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La lecture de cet article du Bulletin nº3 donne à penser que les trois premiers grades sont bien plus travaillés que dans les autres rites.
Cher Pierre Noël, que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?
Cher Pierre Noël, lu l’article conseillé.
Une première question : il ressort que l’on estime que l’Ordre dépasse ses adeptes. Comment cela est-ce possible dans la mesure où sa règle (de St Benoit puis de St Bernard ?) ses rituels , d’une manière générale ses principes, ont été écrits par des hommes.
Doit-on concevoir que la philosophie ou spiritualité de ces principes n’ont pas été épuisés par leurs rédacteurs et, dès lors, comment s’assurer de la justesse de leur mise en oeuvre ? Justesse ou défauts qui ne peuvent se juger qu’aux premiers pas dont la progression ne pourra qu’emplifier la nature.
Dit autrement, le chevalier ne serait-il donc jamais un chevalier au sens de la règle qu’il suit ? Peut-on ainsi déduire que les Templiers n’auraient fait preuve que d’approximation ? Au regard de ce que j’ai pu lire d’historiens les plus autorisés, l’intégrité et l’éthique à la Règle des chevaliers de cet Ordre font difficilement l’objet de doutes, et cela jusqu’à la perte de St Jean d’Acre.
La règle du temple et la Stricte Observance.
K.C.F Feddersen, (Statuten und Ordensregeln des Freimaurer in England, Frankreich, Deutschland und Skandinavien (1989) rapporte que von Hund (fondateur de la SO) possédait, depuis 1751 au moins, une version de la règle de l’ordre (médiéval) du temple en LXXII articles. C’est un manuscrit rédigé en latin, quasi identique aux versions connues de l’ordre du temple, conservées à Rome, Dijon, Bruges … A ces articles originaux, s’ajoutent une dizaine d’articles plus spécifiques, propres à la SO et montrent l’incontestable lien avec la maçonnerie du temps, ne fût-ce que par la description des pénalités.
Le manuscrit de Von Hund fut transmis à sa mort au duc de Brunswick, puis au prince de Hesse-Cassel. Au décès de celui-ci, le MS fut déposé à la bibliothèque de la Grande Loge du Danemark, où il se trouve toujours. Tout fut découvert pas Feddersen dans les archives de la GL du Danemark, où elles furent déposées à la mort de Charles de Hesse.On ignore d’où von Hund tenait la règle primitive du Temple, mais elle est identique à celle publiée par Aubert le Mire (1573 – 1640), historien ecclésiastique d’Anvers et par d’autres.
Fedderssen en publie une reproduction en fac-simile et la traduction en allemand. Il est intéressant que le MS s’intitule, règle de la milice des pauvres chevaliers de la cité sainte. Voici les articles 73 à 81, conservés à Copenhague, traduits de l’allemand. Ils sont manifestement d’inspiration maçonnique, ne fût-ce que par la description des pénalités, et ne se trouvent dans aucune règle connue de l’ordre du temple.
LXXIII Saint Jean Baptiste doit être vénéré comme saint patron de l’ordre
LXXIV Comment les fêtes de St. Jean le baptiste, de saint André et de saint Jean l’évangéliste doivent être fêtées. Cet article contient des instructions pour le service religieux.
A la messe de minuit des fêtes désignées, les frères doivent être présents avec une lanterne, armés pour le combat, la poitrine et les genoux dénudés, pieds nus.
LXXV Les frères qui ne sont pas autorisés à prendre part aux conseils secrets du chapitre ne peuvent y assister.
LXXVI Des signes et des mots de reconnaissance (naturellement, ceux-ci ne sont pas écrits).
LXXVII Que ces signes et mots de reconnaissance doivent être gardés secrets. Le traître est menacé de lourdes peines : après avoir été décapité et que ses entrailles eussent été extirpées, son cœur sera arraché, son corps brûlé, ses cendres profanées et répandues, sa mémoire effacée de l’ordre.
LXXVIII De la formule d’allégeance. Les termes du serment ne seront pas communiqués.
LXXIX De la distribution de la lanterne et des cloches. Dans la maison des chevaliers du temple, dans la cellule des frères ou autre lieu où doit habiter un frère, une lumière ne doit jamais manquer dans la nuit, par laquelle il veille en tout temps et se montre prêt au bon combat. Au nouveau reçu, une lumière doit être donnée qui lui montrera avec certitude la voie de la cité sainte, contre les ennemis du christ. Sinon le frère qui se trouve hors de la cité doit avoir une cloche avec lui, avec l’aide de laquelle il doit appeler ses compagnons à l’aide, si il remarque des ennemis, pour qu’il puisse avec ceux-ci intimider l’adversaire.
LXXX De la distribution des armes. A chaque frère doivent être donnés une épée et un poignard et il ne peut jamais paraître sans ces armes. Ainsi armé, il ne devra jamais, même quand il est seul, fuir devant trois ennemis, aussi incroyable que cela paraisse. S’il devait jamais être capturé, ce poignard seulement devra être offert en rançon.
LXXXI Les insignes de la religion (nb : il s’agit de la croix du temple) doivent toujours être portés.
L’intérêt de ce document n’est pas dans la découverte d’une version de plus de la règle de l’Ordre du Temple (ce qui n’a guère d’intérêt sinon pour les médiévistes), mais de la trouver dans un contexte strictement maçonnique. Tout cela ne signifie pas que Hund et ses amis ont inventé la fiction templière ! La chevalerie était dans l’air du temps ! Des histoires des ordres militaires médiévaux devaient se trouver dans la plupart des bibliothèques privées. Ces ordres d’ailleurs existaient encore sous une forme ou l’autre, celui des Teutoniques ou de Saint-Lazare par exemple .
Le Convent de W’bad fut clôturé le 1er septembre 1782. Jean de Türckeim lut le « recès » en huit articles, extrait des protocoles des séances, lequel fut adopté à l’unanimité. Son quatrième article traite des rituels:
« Notre attention principale s’est portée sur les rituels des trois premiers grades, base commune de tous ceux qui s’appellent maçons. Occupés à réunir sous une seule bannière les autres régimes, nous sentions qu’il était impossible de l’effectuer sans conserver tous les symboles essentiels et séparer ceux que l’esprit de système y avait ajoutés. Pénétrés intimement que les hiéroglyphes de ce tableau antique et instructif tendaient à rendre l’homme meilleur et plus propre à savoir la vérité, nous avons établi un comitté (sic) pour rechercher avec le plus grand soin quels pouvaient être les rituels les plus anciens et les moins altérés; nous les avons comparé avec ceux arrêtés au Convent des Gaules qui contiennent des moralités sublimes et en avons déterminé un pour les grades d’apprenti, compagnon et maître, capable de réunir les loges divisées jusqu’ici et qui se rapproche le plus de la pureté primitive. Nous publions ce travail et invitons les loges à le méditer et à le suivre, permettant aux Provinces qui auraient des observations à y faire de les communiquer à notre Eminentissime Grand Maître Général. Et comme dans presque tous les régimes il se trouve une classe écossaise dont les rituels contiennent le complément des symboles maçonniques, nous avons jugé utile d’en conserver un dans le nôtre, intermédiaire entre l’ordre symbolique et intérieur, avons approuvé les matériaux fournis par le comitté (sic) des rituels et chargé le Respectable Frère ab Eremo (JB Willermoz) de sa rédaction ».
Il n’est pas sans intérêt de comparer cet article à la lettre adressée par le duc Ferdinand de Brunswick (beau-frère de Frédéric ii) aux FF. de la grande Loge Ecossaise-Mère « Frédéric au Lion d’Or » de Berlin (annexe n 164 aux protocoles du Convent). Datée du 10 août 1782, elle montre la parfaite concordance de vue du « Magnus Superior Ordinis » avec les conclusions du recès:
« L’Ordre ostensible des maçons a été divisé en deux classes essentielles, savoir l’Ordre maçonnique et un Ordre Intérieur. Le premier reste composé des trois grades fondamentaux d’apprenti, compagnon et maître, le second des deux grades qui forment ensemble un Ordre de chevalerie sous le nom de chevalier bienfaisant. Les FF. français se sont réservés le droit d’y ajouter ces mots: de la Cité Sainte. Entre le premier et le second il y aura un grade écossais qui n’a pu être fini, mais le plan a été convenu et la rédaction de ce grade reste conférée à un de nos frères de Lyon (JBW) qui a eu grande part à la rédaction des autres. le but particulier de ce grade, qui sera encore symbolique, sera d’offrir un passage de l’Ancienne Loi à la Loi de Grâce ou de Christ, et de préparer par là des vrais chevaliers de la Foy pour l’Ordre Intérieur auquel on réserve la règle et l’administration ostensible du futur Régime réuni ».
Comme toujours notre TCF Pierre est pertinent et son propos instructif. Ses partages sont autant d’enrichissements et j’attends avec beaucoup d’impatience sa prochaine contribution.
Dans le cahier « vert » (Bulletin N° 3 1971), l’article suivant doit être lu avec attention,
– Introduction à l’étude du grade de Maître Écossais de Saint – André (par Jean Saunier)
@ Yvan
Le Regius, non, comme le Mot de Maçon, ce sont des rituels opératifs. Il n’y a pas de pratique, d’exécution. C’est un exposé des principes du métier.
En revanche Masonery dissected, oui ! V V V Spr V !
Évidemment, je partage l’essentiel de votre réflexion. Mais je me dis que, ce que Dermott a voulu tout le monde le comprend, une réintroduction des principes chrétiens dans une pratique historiquement chrétienne du métier de la construction au moyen âge.
En revanche, ce que Desaguliers et Montagu cherchaient, avec les encouragements de Newton, cela reste mystérieux.
Je trouve regrettable qu’il en soit ainsi. Non par militantisme quelconque, mais simplement par respect. Je ne suis pas du tout certain, comme l’affirmait Dermott, que ces franc-maçons étaient dans l’erreur. Et d’un certain point de vue, l’évolution des sociétés occidentales vers la démocratie leur donne raison, plus qu’à Dermott qui, pour reprendre votre juste formule, était plutôt dans la veille des cendres. Raison pour laquelle, je trouve le RF plus « sport »que le REAA. Le REAA, il est un peu guindé, corseté. Le Houzé est convenu, sage, le gendre idéal. Quand le vivat est une invitation à la vie, au voyage, au courage dans l’aventure. Le RF, c’est la Comédie Humaine de Balzac. Les coups de maillet sont francs, un peu forts. L’agape est festive, on y tire des coups de canon !
🙂
MBC Arnaud, j’ai une théorie toute personnelle de la différence entre les Moderns de Désaguliers et les Antients de Dermott. Je les pense opposés sur un point principal : les Moderns ont voulu faire de la maçonnerie spéculative en empruntant au vieux fonds rituel opératif et les Antients ont voulu faire de la maçonnerie spirituelle à partir du même fonds rituel opératif.
J’aime moi aussi le RF plus que tout autre pour les grades symboliques. Quant au REAA il me plait de considérer qu’il ne commence qu’à partir du 4e grade…
Simple curiosité Arnaud : quelle obédience et dans quelle région ?
GLSA Vaud reaa
@5 ERGIEF. Oui ce serait bien que l’on puisse échanger par mail par l’intermédiaire de Géplu.
@6 Arnaud. Merci.
http://www.gsc.fr/verts/
Ici, les sept premiers Cahiers Verts. Très très très très intéressant.
Mon bien cher Arnaud, la réforme de 1877 est effectivement à la base du départ de Savoire et Ribaucourt. Mais pas seulement car leur départ a lieu bien après 1877. Cette histoire (comme souvent) est plus complexe qu’il n’y paraît.
Savoire et Ribaucourt sont tous les deux reçus CBCS en 1910 par le GPIH et rallument la RL le centre des amis dans la foulée. Le convent 1913 refuse les aspects christiques des rituels RER préférant un rituel « GO compatible » et c’est la goûte d’eau qui déclenche le départ de Ribaucourt.
Mais Savoire reste et devient même grand commandeur du Grand collège des rites du GODF entre 1923 et 1935, date à laquelle il démissionne du GO qui lui a refusé la création d’un GPDG indépendant mais lié au GODF. Il part donc créer son GPDG dont on connaît ensuite l’histoire.
Pour autant, si les rituels du RER sont globalement tous respectueux de ceux écrits par JBW dans l’ensemble des obédiences qui le pratiquent, je suis à peu près certains que les loges rectifiées du GO ont utilisé tout autre chose dans les années 1910-1935 et peut-être même au delà. Mais je voudrais pouvoir vérifier. Hors, je ne trouve pas trace de ces rituels.
Ah, vous en savez beaucoup plus que moi 🙂
Salutations fraternelles
3@YVAN D’ALPHA. Pour ce que j’en sais, si le Grand Prieuré d’Helvetie était le gardien du rite, pendant la longue traversée du désert de la Maçonnerie rectifiée en France, il n’etait pas dépositaire des archives de JB Willermoz. Avant de rejoindre la BN de Lyon, celles ci ont transité par Besançon, Strasbourg etc..
Le GPIH, Savoire et de Ribeaucourt et même plus tard René Guilly ont travaillé sur des documents parfois incomplets ou périmés que les recherches et les découvertes les plus récentes ont remis en question sur de nombreux points. Je pense par exemple aux tapis de loge inspirés trop visiblement du Rite Francais ou au rattachement du rite à l’Ecossisme et à l’introduction du qualificatif Ecossais dans ́ sa dénomination générique ce que JBW a fermement réfuté. Très ésotérique le fond symbolique et métaphysique du Régime rectifié repose sur des subtilités de langage et de forme qui peuvent ressembler à des détails aux yeux des béotiens mais qui recèlent en fait des significations profondes pour les adeptes. Si vous êtes de ceux ci et si cela vous interesse je vous indiquerai des sources d’information que vous ne connaissez peut etre pas. Pour cela vous pouvez demander mes coordonnées à Geplu qui se fera un plaisir de vous les transmettre. Mais en ce qui concerne les rituels utilisés au moment du réveil du rite je ne vous serai pas d’une grande assistance parce qu’ils n’ont jamais véritablement éveillé mon intérêt. J’ai plus de goût pour les pièces originales.
Cher Ergief, les archives de JBW n’ont jamais quitté Lyon.
Celles de Strasbour g son dans les archives de Modestia cum LIbertate à Zürivh. (au Lindenhof).
9@ Cher Pierre, je ne voulais pas entrer dans les détails mais il semble pourtant qu’une partie de sa correspondance ait fait un tour de piste avant de revenir aux sources. On ne va pas débattre du sujet ici. D’autre part dans le cadre des cahiers llbertate les éditions Modestia viennent d’éditer un numéro spécial de 1000 pages lequel semble t’il fait un point complet sur l’histoire du Rite Convent de 1817 inclus. Je vais me le procurer.
La Tarente, un éditeur qui publication après publication, livre une production de grande qualité. L’éditeur maçonnique qui monte. Aujourd’hui, dans mon trio de tête avec MdV et Cepadues.
Mais bref, à propos du RER et de la période Savoire/GODF, j’ai cherché en vain les rituels qui ont été pratiqué à cette époque et qui sont l’une des causes du départ de Savoire.
La lecture de ces rituels utilisés dans les années 30 serait probablement très instructive.
Cher Yvan, Savoire et Ribaucourt n’ont pas quitté le GODF pour des questions de rituels.
Il sont partis suite aux conséquences du Convent de 1877, notamment la perte de reconnaissance internationale du GODF.
Pour les rituels RER pratiqués à l’époque, il faut se référer aux actuels du GPDG ou à ceux pratiqués par la GLTSO. Une chose tout à fait enviable de ce rite/régime, les rituels sont quasi inchangés, et même inchangés il me semble, depuis l’origine. Il est fort probable qu’il en soit de même aujourd’hui au GODF.
Je pense que Pierre Noël et Ergief pourrait nous en dire plus.
J’ai assisté à plusieurs tenues dans une loge GODF bien connue du 14e arr. de Paris, c’est vraiment très intéressant. En aparté, ceux qui prétendent que se pratique une maçonnerie non conforme au GO racontent n’importe quoi.
j’ai été reçu MX de St-André (à Péronne) en 1976, armé CBCS en1978 (à Paris), au GPDG présidé alors par Jean Granger (Tourniac). Le rituel de MX en deux parties était celui en deux parties, revu par le GPIH en1864, relativement édulcoré et ne nécessitant pas un christianisme ad integrum! Ce n’est qu’ en 1982 sous l’impulsion de Daniel Fontaine, de Marc Bravi, de JF Var, de Charles Pidoux et d’autres qu’un mouvement se fit qui amena le retour des rituels de Willermoz (celui de 1809 notamment). C’est l’époque ou fut rétablie l’usage de l’instruction d’origine de l’écuyer novice, la lecture par le récipiendaire de la profession de foi du CBCS et non plus seulement son écoute en introduction de la cérémonie, la libération des voeux du néophyte (innovation suisse de 1864) en fin de cérémonie.
Lorsque le gpdb fut créé en 1986 (par le GPRG et le GPIH), les rituels dits « de référence » nous fûmes remis « officiellement » (je les ai conservés). c’étaient ceux concoctés par les Suisses au XIX° siècle et que j’ai vu pratiquer en France (enfin au sein du GPDG/Grand Directoire, attaché à la GLNF jusqu’en 2000); Ces rituels furent pratiqués en France de 1911 à 1982-85.
Merci cher Pierre.
Si je vous suis bien, même les rituels du RER ont été modifiés.
Peut-être suis-je un dinausore, mais je comprends pas que l’on n’utilise pas le RF 1801, le REAA 1804 et donc le RER 1809.
Les maçons ne sont donc pas capables de faire la part des choses ? De distinguer le grand avantage de l’historique et de l’authenticité, de conceptions anciennes que chacun est libre de relativiser ou non ? En tout cas, les rituels perdent de leur intérêt lorsqu’ils sont modifiés, il me semble.
Au début du siècle passé, les rituels utilisés étaient des RER modifiés, adaptés, d’un christianisme pour le moins édulcoré. Les écoles Wibaux, Savoire, Moiroux, RIBAUCOURT (Pierre), Baylot, Granger, Guilly différaient sensiblement. Les versions suisses du XIX°_XX° doivent beaucoup a Charles Montchal;
Le retour aux rituels véritablement post W’bad (1787-1809) furent, au début des années nonante, l’oeuvre de Edmond Mazet, Frédérik Tristan, Gérard Pasquier, Jean François Var et R.Girard. L’influence de Daniel Fontaine fut prépondérante.
Et encore, pour le RF c’est délicat. Ne faudrait-il pas utiliser, si ce n’est le Prichard parce qu’il fut contesté par la GLDLW, mais au moins le Corps Complet de 1761 ?
Je vous le dit, moi l’incroyant, ça aurait de l’allure !
La tradition consiste à raviver les braises mais pas à veiller des cendres. Ça explique peut être le évolutions de nos rituels non ?
Par exemple, au nom de la tradition, la GLDF propose périodiquement un nouveau rituel censé être plus traditionnel que le précédent en attendant le suivant et pourtant toujours bien différent du Guide de 1804.
Au nom d’un retour à la tradition, les maçons du GODF ont eu la version Groussier qui pour le coup est une vraie volonté de retour à la tradition après les versions 1888, 1907 et surtout 1922 qui avaient progressivement vidé les rituels de leur substance. Même si elle reste encore différente du Régulateur, elle est néanmoins curieusement plus proche de Masonry Dissected.
Au nom de la tradition, le rite français GLNF a ajouté une pré ouverture du rituel qui n’existait pas dans le Régulateur.
Au nom de la tradition, laquelle des 4 versions écrites par Willermoz doit-on travailler au RER ? La première qui est la plus ancienne ou la dernière qui est la plus aboutie dans la volonté de son auteur ?
Car c’est un vaste sujet la tradition. D’autant que ça commence quand la tradition ? C’est plutôt arbitraire comme choix le point de départ car il y a toujours un rituel avant le rituel. Alors on commence par quoi ? Pour le rite français ce serait le régulateur ? La version 1785 ? Masonry dissected ? Et pourquoi pas le Regius ?
Que chacun pratique la maçonnerie qui lui plaît et lui convient, laissant aux autres le même droit non ?
Pour faire un parallèle, quoi de plus traditionnel qu’une langue maternelle ? Et pourtant nous ne parlons plus latin.