lecteur apprécier la solidité, la pertinence des arguments avancés.
          Et je témoigne que je n’ai aucune animosité contre mes contradicteurs individuels.

        • 30
          Arnaud Laehert
          22 août 2025 à 17h40 / Répondre

          Cher Ergief, vous êtes, je regrette de vous le dire, dans l’erreur la plus manifeste à mon sujet et à celui de mes commentaires.
          Je pense que ce qui vous irrite le plus, c’est qu’on ne partage vos opinions.
          Car, en effet, vous n’avez ici comme nous tous que des opinions, en aucun cas la vérité. Vous voyez comme il est sans difficulté de vous retourner vos compliments.
          Souffrez que je ne sois pas d’accord avec vous et que je l’exprime.
          Votre seul avantage étant que plus partagent vos idées que les miennes.
          Mais vous savez également combien la quantité n’est d’aucune signification, notamment en terme de vérité.
          Mon avantage, si vous me l’accordez, c’est que je ne me permets pas de vous juger, ne cherchant aucune médaille, que d’ailleurs vous n’obtiendrez réellement jamais. Ça, je puis l’affirmer.
          Salutations maçonniques.

        • 31
          Remi
          22 août 2025 à 17h54 / Répondre

          A Ergief « d’irrécupérables bondieusards », «  d’abominables sexistes » mais aussi de militants d’extrême droite ! Et ça c’est inacceptable !

      • 29
        Joab’s
        22 août 2025 à 17h29 / Répondre

        Ok vous confirmez en groupe votre désir de faire taire et votre mépris.
        Sinon Pierre, si tu estimes que je suis si bête, tentes donc de m’expliquer.
        En effet je ne comprend pas trop votre attachement à votre Gadlu-Dieu, tel que tu l’as exposé!
        Dois je comprendre que tu m’estimes trop minable pour mériter tes explications?

        • 32
          Pierre Noël
          23 août 2025 à 0h07 / Répondre

          Nulle part, on ne m’a parlé du bon Dieu et de ce que j’en pensais, ni Londres, ni à Dublin, ni à Seattle, ni à Rio, ni à Hong-Kong.
          En revanche, rue Cadet, à peine étais-je assis au bar qu’un quidam m’a demandé tout de go comment se portait la laïcité à Bruxelles.

          • 33
            Remi
            23 août 2025 à 7h44 / Répondre

            A PN – Il n’y guère que les français pour parler du bon Dieu et de la laïcité. Comme s’il avaient un problème avec ça.

            • 35
              Remi
              23 août 2025 à 9h23 / Répondre

              S’ils au pluriel bien entendu 😃

            • 36
              Joab’s
              23 août 2025 à 9h29 / Répondre

              @Remi Encore une fausseté bien gobée du monde de la Glnf : la Glua dans “freemasonry for the future “ aborde la question.
              On notera cette insistance des militants de maçonnerie sexiste à détourner la réalité: la mixité n’est pas le sujet, c’est la norme de la vie en société.
              Le sujet c’est le sexisme défendu (sans le moindre argument)
              Bon … admettons que ce soit juste une volonté de discrédit à la personne … classique!

          • 34
            Joab’s
            23 août 2025 à 9h22 / Répondre

            Je ne connais rien de ta vie ailleurs, Pierre. Je connais ce que tu écris ici et t’interroge la dessus. C’est toi qui parle de Dieu dans ton article! Assumes au moins !
            Tolères qu’on puisse t’interroger, à moins que ce soit tabou ?
            Je ne t’interroge pas non plus sur ta croyance individuelle mais sur un sujet bien maçonnique que tu abordes: quel rapport entre le dieu judeo-chrétien et le Gadlu maçonnique!
            Une surenchère d’irritation, dédain n’y répond pas, évidemment!

          • 37
            Arnaud Laehert
            23 août 2025 à 9h59 / Répondre

            A 32 bien évidemment, la question est résolue, le GADL’U est Dieu, et tous ceux qui osent dire que c’est peut-être un peu plus compliqué que ça sont considérés comme des usurpateurs.
            En revanche, la patente Morin, ça c’est important !
            D’où on vient ? Pffff, mais enfin, c’est Dieu ! Arrêtez de compliquer les choses, c’est lassant à force, c’est comme si vous aviez un problème avec ça. La ferme ! C’est tout ! Rrrroooooh !!! Ces Français (et les Suisses un peu aussi).

  • 16
    Arnaud Laehert
    20 août 2025 à 21h08 / Répondre

    A Pierre Noël,
    Le procès d’intention que vous me faites est injuste.
    En aucun cas je ne considère qu’être croyant puisse être négatif, et je ne l’ai pas exprimé.
    Ne le suis-je pas moi-même ?
    Je dis simplement mon incompréhension, le reste dans mon commentaires.
    Éventuellement et à votre convenance, contestez, nuancez ou approuvez ce que j’écris.
    Mais je vous en prie, mon cher frère, que cessent ces enfantillages, pardonnez-moi.
    Pour la concorde et sincèrement, vos textes en général, et celui-ci en particulier, ont beaucoup d’intérêts pour moi, j’apprécie en outre votre style vivant.
    Mes amitiés fraternelles.
    Arnaud

  • 10
    ERGIEF
    20 août 2025 à 0h33 / Répondre

    Merci Pierre c’était un vrai régal, parfait pour une rentrée studieuse.

  • 7
    Benoit Jadot
    19 août 2025 à 16h12 / Répondre

    Merci pour cet aperçu historique du plus grand intérêt, dont je recommanderai la lecture à tous nos frères.

  • 6
    Joab’s
    18 août 2025 à 20h47 / Répondre

    Travail historique considérable sur lequel je n’ai pas d’avis.
    Par contre, doit on esquiver une reflexion sur la nature de ce qu’on appelle “Gadlu” ?
    Dommage que nous basculions dans des pirouettes d’esquive ou un simplisme de l’assimiler au dieu judéo-chrétien.
    Il y a un vrai debat enrichissant et très maçon a ouvrir…

    • 8
      Pierre Noël
      19 août 2025 à 16h42 / Répondre

      #6 : Commentaire gratuit et sans intérêt ! De « Dieu », nul ne parla.

      • 9
        Joab’s
        19 août 2025 à 20h08 / Répondre

        Toujours aussi agressif, Pierre.
        Relis-toi donc pour voir si pas “Dieu”

      • 11
        Arnaud Laehert
        20 août 2025 à 10h39 / Répondre

        #8 il n’est question que de cela dans votre évocation historique.
        Je serais toujours étonné par les croyants qui n’assument pas que la franc-maçonnerie, dès les landmarks Anciens adoptés, se positionna en concurrente directe des églises chrétiennes, notamment et de préférence catholique, au sujet de la signification des Ecritures. C’est tout l’objet du REAA 1804, transcription continentale du rituel des Anciens, véritable exaltation biblique, le cléricalisme en moins.

        • 12
          Joab’s
          20 août 2025 à 12h40 / Répondre

          En effet, Arnaud. Le “franc” de franc-maçon a aussi le sens commun de franchise, frac-parler, authenticité, sincérité.
          Or nous constatons de la part d’une certaine frange de la FM des pirouettes d’esquives, une incapacité à assumer aussi bien une religiosité soumise, le sexisme, l’autoritarisme, l’orientation politique.
          Ce qui aboutit à l’agressivité, les attaques ad-personna.
          Ce forum est l’occasion d’échanger fermement et franchement, défendre des idées qui tiennent à coeur dans le respect et la fraternité. Au delà des postures et éléments de langage du militantisme obédientiel.
          Je m’y efforce, même sans réciprocité.

          • 13
            Remi
            20 août 2025 à 12h57 / Répondre

            A 12 Joabs – Vous l’avez cherché. Tant pis pour vous.
            « L’agressivité, les attaques ad-personna ».sont votre spécialité mon cher Joab’s !
            Ci-dessous le lien pour rafraichir votre mémoire et vous rabattre le caquet.
            https://www.hiram.be/maitrise-maconnique-lexaltation-a-quoi-ca-sert/#comment-455785

            « 29 Joab’s23 juin 2025 à 17h34 / Répondre
            Les contributions du commentateur Rémi sur ce forum sont connues, prévisibles »…..

            • 14
              Joab’s
              20 août 2025 à 17h05 / Répondre

              Merci d’illustrer cette agressivité, Rémi !
              Telle est votre spécialité, commenter, bavarder sur les personnes pour esquiver les sujets de fond. Donc en effet c’est prévisible ce comportement systématique.
              Mais encore une fois vous n’êtes pas visé personnellement! C’est la tactique préconisée par la cellule de communication de votre obedience.

        • 15
          Pierre Noël
          20 août 2025 à 19h51 / Répondre

          Le F Lahert me dit « croyant » avec le mépris qu’implique cette condamnation dans la bouche d’un libre-exaministe. Qu’en sait il ? A-t-il scruté mon coeur et ma conscience ? Certes non ! Comme Joaben, il se contente d’affirmations faciles et de jugements malveillants jusqu’à l’insulte.
          Faudra t-il en conclure, comme le scorpion de la fable, que c’est dans leur nature ?

          • 17
            Joab’s
            21 août 2025 à 12h19 / Répondre

            Pierre, vous pouvez produire mieux que ces ouvertures de querelles personnelles sur des supposées intentions .
            En matière d’”insultes “, tu évoques toutes celles dont je suis la cible?
            Rassures toi ! Je n’y vois que la détresse des insulteurs à répondre calmement et de manière argumentée.

            • 18
              Yasfaloth
              21 août 2025 à 13h01 / Répondre

              C’est effectivement plus confortable que de se remettre en question ! 🙂
              .
              PS : si tu n’utilisais pas systématiquement les réponses « calmes et argumentées » de ceux qui s’y risquent, comme des tribunes te permettant de ré-asséner ad nauseam tes propres insultes tu n’aurais peut être pas besoin de te « défendre » ainsi.

            • 19
              Arnaud Laehert
              21 août 2025 à 15h26 / Répondre

              A 18
              Et à quel titre vous permettez-vous de faire la leçon ?
              C’est formidable une telle estime de soi-même.

        • 25
          Pierre Debusschere
          22 août 2025 à 14h20 / Répondre

          J’ai quelques difficultés à comprendre la remarque d’Arnaud Laehert. L’opposition au clergé belge n’a jamais été une opposition à la croyance au bon dieu ni même au fondement de la religion catholique mais bien aux excès dictatoriaux d’un clergé très conservateur. Cette opposition est déjà bien présente au XVIIIe. Le Frère Lestienne par exemple, député de la RL « Les Frères réunis » à l’Orient de Tournay va s’opposer en assemblée générale du Grand Orient provincial des Pays-Bas autrichiens à la création d’une loge d’ecclésiastiques « Les Frères Thérésiens ». Ce même F, qui avait des prêtres dans sa proche famille, qui a été plusieurs fois vénérable et va introduire le Rite écossais philosophique à Tournay et donc dans ces Pays-Bas autrichiens, qui a été Grand Maitre des cérémonie et « fiscal du GOpPBa, a, lors de la révolution expliqué clairement son anticléricalisme à la tribune de La Société des Amis de la Liberté et de l’Egalité à Tournai :
          « Mais nous qui ne savons par cœur que le petit livre du petit Poucet et ses voyages avec ses bottes de sept lieues, nous ne sommes pas surpris qu’un républicain puisse aller d’une abbaye à l’autre d’un seul pas. […] Je vais essayer aujourd’hui d’en faire trois autres. En commençant le premier, je me trouve aux Dominiquains; j’y reconnais […] l’uniforme des suppots de l’Inquisition. […] Mais oublions les horreurs de ces brûleurs d’hommes pour nous occuper à soulager l’humanité souffrante. J’ai trouvé cet emplacement parfaitement convenable pour les vieux hommes et les vieilles femmes qui sont assez mal logés. […] Je frémis à l’idée qu’il n’existe pour eux, à Tournaÿ, qu’un asile de 40 personnes, tandis qu’il en est quantité pour des fainéants en capuchons… Que ces fainéants sont bien logés, bien nourris, nourris même par les aumones dues aux pauvres, tandis qu’une quantité de vieillards infortunés sont couchés au fond d’une cave sur la paille, et ont à peine un morceau de pain noir qu’ils ne peuvent manger sans qu’il soit trempé de leurs larmes. […] Ah, croyez-moi, les prières et les bénédictions de ces vieillards respectables seront plus agréables à l’Etre suprême que les cris lugubres des corbeaux fanatiques. »
          Il y a aussi de l’anticléricalisme lors de l’installation de la loge de Malines, La création de l’université libre de Bruxelles se fait en réaction libérale à la création de l’université de Malines (Louvain). Il y a ensuite une réaction très forte aux mandements de l’archevêque Englebert qui ne fait que rappeler la dernière encyclique s’opposant à la maçonnerie. Et grand Maitre Defacqz et Verhaegen vont, au sein de la maçonnerie belge, unir les forces de gauche et créer le parti libéral (au sortir d’une AG du GOB). Il y a alors un clivage très fort entre les libéraux progressistes et les catholiques très conservateur et une opposition maçonnerie belge de gauche et clergé de droite.

          • 42
            Arnaud Laehert
            23 août 2025 à 19h23 / Répondre

            Cher Frère PIERRE DEBUSSCHERE , ma remarque est à rapprocher du commentaire nº6 que j’ai trouvé pertinent d’un point de vue général.

  • 5
    Baphomet
    18 août 2025 à 18h55 / Répondre

    Excellent, en effet. Et pourquoi ne pas continuer sur une aussi belle lancée ? 1959, 1979… En tout cas, merci !

    • 20
      Pierre Noël
      21 août 2025 à 16h54 / Répondre

      1959, 1979 …. Tout un programme !
      J’ai écrit quelque part mes souvenirs de 1979. C’est (trop) long, pour ne pas irriter les protagonistes de ce mini conflit et leur donner la parole. En 2017, nous avons réuni quelques survivants du conflit à la rue Royale. Les passions s’étaient calmées mais l’amertume subsistait de part et d’autre.

  • 4
    Yvan d'Alpha
    18 août 2025 à 11h04 / Répondre

    Merci pour ce travail limpide et particulièrement éclairant une fois de plus.
    Il serait certainement intéressant de pouvoir consulter s’ils existent des versions pdf des rituels élaborés pendant la période 1875-1881 et de les comparer avec les versions précédentes.
    Si je suis très documenté sur les rituels du GODF et du GCDR, je n’ai hélas rien qui vienne de Belgique.

  • 3
    Jean-Michel SERVAIS
    18 août 2025 à 10h02 / Répondre

    Une somme !
    Un cheminement clair pour un sujet souvent bâclé
    Merci Pierre

  • 2
    Arnaud Laehert
    18 août 2025 à 8h43 / Répondre

    Ça (re)commence très fort.
    Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs, reprenez avec moi tous en coeur…

  • 1
    Olivier Rocher
    18 août 2025 à 8h08 / Répondre

    Magnifique travail!!!
    Un grand merci

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