St jean d Ecosse Marseille

Les 7 Grades de la Loge d’Edimbourg adoptés par la Mère Loge Ecossaise de France

Publié par Pierre Noël

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dimanche 7 décembre 2025
  • 4
    ERGIEF
    8 décembre 2025 à 19h29 / Répondre

    3@YVAN D’ALPHA et 1@ PIERRE NOEL Cher Pierre je te remercie d’avoir traité un sujet qui me tient particulièrement à cœur. En 2011 J’ai été invité en qualité de VM d’une loge de la GLDF au « réveil » de Saint Jean d’Ecosse n°1 dans les anciens temples de Marseille. Le Vénérable Frère Sylvain Busutill tenait le 1er maillet. Il est malheureusement passé à l’OE quelques mois plus tard. A l’époque les fondateurs ont édité un opuscule dans lequel mon ami Louis Trébuchet a traité toute la partie consacrée aux rituels. Il y fait état de 7 grades: Apprenti, Compagnon, Maître, Maître Élu dit des Neuf, Écossais Vrai d’Écosse, Chevalier de l’Epée surnommé Chevalier de l’Orient ou de l’Aigle, Souverain Prince de Rose Croix. Le septième et dernier grade est réputé « émané d’Hérédon » avec un n en lettre terminale. D’autre part lors de cette re-création il y eut quelques tiraillements locaux entre le GODF et la GLDF, celle-ci établissant un lien génétique entre le Rite de la Maçonnerie Écossaise dont se réclamait Saint Jean d’Écosse et le REAA, alors que le GO y voyait la main du Rite Français. C’est dans les 2 cas, à mon sens, entretenir une confusion à propos du véritable sens de l’Écossisme. Celui ci ne concerne pas les 3 premiers grades de la Franc – Maçonnerie. A propos du Rite »Ecossais » Rectifié Jean Baptiste Willermoz le confirmait dans une lettre adressée le 10 juillet 1809 à Daniel Barthélémy Lajard, membre de la Loge Le Centre des Amis à l’O. de Paris. Il procède ici à une sévère mise au point : « Nous remarquons que l’on introduit insensiblement dans notre Régime des dénominations qui lui sont étrangères comme par exemple dans le Règlement de la Loi du Centre, nous trouvons ces mots : et réunie au Régime Écossais, et d’autre fois Loge Écossaise de … Notre vraie et seule dénomination est Régime Maçonnique Rectifié, et nous devons éviter de nous assimiler à ces nouveaux Régimes qui s’établissent aujourd’hui sous le nom de Régime Écossais, de Rit Écossais ou de Loge Écossaise dont nous sommes réellement distincts et séparés » . (MS 7407-39 BML). En effet si le qualificatif Écossais peut être attribué aux side degrees ou aux degrees beyond the craft, il ne saurait concerner les 3 grades symboliques dont les origines sont essentiellement anglaises mais pas plus française qu’Écossaise.
    A vous lire.

    • 6
      Yvan d'Alpha
      9 décembre 2025 à 0h54 / Répondre

      Le livre sur Saint Jean d’Ecosse aux éditions Ubik montre un rite en 7 degrés, comme le rite français. Dans ce rite, les degrés post maîtrise sont ceux de « l’ordre établi » de Montaleau qui a donné les 4 ordres français. Mais ces 4 ordres français et les 4 degrés de Saint Jean d’Ecosse ont leur correspondance dans des degrés du REAA. Donc la filiation est bien là.
      Un rite dit écossais dans tous les cas, est un rite qui a des grades après la maîtrise. Donc en théorie ça ne concerne pas les 3 premiers degrés qui pour Saint Jean d’Ecosse seraient clairement français (position des colonnes J et B, place des surveillants à l’Occident le 1er au sud, le second au nord) mais avec des ajustements (les 3 colonnettes, l’acclamation). Ce n’est donc pas un hybride entre le français et les 3 premiers degrés du REAA mais peut-être plus simplement le chaînon manquant d’une évolution depuis le français vers le REAA ?

  • 2
    K.A
    7 décembre 2025 à 9h36 / Répondre

    Voilà un proto-rite moderne dont l’étude démontre que le corps complet de la maçonnerie qui servira de base à la codification du Rite français moderne est en lien avec les premiers temps de la franc-maçonnerie continentale. Une question annexe se pose : quelle est la source de la description comparative du tableau de loge au grade d’apprenti ? Serait-elle accessible ? Je serai intéressé pour avoir lecture de la source (si c’est le cahier de l’architecte préparateur du régulateur, de quelle année ?) qui le décrit de la sorte. La correspondance avec le Régulateur (BNF) n’est pas identique. Notamment dans le placement de l’équerre et du compas. Un détail qui peut avoir son importance dans la pratique et la compréhension du rite et de la finalité exposée dans le tableau de loge. Merci pour cet éclairage particulier et en général pour cet article instructif. Frat.

    • 3
      Pierre Noël
      8 décembre 2025 à 13h34 / Répondre

      La description « comparative » du tableau de loge d’apprenti vient du cahier ed’architecte-péparateur du Régulateur du Maçon de 1801

      • 5
        K.A
        8 décembre 2025 à 20h13 / Répondre

        Merci de votre réponse. Seule la version manuscrite propose cette disposition, signée par Montalau. La version de la BNF postérieure est différente et propose l’équerre entre les deux colonnes et le compas entre la Lune et le Soleil….

  • 1
    Yvan d'Alpha
    7 décembre 2025 à 9h33 / Répondre

    Encore une excellente contribution TCF Pierre.
    La Grande loge de France a « recréé » une loge n°1 Saint Jean d’Ecosse à l’Orienr de Marseille qui travaille au REAA et n’a donc pas de lien direct avec la mère loge écossaise de Marseille.
    Celle-ci pratiquait en 1812 un rite finalement assez proche du rite français dans ses usages mais surtout dans sa structure : les 4 grades pratiqués après la maîtrise si je ne me trompe pas étaient le maître élu dis 9, le parfait écossais, le chevalier d’orient et d’occident et le souverain prince rose+ ?
    D’autres grades ont été ajoutés par la suite peut-être ? Ou des grades pratiqués parallèlement ?

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