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Lorsque je suis entré en maçonnerie (à la toute jeune GLB), il n’y avait ni fanfreluches ni colifichets. Le costume n’était « de cérémonie » (smoking et noeud papillon noir) qu’aux initiations, installations et fêtes solsticiales; « de ville » aux autres occasions.
Les apprentis et compagnons portaient un tablier blanc microscopique, les maîtres le cordon bleu en écharpe. Les gants blancs et la médaille de la loge étaient de rigueur. Personne, jamais, ne portait de chapeau ou autre couvre-chef ! Les décors des officiers étaient au couleur de la loge (vert bordé d’argent dans la mienne).
Mon père m’a raconté qu’aux débuts de années 50, un couvre-chef était encore requis au 3° degré. Ce qui a amené les pires abus : les casques de chantier pour les « progressistes », les pennes d’étudiant pour les plaisantins, le chapeaux melons pour certains, les casquettes pour d’autres, certains sont allés jusqu’au chapeau de cuisine. Devant ce délire, la coutume fut abandonnée sans fanfare ni trompette.
Le costume de ville sombre et la cravate noire sont toujours requises à toute occasion. (J’ai déjà vu des uniformes militaires, notamment à Tel-Aviv)
La cravate noire s’est imposée en Grande-Bretagne après la1° guerre mondiale, en signe de deuil pour les victimes du conflit.
Joaben nous apprend qu’il n’a pas d’édition du Régulateur à disposition.
J’ai la chance d’en avoir un original. Le Régulateur ne parle pas de chapeau au premier degré, ni d’invocation d’ouverture, ni de bible/livre (matériel) lors du serment. Voici le texte du serment :
OBLIGATION.
» Je jure et promets, sur les statuts généraux de l’ordre, et sur ce glaive, symbole de l’honneur, devant le G. A. de l’Univers (qui est Dieu), de garder inviolablement tous les secrets qui me seront confiés par cette R. Loge, ainsi que tout ce que j’y aurai vu faire ou entendu dire ; de ne jamais les écrire, tracer, graver, ni buriner, que je n’en aie reçu la permission expresse, et de la manière qui pourra m’être indiquée. Je promets d’aimer mes frères, de les secourir selon mes facultés ; je promets en outre de me conformer aux statuts et règlements de cette R. Loge. Je consens, si je deviens parjure, à avoir la gorge coupée, le cœur et les entrailles arrachés, le corps brûlé et réduit en cendres, mes cendres jetées au vent, et que ma mémoire soit en exécration à tous les Maçons. Que le G. A. de l’Univers me soit en aide. »
Quel rapport avec le chapeau, Pierre ? À part la volonté de charrier et manifester ton hostilité,que contestes tu , au juste ?
Comme tu peux le constater, Pierre, je fais référence a la version 1786. J’ai une version img du regulateur pas tres pratique, mais en effet, je n’y constate pas de précision sur le chapeau du VM au 1er degré.
Et comme je l’indiquais par ailleurs, cette mention « chapeau » reprise par Girard, Guilly, Miollier, Michel est empruntée à cette version 1786 même si ne figurant pas dans le Regulateur.
Ce n’est pas l’affaire du siècle non plus.
Suite à échange avec Pierre Noel … je suis allé chercher dans mes anciens docs :
– Le Rit francais Primordial : 1786 republié par Ph Michel et Pierre Mollier
– Le Rit francais Guilly Girard se referant au Regulateur 1801(utilisé à GLNF, GLAM, GLIF, GLEFU).
Concernant le 3e degré une idée interessante apparait : (par confdentialité, j’ai masqué une partie) :
« Pour la réception au grade de M∴, le R*** se sera peut-être, de lui-même, défait de son épée et de son chapeau, c’est pourquoi il est dit : Le F∴ Prép***r aura soin de faire remettre au Resp∴M∴ le chapeau et l’épée de l’Aspirant. »
Concernant le 1er degré (Pierre ne nous exposant que des elements du 3″) :
– « Le chapeau : En L∴ d’App∴, seul le Vén∴, en tant que Maître de la Loge, PORTE UN CHAPEAU pendant tout le temps de la Tenue. »
– « Le Vén∴ est le seul responsable de la L∴, de ceux qui y œuvrent et de ce qui s’y fait. C’est pourquoi IL PORTE UN CHAPEAU durant les travaux montrant ainsi, entre autres significations, qu’il ne subit aucune influence extérieure : c’est en cela qu’il est vénérable. »
entree en loge 1er deg
– » Le Vénérable,COUVERT, le glaive au côté, la Charte ou la Patente enroulée, dans la main droite. »
– « Comme c’est l’usage dans la Loge, le Vénérable ouvre un Volume de la Loi Sacrée qui doit être lisible de l’Occident, tire son glaive et le pose dessus (garde à sa gauche ‑ pointe à sa droite). Le Régulateur ne prévoit pas de Livre mais l’usage atteste de la présence fréquente de la Bible, de l’Evangile ou du Livre de la Sagesse (extraits tirés des Ecritures et choisis par les Frères Fondateurs). »
Il est d’usage ensuite que le Vénérable SE DECOUVRE puis pratique l’invocation choisie par la Loge pour ouvrir ses travaux. »
En espérant ne pas avoir divulgué indûment … On s’aperçoit que cette question de chapeau ou pas est traité de manière coherente au RF.
A Joab 13
Epée du couvreur pointée vers le haut ou vers le bas, portée de la main gauche ou de la main droite? dans mon rite le RER, cela dépendra de la tâche qu’effectuera le frère maitre des cérémonie :S’ il accompagne un frère il portera l’épée de la main droite pointe en l’air, pour tout autre déplacement il la portera de la main gauche pointe en bas , sans doute pour qu’il puisse effectuer les tâches qui lui incombent avec plus de facilité et tant pis pour les gauchers…) Mais les rituels ne sont pas très clairs là dessus et d’aucuns auront un avis contraire….
@wily34 : oui ce port de l’épée haut-bas est tout sauf anodin. de ce que j’en comprend :
le port haut main droite (main emettrice) est invocation de forces superieures et menacant.
le port sol main gauche est reception de forces terrestres primaires (Gaia, Pachamama dans d’autres traditions) et sans agressivité …
symbolique fort interessante. qui meriterait toutre une planche …
34@WILLY – La pratique dans certaines loges du RER consistant pour le MDC à précéder les FF épée pointe vers le haut dans leurs déplacements en loge est discutable. Elle provient d’autres rites. En effet ( en dehors des cérémoniels de reception) l’épée levée est une position défensive face au danger possible réservée aux déplacements rituels hors de la Loge tels que entrée et sortie du VM, vérification par le 2e S que les abords sont protégés etc… En loge il n’y a pas de justification à cette position défensive à la limite de l’agressivité . L’épee se présente donc pointe orientée vers le bas, pour tous ceux qui en sont porteurs (sauf je me répète lors des cérémonies particulières). Cette règle est d’ordre général. Elle s’applique aussi à l’Orient et concerne également les dignitaires quel que soit leur rang. Seul le VM peut pointer l’épée vers le haut car il est le Maître de Loge qui reçoit la L et eclaire les FF. Là aussi les mauvaises pratiques, liées aux jeux de pouvoirs, proviennent du syncrétisme obédientiel et de l’influence d’́autres rites. Je n’émet bien sûr aucun jugement a propos de ce qui se fait danw ces rites, mon propos est strictement limité au RER.
Pour le dire en une phrase : J’aime beaucoup notre frère Ergief, car il m’instruit. 🤙😊
Puisqu’on évoque les chapeaux ou les épées, la vêture, je pose une question à laquelle je n’ai jamais vraiment trouvé de réponse.
Le bleu des tabliers dans les loges du Grand Orient de France travaillant au rite français de référence (souvent appelé à tort Groussier) ressemble plus au bleu du rite émulation qu’au bleu délavé du rite français appelé tantôt traditionnel, moderne ou 1801.
Au retour du rite français d’origine dans les années 50 avec René Guilly notamment, le bleu pale a été choisi. Est-ce une erreur de nuance ? Le GODF a-t-il au contraire un jour décidé de foncer son bleu ? Je n’ai pas d’explication.
Régulateur 3° (1801 et 1785) ;
« Au moment où on annoncera ce (le) compagnon, on éteindra les bougies. Une lampe de métal, ou d’autre matière non transparente, de forme antique, suspendue au milieu de la Loge, suffira pour éclairer jusqu’au moment de la réception. On aura soin que la lumière placée dans la lampe, n’excède pas point les bords, afin que les objets intérieurs ne puissent être distingués.
On placera de même sur l’autel, une lampe dont la lumière foible ne réfléchira que sur le T.R. à peu près comme sont les lanternes sourdes. Tous les Frères seront vêtus de noir, le chapeau en tête et rabattu, glaive en main, tablier fond blanc, bordé de bleu.
Ils se placeront sur deux lignes, au milieu de la Loge, sur des banquettes placées suivant la longueur du tableau, mais à une distance suffisante pour laisser passage entre eux et le tableau, et de manière encore que les voyages se fassent derrière eux. »
Le chapeau ne se porte que pendant la réception au 3° degré !
Peux tu vérifier l’ouverture des travaux au 1er : cortège, arrivée vm orient, stp ?
OUVERTURE 3°
« P R E M I E R P R É A L A B L E .
Tous les maîtres seront invités, en la manière accoutumée, pour le jour qui aura été arrêté dans la dernière assemblée. Les planches de convocation doivent contenir l’annonce d’une réception au troisième grade, et l’invitation de se vêtir en noir. On fera parvenir une planche au compagnon proposé.
D E U X I È M E P R É A L A B L E .
Au jour indiqué pour la réception, tous les maîtres seront admis. Le Vén. ouvrira les travaux d’apprenti puis il fera faire la lecture de la planche des travaux de l’assemblée précédente : ensuite il ouvrira ceux de compagnon ; après quoi, il engagera les FF? premier et second Surveillans à parcourir l’une et l’autre colonne, pour s’assurer si tous les FF. sont maîtres, en leur demandant séparément et à voix basse, les mots, signe et attouchement, formalité qu’il est bon d’observer, tant pour éviter les abus, que pour entretenir tous les FF? dans la connoissance des mots, que quelques-uns pourroient oublier.
Lorsque les Surveillans sont de retour à leur place, ils rendent compte des FF. qu’ils ont trouvé peu instruits. Si ce sont des FF. de la Loge, le V. Ies invite à s’instruire, et leur ait passer les mots qu’ils ont oubliés. Si ce n’est des Visiteurs, il faut absolument qu’ils couvrent les travaux.
Quand on se sera assuré que tous les FF. sont maîtres, le Vén. ouvrira les travaux de la manière qui va être dite.
Dès De ce moment, tous les FF. ont le titre de Vénérables, et le Vénérable, celui de Respectable. »
O U V E R T U R E D E S T R A V A U X .
Tout étant disposé comme on vient de le dire, le Très-Respectable frappe un coup de maillet et dit :
» A l’ordre mes Frères, et glaive en main ».
Il tire son glaive, qu’il tient de la main gauche ; tous les maîtres en font autant, le tiennent aussi de la main gauche, la pointe contre terre, et se mettent à l’ordre.
Il tire son glaive, qu’il tient de la main gauche ; tous les maîtres en font autant(A), le tiennent aussi de la main gauche, la pointe contre terre, et se mettent à l’ordre.
L’ordre est de tenir la main étendue horizontalement, le pouce contre la poitrine, et les quatre doigts serrés les uns contre les autres.
Cet ordre, est celui de repos.
Le Très-Respectable fait les sept questions suivantes.
D. V. F. premier Surveillant, quel est le premier devoir des Surveillans en Loge de maître ?
R. T. R. C’est de s’assurer si tous les FF. sont maîtres.
D. En êtes-vous assuré ?
R. T. R. Nous le sommes.
D. V F premier Surveillant êtes-vous maître ?
R. T. R. Eprouvez-moi, l’acacia m’est connu.
(A) Les gens de robe et autres qui ne portent point d’épée doivent en trouver en L. On doit à cet effet s’en pourvoir d’une certaine quantité.
Oui, merci, mais ça ne répond pas à la question du cortège et coiffure du vm au 1er degré.
Il n’est pas question de chapeau ou d’épée lors l’ouverture de la loge au 1er degré du RF dans le Régulateur (ni du 2°), pas plus que lumerotte à l’orient. Qui qu’en grogne !
Faut pas t’irriter comme d’hab, Pierre. C’était ainsi dans toutes les loges RF que je connais se réclamant du Régulateur, mais peut être juste une coutume ou un sens parachuté comme ça tribe trop souvent.
Hé oui ! « les explications sont très confuses », à l’image, entre autres, de ce Willemstadt inconnu au bataillon.
Je répète, au risque d’être lassant : une REFORME de tout cela est nécessaire. La franc-maçonnerie du XXIe siècle doit se regarder dans le miroir. Car :
–
Ou bien, on se réunit entre folkloristes… Pourquoi pas ? Ce « pourquoi pas », sans doute assorti d’un haussement d’épaules de ceux qui « pensent mieux , a été tellement répété dans le présent débat. Je vais donc me faire « initier » Gilles de Binche. Sans épée, ni chapeau, ni tricorne, ni bicorne à la Napoléon, ni kippa, ni calotte, ni culotte (voir l’amusante iconographie de nos ébats sacrés), mais avec beaucoup d’oranges…
Ce que Jean décrit, c’est la maçonnerie de nos pères dans années cinquante de l’autre siècle, pas très différente de celle où je fus initié en 1964 !
Cher Ergief, je connais les rituels de Willermoz de 1778 à 1809. Je sais que le chapeau est cité dans tous ! (J’en cite quelques uns dans mon articulet.)
Cela dit, je trouve ce chapeau anachronique et un peu « rigolo » en costume de ville ! Pourquoi pas des culottes à la française et un jabot blanc ?
Nos SS portent la mantille au 3°, pourquoi pas ? Les Allemands portent la cravate blanche. J’apprécie le Morning Dress, veste noire, gilet et pantalon rayé. Chacun ‘s mode, diraient certains.
🙂
Au delà de la « symbolique du chapeau « , un ressenti tout à fait personnel : l’avant-tenue ou à la maison, on commence à se vêtir de manière particulière, pour être identiques, une manière de gommer nos manifestations d’égos par la fantaisie vestimentaire.
Le jour de tenue ne commence pas à la porte du temple.
J’ai toujours été incommodé (n’exagérons rien)des tenues variées dans des loges qui disperse de l’essentiel.
Bon, ça doit être des restes de mon passé « traditionnel »…
Je partage l’avis de Jean v. W., une réforme serait la bienvenue, consistant en un toilettage à l’image de celui de Roëttiers de Montaleau sur les rituels. Revenir à l’essentiel, éliminer toutes les fanfreluches.
14- Et des fanfreluches ou des falbalas, il y en a dans les rituels!!!
Pour l’épée, j’ai trouvé une symbolique intéressante sur la différence entre le couvreur Reaa (épée main droite vers le ciel)et le couvreur Rf( épée main gauche vers le sol).
Dans la petite histoire, en Angleterre, pas d’épées en loge … par prudence ! Malgré la fraternité voulue, des cathos et protestants dans la même pièce en pleine guerre de religions, risqué!
J’ai porté en loge ce que les « autorités du rite » me disaient de porter. Chapeau ici, calotte là-bas. On m’a toujours procuré de fort bonnes justifications. Souvent impératives .Autre exemple : port de l’épée au RER, mais aussi toujours au Français, comme R.Guilly. Quelle est l’importance de tout ce carnaval ?
–
J’ai toujours prétendu, quitte à chagriner certains FF, que seuls les portiers d’hôtels de luxe devraient porter le tricorne. Comme ils le font aux USA. Je ne me souviens pas d’avoir vu ces excentricités chez nos SS.
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Mais j’ai bien souvent entendu dire que l’on « joue » au rituel.
Je ne sais où l’on va, mais on y va tout droit. Je pense le temps d’une réforme venu…
Au RF, mode régulateur 1801, au 3e degré les maîtres (mâles ou femelles)sont couverts avec un chapeau de ville.
Aux autres degrés, seul le VM et qui se découvre lors de la lecture d’un extrait spirituel.
Dans le monde évangélique, les hommes sont couverts hors du temple et découverts à l’intérieur, les femmes couvertes.
Les explications restent très confuses sur la signification à donner, comme pour tout l’habillement.
Je pense que la vêture des francs-maçons tient plus au choix, de la légende, des usages ou des interprétations que d’une véritable tradition. Il y a Den effet es usages qui prennent une patine traditionnelle et intègrent ensuite nos rituels. C’est le cas de l’allumage des flambeaux dans certains rites et / obédiences mais aussi de la mise en équerre de la canne du mdc et de l’épée de l’expert. C’est aussi le cas du fil à plomb, représentation de l’axis mundi au dessus du tapis de loge qui, lui aussi, est réapparu après quelques décennies de disparition.
C’est aussi bien sûr le cas du port de l’épée en loge, du chapeau ou du costume noir qui est devenu une obligation alors qu’il n’a absolument rien de traditionnel ou de ritualisé aux prémices de la maçonnerie symbolique.
Récemment, je visitais une loge de la GLTF travaillant au RER et j’étais vêtu d’un costume noir, chemise noire et cravate noire. Sur les parvis, le VM m’a gentiment recommandé si je revenais de ne pas oublier la chemise blanche pour la prochaine fois, car c’était selon lui « la tradition au RER ». Je lui ai gentiment répondu que je n’en savais rien faute de ne pas l’avoir vu évoqué dans les convents de Lyon ou de Willemstadt …
En effet, le VM aurait plutôt dû te dire qu’il s’agissait du code vestimentaire en vigueur dans sa loge ou son obédience, ce code aurait dû être également mentionné dans la convocation. Auquel cas, tu conviendras avec moi que Willermoz, convents de Lyon ou de Willemstadt, peu importe ce qu’ils ne mentionnérent pas.
C’est effectivement en ce sens qu’il m’a présenté les choses : dans son obédience, la pratique du RER impose le costume cravate noir avec chemise blanche. Donc pas de souci jusqu’ici (quoi que s’agissant d’une tenue qui montait au 3eme grade ma tenue corbeau plutôt que pingouin me paraissait appropriée).
C’est plus l’ajout du « en respect de la tradition » qui m’a fait évoquer Willermoz.
D’ailleurs je m’aperçois que le correcteur automatique a modifié Wilhlemsbad en Willemstadt.
5@PIERRE NOEL. J’ai porté ce calot au grade de Maître du REAA dans ma loge parisienne à la GLDF. J’avoue qu’il ne me plaisait pas outre mesure. Ensuite sur la Côte d’Azur je suis passé au Stetson, plus seyant.
Au RER , à tous les grades, les Maîtres arborent généralement le tricorne du XVIII ème siècle. Ce rite et ses pratiques sont restés fidèles à leur tradition et leurs rituels d’origine. Cette particularité est un élément esthétique différenciant dans le paysage maconnique.
Pour en revenir au calot, celui-ci couvre les têtes des maîtres RER de la GLTSO. Je ne m’explique pas ce choix, malgré les tentatives des frères pour essayer de me convaincre. Il en est de même au GODF qui a peut etre influencé cette derniere. J’ai tendance à penser qu’il s’agit là du rejet d’un attribut connoté « aristocratique ». Mais alors pourquoi avoir choisi la calotte cléricale ?
Aux 1er et 2e Grade du REAA seul le VM est chapeauté lors de son entrée dans la loge et de sa sortie. C’est peut-être une référence a la culture hébraïque et au Temple de Salomon. Le VM représente le Grand Prêtre (Cohen a Gadol) qui vient du Debir ou il est demeuré couvert face à l’Eternel par humilité et pour se protéger (œil pineal) de la Lumière céleste trop puissante. En loge bien qu’installé a l’Orient il n’a plus besoin de cette protection car la lumière est moins forte.
Très bon article. Une question me vient à l’esprit : pourquoi et quand les francs-maçons ont-ils cessé de porter le chapeau ? Pour ma part, tout au long de mon parcours à la GLdEcosse je n’ai jamais porté de chapeau ni vu d’autres Frères en porter.
En GB (Angleterre, Ecosse, Wales) et en Irlande, personne ne porte le chapeau dans le Craft.
Je n’ai jamais vu de chapeau en Europe (sauf en France)
7@Chee Pierre, même au RER en Belgique ?
# 8
cher Ergief, je n’ai jamais vu de chapeau/tricorne ou quoi que ce soit … dans une loge belge à aucun rite (je ne les ai pas toutes visitées !).
J’avoue être surpris par la virulence des commentaires à un petit article qui me paraissait bien anodin. Le port du chapeau me semblait passer de mode, hélas remplacé par la casquette de base-ball, la capuche des sweaters ou le casque de moto !
13@Cher PIERRE, en France au RER, les Maitres de la GLTSO, l’Alliance, la GLNF, le CPDG, le GODF etc, les Maîtresses de la GLFFetc ont tous et toutes la tête couverte lors des assemblées aux 4 grades symboliques. Le tricorne ou le calot, sont avec l’épée, le tablier et les gants les éléments de base de leur vêture. Loin de moi l’envie de débattre sur l’opportunité de cette pratique au XXIème siècle mais celle ci est légitimée par les rituels que nous utilisons. Avant de te repondre, j’ai pris soin de vérifier que (par exemple) dans les manuscrits du grade d’Apprenti de 1782 et 1802 de la main même de Willermoz on trouve 7 occurrences du mot chapeau. Et je n’ai pas compté les emplois du verbe se découvrir. A titre personnel j’éprouve une certaine satisfaction à porter le tricorne qui contribue à la solennité du cérémoniel et facilite la ritualisation du participant. La symbolique historique de cet accessoire vestimentaire facilite la séparation de l’espace-temps maçonnique et du monde profane durant l’assemblée.
La question du tricorne porté au XVIII ème siècle me fait penser à quelque chose qui n’a rien de maçonnique mais dont l’origine remonte à la même époque, à savoir le pliage du drapeau américain.
Pour l’avoir vu dans de nombreux films, ce pliable est très codifié.
On y procède par étapes successives, et par pliage en triangle.
De telle façon que le dernier pli, le dernier triangle ne fasse apparaître que des étoiles sur fond bleu.
Soit les stars plutôt que les stripes.
Et cette forme en triangle serait une façon de rendre hommage aux soldats tombés au combat. A l’origine aux premiers tombés lors de la guerre d’indépendance, et aux tricornes qu’ils portaient.
Toutefois, je tiens d’un membre de l’association du Souvenir Français, qui me dit le tenir de militaires américains eux-mêmes, qu’il s’agirait d’un hommage à La Fayette.
J’avoue n’avoir pas réussi à trouver confirmation de cette dernière hypothèse. Bien qu’elle flatte notre ego de Français.
La seule vérité maçonnique évidente demeurant que Washington et La Fayette étaient francs-maçons tous les deux.
A 1 Henri, Pourquoi les juifs portent-ils la kippa ? pourquoi le souverain pontife porte il la calotte ? Pourquoi les clercs chiites, portent-ils le turbant ? Avoir la tête couverte n’est pas une question de rang social ni d’élégance. 😉
2- REMI, avoir la tête couverte était le privilège des Grands d’Espagne en présence du souverain.
Là, c’était bien une marque du rang social. Bon, c’était l’Espagne des rois catholiques…
18@ BRUMAIRE En Espagne, lors des cérémonies en grande tenue les membres de la Guardia Civil portent toujours un tricorne quand a nos polytechniciens c’est un bicorne qui les coiffe. Je ne vois pas pourquoi les Franc-macons se priveraient du plaisir d’arborer un signe distinctif qui les « sépare des autres hommes » (ou femmes).
18 Brumaire, en maçonnerie, comme en religions, le port du couvre-chef ne dépasserait-il pas le vêtement, le rang social ? Comme un symbole entre l’homme et ce qui est au-dessus de lui, par exemple.
Article curieux dans sa démonstration de « pourquoi les francs-maçons portent-ils un chapeau ? » suivi de « le chapeau du Franc-maçon »
Et la réponse, non-maçonnique, à la première question semble être : « Le chapeau fait partie de l’habit d’un maçon parce qu’il est, ou était, l’attribut des classes aisées »
Ensuite, on ne peut parler de chapeau du Franc-maçon car il n’y a que les Maîtres qui le portent à leur degré
Et puis le chapeau de Maître n’a rien à voir avec les chapeaux de ces gravures d’autres siècles, pas plus que certains chapeaux qu’on voit porter de nos jours, qui semblent davantage associés à un style ou un prix
Suivant d’autres sources, le chapeau de Maître présente une forme de dôme, orné des douze lacs d’amour : historiquement, le cordeau qui entouré la mer de bronze (d’airain) et ses douze bœufs (symbole de constellations)
On peut dire ainsi que le chapeau de Maître, entouré des lacs d’amour et avec une forme arrondie, représente la voute céleste en couvre-chef. A l’époque de la mer de bronze, remplie par les eaux des pluies, les hommes pouvaient venir étudier les choses d’ici-bas, ayant comme support les constellations qui se reflétaient à la surface de l’eau de cette mer d’airain (ayant pris, depuis un temps, d’autres représentations avec le contenu du tapis de Loge)
L’espèce de calotte d’apothicaire vue parfois dans les loges de l’hexagone se voit-elle dans d’autres pays ?ailleurs ?